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En dedans

De
198 pages

En dedans est le deuxième volume de l’œuvre autobiographique de Coste, après Ailleurs. Ce n’est pas un livre comme les autres. D’abord, l’auteur n’est qu’un zombie parmi sept milliards d’autres zombies. Il n’est ni vedette de cinéma, ni grand sportif, ni homme d’affaires à succès, ni bandit de grand chemin, ni tueur en série, ni homme politique en examen, ni cuisinier à la renommée internationale. Vous l’aurez compris : il est en dehors de l’univers médiatique. En un mot, il est « personne ».

Ensuite, pas de sexe cochon, pas de comique pipi-caca, pas de révélations crasses sur les starlettes ou les animateurs TV. L’essentiel de ce qui arrive se passe en dedans, c'est-à-dire pour beaucoup, . Du coup, attention !, ce livre n’est ni pour les gogos, ni pour les ploucs, mais pour les happy few. Vous voilà prévenu.


Né à Marseille, Coste vit à Bangkok où il a servi comme ambassadeur. Il a notamment été en poste en Indonésie, à Singapour, au Japon et en Californie. Il a aussi dirigé le service d’information du Premier ministre. Son épouse, Naomi (nommée Sarah dans le journal), est née à Washington DC d’une mère japonaise et d’un père américain. Il l’a rencontrée, mannequin, à un défilé d’Issey Miyake ; leurs treize chats sont thaïs. Coste a fait de nombreuses expositions de peinture en Asie et aux États-Unis. Son premier roman Lami est paru il y a quelques semaines chez JePublie.

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Prologue Relisant mes notes de ces dix dernières années pour une éventuelle édition, j’ai d’abord cru que, pour l’essentiel, elles concernaient mes lectures. Ainsi pour moi, vivre aurait été sur-tout lire, essayer de savoir, connaître le passé, rencontrer les plus grands esprits à travers leurs écrits et dialoguer avec eux dans ma tête, jouir de l’art d’observer et de conter des grands romanciers qui nous aident à déchiffrer l’énigme de la vie humaine. Puis, à mesure que j’avançais dans mon travail, j’ai compris que ces lectures n’avaient pas été innocentes, qu’elles n’avaient pas été faites au hasard, au gré de mes humeurs ou de mes rencontres. Elles avaient eu unsens. Il s’agissait dès lors d’autre chose que des souvenirs littéraires d’un lecteur avide. Il s’agissait de l’histoire d’unetransformation et, peut-être, j’ose l’espérer, celle d’uneaugmentation, comme l’on dit dans certains cercles. Voilà pourEn dedansJournal de. Pourquoi maintenant « personne » ? Parce que personne, c’est aujourd’hui un homme jamais vu à la télévision, ni dans les magazines et donc extérieur à l’univers médiatique devenu l’univers de référence pour tous (presque tous). Ce journal est donc celui d’un fantôme, d’un zombie parmi sept milliards d’autres zombies. Un jour, dans un
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siècle ou davantage, ces lignes tomberont peut-être sous les yeux d’un chercheur, spécialiste de notrecivilisation, dite archaïque… Il les parcourra et pourrait murmurer : « Quelle drôle d’époque c’était, tout de même, quand unepersonnepartait à la recherche de soi pour essayer des’augmenter. Ils devaient avoir du temps à perdre, alors. Cela ne se fait plus depuis des lustres ! »
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