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J'veux du Souchon et du Voulzy

De
272 pages
Tu verras bien qu’un beau matin éclairé, j’irai écrire sur mes chanteurs préférés. Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi, intéressée par ces deuxlà. Derrière les mots : rien que du bonheur. Trop beaux ces 30 ans à côtoyer ces Cadors lors des tournées et des émissions de télévision.

Avec eux, j’ai toujours le coeur grenadine. C’est cette passion que je vais partager avec vous dans ce livre. Vous raconter ces moments intenses, émouvants et drôles. Une invitation à une balade parsemée d’anecdotes inédites. Avec eux, la vie n’est jamais au ras des pâquerettes car leur âme a la beauté d’Ava Gardner. Si le soleil donne de la couleur aux gens, Alain et Laurent donnent le bonheur. C’est déjà ça. C’est déjà beaucoup.

Une partie des droits perçus sur la vente de ce livre sera reversée à des oeuvres caritatives. Une façon de rester fidèle à la philosophie de ces deux grands artistes qui se sont toujours investis dans des oeuvres caritatives dans la plus grande discrétion.
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Extrait
Je me présente

Originaire des Pays de la Loire, je passe une enfance (à Javron) et une adolescence (à Mayenne) plutôt tranquilles et banales dans ma verte Mayenne. Mes parents ont un énorme poste de radio toujours branché sur RTL et très tôt, nous avons eu la télévision (noir et blanc) à la maison. À l’époque, le choix des chaînes est très restreint. Les programmes que nos parents nous autorisent à regarder ma sœur cadette Christelle et moi sont : la Piste aux Étoiles et les émissions de variétés.
Ainsi, très vite, à force de voir relativement souvent les mêmes artistes à l’écran, j’ai fini par jeter mon dévolu sur Claude François. Je ne rate aucun de ses passages radio ou télé. J’achète tous les mois Podium où, ainsi, je peux suivre l’évolution de sa vie et de sa carrière. À cette époque, j’ai 12-13 ans, mon rêve est de devenir la secrétaire de Claude et partager ainsi un peu de sa vie qui me fait tant rêver, vue de ma petite province !!!
Mais malheureusement, le destin en décide tout autrement car ma vie bascule le fameux samedi 11 mars 1978 (je viens d’avoir 15 ans trois semaines plus tôt), puisque mon idole s’effondre foudroyée dans sa salle de bains. C’est curieux comme il y a des dates qui restent gravées à l’esprit à tout jamais : ce qu’on fait au moment où on apprend une telle nouvelle.
Et là, ma vie a perdu tout son sens. Un vide s’est installé dans mon cœur et mon plus grand désespoir venait du fait que je ne l’avais jamais rencontré en chair et en os, ni vu sur scène. Et pourtant cela a failli se faire à deux reprises :
– La première fois, nous étions tous les quatre (mes parents, ma sœur et moi) en vacances à Rosas en Espagne au mois d’août et il y a des affiches partout du gala de Claude François annoncé à Lloret de Mar (à quelques kilomètres seulement) quelques jours plus tard.
Malheureusement, c’est déjà complet et mon père n’a pas voulu aller galérer là-bas en voiture, vu le monde qu’il y a en plein mois d’août sur la côte et plus particulièrement le jour même du concert. Et mon père de me dire : « Mais tu auras toute la vie pour aller le voir en concert ! ».

– La seconde fois, en février 1978, nous sommes allés à l’émission de Jacques Martin qui a lieu en direct avec l’École des Fans et on apprend sur place que le lendemain, aurait lieu l’émission de Guy Lux avec pour invité Claude François. J’implore mes parents que l’on revienne le lendemain mais cela est hors de question puisque nous devons rentrer à la maison car mes parents travaillent et nous avons école. C’est sûr que si j’avais su qu’il serait mort trois semaines plus tard, j’aurais tout fait pour y aller quand même. Mais le destin ! C’est vrai que l’adolescence est une période où l’on est fragile, on se construit et pour moi, cela a représenté comme une fêlure dans cette période où l’on se cherche, on rêve de notre vie future. En 1981, l’année de mes 18 ans, fut une année finalement très bonne :
– le 1er juin : j’ai mon permis de conduire,

– le 30 juin : j’ai le bac B,
– en novembre : je rencontre Alain Souchon pour la première fois (un personnage attachant, atypique et tellement à l’opposé de Claude François : côté physique et côté répertoire de chansons). Et quelques jours plus tard, je rencontre Laurent Voulzy. Là, je rentre, à l’aube de l’âge adulte, dans une autre « ère » de ma vie qui se montrera très généreuse quant à ce que j’allais vivre avec ces deux artistes, frères de cœur.

Les personnes de mon entourage sont étonnées quand je leur dis comment je les ai rencontrés et que maintenant ils me reconnaissent. Elles sont éberluées d’autant plus que cela s’est fait naturellement, au hasard de rencontres répétées où ils ont dû me trouver sympa et être étonnés de mon assiduité au fil des années, à prendre des photos aux émissions, spectacles…
Au fur et à mesure des années, je me trouve invitée aux cocktails après les concerts. Ainsi, j’ai pu assister à des remises de disques d’or, de platine et même fêter leurs anniversaires. Une autre fois, au Casino de Paris, a lieu un concert organisé par une radio pour faire découvrir de jeunes talents. Alain Chamfort en est le parrain et s’y produit également le groupe Cherche Midi (composé de Pierre : fils d’Alain, et Julien : fils de Laurent). À la fin du concert, dans le hall du Casino de Paris, se dressent des tables joliment décorées avec bouteilles et petits fours pour un cocktail. À un moment donné, je me retourne et je vois à deux mètres de moi Alain Berger (administrateur de plusieurs tournées d’Alain Souchon, il a d’ailleurs fait ses débuts dans le métier en travaillant avec Claude François), je lui dis : « Bonjour Alain » et à ma grande surprise ce sont trois voix qui me répondent, et donc trois Alain : Alain B, puis oh surprise, je me retrouve nez à nez avec Alain Souchon et Alain Chamfort. Je suis abasourdie et je leur fais la bise à tous les trois en nous souriant mutuellement car chacun, je pense, vient de se rendre compte du comique de la situation !!!

Depuis maintenant 30 ans que je connais Alain et Laurent, j’ai pu remarquer quelques hasards de la vie et des coïncidences pour le moins étranges et très surprenantes. Chaque chose vécue sur le moment, on n’y attache guère d’importance mais c’est parfois avec le recul que l’on se dit : « Tiens comme c’est étrange. » Vous en découvrirez au fur et à mesure de votre lecture.

Par ailleurs, tout au long de ces trente années, les hommes qui ont partagé ma vie, m’ont laissé l’entière liberté de vivre à fond ma passion et je les en remercie : tout d’abord Jean-Luc, ensuite Yves et David (le père de ma fille). Ils ont appris avec moi ou plutôt grâce à moi à connaître Alain et Laurent et finalement à apprécier ces deux « personnages ». 
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