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LEMIA D -B RIGAD ED E FU S ILIERS MARIN SE 3B ATAILLON19 5 6À19 6 2 e P ré s e n ta tio n d u 3 b a ta illo n La DBFM don t le poste de com m an dem en t se situait à Nem ours était scin dée en trois bataillon s ayan t pour m ission d’assurer la sécurité des population s dan s le secteur proch e de la fron tière algéro-m arocain e (v oir les ouv rages qui traite
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En gros, tr ois com pagn ies étaien t préposées à la garde des postes fron taliers, deux autr es étaien t opér ation n elles à la disposi-e tion du com m an dan t du 3 bataillon pour participer aux gran des opération s de la DBFM. Il faut n oter la forte particip ation des sapeur s du gén ie à la con struction des postes en dur et a la m ise en place d uu r éseau bar belé. Ren don s gr âce au RICM qui a assuré pen dan t toute cette pé-riode la m ise à disposition du m atér iel de tran spor t et d’assaut. e En fin , n e pas oublier n os artilleurs du 66 régim en t d’artillerie avec leurs can on s de 10 5 m m . e Orga n is a tio n d u 3 b a ta illo n Les p ostes fron tière e pagn ie35 com Port-Say Tizza (PC de com pagn ie) Bridel (poste ar m é par Tizza) Milion ia (poste arm é par Tizza + 2 guetteur s sém aph or iques) Les Perdreaux e pagn ie31 com e Sign al (35 com pagn ie en 1968 ) Méch our Gabriel (PC de com pagn ie) (arm e le poste de la côte 518 ) Alazetta Névot (poste ar m é par Alazetta) Bou-Ren am Beaum on t (poste arm é par Bou-Ren am ) e pagn ie36 com e Le Teckm out km 24 (poste d’ar tillerie de 10 5, 66 RA) Bled-el-Souan i (PC de com pagn ie) Sidi-Bou-Djen an e Birrou
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Les p ostes en arrière du réseau e 32 com pagn ie Souk Sebabn a (PC de com pagn ie) e pagn ie33 com Bab-el-Assa (PC de com pagn ie et PC du bataillon ) ; CCAS Bab-el-Youdi Mun k (poste ar m é par la CCAS de Bab-el-Assa) Napo (poste arm é par la ccas de Bab-el-Assa) Ben -Kerr am a Azzoun a (vien t de la 34e com pagn ie, février 1960 ) La Plage du Sel (dépen d d’Azzoun a) e 34 com pagn ie Sebabn a Min e (com pagn ie dissoute au départ des rapp elés) Le s c a rte s d e la z o n e d ’a c tio n
De Port-Say à Alazetta
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D’Alazetta à Bab-el-Assa
De Bab-el-Assa à Birrou
E LD UOS TES ES P 3B ATAILLON
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E 3 5COMP AGN IEPORT-SAYIm p la n ta tio n d u p o s te d e P o rt-S a y ( ra y 2 6 ) Le poste de Port-Say a été cr éé par les prem iers rappelés m é-tropolitain s. Ils on t été les prem iers à s’in staller au « BORDJ ». Avan t eux, le lieu de station n em en t était cette gr an de bâtisse en tourée d’un gr an d parc, qui fut un tem ps un cen tr e de repos pour l’arm ée de terr e. L’activité pr in cipale était bien sûr la m er. Ch aque soir , il y avait un e séan ce de cin ém a : c’ét ait toujours les m êm es film s. Il y avait aussi un bor del m ilitaire qui s’était in stallé dan s les villas qui lon geaien t la m er juste en dessous du poste de la DBFM. Il y avait un e quin zain e de filles pour beaucoup d’en tre elles, il s’agissait d’éviter la pr ison , quelques-un es étaien t là pour des raison s politiques, elles étaien t sur veillées en perm an en ce par un m ac qui n e se déplaçait jam ais san s son P38 . Un beau m atin ces dam es son t parties com m e elles étaien t ven ues, tout aussi discr ètem en t. La population restan te se born e au m aire, M. Valier , san guin , fort, à voix puissan te. Son épouse était corse fluette, toute de n oir vêtue, un e fam ille m usulm an e don t les filles lavaien t le lin ge, le pèr e avait l’air fourbe et propre à rien , un e des deux lin gères était Kh adidja, gracieuse m ais bouton n euse, sa sœ ur était Fatim a et son frère H am ed. Ils étaien t les en fan ts du garde ch am pêtre qui est décédé avan t le début des h ostilités. H am ed a été arr êté au début de la guerre, car il pr ofitait de sa situation (receveur des Postes) pour tran sm ettr e des in form ation s m ilitaires à son beau-fr ère (le frèr e de son épouse Ch erifa) qui était télégr aph iste aux PTT de Marn ia et qui a été par la suite le r espon -sable du ren seign em en t pour toute la région . Il n ’a jam ais été pris. Le vieux qui se trouvait ch ez eux n ’était pas leur père, c’était le père de Ch rifa qui vivait avec eux et H assan . Il est éviden t qu’il
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n ’aim ait pas les Fran çais et a con tin ué la m ission d’H am ed pen -dan t toute la dur ée de la guerre. Kh adidja serait aujour d’h ui un e des per son n es les plus in fluen tes de la région et serait tr ès proch e de m em br es du gouvern em en t algérien . Beaucoup de gen s passen t aujourd’h ui leurs vacan ces à Marsa-Ben -M’h idi toujour s appelé Port-Say par la population locale. À n oter aussi le bar de la gran de r ue, les deux ser veuses étaien t les filles Ruiz ? Den ise et Gisèle don t l’un e est m ariée à un ex-adju dan t-ch ef du gén ie, elle a deux en fan ts et deux petits en fan ts, h abite la Ven dée l’autr e sœ ur h abite dan s la r égion de Lim oges elle n ’a jam ais eu d’en fan t et un petit frère plus jeun e qui après un passage aux com m an dos m arin e a fait carrière dan s la gen dar m erie. L’autr e bar -restaur an t avec terrasse à côté de la gen dar m erie est le bar Garcia qui aur ait ouvert un bar à Marn ia suite à l’évacuation . Il avait un e fille Ch ristian e, m ais pas de n ouvelles depuis. P re m iè re s vic tim e s ( ra y 2 6 ) Le der n ier autocar en tre Marn ia et Port-Say. Avan t la guerre, il existait un autocar qui assur ait un e liaison journ alièr e en tr e Port-Say et Marn ia. Il partait le m atin de Port-Say et y r even ait le soir. Il y avait un e m ultitude d’arr êts, prévus ou n on : il suffisait de faire sign e au con ducteur pour qu’il s’arr ête et vous pren n e à son bord. De m êm e, il vous déposait où vous vouliez le lon g de cet itin éraire. Cette liaison régulière a été stoppée, un e fin d’après-m idi d’autom n e 1955. Dan s le car se trouvaien t un e vin gtain e de per son n es origin aires des bleds en viron n an ts et deux rappelés qui reven aien t de perm is-sion (des pieds-n oirs qui apparten aien t à un e section d’in fan terie en poste à Port-Say). À h auteur de Martim prey-du-Kiss, le car a été stoppé par un e dizain e de fells. Ils on t fait descen dre les civils et le chauffeur (qui étaien t ce jour-là tous m usulm an s) et on t brûlé le véh icule. Les deux rappelés on t été con duits à l’écar t de la r oute et fusillés à bout portan t. L’un est m ort sur le coup, le secon d, laissé pour m ort est parven u à se traîn er jusqu’à la route (saidia oujda) où il a été pris en ch arge par un autom obiliste de passage qui l’a con duit à l’h ôpital d’Oujda. Il a survécu. C’étaien t les prem ièr es victim es, et la der n ière desserte de tran sport public de la région de Port-Say.
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