Demi-brigade de fusiliers marins, 3e bataillon : histoires vécues de 1956 à 1962

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Ce livre s’adresse à tous les anciens du 3e bataillon de la demi-brigade de fusiliers marins, déployé à la frontière algéro-marocaine de 1956 à 1962, mais aussi à toutes les personnes qui s’intéressent à cette unité ou cette époque.

Il est tiré du site dbfm.forumperso.com, forum sur lequel les vétérans ont raconté les histoires et les événements, bons ou mauvais, vécus durant cette période.

De part la richesse des témoignages et des illustrations (plus de 400 photographies inédites), ce recueil, qui aura nécessité trois ans de travail, est d’un intérêt historique évident.

Le présent livre, entièrement financé par la souscription, a pour but de conserver de manière pérenne la mémoire du 3e bataillon de la DBFM.

Publié le : vendredi 1 janvier 2010
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782746623095
Nombre de pages : non-communiqué
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LEMIA D -B RIGAD ED E FU S ILIERS MARIN SE 3B ATAILLON19 5 6À19 6 2 e P ré s e n ta tio n d u 3 b a ta illo n La DBFM don t le poste de com m an dem en t se situait à Nem ours était scin dée en trois bataillon s ayan t pour m ission d’assurer la sécurité des population s dan s le secteur proch e de la fron tière algéro-m arocain e (v oir les ouv rages qui traite
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En gros, tr ois com pagn ies étaien t préposées à la garde des postes fron taliers, deux autr es étaien t opér ation n elles à la disposi-e tion du com m an dan t du 3 bataillon pour participer aux gran des opération s de la DBFM. Il faut n oter la forte particip ation des sapeur s du gén ie à la con struction des postes en dur et a la m ise en place d uu r éseau bar belé. Ren don s gr âce au RICM qui a assuré pen dan t toute cette pé-riode la m ise à disposition du m atér iel de tran spor t et d’assaut. e En fin , n e pas oublier n os artilleurs du 66 régim en t d’artillerie avec leurs can on s de 10 5 m m . e Orga n is a tio n d u 3 b a ta illo n Les p ostes fron tière e pagn ie35 com Port-Say Tizza (PC de com pagn ie) Bridel (poste ar m é par Tizza) Milion ia (poste arm é par Tizza + 2 guetteur s sém aph or iques) Les Perdreaux e pagn ie31 com e Sign al (35 com pagn ie en 1968 ) Méch our Gabriel (PC de com pagn ie) (arm e le poste de la côte 518 ) Alazetta Névot (poste ar m é par Alazetta) Bou-Ren am Beaum on t (poste arm é par Bou-Ren am ) e pagn ie36 com e Le Teckm out km 24 (poste d’ar tillerie de 10 5, 66 RA) Bled-el-Souan i (PC de com pagn ie) Sidi-Bou-Djen an e Birrou
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Les p ostes en arrière du réseau e 32 com pagn ie Souk Sebabn a (PC de com pagn ie) e pagn ie33 com Bab-el-Assa (PC de com pagn ie et PC du bataillon ) ; CCAS Bab-el-Youdi Mun k (poste ar m é par la CCAS de Bab-el-Assa) Napo (poste arm é par la ccas de Bab-el-Assa) Ben -Kerr am a Azzoun a (vien t de la 34e com pagn ie, février 1960 ) La Plage du Sel (dépen d d’Azzoun a) e 34 com pagn ie Sebabn a Min e (com pagn ie dissoute au départ des rapp elés) Le s c a rte s d e la z o n e d ’a c tio n
De Port-Say à Alazetta
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D’Alazetta à Bab-el-Assa
De Bab-el-Assa à Birrou
E LD UOS TES ES P 3B ATAILLON
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E 3 5COMP AGN IEPORT-SAYIm p la n ta tio n d u p o s te d e P o rt-S a y ( ra y 2 6 ) Le poste de Port-Say a été cr éé par les prem iers rappelés m é-tropolitain s. Ils on t été les prem iers à s’in staller au « BORDJ ». Avan t eux, le lieu de station n em en t était cette gr an de bâtisse en tourée d’un gr an d parc, qui fut un tem ps un cen tr e de repos pour l’arm ée de terr e. L’activité pr in cipale était bien sûr la m er. Ch aque soir , il y avait un e séan ce de cin ém a : c’ét ait toujours les m êm es film s. Il y avait aussi un bor del m ilitaire qui s’était in stallé dan s les villas qui lon geaien t la m er juste en dessous du poste de la DBFM. Il y avait un e quin zain e de filles pour beaucoup d’en tre elles, il s’agissait d’éviter la pr ison , quelques-un es étaien t là pour des raison s politiques, elles étaien t sur veillées en perm an en ce par un m ac qui n e se déplaçait jam ais san s son P38 . Un beau m atin ces dam es son t parties com m e elles étaien t ven ues, tout aussi discr ètem en t. La population restan te se born e au m aire, M. Valier , san guin , fort, à voix puissan te. Son épouse était corse fluette, toute de n oir vêtue, un e fam ille m usulm an e don t les filles lavaien t le lin ge, le pèr e avait l’air fourbe et propre à rien , un e des deux lin gères était Kh adidja, gracieuse m ais bouton n euse, sa sœ ur était Fatim a et son frère H am ed. Ils étaien t les en fan ts du garde ch am pêtre qui est décédé avan t le début des h ostilités. H am ed a été arr êté au début de la guerre, car il pr ofitait de sa situation (receveur des Postes) pour tran sm ettr e des in form ation s m ilitaires à son beau-fr ère (le frèr e de son épouse Ch erifa) qui était télégr aph iste aux PTT de Marn ia et qui a été par la suite le r espon -sable du ren seign em en t pour toute la région . Il n ’a jam ais été pris. Le vieux qui se trouvait ch ez eux n ’était pas leur père, c’était le père de Ch rifa qui vivait avec eux et H assan . Il est éviden t qu’il
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n ’aim ait pas les Fran çais et a con tin ué la m ission d’H am ed pen -dan t toute la dur ée de la guerre. Kh adidja serait aujour d’h ui un e des per son n es les plus in fluen tes de la région et serait tr ès proch e de m em br es du gouvern em en t algérien . Beaucoup de gen s passen t aujourd’h ui leurs vacan ces à Marsa-Ben -M’h idi toujour s appelé Port-Say par la population locale. À n oter aussi le bar de la gran de r ue, les deux ser veuses étaien t les filles Ruiz ? Den ise et Gisèle don t l’un e est m ariée à un ex-adju dan t-ch ef du gén ie, elle a deux en fan ts et deux petits en fan ts, h abite la Ven dée l’autr e sœ ur h abite dan s la r égion de Lim oges elle n ’a jam ais eu d’en fan t et un petit frère plus jeun e qui après un passage aux com m an dos m arin e a fait carrière dan s la gen dar m erie. L’autr e bar -restaur an t avec terrasse à côté de la gen dar m erie est le bar Garcia qui aur ait ouvert un bar à Marn ia suite à l’évacuation . Il avait un e fille Ch ristian e, m ais pas de n ouvelles depuis. P re m iè re s vic tim e s ( ra y 2 6 ) Le der n ier autocar en tre Marn ia et Port-Say. Avan t la guerre, il existait un autocar qui assur ait un e liaison journ alièr e en tr e Port-Say et Marn ia. Il partait le m atin de Port-Say et y r even ait le soir. Il y avait un e m ultitude d’arr êts, prévus ou n on : il suffisait de faire sign e au con ducteur pour qu’il s’arr ête et vous pren n e à son bord. De m êm e, il vous déposait où vous vouliez le lon g de cet itin éraire. Cette liaison régulière a été stoppée, un e fin d’après-m idi d’autom n e 1955. Dan s le car se trouvaien t un e vin gtain e de per son n es origin aires des bleds en viron n an ts et deux rappelés qui reven aien t de perm is-sion (des pieds-n oirs qui apparten aien t à un e section d’in fan terie en poste à Port-Say). À h auteur de Martim prey-du-Kiss, le car a été stoppé par un e dizain e de fells. Ils on t fait descen dre les civils et le chauffeur (qui étaien t ce jour-là tous m usulm an s) et on t brûlé le véh icule. Les deux rappelés on t été con duits à l’écar t de la r oute et fusillés à bout portan t. L’un est m ort sur le coup, le secon d, laissé pour m ort est parven u à se traîn er jusqu’à la route (saidia oujda) où il a été pris en ch arge par un autom obiliste de passage qui l’a con duit à l’h ôpital d’Oujda. Il a survécu. C’étaien t les prem ièr es victim es, et la der n ière desserte de tran sport public de la région de Port-Say.
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