Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 11,63 €

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Impotens deus

De
136 pages
Impotens Deus. Traduction : "Dieu impuissant". Au double sens du terme : ni souveraineté ni fécondité. Exit l'Eternel ! Telle est, après trente ans de désintoxication, la conclusion de l'auteur qui fut prêtre. Cette anthologie éruptive signe sa vraie vocation et son pedigree : athée : un maniaque de Dieu qui voit partout son absence. Quant au lecteur, qu'il soit croyant zélé ou mécréant confirmé, follement gay ou hétéronormé, consentira-t-il à se remettre en question ?
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

AVANT-PROPOS
Finnovembre 2005,une bombe éclate:l’instructionro maine
relue et approuvée parB enoît XVI –i nterdisantd ésormais aux
candidats homosexuelsd ’accéderàla pr êt rise. Certes, je
m’attendaisàcette mesure,ayantété alerté dep uisl ’étépar un
correspdanton italien.Iln ’empêche, bien qu’athée ,jes uis
sc andalisé et meurtri :eslencot-i re concevablede faire l’amalgame
entre homos et pédophiles?Ded iaboliseretd’exclure entoute
bonne conscience?I magine- t-on Jésus de Nazarethexcluant les
pédés du Royaumedes on Père, luiqui avai tunfai ble pourles
marginauxdet ous poilsetdet out pedigre e! S’il s’agissaitd ’une
toute autre in stitution que leVatican, on aurait cr au scandale, on
aurait pétitionné, on aurait saisi la Cour européenne des Droits de
l’Homme…O r,àpartl es instancesgayl égitime ment blessées et
révoltées,peu dere mouss uscésit parcettemesure inique.S ans
douted’autres croisadesplanétairesplusur gentes… Jesuissioutré
que jedécide de publieru nr ecueil detextesd ans lesquels ,rageant
ou m’esclaffant, jedé noncerail ’angé lisme et l’homophobie
catholiques.Let itre demonopuse st tout trouv é: IMPOTENS
DEUS. Le lati nsonne secetfort ,c om me un coupdegrisou ou une
gi flecinglante cetectoplasmeinoffensif qu’ils déno mm en t DIEU
–jel ’appelledésor mais Pouet Pou et–etque j’e ntendsd égo nf le r
comme un condompercé!Certes, contreundélire collectif, eun
hypothèsev aseuse, nous ne pouvons rien.Ma is contrese s
représentantsa utoproclamés, contreless bires enjuponnésd e
l’Eglise–etdet outesl es religionsglobalement contemptrice u
corpsets auvagement homophobes –n ousp ouvons,nous devons
combattre.C ’estceque jefais aujourd’hui:c ontre smle aux
conjugués dela superstiti,donel ’intolérance etde l’exclusion,je
ferrai lleà mots nus… et,c om me souvent dansmon œuvre,à me s
risques etpérils.
à

–Enc oredeux précisions.Parra pportàlapre mière publicationà
l’automne 2006 pa rlesép hémères Editions AL NA atlantiqu e,l
pr ésenteversionaétéhabillée deneuf, entièrementrev ue,lestée de
sept nouveaux textes. L’auteur considère cettev ersion comm e
exhaustive, définitive ,enf in idéale. D’autrepar t,puisque avecce t
ouvrage la boueeclst bouclée,il laisseà nouveaudouzeans plus
tardlemotdelafin au cher JacquesGaillot, nondans un sursaut
d’obédien ce,nimêm ep our désencom brer l’ego in extremis,
simplement po urrendre un homma gefraternelprauophète évi ncé:
la voix de l’hom me estrestée douceetleregard toujours aussi
clair.
Mi chel Bellin
Le 29 juin 2008
en la Fête de St Pierre et St l Pau
aMES BIEN CHERS FILS
C’estpour Nous unefé licité, que dis-je, unefélic ité, une Grâce ,
de Nous adresràsevousaujourd’h,euincet emps de l’Avent–
Adventus Domin i,t emps de la venuedeNotre-Seigneurenqu ous
allonsa ccueilliràNoël.C ertes,trnoerencontre, bien chersfi ls
homosexuels, est inhabituelleetc ’estpourquoiNousavonstenu
la rendre discrète,non pas dans le ca dredel ’audience du
mercremadi, is dansl ’intimité de nos apparte ments pontificaux ,
afin que nul ne so it scandalisé. Car malheur celui qui scandalise
un seul de ces petits
Al’instar de notred ivin Ma ître dont Nous reyolans la Voix,
nous vous accueillonsici pour vous dire que Nous vousmoai ns,
tels quev ous êtes, vouslesb rebis lesp lusin dignesetl es plu s
pecc am ineuses dutroupeauque votreB on Pa steur néanmo ins
chérit, selonl’antique adage qu ia ime bien châtreb ien.Voicil e
message queB enedetto,v otreS ouvernPai oncif,v eutv ous
transmettre:quel quesoit le destin desin vers,ti leurma lignité
mais aussi leur souffrance,etbien qu’ils soientlerebutdugenre
huma in, l’opprobred esdeux citésp écheres sesetque leur sa ctes
soient par nature intrinsèqu ement pervers et désor,Ndonnésous ne
jugeons pas,Nous ne condamn ons pas,Nous compatissons,Nous
faisantleplus humble parmileshumbles,serviteur des Serviteurs
du Ch ristetN ous vousdisons solennellement aujourd’hui :D ieu
estam our. Ne vous lamentez donc pas, nedé sespérez pascarDie u
vous chéritm êm esis es voies sont impénétrableset Nous
souhaitonsdetoutc œur que son message depaternellet endresse
vous atteigneaut réfonds,danslefondement de votree spéranc e
puisque, disait l’Apôtre,làoùlep éché abond e, la Grâce
surabonde.
Puisque cesoir,Nous l’avons dit, c’est l’inseqolitui nous
réunit, contacte xceptionnel,audacieux,c urieux… pour ne pa s
direignominieux, c’e st ce thèm ede l’inédi tqueNous avonschoisi
comme thèm ec entral de notremé holie:Dieu nous in terpelle au
cœu rd esévénements lesp lushum bles. Dansla rencontrela plu s
:
!
à
àin attendue,il pé tritnosâmesete nsemencenotrefoi àl’ombredu
quotidien. C’estd éjàlet hè me de Noël Emm anuel,Dieu avec
nous.Oui, Di eusedévoi leetsedonne là où l’on ne l’attend pas
car,disaite ncorel’A pôtre, tout estg râceau cœurd ev otre
disgrâc e.Pourpr euve,mesbien chers fils,Nousvoudrions-afin
que votreconvers ion soit patenteetque setende jusqu’au ciel
l’é nergiede votre repentance-Nous voudr ions donc vouscite r
troist ém oig nag es:troisrencontresh um ai nes singulières,t roi s
an ecdotespr osaïqu esau trav ers des quellesleSeig neurs’estfra yé
un chemin jusqu’aux in iqu esque vousêt es.Bienheureusefaute
Providence inou ïe.Ces ontd esévén ementstout simp lesqu’o
Nousalivrés en confusion,plusexactement en confession. Nous
aurions sans doute dû lesc onserverd ans le secretdenotre
alcôve… pard on,denotrechapelleprivée ma is Nousavonspensé
que cest ém oig nag esdeviep ouvaient vouséd ifier,c ar,comme
disaitcelui queNousavonsévo qu lor sdudernier synode,un bien
tristeapôt recelui-là etqui n’ét aitp asdesnôt res:« Iln’estp oin t
de secre tque letempsnerév èle ». Révé lation ,t elleestbien la
pointedelaVéritédont Nous sommesl eg ar ant,lec œur du
messagedontNoussomm esledép ositai re:leVerbes ’estf ai t
chair(mêm esitris teestlachai r)… leVerbe s’estdoncfait chair
etil aplanté par mi noussatente.Inprincipio eratverbum et
verbum caro factum est
Notrepremiertém oig nageémane –vousallezsour ire,me s
bien chers fils, ma is c’estlas trict ev érité! –n otreté mo ign age
ém ane donc d’un cambrioleur,mo des tetruand, pr esquein offensif
quis évi tn éanm oinsa ujourd’hui encoreen pi llantl esvi lla s
d’Ostie.C ’estm algrétoutunb raveh om me et,N ous qu
conna issonsb ien lesa rcanesdelaBanq ue du St Esprit, Nous
Nousdivertisson ss ouvent desontouchant am ateurisme.Un jour ,
justeavant deluidonnerl’absolution,(àl’époqu e,Nousn’ét ions
que vi caireenBavi ère;cen’estqueplustardque lelascar Nous
suivi tjusquedansla Vi lleSain te),bref, Nousavions étéé mu par
la mé saventurequi luié taita rrivé e.L’ho mme ét ait en trainde
cambriolerun apparte ment, quand il entendit soudainune voix
«C 'estma lcequetufais,Jésust eregar deetil va venir.» Notre
Za chée mo derneseretourneinterloquéetvoitunperro quetquilui
répète:«C 'estmalcequetufai s,Jé susteregardeetilvavenir.
Le cambrioleurrét orquealors:« Tu sais,c oco,moi, j'en ai rien
foutre de ton Jé sus… »P ar donnez-moi,mesfi ls,ma is la vérit
12
é
à
»
:
i
.
é
n
!
:hi storiqueNous oblige àr appor tercespr opos,aussi choquants
soient-ils.Edu lcor ons- lesnéa nm oins afin dene passc anda liserle
moin dredec esbam bin s.L’h om me répliqued onc:« Moi ,d e
Jé sus,peut m’ en chaut ma is disp lutôt, monami, comm en t
t’appelles -tu?»-«Jem' appelleAlexand re,c'estmal cequet u
fais, Jésusteregardeetil va venir.»-«Arr êtedemec asser le s
couilles…p ard on,arrêted ’exacerber ma trop huma ine patience,
dis-moie ncore,Al exandre,c 'estund rôleden om pouru
perroquet ,non ?»
-«E tJé sus ,c'estpasun drôledenom pourun pi ttbull?»
La parab oleestauthentique ma isne ditpassilema uvai slarron
futc onvertipourd eb on apr ès que la Grâcel’eût cruellement
mo rd u. Deuxi èm ee xemple, chers fi lsin digne s,de l’effet de
surpri seque leSei gneurpeutrés erver aux ouvriers desaVi gne.
En cetemps-là, Nousét ions théolo gi en àT übing en, un assezbon
théolo gi en ma foi, àencroirelesmédias .Nousnousin terrogions
beaucoup àl’époque àproposdel ’ét hi que, -lamoral e, c’est
vr aim ent formidiable!-pr incipalements urcetteq uestion
l’in versi on est-elle essentie llemen t perve rse ou intrinsèqu emen t
pervers e?Nuancep ouvant justif ierl’abstin ence.B ref,p ouren
revenirànotreté moig nag e,voicicequi ar rivaà notrebeau-fr ère
quiNousconfia un joursamé saventure. Nousigno ronsd’ai lleur s
comment il osas’abandonne ràun telaveuma is nousét ion sa lors
tousdeuxje unes,nousnousai mion sbeaucoup,c’était aussilafê te
de la bièretouj oursp ropiceaux confidences. ..Br ef,pourvotre
éd if ication, mesb ienchers-fi ls,voicilar encontrequefit lebeau-
fr èredufuturp ape,t ellequ’il Nousla narra.S iegfried–n otre
parents’appelle,pardons’appelai tSi egfried oui, Sie gfriedes t
mo rthél asdansl esan née sq uatre-vingt dix.Comme il ét aitt rès
catholique, il suiva it sc rupuleuse ment lesp res criptions de nos
pr édécesseurs en matière demo rales exuelle.Pui squ’ilsontmisle
pr éser vatifà l’Index,notrebeau-frère pr enait la bullep apalea u
pi eddela lettre… alorsf or cém ent…à for cedes’arrê tersurle s
ai res d’autorou te,mêm eavecledoigt couvert… Nous ne vous
l’avonsp as encoredit?Si egfried ét aitroutier.Il reli ai t
l’A llemagnedel ’Oue stet la Franced eux fois parsemaine,
heureuxdeviv re, chan tantàsaman ière lesl ouangesduSeign eur.
Epan ouidans sacabine, taquinan ts ac hopine etcares sant sa
br ef,rendant homm ageauCréateur,ilétait joyeux etpsalm odiait
nuit etjour. "J'ai un beau camion ,jed escen dsàL yon; j’ai aussi
13



:
n