Jean-Jacques Pauvert - L'éditeur en liberté

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Ainsi, monsieur, vous voulez travailler dans le livre ?
(Gaston Gallimard à Jean-Jacques Pauvert en 1941.)

Contre la censure, il fut le premier à publier l’oeuvre complète du marquis de Sade, au grand jour et sous son nom. Il fut aussi l’éditeur d’Histoire d’O, d’André Breton, de Georges Bataille, de Boris Vian et d’autres auteurs majeurs du xxe siècle.

Jean-Jacques Pauvert est mort le samedi 27 septembre 2014. Il était l’un des derniers éditeurs « à l’ancienne » et incarnait le combat pour la liberté. Sa carrière fut tumultueuse. Sa vie, aussi mouvementée que romanesque. Compagnon de Régine Deforges, ami des surréalistes, l’homme séduisait autant par son érudition que par son irrévérence.

L’auteur de cette biographie, Emmanuel Pierrat, a été son avocat et ami pendant les vingt dernières années de sa vie. Il a rencontré plus de soixante témoins – d’Antoine Gallimard à Annie Le Brun – et a notamment consulté les archives personnelles de Jean-Jacques Pauvert. Il fait revivre Pauvert jeune éditeur, coursier pour la Résistance ; l’« affaire Sade » ; les surréalistes ; l’aventure d’Histoire d’O ; la rencontre avec Régine Deforges ; la concurrence de Tchou, Losfeld, Balland ou Bourgois ; les multiples faillites et les rebondissements d’une vie tout entière vouée au livre et à la liberté…


 
Publié le : mercredi 9 mars 2016
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EAN13 : 9782702158227
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Pour Véronique Tuffal-Nerson, autre grand esprit libre.

1

Avant Gallimard

Les années d’enfance

« La lecture mène à l’écriture, qui mène à la lecture, et ainsi de suite. Éditeur, je n’ai jamais cessé de l’être, jusqu’à ces dernières années. C’est un métier qui se perpétue… jusqu’à la fin ! »

Jean-Jacques PAUVERT,
entretien donné au Nouvel Observateur en novembre 2013, six mois avant sa disparition.

Jean-Jacques Pauvert est né le 8 avril 1926. Après quelques saisons passées à Montmartre, c’est à Sceaux qu’il poursuit sa jeune existence, dans un pavillon comme il en pousse beaucoup à cette époque, le sien peut-être davantage rempli de livres que la moyenne.

Marcel, son père, est en effet journaliste. Depuis la mort du grand-père de Jean-Jacques, il est seul à assurer la subsistance de la famille. Il doit couper court à ses ambitions universitaires et trouver du travail. Il occupe divers emplois, puis entre dans un journal. Au bas de l’échelle, aux chiens écrasés. La famille Pauvert ne roule pas sur l’or.

L’existence est chiche mais, entre ceux qui sont achetés et ceux que Marcel reçoit en service de presse, la maison ne manque pas de livres. Ils arrivent au courrier, chacun en ramène de la librairie, ils sont posés ça et là, ils sont lus, tous en parlent, les discussions sont parfois passionnées ; ils s’entassent, ils s’accumulent.

L’enfant Jean-Jacques prend plaisir à écouter ces conversations auxquelles plus tard il se joindra, plaisir aussi à dévorer du regard tous ces volumes, à en tourner les pages, qui ne sont pas toujours découpées, à scruter les couvertures, le dessin des caractères, le grain du papier, à deviner les histoires à travers les gravures ornant le texte, et à les découvrir enfin, ces histoires, sitôt qu’il a appris l’alphabet, le soir, avant de dormir, éclairé par une bougie.

Il a une autre passion que les livres, à cette époque-là. Elle ne doit rien à sa famille. C’est son jardin secret. Comme la littérature, elle a partie liée avec la solitude et l’observation. Entre deux aventures, entre deux chasses au trésor avec les copains et les copines, Jean-Jacques s’offre de longues promenades dans la nature. Il prend plaisir à observer les insectes, les plantes, les mares, toute la population qui y existe.

À l’école, il n’est un élève ni studieux ni appliqué. Il s’intéresse aux matières comme aux livres, ainsi qu’il exercera plus tard son métier d’éditeur : avec appétit et en suivant ses idées, sans se laisser imposer quoi que ce soit. Il a des engouements, mais aussi des divorces. Des langues vivantes, il ne se soucie pas. Des mathématiques, encore moins.

Certains maîtres, certaines maîtresses, le séduisent. C’est alors un engouement pour la discipline étudiée. Avec d’autres, au contraire, c’est le rejet. Il a déjà des opinions tranchées. La lecture lui a conféré, peut-être pas encore une culture, mais des goûts et un jugement affirmés.

Une propension, aussi, à ne pas faire confiance aux enseignants. Un professeur lui affirme que les sauterelles sont herbivores, mais lui sait bien qu’elles sont carnivores puisqu’il en possède, captives d’une boîte de verre, et qu’elles se livrent au cannibalisme. Qu’il se souvienne, près de soixante-dix ans après, de cette anecdote, et qu’il juge important de la raconter dans ses mémoires, en dit long sur sa personnalité.

Il comprend vite qu’on apprend mieux en explorant le monde, ou en lisant, qu’en écoutant les professeurs. Alors il va de moins en moins à l’école et arpente de plus en plus la campagne environnante aussi bien que les livres.

Au bout du compte, cela donne un élève moyen. Il ne redouble pas, même s’il faut parfois compter sur le coup de pouce d’un professeur pour favoriser le passage.

Cette remise en cause du savoir officiel ne concerne pas que ses enseignants, mais aussi les journaux et la radio. Il apprend, grâce à son père pigiste, à s’intéresser à l’envers du décor, au négatif. Il comprend l’histoire en marche derrière le fait divers.

Les années passent, arrivent la montée du nazisme en Allemagne et la menace de la guerre.

Il vit de plus en plus dans les livres. Découvre Jarry, Hugo, Dumas, mais aussi Heredia, que lui offre son père, le Littré, dont il entreprend une lecture systématique (il renoncera bien plus tard, mais, parvenu tout de même à la lettre D, et peut-être marqué par cette expérience de jeunesse, il le rééditera), Pierre Louÿs, Colette, surtout elle, dont chaque livre qu’il peut trouver l’émerveille.

Parfois ses goûts font débat. Mais invariablement, la discipline familiale tranche en faveur de la liberté. Comment empêcher un enfant de lire ce qu’il veut ? Ça aussi, c’est une leçon qu’il n’oubliera pas. Des décennies plus tard, il a, avec Claude Tchou, éditeur lui aussi d’ouvrages érotiques, une conversation au sujet de sa propre fille, traumatisée par un fait divers horrible dont elle a pris connaissance dans un journal :

« J’expliquais succinctement à Claude Tchou qu’il [fallait] préparer les enfants le mieux possible à ce genre de chocs, inévitables, et dont il valait mieux essayer de parler. Plutôt que de les leur éviter à tout prix, et laisser le ministère de l’Intérieur faire leur éducation et la police des livres. On pouvait toujours essayer d’inculquer aux enfants la différence entre l’imagination des livres et la réalité des faits divers1. »

À seulement treize ans, Jean-Jacques Pauvert sait déjà que la littérature est une école de liberté et que rien ne peut, ni ne doit la contraindre, que tout peut s’écrire et surtout que tout peut se lire. Arsène Lupin, Rosny aîné, Jules Verne, mais aussi Octave Mirbeau, Jules Renard, Les Liaisons dangereuses

La guerre est déclarée mais, pour lui, ça ne change rien. Il continue d’aller à l’école avec une assiduité en dents de scie, curieux des matières littéraires, ignorant superbement les autres.

Ça semble une bonne idée, de s’intéresser au monde aussi peu qu’au lycée. Oui mais voilà, le monde ne l’entend pas de cette oreille et bientôt c’est l’exode, il faut remplir la voiture de matelas, de malles, de valises et de sacs, de toutes sortes de choses, et quitter la zone occupée. On s’exile un moment en Dordogne, dans la maison de famille, où l’on ne va plus depuis des lustres. C’est une aventure, déjà. Le voyage dure trois jours, émaillés d’incidents. Pour un lecteur de Jules Verne et des feuilletonistes, c’est vivre soudain dans le monde rocambolesque qu’ils décrivent au fil des épisodes de leurs histoires ! Pour un adolescent imaginatif de quatorze ans, la guerre, ce qu’il en voit en tout cas, est quelque chose d’amusant.

Et puis la vie, dans cette vieille baraque de Dordogne, au plancher qui craque, aux nuits remplies de bruits mystérieux, est bien plus excitante et pleine d’imprévus que le quotidien de Sceaux ! La maison est presque en ruines. Déjà squattée – avec la bénédiction de la mairie – par d’autres réfugiés. Il faut composer avec tout ce monde, que nul ne connaît. Et bientôt la famille se regroupe. Jacques, l’oncle de Jean-Jacques, vient avec son fils.

Le lycée ? Plus question ! Au moins jusqu’à septembre. Six mois de grandes vacances, inespérées. Tout un nouveau décor à explorer et à découvrir. Autour de la maison, il y a les bois, dans la maison les greniers. Pour venir à bout de tout ça, six mois ne seront pas de trop.

C’est donc à nouveau les escapades dans la forêt, les heures passées seul et à se croire coupé du monde. Bref, la liberté. Ce qui, vu la situation que traverse le pays, est savoureux.

Dans les greniers ce sont la pénombre, les odeurs anciennes, les rais de lumière qui viennent comme des fantômes, c’est aussi une poussière aussi vierge que la première neige en hiver, et sous la poussière, les livres. L’impression de violer le tombeau des pharaons.

Des trouvailles. Des chocs : revues d’avant-guerre (celles de 14), illustrés, le Journal de l’Université des Annales, paru à la fin du XIXe siècle et consacré à la littérature de son temps, tous les auteurs que Jean-Jacques découvre comme s’ils étaient vivants encore, comme s’ils faisaient l’actualité.

C’est la rencontre avec Rimbaud, avec Verlaine. C’est la révélation que la littérature peut atteindre cette hauteur, et provoquer ces émotions.

À quatorze ans, dans ce grenier à l’odeur de vieux bois et de moisissure, éclairé seulement par ces mêmes rais de soleil qui traversent les fentes du toit en scintillant de poussière, le voilà face à une littérature dont il pressentait l’existence, et sa vie ne sera plus jamais la même.

Il faut se le représenter, adolescent à peine, seul au milieu d’adultes qui ne parlent que de la guerre et de ses conséquences. Les heures passées dans ces mansardes aux plafonds bas. Les toiles d’araignées, les meubles entassés dans un coin, les tâches d’humidité, tout un monde fantastique et disparu. Les illustrés, les vieux journaux, les gravures d’Hetzel ; les feuilletons à reconstituer un épisode après l’autre, chercher dans la vieille malle le numéro suivant, déranger les insectes, et s’il est manquant, trouver celui d’après, combler les trous avec son imagination.

Allongé sur le sol, toute la journée envolée en lecture, avec en écho parfois les conversations des adultes un étage plus bas, au fil des heures la luminosité qui baisse obligeant à rapprocher le visage de la page, à plisser les yeux, absorbé par l’histoire et l’odeur du papier, les pages jaunies, fragiles, qu’il faut tourner avec précaution. Et d’un coup, au détour d’une histoire de pirate illustrée par une gravure à quatre sous, ceci, de Rimbaud, qui le bouleverse :

Elle est retrouvée,

Quoi ? L’éternité.

C’est la mer allée

Avec le soleil.

Les meilleures choses ont une fin, et cet exil en littérature se termine. Il faut refermer les bouquins, quitter le grenier, suivre les parents qui retournent à Paris. Heureusement, l’ennui est de courte durée. Jean-Jacques fait la connaissance d’André Salmon. L’écrivain est alors âgé de soixante ans. Nous sommes en 1940, et cet homme, qui est l’oncle de sa mère, lui ouvre encore de nouvelles portes.

André Salmon fut l’ami de Picasso, d’Apollinaire (un passage d’Alcools mentionne explicitement son mariage). En tant que critique d’art, il défendit le cubisme, comme journaliste, il contribua à L’Assiette au beurre, à L’Intransigeant, au Petit Parisien – ses reportages pro-franquistes lui vaudront d’ailleurs de brefs ennuis à la Libération.

Il a également une œuvre littéraire forte d’une quinzaine d’ouvrages de poésie, d’une douzaine de romans et de plus de vingt livres consacrés à l’histoire de l’art de son temps. Son ultime livre, une fantaisie intitulée Le Monocle à deux coups, sera d’ailleurs publié en 1968 par Pauvert. Il y a écrit :

Parti en guerre au cœur de l’été

Vainqueur au déclin de l’automne

Titubant d’avoir culbuté des tonnes

Et des tonnes

D’explosifs sur le vieil univers patiemment saboté,

Tu vas avoir quarante ans,

Tu as fait la guerre

Tu n’es plus l’homme de naguère

Et tu ne seras jamais l’homme que fut à cet âge ton père.

C’est une rencontre décisive. Un monde neuf qui se dessine pour Jean-Jacques. Cocteau, Cendrars, Max Jacob. Des noms fondateurs. Les racines de son goût et de sa culture.

L’impression d’un nouveau pays, d’un continent entier à explorer – dont son grand-oncle sera le premier guide. Il y en aura d’autres.

À l’époque, Alcools est introuvable en librairie. Jean-Jacques lit et relit l’exemplaire dédicacé que lui a prêté son grand-oncle. Il en recopie de nombreuses pages.

Et puis c’est Céline. Le choc Céline, qui ébranle Jean-Jacques comme on peut l’être à quatorze ans. Nul n’oublie les grands chocs esthétiques de l’adolescence. Ces livres qu’on relit en boucle, ces pages qu’on connaît par cœur et qui vous font l’effet d’un baquet d’eau glacée jeté au visage, d’une série de gifles en pleine face, d’un coup de poing au ventre, qui vous donnent le sentiment à la fois de venir au monde et d’en avoir tout compris. Ils ne sont pas nombreux à faire cet effet-là. Céline en est.

Quand Jean-Jacques découvre Bagatelles pour un massacre – un des trois atroces pamphlets antisémites de Céline, paru en 1937 –, il le lit de bon cœur, et il rit beaucoup. Rien dans le livre ne le choque, tant le propos est outré. Rien là-dedans ne lui semble devoir être pris au sérieux, et il est d’accord avec les arguments de Gide qui a défendu Céline dans un article de la NRF l’année suivante :

« Il me paraît que la critique, en général, a quelque peu déraisonné en parlant de Bagatelles pour un massacre. Qu’elle ait pu se méprendre, c’est ce qui m’étonne. Car enfin Céline jouait gros. Il jouait même le plus gros possible ; comme il le faisait toujours. Il n’y allait pas par quatre chemins. Il faisait de son mieux pour avertir que tout cela n’était pas plus sérieux que la chevauchée de Don Quichotte en plein ciel. […]

Quant à la question même du sémitisme, elle n’est même pas effleurée. S’il fallait voir dans Bagatelles pour un massacre autre chose qu’un jeu, Céline, en dépit de tout son génie, serait sans excuse de remuer les passions banales avec ce cynisme et cette désinvolte légèreté2. »

Pendant ce temps, la guerre continue. Et il faut bien, aussi, retourner à l’école. Ce conflit, l’adolescent n’y est pas très sensible. Autour de lui les adultes en parlent, la radio aussi, mais il n’y comprend pas grand-chose.

Les études ne le passionnent toujours pas. Toutefois, lors de sa dernière année de lycée, il fait la rencontre, par le biais d’un professeur qui aura lui aussi contribué à façonner sa sensibilité esthétique, des œuvres de Chateaubriand et de Baudelaire, dont les noms lui étaient bien sûr connus, mais qu’il lit vraiment, pour la première fois, dans cette classe. Ce que reconnaît Pauvert à quatorze ans, ça n’est pas l’analyse froide, mais la puissance d’un texte, la délicatesse d’un papier, la qualité d’une impression. Il est déjà, sans s’en rendre compte, bibliophile, bibliophage et bibliomane.

Il se fait exclure du lycée pour cause d’absentéisme répété, ce qui ne cause pas, le lecteur s’en doute, une grande joie à ses parents. Il n’a même pas le certificat d’études. Il n’a pas le moindre diplôme, ne sait rien faire.

Alors il exerce quelques petits boulots, difficilement décrochés ; après tout Jean-Jacques n’a même pas quinze ans. Et puis son père a une idée : pourquoi n’irait-il pas travailler chez Gallimard, à la librairie, puisqu’il aime tant les livres ? Il connaît un peu Gaston Gallimard, obtenir un rendez-vous n’est pas difficile.

— Ainsi, monsieur, vous voulez donc travailler dans le livre…

C’est par cette phrase que commence la carrière de Jean-Jacques Pauvert dans l’édition, où elle durera plus de soixante-dix ans. Il occupera tous les postes, de grouillot à éditeur, en passant, dans le désordre, par libraire, directeur de collection, écrivain et directeur de revue.

Emmanuel Pierrat

Emmanuel Pierrat est écrivain et avocat spécialiste de la propriété intellectuelle et de la censure, conservateur du musée du Barreau de Paris, auteur d’essais et de romans, collectionneur. Il a notamment publié Le Livre noir de la censure (Seuil) et Le Livre des livres érotiques (Éditions du Chêne).

Du même auteur

Fictions et récits

Histoire d’eaux, Le Dilettante, 2002, Pocket, 2004, Libra Diffusio, 2004.

La Course au tigre, Le Dilettante, 2003, Pocket, 2005.

Le Sexe (direction d’ouvrage), La Découverte, collection « Les Français peints par eux-mêmes », 2003.

L’Industrie du sexe et du poisson pané, Le Dilettante, 2004, Pocket, 2006.

Les Dix Gros Blancs, Fayard, 2005, Pocket, 2007.

Fin de pistes, Éditions Léo Scheer, 2006.

Troublé de l’éveil, Fayard, 2008, Éditions des Femmes/Bibliothèque des voix, 2009.

Maître de soi, Fayard, 2010.

Une maîtresse de trop, Biro éditeur, Les sentiers du crime, 2010.

L’Éditrice, Hors Collection, L’instant érotique, 2010.

Maître Nemo largue les amarres, L’Une & L’Autre, 2010.

La Féticheuse, Atelier in-8, 2012.

Qui a tué Mathusalem ? (en collaboration avec Jérôme Pierrat), Denoël, 2012.

Le Procès du dragon, Le Passage, 2015.

 

Essais

Le Sexe et la Loi, Arléa, 1996, La Musardine, 2002, 2008 et 2015.

La Culture quand même (en collaboration avec Patrick Bloche et Marc Gauchée), Mille et une nuits, 2002.

L’Édition en procès (en collaboration avec Sylvain Goudemare), Éditions Léo Scheer, 2003.

Le Bonheur de vivre en enfer, Maren Sell éditeurs, 2004.

Lettres galantes de Mozart (en collaboration avec Patrick de Sinety), Flammarion, 2004.

Pirateries intellectuelles, Sens & Tonka, 2005.

La Guerre des copyrights, Fayard, 2006.

Brèves de prétoire, Chifflet et Cie, 2007.

La Justice pour les nuls (corédaction et direction d’ouvrage), First, 2007 et 2013.

Le Sens de la défense (en collaboration avec Jeanne-Marie Sens), L’Une & L’Autre, 2008.

Le Livre noir de la censure (corédaction et direction d’ouvrage), Seuil, 2008, Prix Tartuffe 2008.

Museum Connection, enquête sur le pillage de nos musées (en collaboration avec Jean-Marie de Silguy), First, 2008.

Nouvelles Brèves de prétoire, Chifflet et Cie, 2008.

Les Grandes Énigmes de la justice, First, 2009.

Le Paris des francs-maçons (en collaboration avec Laurent Kupferman), Le Cherche-Midi, 2009 et 2013.

Accusés Baudelaire, Flaubert, levez-vous ! Napoléon III censure les Lettres, André Versaille Éditeur, 2010.

Familles, je vous hais ! Les héritiers d’auteurs, Hoëbeke, 2010.

La Collectionnite, Le Passage, 2011.

Les Grands Textes de la franc-maçonnerie décryptés (en collaboration avec Laurent Kupferman), First, 2011.

Les Veuves abusives d’Anatole de Monzie (édition critique), Grasset, Les Cahiers rouges, 2011.

Faut-il rendre les œuvres d’art ?, CNRS Éditions, 2011.

Comme un seul homme, droit, genre, sexe et politique, Galaade, 2012.

Aimer lire, une passion à partager, Du Mesnil, 2012.

Ce que la France doit aux francs-maçons (en collaboration avec Laurent Kupferman), First, 2012.

Paris, ville érotique. Une histoire du sexe à Paris, Parigramme, 2013.

Les Secrets de la franc-maçonnerie, La Librairie Vuibert, 2013.

Les Lorettes, Le Passage, 2013.

La Famille d’aujourd’hui pour les nuls (en collaboration avec Julien Fournier et Sophie Viaris de Lesegno), First, 2013.

Les Arts premiers pour les nuls, First, 2014.

La Liberté sans expression ? Jusqu’où peut-on toute dire, écrire, dessiner, Flammarion, 2015.

Les Brèves de prétoire, l’intégrale, Chifflet & Cie, 2015.

Les Symboles pour les nuls, First, 2015.

Les Francs-maçons sous l’Occupation, entre résistance et collaboration, Albin Michel, 2016.

Une histoire du culte de la personnalité, Vuibert, 2016.

 

Livres illustrés et livres d’art

Antimanuel de droit, Bréal, 2007.

Le Livre des livres érotiques, Chêne, 2007.

Pommes libertines (en collaboration avec Richard Conte), Bernard Pascuito éditeur, 2008.

Une idée érotique par jour, Chêne, 2008.

Comprendre l’art africain, Chêne, 2008.

Cent Livres censurés, Chêne, 2010.

Les Nouveaux Cabinets de curiosité, Les Beaux Jours, 2011.

Cent Images à scandale, Hoëbeke, 2011 et 2013.

Cent Œuvres d’art censurées, Chêne, 2012.

Le Phallus d’Alain Danielou (édition critique), La Demeure du labyrinthe, 2013.

Il était une fois Peau d’âne (en collaboration avec Rosalie Varda-Demy), La Martinière, 2014, Prix Simone Goldschmidt-Fondation de France.

 

Cent Chansons censurées (en collaboration avec Aurélie Sfez), Hoëbeke, 2014.

Les Mots qui font mâle, Petit Lexique littéraire et poétique du sexe masculin (en collaboration avec Jean Feixas), Hoëbeke, 2015.

Les Grand Procès de l’Histoire, La Martinière, 2015.

Barbes et moustaches (en collaboration avec Jean Feixas), Hoëbeke, 2015.

Le Droit d’auteur (en collaboration avec Fabrice Neaud), Le Lombard, 2016.

Moi, avocat, Glénat jeunesse, 2016.

La Justice en infographie, La Martinière, 2016.

 

Ouvrages juridiques

Guide du droit d’auteur à l’usage des éditeurs, Éditions du Cercle de la Librairie, 1995.

Le Droit d’auteur et l’édition, Éditions du Cercle de la Librairie, 1998, 2005 et 2013.

Le Droit de l’édition appliqué I, Éditions du Cercle de la Librairie/Cecofop, 2000.

Reproduction interdite, le droit à l’image expliqué aux professionnels de la culture et de la communication, à ceux qui veulent protéger leur image et à tous les autres qui veulent comprendre la nouvelle censure iconographique, Maxima/Laurent du Mesnil, 2001.

Le Droit du livre, Éditions du Cercle de la Librairie, 2001, 2005 et 2013.

Le Droit de l’édition appliqué II, Éditions du Cercle de la Librairie/Cecofop, 2002.

Les Contrats de l’édition, 2011 et 2014, editionsducercledelalibraire.com (disponible uniquement sur support numérique).

Guide juridique pratique de l’éditeur. Livre-Presse-Multimédia (en co-direction avec Agnès-Lahn Gozin et Arnaud Le Mérour), Stratégies, 2001.

 

Traductions

Pensées paresseuses d’un paresseux de Jerome K. Jerome (traduit de l’anglais, en collaboration avec Claude Pinganaud), Arléa, 1991, Arléa poche, 1996.

Histoires de fantômes indiens de Rabindranath Tagore (traduit du bengali, en collaboration avec Ketaki Dutt-Paul), Cartouche, 2006, Arléa poche, 2008.

Fanny Hill, femme de plaisir (présenté et adapté de l’anglais), Bernard Pascuito éditeur, 2008.

Notes

1. Jean-Jacques PAUVERT,La Traversée du livre, Viviane Hamy, 2004.

2. In Jean-Jacques PAUVERT,La Traversée du livre, op. cit.

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