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Fragments d'une autobiographie

De
124 pages
Mahmoud Bayrem Ettounsi (1893-1961), Egypto-tunisien d'origine turque, connaît une vocation littéraire précoce viet mise à l'épreuve par une conscience politique acerbe. Honni par les siens au Caire comme à Tunis, il est en plus condamné à l'exil en France. Mais il souligne : "Ma vie n'a pas été exempte des joies de l'art. Elle ne se limitait pas à la politique ni aux questions sociales, ni à la critique, ni aux tentatives de réforme. En Egypte, j'avais écrit une opérette pour Cheikh Sayed Darwich, Shéhérazade. C'était dans les moments où je délaissais les activités politiques et sociales. La composition de cette opérette a une histoire..."
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MahmoudBAYREMETTOUNSITraduit par JalelELGHARBIIllustrations de VivianeFALGUEYRETTES
Fragmentsd’une autobiographie Chronique d’un exil en France
Fragments d’une autobiographie
Mahmoud BAYREMETTOUNSI
Fragments d’une autobiographie
Chronique d’un exil en France Traduit de l’arabe par Jalel El Gharbi Illustrations de Viviane Falgueyrettes
Du même auteur - Essai sur l’œuvre de Michel Deguy “Michel Deguy :Le poète que je cherche à lire”. Avec une postface de Michel Deguy intituléeLettre à un poète. Éditions Maisonneuve & Larose 2002. - Le Cours Baudelaire. Éditions Maisonneuve & Larose 2004. - Claude Michel Cluny:des figures et des masques. Éditions de la Différence. Paris 2005. - Incursion tunisienne dans les lettres luxembourgeoises. (Collectif) Éditions PHI. Luxembourg. - Jules Supervielle : reflets et miroirs d’un poète. Thèse publiée aux éditions Poïêtês Luxembourg. - José Ensch : Glossaire d’une œuvre. Illustrations d’Iva Mrazkova. Préfacé par Madame Octavie Modert, Secrétaire d’État à la culture et par Monsieur Pierre Schumacher de l’Institut Grand-Ducal. Éditions de l’Institut Grand-Ducal. Luxembourg février 2009. - Nous sommes tous des migrantsEditions (collectif) Schortgen ; Luxembourg Mars 2009. - Prière du vieux maître soufi le lendemain de la fête. Recueil de poésie. Éditions du Cygne 2010. - Des passantes et des passantsDésirer, être désiré(e)Jalel El Gharbi & Giulio-Enrico Pisani. Illustrations de Carole Melmoux Editions Op-der-Lay, Luxembourg. 2012. Cette traduction se réfère essentiellement au travail réalisé par Faouzi Zmerli et publié en 1994 Chez Sud Éditions Tunis. © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-10155-2 EAN : 9782343101552
Mes mémoires
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Sur une photo de moi, j’ai noté ceci : Ayant mesuré combien notre vie Sur terre était si courte J’y ai laissé ce portrait :
En cette vie nous ne sommes qu’images.  Lors de ces années de lutte, mes jours n’ont pas été assez monotones pour que je rédigeasse un journal régulier. C’est pourquoi j’expose dans ces mémoires synthétiques ce qu’aurait pu contenir un journal détaillé.
2  Je suis né au quartier Gomrok , avenue Bourini à Sayala en Alexandrie le 23 mars 1893. Mais la déclaration de naissance a été faite au quartier Azarita du côté de Ramel et ce parce que mon père avait deux femmes, dont l’une résidait à Gomrok, c’était ma mère, et l’autre à Azarita. Mon père m’a donc déclaré alors qu’il se trouvait à Azarita. La femme d’Azarita était sa première épouse. Ils ont eu une enfant, mon aînée de vingt ans. Cette femme m’a donné le sein avec sa fille. Mon père n’avait pas d’autres enfants que nous.
 Mon père s’appelait Mohamed et avait un frère pré-nommé Mahmoud, qui a eu quatre garçons : Hanafi, Mustapha, Hamada et Abdelaziz. Nous étions des doubles cousins, notre oncle ayant épousé notre tante. De sorte que nous étions très proches et que nous avions des relations très étroites sauf avec Abdelaziz, qui avait tendance au brigandage et à la plaisanterie meurtrière.
 Mon père et mon oncle possédaient un atelier de soierie situé au quartier alexandrin de Maydan comprenant
2 Dit quartier Anfouchi.
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