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J.M.G. Le Clézio - Duetto

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46 pages
« En réalité, je n’étais pas prédestiné à rencontrer J.M.G. Le Clézio. Je ne devais pas vivre une partie de ma vie, dans sa ville natale, et je ne devais pas non plus entendre son nom. Le Clézio s’est pourtant imposé dans ma vie à l’âge de quinze ans, et n’en est plus jamais ressorti. Il m’a hanté, comme il a hanté ma ville d’adoption, celle où je suis arrivé après mon déracinement, mon exil. J’ai été habité par ses personnages, ses histoires qui m’ont emmené jusqu’au bout du monde. C’est donc, en exilé, en voyageur, en lecteur que j’ai arpenté l’œuvre de Le Clézio. J’étais emporté par une soif de comprendre, un mystère intérieur qui m’a sans cesse ramené à lui et à son œuvre. Et c’est en chercheur d’or que j’ai accompli ce compagnonnage, comprenant que cette réponse que je lui demandais, comme je la demandais aux autres, il me fallait aller la chercher tout au fond, à l’intérieur de moi. J’avais besoin d’un guide. Le Clézio a été ce guide. » Marc Alpozzo


L'auteur : Écrivain et critique littéraire, Marc Alpozzo est l’auteur de deux recueils de textes critiques « La Part de l’ombre » (2010) et « Les Âmes sentinelles » (2011), et d'un récit philosophique « Seuls, Éloge de la rencontre » (2014), ainsi que d'un journal de thérapie « Le Saut Nijinsky. Journal d'un éveil » (2015).

La collection Duetto : un écrivain en raconte un autre.
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Le jour où je fis connaissance avec…
J’ai rencontré Jean-Marie Gustave Le Clézio au bord de la Méditerranée. J’avais quinze ans. C’était en 1985. Son roman Le Chercheur d’or était sorti le 21 février, et, la première fois que son nom me fut cité, nous entrions dans l’été. Je ne connaissais encore rien de cet écrivain de quarante-cinq ans à l’époque, n’avais rien lu de sa production, ni à l’école, ni chez moi, préférant les romans noirs à toute autre littérature. Le père d’un ami me parla de cet auteur pour la première fois, alors que nous évoquions les écrivains français qui avaient vécu au bord de la Riviera, précisant qu’il était niçois, qu’on pouvait régulièrement le croiser dans les rues de Nice, qu’il s’y baladait généralement seul. Ainsi donc, sans bourse délier, je partis me procurer les rares ouvrages qu’une bibliothèque, dans mon quartier populaire de l’Ariane, offrait à ses lecteurs. Je me souviens encore nettement des titres, que je découvris en vrac, avec cet émoi de la jeunesse :
Le Procès-verbal, La Fièvre, Mondo et autres histoires, Désert, La Ronde et autres faits divers, et Le Chercheur d’or fraîchement exposé au milieu des nouveautés.
Il pouvait bien caracoler en tête des ventes depuis Mondo, Le Clézio, son écriture faite de détails infimes, décrivant le monde, ses hommes, et cette délicate minutie dans l’observation des trésors cachés de la nature et sa beauté chantante pouvaient bien être déjà célèbres, parfois même pastichées, il pouvait bien figurer en bonne place dans le Larousse, à la partie Personnages illustres
, un nombre restreint de lecteurs toutefois, ouvraient ses écrits de jeunesse, sûrement parce qu’aucun de ses textes n’avait l’intention de se laisser apprivoiser avec la facilité déconcertante des livres à la mode.
C’est ainsi que je fréquentai les librairies de Nice, pour désormais toucher, palper, feuilleter longuement ses ouvrages, tandis que ses titres m’invitaient au voyage : Le Déluge, L’Extase matérielle, Terra Amata, Le Livre des fuites, Voyage de l’autre côté, Les Prophéties du Chilam Balam, L’Inconnu sur la terre, Trois villes saintes. À la fin de l’année 1986, j’avais donc lu tout ce qu’il avait publié à ce jour. Certains, comme Désert, plusieurs fois. Aucun ne m’échappa ; aucun ne me résista. Pour le dire trivialement, je les avais désormais dans la peau…
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