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Galerie marocaine

De
191 pages
Après ses multiples périples à travers les dédales étroits et sinueux de la ville de Fès dans les années 1950 et 1960, Mohamed Diouri continue ses pérégrinations dans son passé, à travers une galerie de personnages qu'il a connus et qui l'ont marqué. Trente portraits tendres, amusants et réalistes forment autant de facettes d'une même société, riche en couleurs, qui donne l'impression de ne pas changer alors qu'elle se transforme insensiblement et radicalement.
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Mohamed DIOURI GàLE MàROCàI
GALERIE MAROCAINE
Mohamed DIOURI
GALERIE MAROCAINE
© L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02077-8 EAN : 9782343020778
À la mémoire de ma fille MyriamÀ la mémoire de mon cousin Ben Driss de celle de son père haj Driss de ma grand-mère Fatma de Moulay M'Hamed Lamrani de Si Abdeslam Bensouda de Roger Mourou de Max Mourou de mon ami Amrani de haj Mekki Benkirane et de bien d’autres Tous décédés depuis bien longtempsJ'ai aimé vous voir revivre l'instant de l'écriture de vos portraits Puissiez-vous revivre de nombreux moments lors de la lecture de ce livre par de nombreux lecteurs
PROLOGUE
Une galerie peut être un ensemble de tableaux, des tableaux peuvent être des peintures figuratives ou des peintures abstraites, des peintures figuratives peuvent être des paysages, des natures mortes ou des portraits. Cette galerie marocaine sera un ensemble de portraits de personnages - marocains ou non - que j'ai connus ou que je connais depuis les années 1950. Entre le portrait d’une même personne que croque un peintre et celui qu’en dresse un écrivain, l'espace et le temps sont différemment utilisés. Dans le premier cas, le peintre fige son modèle dans un espace, à un moment précis et unique, tandis que dans le second cas, l'écrivain fait vivre son personnage dans plusieurs espaces, en des temps différents. Cette utilisation différenciée de l'espace et du temps, par chacun des deux artistes, semble entraîner, entre l’artiste et son modèle, l’établissement de rapports radicalement différents. Le peintre peut donner l’impression, en observant son personnage dans une pause, qu’il peint quelqu’un d’immobile et de muet, tandis que l’écrivain laisse son personnage se mouvoir et s’exprimer, il lui arrive même de s'immiscer dans les pensées les plus secrètes de son personnage et de le suivre pas à pas. Il vit son personnage et nous le fait découvrir. Mais si le peintre reste implicite dans son tableau et si l’écrivain est explicite dans son écriture, il faut toute l’imagination de l’observateur pour relever tout ce que l’un et l’autre veulent transmettre et surtout faire percevoir de leur personnage, et cela ne peut se faire sans qu’il y ait toujours une part de projection dans le personnage de la part de l’artiste, et peut-être même de la part de l’observateur ou du lecteur.
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