Gerville Réache La vérité. Tome 4

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La généalogie des Réache examine la filiation des diverses branches de l'arbre généalogique. Ce volume fait le point des recherches en cours, des énigmes et des drames. Un long chapitre développe les grands rôles de la généalogie. Outre Léodor, le gouverneur et Stéphane le maudit, vous découvrirez Jeanne aux États-Unis, célèbre cantatrice du début du siècle, Ernest et Kersenant, les enfants de la nuit napoléonienne, Alain et Lucien à la sensibilité poétique, jusqu'à Roger le dernier des Réache de Guadeloupe.


L'histoire de la famille Réache se lit comme une grande fresque. « Vous y trouverez du gai, du triste, du glorieux (assez peu), du tragique (plus souvent), et même du ridicule. Peu sont les gens qui laissent indifférent. »


Publié le : lundi 1 janvier 2001
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EAN13 : 9782844506054
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4 - DE cRéachÀ GeRviLLe-Réache
Lorsque l’on reMonTe la généalogIe de la FaMIlle dans le TeMps, le e noM RÉAChEs’écrIT coMMe aujourd’HuI pendanT TouT leXXsIècle. Seule une erreur (délIbérée) d’éTaT cIvIl a perMIs l’évoluTIon de RÉAChEvers 9 GERViLLE-RÉAChEoù un prénoM a éTé ajouTé au noM. La brancHe aFrI-caIne des RÉAChEesT devenue SERViLLE-RÉAChE, par erreur égaleMenT. e A la FIn duXViiisIècle, le noM seMble évoluer : Nous reTrouvons des CRÉAh, RÉÉACh, des RÉhACh, des RÉAChdes RÉAChE. Pour quelles raIsons ? Dans son nuMéro de juIlleT-aoûT 1993, La SocIéTé de GénéalogIe eT d’hIsToIre de la Caraïbe, sous la réFérence 93-83, répondaIT à une InTerro-gaTIon de Roger RÉAChE, sur l’orIgIne du noM qu’Il porTe. CeTTe assocIaTIon n’apporTaIT pas la réponse, MaIs des éléMenTs InTé-ressanTs : Les preMIers RÉAChEou RÉAChconnus par nous à l’éTé 1993, sonT tHoMas (1) eT Jean (2), probables Frères, orIgInaIres de SaInT-françoIs, eT y résIdanT. C’esT peu eT c’esT beaucoup. S’Ils sonT orIgInaIres de SaInT-françoIs coMMe le précIsenT les acTes cIvIls de leurs enFanTs. On peuT déjà s’InTerroger sur leurs daTes de naIs-sance : Un calcul logIque sITue la naIssance de tHoMas vers 1720, celle de Jean en 1718. Ces deux personnages onT nécessaIreMenT un papa eT une MaMan gua-deloupéenne, s’Ils sonT nés « IcI ». Là, le sujeT devIenT coMplexe, pour au MoIns deux raIsons : 1 Le noM MêMe de RÉAChE, quI évolue en reMonTanT dans le TeMps. 2 L’absence d’acTes cIvIls anTérIeurs à 1771, pour ceTTe FaMIlle.
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L’évoluTIon oFFIcIelle daTe du 4 avrIl 1884, sur l’acTe de naIssance de René STépHane (37), à taHITI.
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Sur l’ÉVolutIon du nom A la lecTure des acTes de 1771 à 1780, on esT déjà Frappé par l’IncerTI-Tude de l’orTHograpHe, eT on décèle cHez les supposés RÉAChEde ceTTe époque, une absence de TradITIon écrITe pour le MoIns : cerTaInes sIgnaTures applIquées, laIssenT à penser que le sIgnaTaIre esT IlleTTré. C’esT aInsI par exeMple que sur l’acTe de MarIage de Georges (3), le 11 FévrIer 1771, les RÉAChEs’appellenTRÉÉàCH.
Par aIlleurs, NIcolas (4) s’appelle RÉAChEsur son acTe de MarIage, le 25 ocTobre 1773, MaIs on peuT reMarquer le noM de son père : c’esT Jean RÉACh! En Marge de ceT acTe d’aIlleurs l’oFFIcIer d’éTaT cIvIl MenTIonne l’In-cerTITude :RÉHàCH ou RÉàCH.
Sur l’acTe de MarIage de marIe RÉAChE(89), le 6 juIn 1789, ceTTe der-nIère sIgne d’une ManIère applIquée eT IndIscuTable : « marIeRééach. »
Sur le MêMe acTe, NIcolas sIgne claIreMenTRééahNIcolas :
Après 1790, Tous les acTes porTenT RÉAChE. L’analyse cI-dessus déMonTre que l’évoluTIon du noM en reMonTanT le TeMps (de 1800 à 1770), porTe sur deux poInTs : 1 La TerMInaIson, avec ou sans « E ». 2 La preMIère syllabe quI esT IncerTaIne : sous la ForMe de RÉAChpour l’oFFIcIer de l’éTaT cIvIl quI rédIge l’acTe, MaIs sous celle de RÉÉAChE »], [avec deux « pour les sIgnaTaIres.
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Sur le preMIer poInT, Il esT déMonTré nous seMble-T-Il, que RÉAChE s’écrIvaIT RÉAChavanT 1771. Sur le deuxIèMe poInT, Il esT un FaIT que les RÉAChEde l’époque sIgnenT RÉÉAChE » dans la preMIère syllabe).(avec deux « CeTTe consTaTaTIon esT pour le MoIns TroublanTe, MaIs les recHercHes enTreprIses perMeTTenT d’avancer une explIcaTIon éTyMologIque : l’écrITure de la preMIère syllabe de REhAChou RÉÉACh, TraduIT Très probableMenT une IncerTITude pHonéTIque, donT l’HésITaTIon orTHograpHIque n’esT que la conséquence. ET nous reTrouvons à PoInTe-à-PITre, en 1742, le décès d’un MarIn bre-Ton du noM de PIerre CRÉAt. Ce MarIn esT de la paroIsse de SaInT-Pôl-de-Léon en BreTagne. Ce noM de CRÉAt, n’a jaMaIs éTé renconTré à noTre connaIssance, dans un acTe d’éTaT cIvIl en Guadeloupe. Par conTre en BreTagne, à SaInT-Pôl-de-Léon en parTIculIer, CREAhesT un noM FréquenT. L’annuaIre TélépHonIque en regorge. il s’écrIT CRÉAtou LECRÉACh, coMMe le célèbre pHare de l’île d’OuessanT. L’acTe de 1742 n’esT pas une MIcroFIcHe de l’orIgInal du regIsTre d’éTaT cIvIl, MaIs la pHoTo d’un double recopIé, acTe après acTe, par un écrIvaIn. il esT sûr que le rédacTeur a dû se Trouver MaInTes FoIs devanT une orTHo-grapHe orIgInale aMbIguë pour cerTaIns noMs, eT qu’Il a FaIT un cHoIx. N’a-T-Il pas prIs un « h » Mal FaIT pour un « t » ? CecI esT Très possIble. C’esT MêMe cerTaIn à noTre avIs, car une deuxIèMe erreur auTorIse la preMIère : Le rédacTeur de la copIe du regIsTre, écrIT : 10 Aujourd’HuI 22 aoûT 1742, j’aI InHuMé dans le cIMeTIère de ceTTe paroIsse , le corps de Feu PIerre CréaT, de la paroIsse de SaInT-Pôl-de-Lyon en BreTagne… PIerre CréaT vIenT évIdeMMenT de SaInT-Pôl-de-Léon en BreTagne, (eT non de SaInT-Pôl-de-Lyon). Les ArcHIves déparTeMenTales de la Guadeloupe possèdenT des Tables décennales des acTes de PoInTe-à-PITre. Nous avons reTrouvé à la leTTre « C », en 1742, coIncé enTre le bapTêMe d’un cerTaIn « CorneTTe », eT le décès d’un « CHâTeau », noTre CRÉAhSon noM s’écrIT avec un « PIerre ! h » à la FIn, eT non CRÉAtavec un « t ».
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De PoInTe-à-PITre.
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Dès lors, nous pouvons convenIr que le noM de ce PIerre décédé en 1742, breTon de SaInT-Pôl-de-Léon, éTaIT Très vraIseMblableMenT un CRÉACh. En adMeTTanT cecI, les daTes concordenT-elles ? La réponse esT « possIble ». Ce MarIn breTon, CRÉAtsur la copIe du regIsTre d’éTaT cIvIl de PoInTe-à-PITre, CRÉACh, sur les Tables décennales orIgInales eT cHez luI en BreTagne, esT décédé en 1742. il éTaIT MarIn donc supposé expérIMenTé eT pluTôT robusTe. il pouvaIT avoIr enTre vIngT eT quaranTe ans. CeT HoMMe pourraIT êTre le père de Jean, tHoMas, eT d’auTres, aux condITIons suIvanTes : 1 Pour avoIr des enFanTs nés en 1722 ou 23, Il FaudraIT que ce PIerre CRÉACh, aIT 35 à 40 ans en 1742, ce quI esT possIble. [il FaudraIT déjà savoIr sI l’HoMMe esT MaTeloTen1742, sur le Jean-JosepH, ou s’Ill’Étàit(au passé, quand Il éTaIT plus jeune)]. 2 il FaudraIT que PIerre CRÉAh, quI auraIT FaIT des enFanTs en 1722 eT 1723, vIenne régulIèreMenT depuIs ceTTe époque en Guadeloupe, pour y vIvre de TeMps en TeMps, eT y MourIr un MaTIn du MoIs d’aoûT 1742. CecI nous seMble égaleMenT possIble. Dans les paragrapHes suIvanTs de ceT ouvrage, nous TraITerons de l’éTaT des connaIssances, eT en parTIculIer des quesTIons que l’HIsToIre aujour-d’HuI laIsse pendanTes. Que la prononcIaTIon de CRÉAChen 1720 évolue cInquanTe ans après, eT devIenne CRÉAh, n’a rIen de vraIMenT éTonnanT. Que CRÉACh, avec les deux « C » quI se prononce dIFFIcIleMenT en Guadeloupe, aIT évolué vers RÉAChEquelques décennIes plus Tard, TraduIT une évoluTIon pHonéTIque logIque, ManIFesTée vers 1770 par les HésITaTIons orTHograpHIques du TypeRÉÉàCH, ouRÉHàCHque nous avons relevées. Nous ne nous soMMes pas conTenTés d’une soluTIon coHérenTe, bIen que l’analyse cI-dessous nous seMble solIde. La poursuITe des recHercHes nous conduIT MaInTenanT à cHercHer dans les Tables décennales, non pas seuleMenT à la leTTre « R », MaIs aussI à la leTTre « C ».
LEs mIgràtIons PoInTe-à-PITre ne FuT probableMenT pour PIerre LECRÉACh, qu’un
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porT parMI bIen d’auTres, dans la vIe du jeune MarIn. L’équIpage du cor-saIreJEàn-JosEpHde BresT relâcHaIT à la preMIère escale, après vIngT jours de Mer. Nous IMagInons le pouvoIr de séducTIon des AnTIlles après les rIgueurs eT les prIvaTIons du voyage. Qu’Il se soIT ou non InsTallé en Guadeloupe ; qu’Il y FIT des enFanTs à l’occasIon de ses passages, TouT cela n’a pas vraIMenT d’IMporTance. LuI, Il voulaIT voyager, eT l’avenTure le guIdaIT. il MaîTrIsaIT son desTIn. SIx généraTIons plus Tard, des descendanTs de PIerre, de tHoMas eT de Jean, revIendronT en france, pour s’y InsTaller ou pour reparTIr aIlleurs, dans un cycle IMMuable. La cInquIèMe généraTIon poInTe son nez sur les bords de la LoIre, en Corrèze, à ParIs eT aux ÉTaTs-UnIs. Les enFanTs des enFanTs onT Fondé à nouveau des FaMIlles, eT la brancHe devIendra lIgnée. La lIgnée de quI, au FaIT ? e Ce quI a cHangé à la FIn duXiXsIècle, c’esT que ces enFanTs, conTraI-reMenT à PIerre, le MarIn breTon, n’onT pas deMandé à parTIr à l’avenTure. ils onT sageMenT suIvI leurs parenTs dans leurs pérégrInaTIons. C’esT Paul (35), le FIls du dépuTé, quI naîT le preMIer en deHors de la Guadeloupe, à ParIs en 1879. il esT suIvI par son Frère maxIMe en 1881. Plus Tard vIendra GasTon Léo, le cadeT de GasTon, en 1888. En 1884, STépHane (32) eT Anne Léodor (24) les deux Frères de GasTon, servenT à taHITI. C’esT là que naîTronT René STépHane (37), eT Gérard Léo (87), puIs Georges GaéTan en 1887. Sans préjugé de ce que reTIendra l’HIsToIre, Il esT probable que ceTTe lIgnée ne porTera le noM, quels que soIenT les MérITes de ces jeunes éMI-grés, d’aucun d’eux. Elle ne porTera pas non plus le noM des IllusTres aînés que FurenT Léodor eT GasTon. il FauT cHercHer plus HauT dans l’arbre, du côTé d’EuTropelE pàtriàrCHE. CoMMe PIerre de BreTagne cenT cInquanTe ans plus TôT, c’esT luI quI a décIdé de parTIr, de quITTer la Guadeloupe. il a prIs ceTTe décIsIon en 1877, alors qu’Il esT veuF depuIs deux ans eT qu’Il n’a plus rIen à perdre. il quITTe PoInTe-à-PITre avec ses deux jeunes FIlles ; Il ne parT pas n’IMporTe où. La MalIce de l’HIsToIre s’en Mêle. L’HuIssIer-adjoInT du TrIbunal de PoInTe-à-PITre s’en va pour prendre son posTe d’HuIssIer-noTaIre à Goré, au Sénégal, de Trop sInIsTre répuTaTIon. CeT acTe de courage-là, MérITe qu’on s’y aTTarde. Vous Trouverez à la page suIvanTe, un arbre quI rend soMMaIreMenT coMpTe des MIgraTIons de la lIgnée.
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