En route pour Varsovie

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En avril 1963, Alain Delaroche (le narrateur) rejoint son premier poste de secrétaire d'ambassade à Varsovie. Il est alors âgé de 26 ans et il se penche sur les dix dernières années de sa jeune existence. Sur fond de guerre d'Algérie, défile alors une jeunesse française, qui a traversé bien des épreuves, connu l'amour, l'espoir et les désillusions. En fin de compte, Alain est allé jusqu'au bout de ses rêves et de ses ambitions. Mais à quel prix ?
Publié le : jeudi 1 février 2007
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EAN13 : 9782296167032
Nombre de pages : 198
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En route pour Varsovie

Graveurs de mémoire
Dernières parutions Francine AUGUST-FRANCK, Les feux follets de bourg d'/ré, 2006. Boubacar COULlBAL Y, De Tombouctou au Lac Léman, 2006. Francis DUCREST, L'aviateur, 2006. Maurice et Stéphane WOLF, Es Brennt, un combattant dans la tourmente, 2006. Jacques NOUGIER, Carnet d'afriques, 2006. Mathilde POIRSON (coord.), Sur le chemin du cœur, pour un pas de plus, 2006. Nicolle ROUX, Midinette militante chez Nina Ricci, 2006. André COHEN AKNIN, La lèvre du vent, 2006. Pauline BERGER, Les Vieilles, Album, 2006. Raymond Louis MORGE, Trois générations de salariés chez Michelin, 2006. Monique LE CAL VEZ, La petite fille sur le palier, 2006. Salih MARA, L'impasse de la République, récits d'enfrance (1956-1962), 2006. My Youssef ALAOUl,L 'homme qui plantait des chênes, 2006. Albert et Monique BOUCHE, Albert Bouche (1909-1999), un frontalier en liberté, 2006. Paul DURAND, Je suis né deux fois, 2006. Fortunée DWEK, Nonno, Un Juif d'Egypte, 2006. Catherine VIGOR, Tarvildo Targani, mouleur à la main dans le Doubs, 2006. Carole MONTIER, Une femme du peuple au ume siècle, 2006. Valère DECEUNINCK, Du poisson en Centrafrique, 2006. Claude CHAMINAS, Place de l'hôtel de ville. Nîmes 1965 _ 1984, Tome 1 et 2, 2006. Bernard JA VAULT (Sous la direction de), L 'œil et la plume. Carnets du docteur Léon LecerJ, 2006. Françoise MESQUIDA, Chroniques d'unejeunefille dérangée, 2006. Sophie Thérèse MICHAELI, Enfant cachée. Souvenirs de la

France occupée. (1940 -1945),2006.

Jean-Jacques Bernardini

En route pour Varsovie
Récit

L'Harmattan

@ L'Harmattan, 2007 5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com diffusion. harmattan @wanadoo.fr harmattan! @wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-02732-9 EAN : 9782296027329

« Un héros est celui qui fait ce qu'il peut. Les autres ne lefont pas» (Romain Rolland)

« On ne peut juger alors qu'avec les yeux d'alors» (Louis Aragon)

Prologue
Le jour allait se lever sur un Paris désert. C'était une aube rose, prometteuse d'une belle journée de printemps. L'avenue de Suffren, les trottoirs, les platanes étaient encore luisants de la pluie de la veille et de la nuit. Je respirais à pleins poumons, comme pour en faire provision, cet air frais du petit matin, deux grosses valises à mes pieds. Dans quelques heures j'allais quitter le sol de France. J'avais tant attendu ce moment, tant rêvé de ce départ depuis ma lecture des «Ambassades »1au dortoir du lycée de Dax, que je supportais mal cette tristesse dont je ne pouvais me défaire depuis deux ou trois jours. Tout-à-coup j'aperçus une Peugeot 403 qui arrivait au coin de l'avenue Duquesne. Deux appels de phares me confirmèrent que c'était Marie-Jo, ma belle-sœur, qui venait me chercher pour m'emmener à Orly. Elle n'était pas seule: sa fille Isabelle, 8 ans, avait voulu l'accompagner pour voir s'envoler l'avion de tonton Alain. C'était un jeudi, jour sans classe, et Marie-Jo avait dit oui. - Tu es sûr de n'avoir rien oublié? - Non. J'ai tout.
1 - Les ambassades - Roman de Roger Peyrefitte (1951)

Tout? Ce «tout» pouvait-il se résumer à des effets personnels difficilement contenus dans les valises, à un ordre de mission spécifiant de se présenter au chef de la mission diplomatique française à Varsovie, et à un passeport diplomatique? Reçu au concours de secrétaire des affaires étrangères en octobre 1959 j'allais seulement rejoindre maintenant ma première affectation. Entretemps j'avais effectué trente mois de service militaire en Algérie, et je venais d'accomplir un stage de dix mois au Quai d'Orsay pour apprendre les rudiments de mon futur métier et connaître les rouages de la grande maison. A cette heure très matinale la circulation était aisée et le trajet me sembla plus bref que prévu. Porte d'Italie, Villejuif, Chevilly, Thiais, Rungis... nous traversâmes toutes ces banlieues grisâtres, tirées petit à petit de leur sommeil. Et nous arrivâmes à Orly avec une bonne heure d'avance. Dans le hall de l'aéroport, au moment des adieux, Marie-Jo m'étreignit, les yeux brillants: « Oh ! Alain! Que Robert aurait été heureux de te voir, et fier de toi... ». Robert, mon aîné, n'était plus là, hélas! Depuis six ans.. . J'embrassai très affectueusement la petite Isabelle qui se mit à rire aux éclats. Les enfants et leur innocence nous sauvent toujours de nos peines.

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Au moment où l'avion survola la banlieue parisienne, devenue lilliputienne, j'eus la sensation étrange de tout quitter, de tout abandonner, de tout effacer de ces années écoulées qui auraient pu être celles du bonheur. Mes Landes natales, l'étang de Parentis, ma famille à Saint-Rome, notre fabrique... Hélène qui avait été ma fiancée, et Paul de Barreto, son redoutable père... l'adjudant Djamel Charroun qui m'avait sauvé la vie... Alger... Kheira Danoun, ma douce infirmière de Dellys... Allais-je devoir vivre avec les fantômes de ce passé si proche et déjà révolu? J'étais en route pour Varsovie, patrie de Frédéric Chopin, mais pour l'heure capitale d'un pays sous le joug communiste. C'était le 4 avril 1963. Je venais d'avoir 26 ans.

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Chapitre I
Mes jeunes années
Aussi loin que remontent mes souvenirs, mes jeunes années furent heureuses, dans le hameau de Saint-Rome, au cœur du Pays de Born où vivait ma famille. Nous étions au royaume des pins, ils nous faisaient vivre, nous ne pouvions que les aimer. Mon père, Henri Delaroche, dirigeait une fabrique d'essence de térébenthine qui avait été fondée en 1920 par son beau-père, Aristide Capdepuy, grand-père Titide. Cette fabrique était alimentée par la récolte de la résine des gemmeurs1 de la région. Le produit de la distillation était vendu et expédié à des fabricants de peintures et de colles, à Angoulême, Bègles, Limoges, La Ciotat, Cherbourg, Ris-Orangis... Mon père avait une quinzaine d'employés et un représentant, Gaston Cahuzac, toujours en déplacement et que je connaissais à peine, de vue seulement. Nous étions trois enfants, nés à quatre ans d'intervalle les uns des autres: Robert en 1929, Maïté en 1933, et moi en 1937.
I - gemrneur

: résinier dans les Landes

Comme beaucoup de Landais, mon père vouait à la chasse une vraie passion. Aussi se faisaitil violence, le dimanche matin, pour être aux côtés

de ma mère - et nous, les enfants devant eux - à la
messe de dix heures, à l'église Saint-Pierre de Parentis. A la sortie mes parents achetaient Le Pèlerin et le Courrier catholique. Puis ils se mêlaient aux autres paroissiens, tout heureux de se retrouver, et restaient à bavarder joyeusement un bon moment sur le parvis de l'église. L'activité forestière, peu industrialisée à cette époque, était très rude et occupait beaucoup d'ouvriers. Le gemmage était un travail pénible et il n'était pas rare de voir des femmes attelées à la tâche dans la forêt. Et pourtant, pourvu qu'il ait du travail, nul ne songeait à se plaindre de son sort. Mes parents encore moins que les autres. L'activité de distillation de la résine était rémunératrice et nous avait assuré depuis la fin de la guerre une prospérité certaine. Mais, chez nous, cette aisance ne devait pas se montrer de façon ostentatoire. Au début des Années-Cinquante le seul luxe affiché par mes parents était une rutilante Traction Avant Citroën achetée au Salon de l'Automobile, et le confort dans la grande maison landaise attenante à la fabrique. Mon père fit installer le chauffage central, une vraie salle de bain, deux cabinets de toilette avec douche, et le téléphone bien distinct de celui de l'entreprise. Un luxe inouï pour l'époque! 12

y choux. Thété, vrai cordon-bleu, vivait avec nous,
nous régalait de ses plats et faisait pour ainsi dire partie de la famille. Une femme de ménage venait deux jours par semaine, de Liposthey. Comme elle était adroite de ses mains, Maman lui confiait aussi quelques travaux de couture. A la fabrique, mon père entretenait avec les employés des rapports directs, empreints de confiance et d'autorité bienveillante. Son personnel était très correctement rémunéré. Aussi ne manquaitil jamais de bons candidats quand il fallait recruter quelqu'un. Tout le monde l'appelait «Patron ». Tout le monde à l'exception de Pierre Gasquet, le chauffeur charg~ des expéditions, qui l'appelait Henri. Les deux hommes étaient du même âge et se connaissaient depuis l'école. Ma mère, Louisette, assurait le secrétariat et la comptabilité avec l'aide de Viviane Cahuzac, l'épouse de notre représentant. Viviane était une jolie femme brune, un peu forte, qui avait l'élégance d'une dame de la ville et qu'à Saint-Rome tout le monde reluquait. Les deux femmes s'entendaient à merveille, se racontaient des petits secrets et riaient entre elles de bon cœur. ***

Ma mère avait une cuisinière, Thérèse Baillet, que l'on appelait familièrement «Thété », une veuve, qui était née pas loin de chez nous, à

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Robert, mon aîné, était un garçon robuste, bien découplé, sportif. Tout respirait en lui la santé et la force physique. Comme mon père, la chasse fut très vite sa passion. Après son certificat d'études, et sans doute à cause de la période de l'Occupation, mes parents renoncèrent à l'inscrire dans un établissement d'enseignement technique, à Dax, et il fut employé à la fabrique l'année de ses 14 ans. En 1948 il devança l'appel normal de sa classe de conscription et fut incorporé à Pau, dans un régiment de parachutistes. Au grand désespoir de mes parents, il nous informa, quelque temps avant la fin de son service militaire, de son désir de souscrire un engagement de trois ans pour aller en Indochine. La situation là-bas s'envenimait tous les jours et réclamait des renforts. Comme Robert était encore mineur - l'âge de la majorité était alors 21 ans mon père pouvait s'opposer à ce projet. Mais il ne jugea pas à propos de le faire, car il connaissait trop le caractère indocile de son fils, têtu et entêté. Robert s'embarqua pour le Tonkin le 2 décembre 1949. Il revint à Saint-Rome au début de l'été 1951 pour une permission de deux mois. C'est au cours de ce séjour en France qu'eut lieu son mariage surprise avec Marie-Josèphe Chevalier, dite Marie-Jo. Les deux jeunes gens s'étaient connus pendant la période du service militaire à Pau, d'où était originaire Marie-Jo. Neuf mois plus tard naissait Jacques-Henri, le 14 juin 1952. Robert et Marie-Jo eurent encore deux enfants - des filles Isabelle en 1954 et Marie en 1956. 14

A l'exception d'un autre séjour en Indochine de 14 mois, Robert et Marie-Jo ne devaient plus se quitter. Ils partirent ensemble en Allemagne, à Baden-Baden, puis à la fin du mois de mai 1955, en Algérie. Les excellents états de service du sergentchef Robert Delaroche lui avaient permis de se présenter - et de réussir - au concours de l'école militaire inter-armes, réservé aux sous-officiers. Et c'est avec le grade de sous-lieutenant qu'en 1955 Robert prit son premier commandement en Algérie. *** Maïté, ma grande sœur, trouva son amour sous notre toit. Au mois de février 1954, le maire de Parentis avait demandé à mon père s'il ne pouvait pas loger « quelqu'un» de la société Esso Standard. La France entière avait les yeux rivés sur notre petite patrie, et les Actualités cinématographiques de l'époque (Gaumont, Pathé, Movietone...) venaient filmer l'un des miracles français de l'Après-Guerre: à Parentis-en-Born, petite localité des Landes, il y avait du pétrole! C'est ainsi que nous logeâmes pendant huit mois un jeune ingénieur de 28 ans, Pierre Dassonville, employé par la Compagnie Esso Standard. Ce garçon qui avait effectué un séjour d'un an aux Etats-Unis était le fils d'un industriel lyonnais fabricant de cartouches pour la chasse. Rien qu'à ce titre, il eut tout de suite la sympathie de mon père! Maïté, qui avait commencé par juger notre hôte prétentieux, trouva bien vite fort agréable, aux 15

yeux de ses amies, d'être vue en sa compagnie à bord d'une Peugeot 203 décapotable. La suite eut raison de toutes ses préventions... Maïté et Pierre se fiancèrent début septembre 1954 et leur mariage fut célébré le samedi 30 octobre 1954, avant-veille de la Toussaint sanglante en Algérie. Trois enfants naquirent de cette union, deux filles et un garçon: Michèle en 1955, Annette en 1957 et Jean-Claude en 1961. *** Si mes parents m'avaient doté d'une bonne santé, elle n'avait pas l'exubérance de celle de Robert. J'étais un enfant rêveur, aimant les promenades solitaires dans la forêt ou sur les bords de l'étang de Parentis. A Saint-Rome, je lisais beaucoup. «Toujours le nez dans les bouquins... » disait ma mère en parlant de moi. Dans sa bouche, je n'étais pas sûr qu'il s'agissait d'un compliment... Je fus inscrit comme interne au lycée moderne de garçons de Dax à la rentrée scolaire 1948 et je devais rester dans cet établissement jusqu'au baccalauréat. Mes parents voulaient en quelque sorte se rattraper et que j'aie l'instruction qu'ils n'avaient pu offrir à mon frère. La première année fut la plus pénible. Mon espace de liberté s'était brusquement rétréci et ma vie à l'internat était celle d'un prisonnier. Mon livre de français contenait un texte de Chateaubriand décrivant sa solitude, sa tristesse et sa mélancolie 16

d'enfant dans la Tour du Donjon de Combourg. François-René devint très vite mon ami, lui qui avait connu comme moi ce sentiment d'abandon et ces mêmes tourments. La lecture, ce vice impuni comme chacun sait, fut mon évasion. Ma frénésie de lire ne connut plus de fin, même parvenu à l'âge adulte. De ces longues années et après que le temps ait fait son œuvre, je retiens quelques épisodes anecdotiques bien imprimés dans ma mémoire. Certains cocasses, comme celui de Jean Restoueix. J'étais en Sèmequand Jean Restoueix était pionl au lycée. Il devait avoir 23 ou 24 ans. C'était un grand gaillard, à tête d'aigle, marchant à grandes enjambées, toujours pressé... Tout le monde le respectait, tout le monde l'écoutait, personne ne bronchait devant lui. Il était entré dans la Résistance à 17 ans, avait fait partie d'un maquis en Dordogne, et il s'était engagé ensuite dans l'armée régulière. C'était un ancien de la division Rhin et Danube. Tout, sauf un personnage falot. Jean Restoueix recevait une fois par semaine, dans sa chambre de pion au lycée, la visite d'une jeune femme, Suzy, qui elle non plus ne passait pas inaperçue. C'était une grande fille, aux hanches étroites, aux épaules larges, aux cheveux de lin, toujours fourrée dans des robes moulantes qui mettaient en valeur sa poitrine et sa silhouette élancée.
I - Pion:
maître d'internat ou surveillant d'externat

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Elle s'appelait en fait Josette Kravetz. Quelqu'un lui avait donné ce surnom de Suzy à cause de sa ressemblance avec la chanteuse Suzy Solidor. Un jeudi, en fin d'après-midi, alors que je montais déposer quelques achats au dortoir, je remarquai un petit attroupement de trois ou quatre internes, écoutant à une porte au milieu d'un long corridor. On me fit signe de venir mais en silence: Chut! Des gémissements parvenaient distinctement de la pièce derrière cette porte. Nous fûmes dérangés par l'arrivée d'un agent de service et partîmes en courant. «C'est Restoueix qui arrange Suzy !» dit en connaisseur un interne de Troisième.

L'affaire s'était ébruitée - comment ne l'aurait-elle pas été, dans un internat? - et le
proviseur, M. Meyer, demanda à Restoueix de ne plus recevoir de visites féminines au lycée. - Mais c'est ma femme, nom de Dieu! s'écria Restoueix. - Comment cela votre femme? Vous n'êtes pas marié que je sache! - Ecoutez, M. Meyer, ce n'est pas vous, même avec un nom de boche, qui m'interdirez de la receVOIr. - C'est ce que nous allons voir! dit M. Meyer. M. Meyer obtint gain de cause sur un point, un seul: Suzy, parce qu'elle n'était pas l'épouse légitime de Restoueix - mais pour ce seul motif - ne devait plus mettre les pieds au lycée. Mais le renvoi 18

de ce surveillant, également demandé par le proviseur, fut refusé par le ministre de l'éducation nationale en personne, «eu égard au passé militaire et dans la Résistance de M. Restoueix ». Et pourtant l'autorité des responsables des établissements d'enseignement - sans parler de celle du corps enseignant - était à l'époque quasiment indiscutable et... indiscutée. Les parents des élèves le savaient très bien, qui recommandaient à leur progéniture de marcher droit. Il était trop hasardeux pour eux de heurter les dirigeants desdits établissements. Un samedi après-midi - j'étais alors en classe de Seconde -mon père venu me chercher avec sa voiture essuya un refus poli, ferme et excluant toute discussion de la part du surveillant général: «ce n'est possible, M. Delaroche. Votre fils est collé, dimanche ». Je ne me souviens plus très bien du motif de cette punition, mais je me rappelle que la colère de mon père s'était alors adressée à moi, à moi tout seul. . . En juin 1953, je passai la première partie du baccalauréat à Bordeaux. L'usage voulait, à cette époque, qu'on allât subir les épreuves au siège de l'académie. Je me souviens toujours du sujet de celle de Français: « France, mère des arts, des armes et des lois Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle:

Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Je remplis de ton nom les antres et les bois... » 19

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