Français de fait et de droit

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Malgré le refus du général de Gaulle d'accepter la départementalisation du Gabon, en violation de la Constitution de la Ve République, l'auteur a le sentiment d'être resté "de fait" français, "colonisé" malgré lui jusqu'à la moelle épinière. Une situation d'autant plus injuste que la France conserve sa mainmise sur le Gabon. Nous devions parler le français, manger français, acheter français, mais n'avions pas le droit d'être Français. Nous avions des obligations, mais aucun droit.
Publié le : mercredi 1 mai 2013
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EAN13 : 9782336666396
Nombre de pages : 108
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ISBN:978-2-29-69958-5112ueorsoCtionllecines Racrpséd  unet À rceitécavtrs erihuqrgpabooia tu NyaMaelill e, W elèvér suon tame  desinigors leon ti sutivn à en sogaenmege entofdn eus rel socune réexion proselleuqsd tses nsioitndles an dtaoinosil A nedlée érouécolla dqui sue , nensaicnarohpoqirff eus que norelationvuleel s rel sone ttcec ve airentertne snoved su posotreoù nent tnni uoceid aptrncseré poiinche oséD .esne siamrn esitiotermt à anéc eem ral eapou nfas  éitlegatnemrap ed tses gagé activement nep lotiqieu ,lid tnemennoitcnofé.étcisoe trnoe  sopitnoopisp or le orerméliur auqnaap e iuqm enleoiler des év d eneagégU  nettxntaire,  et voloru .uaetévirnU eiquesmatson  de  etsaisuirahc tetèacar chont ereue resr veneiduqe laquelle lautcnarua euoc d srbltaode à e  Flaonné façui ase qçniaf arneecrpsée ttcee  ditdurop rup nu emmoc eontinenter son cna terinoprua tu ss,s annc areêted eses  al rretisatntaltemeépare  nbanoudG oi na lden ioatolvi al ed 67 elcitrne. Malg dorigiuf sudG érl  eerGae leulérén dal retd alad peccd êemtnertsrt ee faé dfranit c ,siaçsésinoloé gral msqjui luocsnitutitnod  ela cinquième répilbu,euq .W N .Mmayaa t  sletien esimniam as evrseon cceanFra  lp raoisnd veoNsu. « abonle Gsur enU tis èini.erlloeépe à u mlasuetq eulpsui jnautant uation dma, ceans ou nisiduté emrF al ret ddroi fraêtreoisnnval  ep saan mr geanfrisça relf elçnar,siais et parfois mê ,caehet rrfnaaçt en clai quaiaviaf p ercnahed eervé auxtait résà c ue xa tuer,s dunuc aisma, nsé tuoT ][ .tioravioous s. Nnçaitaoilbgiseo snd p 91imerserènna s ée sdevia ave w li lamleN ayamt y a passé les tiaté iuén neib  aNé »s.n,boGau d  uraitei rrpmele, cercux qà cearcnpoohluuterf ns une caigné daecnab a nos fne  tntteoui quraduue ratu.sL iaerrsitnivees uétud ses ruop ecnarFn  eiren vdet anvait été oué suse troginiiaera  pn,s ayntdol  itnemeuq  el obaGge, ne âentile sos niu sj uelpsuairtcee ep d anerf te enlihpocname avoir il estisi eodtn érfnaaç. détoCiép dséosetsutnemété jni à inpas ite héslin ég ,neagey nleelnnioatérope vresér al rergétdnpéneadcn eiv-sr son statut di .ece lIertnnerpvià-des a  lanFrelq répi eèmiul nc ud dong pn loic al ritenneyot r àraneérquonecic teyotgagnnemeS AI FDE Fn.NÇRA ERDIOCTIA TTED  dune (hroniquer noitargétni)ér
Chronique d’une (ré)intégration réussie
Will Mael NYAMAT
FR ANÇAIS DE FAIT ET DE DROIT
Collection Racines du présent
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FRANÇAIS DE FAIT ET DE DROIT Chronique dune (ré)intégration réussie
Racines du Présent Collection dirigée par François Manga-Akoa En cette période où le phénomène de la mondialisation conjugué au développement exponentiel des nouvelles technologies de linformation et de la communication contracte lespace et le temps, les peuples, jadis éloignés, se côtoient, communiquent et collaborent aujourdhui plus que jamais. Le désir de se connaître et de communiquer les pousse à la découverte mutuelle, à la quête et à linterrogation de leurs mémoires, histoires et cultures respectives. Les générations, en se succédant, veulent senraciner pour mieux souvrir dans une posture proleptique faite de dialogues féconds et exigeants. La collection du« Racines Présent »des études et des monographies relatives à  propose lhistoire, à la culture et à lanthropologie des différents peuples dhier et daujourdhui pour contribuer à léveil dune conscience mondiale réellement en contexte. TCHONANG Gabriel,La symbolique trinitaire. Une lecture de Christian Duquoc, 2013. MANDA TCHEBWA Antoine,Contexte urbain, LAfrique en musiques, Tome 4,2012. MANDA TCHEBWA Antoine,Panorama des instruments du patrimoine africain, LAfrique en musiques, Tome 3,2012. MANDA TCHEBWA Antoine,De lart griotique à la polyphonie australe, LAfrique en musiques, Tome 2,2012. MANDA TCHEBWA Antoine,Rapport au sacré, à la divinité, à la nature, LAfrique en musiques, Tome 1,2012. MANDA TCHEBWA Antoine,Sur les berges du Congo on danse la rumba,2012. IBALA Yves-Marcel,Chroniques du Congo au cur de lAfrique. Suivi desaga de Tsi-bakaala : Le sabre du destin,La 2012. MANDA TCHEBWA Antoine,Musiques et danses de Cuba, 2012.
Déjà parus
Will Mael NYAMAT FRANÇAIS DE FAIT ET DE DROIT
Chronique dune (ré)intégration réussie
© LHARMATTAN, 2013 5-7, rue de lÉcole-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.comdiffusion.harmattan@wanadoo.frharmattan1@wanadoo.frISBN : 978-2-296-99855-1 EAN : 9782296998551
A mes mamans chéries sans qui rien naurait été possible. A toi qui mas donné la vie, qui nas pas hésité une seule seconde à me garder alors que tu étais trop jeune pour mélever. A toi MA maman adorée. Toi qui nous a nourris et donné une éducation digne, sans jamais te plaindre, alors que nous nétions pas formellement la « chaire de ta chaire ». Pour moi tu resteras toujours, MA maman chérie. A toi, mon Papa chéri, toi qui tous les matins à laube, ten allais vérifier létat des voies du TRANSGABONAIS afin de nous ramener de quoi manger. Grâce à toi, nous navons jamais manqué de rien. A toi capitaine Ntchoréré1, toi qui donnas ta vie pour cette France que nous aimons tant.Toi qui fus abattu par lennemi au mépris des lois de la guerre, et dont le corps fut broyé par un char allemand à Airaines.Toi qui combattis pour la République sans te poser de questions, car tu savais que tu ne te battais ni pour une terre, ni pour un homme, mais pour les valeurs universelles de notre si douce Francon est fier, celle à qui nouse. Celle dont devons tant. A la République française laïque une et indivisible. Je pense à toi. 1Né à Libreville au Gabon en 1896 et mort pour la France en 1940 à Airaines lors de la bataille de la Somme, le Capitaine Ntchoréré fut lun des seuls officiers noirs de larmée française durant la Seconde Guerre mondiale. Sa couleur de peau lui valu dêtre exécuté par lennemi nazi alors même que selon les lois de la guerre et en tant quofficier, il aurait dû être fait prisonnier. La France ne lui a jamais rendu hommage pour son courage et sa bravoure au service de la nation.
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Je suis né au Gabon et y ai passé toute mon enfance et mon adolescence jusquà lâge de dix-neuf ans. Enfant, mes parents ne mont éduqué que dans une seule langue, une seule culture, la culture et la langue françaises. Il faut dire que le Grand camarade2 na jamais voulu de lindépendance du Gabon. Nous sommes donc restés des Français, colonisés jusquà la moelle épinière, malgré le « refus du Général »daccepter la départementalisation du Gabon en violation de larticle 76 de la constitution de la cinquième République. Je suis donc le produit de cette présence française qui a tant façonné la terre de mes ancêtres. Je nen ai pas honte pour autant, je le revendique même. Nous devions parler le français, manger français, acheter français et parfois même étudier la France, mais nous navions pas le droit dêtre français. Nous avions des obligations, mais aucun droit.La République, elle, avait des droits sur le Gabon, mais en réalité pas grandes obligations, mise à part celle dy maintenir son influence. Tout était réservé aux autres. A ceux qui avaient la chance de faire partie du premier cercle, à ceux qui étaient bien nés. Je décidai très jeune, de mener le combat de ma vie. Celui de récupérer la citoyenneté française que lon mavait volée, pour enfin faire coïncider le fait avec le droit. Jy suis parvenu et maintenant je me sens mieux, je me sens épanoui, je me sens MOI. 2 ainsi que les Gabonais surnommaient le président Omar Cest Bongo du fait de sa fonction de chef suprême du parti démocratique gabonais PDG, parti unique créé durant la guerre froide. 8
INTRODUCTION Ma passion pour la France et ma détermination à mimpliquer dans la destinée de ce pays que jaime, mont persuadé depuis mon plus jeune âge que quelle que soit ma carrière, mon engagement politique serait omniprésent. Il me paraît donc indispensable pour comprendre cette détermination et ma situation actuelle, de connaître ce quont été mon enfance et mon parcours jusquà ce jour. Je suis né le 4 juin 1984 à Libreville au Gabon. Depuis lIndépendance, le pays subit un monopartisme imposé pour cause de guerre froide par le « Général », puis par la totalité de ses successeurs jusquà la chute du mur de Berlin dans les années quatre-vingt-dix. Le « Général » auquel je fais référence plus haut est bien entendu le Général de Gaulle. Cest ainsi que nous lappelions affectueusement à cause de ladmiration sans bornes que lui vouaient les Gabonais et de « lamitié indéfectible entre la France et le Gabon ». Jai compris plus tard que la seule amitié qui existait entre la France et le Gabon, était en réalité un lien de corruption entre Omar Bongo et les dirigeants de la cinquième République, plutôt quun véritable lien entre les deux peuples. Dans la société matriarcale gabonaise en particulier et africaine en général, lEnfant appartient à la mère. La mienne, trop jeune lorsquelle me mit au monde nétait pas capable de mélever, et mon géniteur qui avait cessé détudier pour subvenir à mes besoins dut partir travailler très tôt. Ce sont donc ma tante, la sur de ma mère et son mari qui ont pris soin de moi, dès les premiers instants de ma vie. Ce sont eux que jai appelés maman et papa, eux qui ont entrepris de méduquer, eux qui ont subvenu à tous mes besoins élémentaires, eux que je considère comme mes parents (sans renier évidemment ma mère génitrice 9
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