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Domine ton futur

De
160 pages

L'amour c'est avant tout un savoir vivre ensemble. Emprunter une direction qui n'empêche pas les autres de circuler librement. En respectant le code de bonne conduite afin d'éviter tout type d'accidents. Notre vie dépend de notre survie à tous.
C'est l'amour qui nous lie les uns aux autres. Il est le ciment de nos relations. Nous nous construisons grâce à lui. L'amour est la beauté de ce monde. Il nous faut le préserver.
Nous avons coutume de dire que l'amour rend aveugle car il ne s'agit pas de voir la beauté mais de croire en la bonté. Il s'agit de choisir la confiance au détriment de la méfiance. Dans l'amour nous préservons notre innocence...


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-91299-2

 

© Edilivre, 2015

Remerciements

Merci la vie

« J’aimerais quitter cette terre avec un “Merci” sur les lèvres. »

Merci exprime toute ma reconnaissance. Un mot représentant, avant tout, l’amour de la vérité malgré l’imperfection de la réalité. À travers ce mot, nous demeurons en harmonie et en paix avec le monde et avec nous-mêmes. Il est l’expression d’un bonheur collectif compris et admis. Il fait le bilan de tout ce qui s’est passé, de tous les risques que nous avons pris et dans lesquels nous avons gardé la foi. Il symbolise le partage d’un objectif commun solidairement atteint.

Je dis merci à la vie pour tout ce qu’elle me permet de vivre. Je lui dis merci pour ses multiples facettes qui constituent aujourd’hui la richesse de mon expérience. Malgré sa dureté, elle ne m’a pas laissée tomber. Comme on a coutume de le dire :

« Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. »

Elle nous pousse à continuer d’espérer à mieux et ainsi nous donne la chance de devenir meilleur. C’est le souffle de vie qui nous fait respirer. Elle nous donne sans qu’on lui demande. Elle nous enseigne. Elle nous apprend à nous responsabiliser en nous faisant passer des épreuves. Elle nous apprend l’importance de la respiration. A travers le respect de ses valeurs, elle nous apprend à être en paix les uns avec les autres.

Nous avons tendance à négliger l’importance de la respiration, chose que nous pratiquons régulièrement et naturellement.

« Même quand tu t’étouffes, il ne faut surtout pas oublier de respirer. »

Te plaindre ne te permettra pas de résoudre ton problème. Ne sois pas absurde. C’est comme fermer les yeux dans le noir. Tu es déjà dans le noir et tu cherches à savoir si cela peut l’être encore plus. S’apitoyer sur soi-même, c’est s’empêcher de pouvoir réagir et de faire face à la réalité. Le plus important est de continuer à avancer peu importe la difficulté, et de faire fructifier ses dons car nous en sommes responsables.

On t’a donné le souffle donc il ne faut pas oublier de respirer. Tu ne dois pas oublier de continuer d’aspirer à mieux. C’est comme ça que tu domines ton futur et que tu te maintiens en vie. L’espoir fait vivre. Alors, vis, respire, espère, aspire à mieux, aspire à un monde meilleur. Construis ton bonheur. « Domine Ton Futur », me dit la vie.

Alors, je dis merci à la vie. Merci de me permettre de construire mon avenir. Merci de m’avoir donné une famille pour m’accueillir et me soutenir. Merci de me laisser l’opportunité de choisir ma vie.

Je te dédie ce livre.

Et si l’aube de ma vie pointe le bout de son nez. Ma dernière volonté serait de te contempler en te disant « Merci ».

Pour une rose qui s’est fanée à jamais pour ses enfants…

À la mémoire de ma mère…

Préface

Ah, la vie, la vie !

D’un air songeur, je regarde l’horizon. A la recherche de moi-même, j’entame une introspection.

Pourquoi ?

Ce livre est avant tout une thérapie personnelle me permettant de faire le point sur tout ce que j’ai vécu et qui a eu de l’importance dans ma vie. En résumé, sur tout ce qui explique qui je suis.

Cet effort me permet de me souvenir de mon passé trop souvent oublié afin de mieux me connaître et donc de mieux me comprendre. L’introspection est une étape primordiale dans le développement d’un individu. C’est une manière de se consulter soi-même. Il est important de se connaître afin de savoir quels sont les outils que la vie a mis à notre disposition pour lui faire face.

La vie m’a fait prendre conscience de l’importance de l’introspection.

Ce livre est en quelque sorte un gage de reconnaissance.

Pour qui ?

L’un des principes que la vie m’a enseignée est la notion d’équilibre. L’équilibre représente une association de deux termes ou concepts qui, à priori, n’ont rien à faire ensemble, mais qui ne peuvent pas exister l’un sans l’autre. Ils coexistent. Et puisque la vie m’a beaucoup donnée, que ce soit à travers les expériences qu’elle m’a permise de vivre ou les personnes qu’elle m’a faites rencontrer. Il est naturel pour moi de partager avec le monde les leçons que j’ai reçues de lui. J’appelle cela un juste retour des choses. J’ai pris plaisir à recevoir et en écrivant je prends plaisir à donner.

Pour quand ?

Bien entendu, la décision d’écrire ce livre n’a pas été prise du jour au lendemain, dans la mesure où ce livre a pour objectif de retracer des évènements marquants de ma vie, que ce soit mes joies ou mes peines. Tout un bilan regroupant mes expériences passées afin de pouvoir me représenter moi-même. C’est une tâche des plus difficiles puisque malgré tout ce que j’ai pu comprendre de la vie, cette même question continue à me poursuivre :

Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

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Je suis né le 14 janvier 1988 au Bénin dans un petit pays d’Afrique situé dans le golfe de Guinée. Ma naissance ne fut pas des plus communes, en effet la Vie décida de me faire le don d’un partenaire dès mon arrivée. Elle me donna la chance de faire parti d’un binôme en m’offrant un frère jumeau. Beaucoup de personnes se demande surement ce que cela fait d’avoir un frère jumeau. À ceux-là je répondrais que c’est comme avoir un coéquipier. C’est-à-dire une personne avec qui le mot « partage » est un automatisme, une évidence. C’est pouvoir échanger, de manière spontanée, chaque expérience que l’on vit sans pudeur et sans cette barrière générationnelle nous empêchant de nous exprimer librement. Avoir un frère jumeau c’est d’entrée de jeux, arriver en surnombre vis-à-vis de ces multiples individualités. C’est non seulement apprendre à conjuguer à la première personne du pluriel, mais c’est surtout réaliser l’importance du mot solidarité. C’est se rendre compte que privilégier les intérêts de l’autre peut revenir à privilégier ses propres intérêts.

« Découvrir que nous avons des intérêts communs nous pousse à nous unir les uns aux autres. Partager une cause commune constitue notre principale force. L’union fait la force. » DomineTonFutur.

Avoir un jumeau, c’est naturellement développer un esprit d’équipe.

Mais si avoir un frère jumeau comporte de nombreux avantages, il est également l’objet de quelques inconvénients. Notamment pour le monde extérieur qui, subissant notre union, se sent obligé de nous diviser en cherchant à nous départager.

En effet, si au sein de notre équipe, le principe de solidarité semble se développer naturellement, l’impact du monde a tendance à vous en éloigner en vous opposant constamment. C’est ainsi que nous voyons naître un esprit de compétition.

Les gens cherchent à savoir qui est le plus fort ou le moins intelligent.

En se focalisant sur nos différences nous créons la division.

Le problème c’est qu’il existe un conflit entre l’image que nous avons de nous-mêmes et l’image que nous renvoyons aux autres. Ce conflit affecta de temps à autre la relation que j’entretiens avec mon frère.

Donc comme je vous le disais je suis né au Bénin, dans la ville de Cotonou. A mon arrivée sur terre, tout semblait normal, mis à part l’insuffisance respiratoire dont j’ai fait preuve à la naissance. « Aussitôt arrivé, aussitôt reparti », se disaient les médecins. C’était comme si je ne voulais pas être ici. Et si nous partons du principe que c’est la Vie qui nous enseigne à travers nos épreuves. Le message me concernant était clair.

« Toi mon grand, dans ta vie tu devras te battre même pour respirer, tu devras te battre pour vivre ! »

Je dois faire partie des rares bébés à ne pas avoir pleuré à la naissance.

Selon vous, pourquoi les bébés pleurent-ils à la naissance ?

Aujourd’hui, légèrement influencé par la vision manichéenne, nous distinguons deux principaux types de larmes. Les larmes de peine et les larmes de joie.

Les larmes de peine sont causées par des situations éprouvées que nous avons du mal à supporter et qui se traduisent négativement dans notre subconscient. Souvent les larmes apparaissent lorsque la situation supportée est arrivée à son paroxysme. Elles représentent ce surplus qu’il nous est impossible de supporter sans broncher. Elles illustrent cette goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Puis il y a les larmes de joie qui interviennent de la même manière, à la différence fondamentale, qu’elles se traduisent positivement dans notre subconscient. Ces larmes viennent casser les préjugés en démontrant que nous supportons aussi bien les joies que les peines. Analogiquement, nous pourrions parler de gains ou de pertes. Les larmes sont donc une réaction naturellement produite, suite à un évènement de forte intensité, qu’il soit jugé positif ou négatif. Tant que le verdict de notre subconscient, sur la situation, ne sera pas rendu, aucune information ne pourra être transmise à nos capteurs sensoriels oculaires et ainsi produire des larmes.

Mais revenons à notre question de base :

« Pourquoi les enfants pleurent-ils à la naissance ? »

Nous pourrions répondre qu’ils pleurent certainement parce qu’ils sont heureux de pouvoir voir enfin la lumière du jour, suite au neuf mois d’obscurité passés dans le ventre de leur mère. Ou alors ils pleurent, car ils sont tristes d’avoir été tirés de force de leur confort plasmatique et tranquille, où se nourrir et surtout respirer n’est pas un problème.

En ce sens, l’absence de réaction de certains bébés, signifierait que ces derniers ne savent pas encore si le fait d’avoir changé d’environnement, constitue une chance ou malheur. Ils attendent de voir car ils n’ont pas encore donné leur avis sur ce qui les entoure.

Je devais certainement déjà être un adepte du scepticisme. Je suis né dans l’école du :

« je réfléchis avant d’agir ».

Mon frère, quant à lui, prit un chemin plus instinctif. Il sortit le premier en poussant un rugissement digne du roi lion. Je sortis en second afin de mieux couvrir ses arrières.

« Suis-je le gardien de mon frère ? Oui je le suis ». (Cf Menace to society, le film)

C’est ainsi que l’on se suivit mon frère et moi.

Nous distinguons deux types de jumeaux. En ce qui nous concerne, à défaut d’être nés identiques, nous sommes nés complémentaires (et non différents comme certains seraient tentés de le dire). Il existe une distinction majeure entre ces deux termes. Être complémentaire signifie certes, que nous sommes différents, mais que nos différences coexistent ensemble formant un tout nécessairement utile. Rien ne nous oppose, c’est justement tout ce qui nous attire. Tout nous unit dans la complémentarité.

Des jumeaux sont forcément unis, le tout est de savoir comment. Nous, nous étions complémentaires.

Comme le yin et le yang, où le cœur de l’un est la nature de l’autre.

« Nous sommes tous complémentaires, car nous nous enrichissons des différences de chacun, afin de former un tout qui constitue l’humanité. Nos ressemblances nous rassurent, mais ce sont nos différences qui nous font avancer.

S’enrichir, c’est s’ouvrir à l’autre en prenant ce qu’il vous donne. Notre savoir se nourrit de ce que l’on ne sait pas. Chercher à se reconnaitre dans son entourage, accentue le fait de se replier sur soi et augmente cette tendance à la mégalomanie. Ce dont on a moins conscience, c’est que cette réalité, basée sur du « semblable » ne nous permet pas d’avancer mais nous oblige à stagner. Et puisque le monde continue de tourner, on se retrouve même à régresser.

A contrario, la diversité élargit notre champ de possibilités et ouvre notre esprit. Elle nous permet de découvrir le monde et ses différents aspects. Elle nous montre comment nous pourrions être.

Nous craignons ce que nous ne connaissons pas, car nous redoutons ce que nous ne maîtrisons pas. Mais pourquoi se laisser contrôler par cette crainte de l’inconnu alors que toutes les choses que l’on maîtrise aujourd’hui sont issues de choses que l’on a apprises à connaitre ?

La diversité optimise nos chances de pouvoir découvrir et donc de s’enrichir. Allons à la découverte du monde. Devenons des explorateurs. Allons à la découverte de nous-même. Domine ton futur… »

Ma terre d’accueil se composait de mon père (Joseph), ma mère (Rosemonde), ma grande sœur (Sara) de quatre ans mon ainé, mon grand frère (Vijo) de deux ans mon ainé et de mon frère jumeau (Daniel).

Les portraits

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Mon père (géniteur) était un homme qui avait réussi. Ingénieur des travaux publics pour la compagnie aérienne Air Afrique, il jouissait de tous les avantages liés à son statut, ce qui signifiait des femmes et des enfants un peu partout. Pour lui la polygamie est un droit de l’homme accordé par Dieu, et son rôle de père n’a pas, ou peu d’importance puisque nous sommes tous les enfants de Dieu. Sa responsabilité de père résidait dans sa foi en Dieu.

Souffrant du complexe d’œdipe, sa situation familiale se résume à l’amour qu’il portait à sa mère. Cette dernière ne manquait pas de cultiver cette relation. Mon père était son fils unique, elle ne laissait personne se mettre en travers de leur chemin. Comme si mon père lui appartenait. Il était pour elle, son seul amour.

Du côté paternel, ma fratrie est telle que je n’arrive plus à la compter. Reconnu en tant qu’homme de Dieu, plein de sagesse, il séduisit ma mère avec ses grands discours, à un moment de sa vie où elle en avait le plus besoin. Ses paroles étaient pleines de réconfort et synonyme d’espoir pour ma mère qui lui fit par la suite quatre merveilleux enfants, dont j’eus la chance de faire partie.

Ma mère (muse) était secrétaire de direction à la présidence. Femme de poigne et de caractère, elle avait construit sa carrière sur sa détermination et son sens de l’organisation. Son énergie et sa joie de vivre faisaient d’elle, une personne aimée et appréciée partout où elle allait. Avant de rencontrer mon père, ma mère avait déjà enterré deux enfants, Franck et Sonia. Il faut savoir que plus les gens vous aiment, plus le sentiment de jalousie est fort à votre égard. Ma mère en avait que trop souvent fait l’expérience.

Elle me disait souvent :

« Fais tout pour plaire au monde, on parlera toujours mal de toi. Seule la reconnaissance d’un cœur sincère a de la valeur. Attendre la reconnaissance des hommes, c’est se risquer au malheur, alors que le plus difficile a déjà été accompli. »

Son positivisme et sa foi n’ont jamais cessé de la fortifier et donc de la valoriser. Son amour pour ses enfants n’avait d’égal, que sa souffrance pour les avoir eu.

Et si une larme coule le long de ma joue pendant que je suis en train d’écrire ces lignes, c’est que mon cœur en toute sincérité est en train de la valoriser. Tout l’amour qu’elle m’a donné je ne peux le supporter sans broncher. Son amour fait déborder la coupe de mon cœur, et c’est ainsi que je la pleure en son honneur.

Ma grande sœur (2ème maman) représente cette dureté de la vie mais dégageant une profonde douceur d’âme. Beaucoup trop consciente de la méchanceté des gens pour être gentille, mais assez optimiste pour apprécier la vie. En tant que grande sœur, elle a été mon pilier jusqu’à que je sois en âge de « marcher » tout seul. Si ma mère incarne pour moi : « ce qui ne te tue pas te rend plus fort. », ma sœur ce serait plus : « A trop se protéger, on se fragilise. ». Les deux ont joué des rôles complémentaires dans ma vie. Tandis que la première me responsabilisait, la seconde m’encourageait.

Mon grand frère (mon exemple)

De toutes les personnes qui ont eu un impact sur ma vie, il est l’incarnation même du grand frère. Un grand frère, qu’il soit gentil ou méchant demeure exemplaire pour ses petits frères. Et bien qu’il n’a été que très peu présent physiquement durant ma vie, je le garde en exemple comme s’il avait toujours été présent. Je me vois en lui. Il est mon exemple.

Mon frère jumeau (mon partenaire, mon sur-moi Cf Freud) représente mon paradoxe. Il est mon : « tout est relatif ».

Si on a l’impression que je suis un adepte du scepticisme, pour qui chaque détail a son importance, on pourrait croire, à première vue, que mon frère est plus un adepte du « jemenfoutisme ». Mais lorsque que l’on prend le temps de discuter et de se comprendre, on se rend compte que lui et moi nous nous soucions des mêmes choses. Notre cause est commune, nous réagissons seulement différemment…