Jeanne d'Arc; libératrice de la France

De
06 fcp JEANNE D'ARC LIBÉRATRICE DE LA FRANCE PAR JOSEPH FABRE Tous les« corps, le Armement, les étoiles «la terre et ses royaumes ne valent pas le «moindre des esprits; car il connaît tout cela et« soi ex les corps,; rien. Tous les corps ensemble« et tous les esprits ensemble et toutes« leurs productions ne valent pas lemoindre« mouvement de charité: cela est d un ordre« infiniment plus élevé. » Pascal. Nouvelle édition revue et corrigée PARIS f LIBRAIRIE HACHETTE & Qui 79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79 Droits de traduction et de reproduction réservés a I n A I U O FEMMES FRANÇAISESAUX LIVRE SUR JEANNE D'ARCCE EST DÉDIÉ iQ Go • -«o a a a. * b§s I* Sf "3- i •»i 2 s s ' ft£r^, S. ~ 2 5. a g- §g: I J. s. S. S-a M *» * - * a « ^ 1| g ?)*~ o 0> ^ P9r?filO a » are - ç- -^3a x tt2- 9-r. ^ S . a •» 5: Sn 2 ". ;i2 = R s S'ï^3^ o ^ S2 S 2 *•» «^ ni nsS- "Sni * » *o °" s ? Oh o5 2. 8 -1 R.?"=: ni m' S£ , a. a..„ s " ai° s S . 2 2. ~ r~ i,j ~; J ; ' "§ t ^ _ O -" "^«5 S- £ S"S> 5 mm ' 1-8 1S-J5Lfejr J^ | ^>^. 5 a 2^ fr § «S" & s. * «s 5. s a_ a a:s g 5 5 §• g-S PREFACE bourguignon, possesseurs deAlliés au parti Paris, les An-plusieurs provinces, maîtres de glais couraient par la France et la pillaient. villes tremblaient derrière leurs rem-Les étaient désertes; pesteparts; les campagnes et famine sévissaient; il avait un affolementy multipliaient processions etuniversel. Les uns dans les bois,pèlerinages. Les autres vaguaient des sorciers, et se don-s'attroupaient autour naient au démon.
Publié le : dimanche 30 septembre 2012
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06fcpJEANNE D'ARC
LIBÉRATRICE DE LA FRANCE
PAR
JOSEPH FABRE
Tous les« corps, le Armement, les étoiles
«la terre et ses royaumes ne valent pas le
«moindre des esprits; car il connaît tout
cela et« soi ex les corps,; rien. Tous les corps
ensemble« et tous les esprits ensemble et
toutes« leurs productions ne valent pas lemoindre« mouvement de charité: cela est
d un ordre« infiniment plus élevé. »
Pascal.
Nouvelle édition revue et corrigée
PARIS
f
LIBRAIRIE HACHETTE & Qui
79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79
Droits de traduction et de reproduction réservésa
I n A
I U O
FEMMES FRANÇAISESAUX
LIVRE SUR JEANNE D'ARCCE
EST DÉDIÉiQ Go•
-«o a a a.
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5 a 2^ fr § «S" &
s. * «s 5. s
a_ a a:s g
5 5 §• g-SPREFACE
bourguignon, possesseurs deAlliés au parti
Paris, les An-plusieurs provinces, maîtres de
glais couraient par la France et la pillaient.
villes tremblaient derrière leurs rem-Les
étaient désertes; pesteparts; les campagnes
et famine sévissaient; il avait un affolementy
multipliaient processions etuniversel. Les uns
dans les bois,pèlerinages. Les autres vaguaient
des sorciers, et se don-s'attroupaient autour
naient au démon.
meilleursDéfaites sur défaites. Morts les
guerriers. Morte l'espérance. L'invasion était
maîtresse.
A ce moment semblait perdu, uneoù tout
paysanne sauver.de dix-sept ans vint toutvi PRÉFACE
Elle se déclara envoyée de Dieu elle mani-;
festa les plus splendides vertus; elle obtint les
plus extraordinaires succès.
Qu'est-ce qui l'avait suscitée? La grande
pitié qui était au royaume de France.
Il n'est pas de fait historique plus merveil-
leux, et il n'en est pas de mieux établi.
Les premiers témoins de Jeanne sont ses en-
nemis mêmes. En machinant son procès, ils
méditaient monumentun de leur vengeance et
ils ont édifié le de sa gloire.
Ici une bergerette qui ne sait même pas lire.
Là les plus savants hommes d'église. Dans la
paysanne apparaît un monde de sublimité dans;
les docteurs un monde de bêtise.
Lisez les interrogatoires authentiques de la
Pucelle Aussi durs que vous soyez, l'émo-(1).
On les trouvera, ces longs dramatiques interrogatoires,(1) et
ainsi que le réquisitoire, le jugement, les monitions, la sentence,
traduits intégralement d'après latins des procès-verbauxles textes
officiels dans le livre qui sert de complément à celui-ci : Procès
de condamnation de Jeanne d'Arc
Dans un antre ouvrage, j'ai également traduit du latin en
français le dans tout ce qu'il a d'es-Procès de réhabilitation
sentiel et notamment toutes les dépositions qui furent recueil-y
lies. Elles égalent en interrogatoires duportée et en intérêt les
Procèsde condamnation. Les détails topiques abondent. On aurayPREFACE vu
tion gagnera; vous vous étonnerezvous et que
soient pasles juges de Jeanne ne tombés à ses
genoux.
devant uneIl semble que, telle vertu, amis
ennemis auraient dû se récrier d'admirationet
destinée qui, les faisantet bénir la naître à ce
moment de l'humanité, leur avait permis de
d'entendre la fille au grandvoir et cœur.
plaisir à entendre tour à tour les trois amies de Jeanne, ses
trois marraines, son parrain, ses hôtes de Vaucouleurs, l'oncle
gentilshommesqui la mena à Baudricourt, les qui lamenèrentau
le moine Séguin qui l'interrogea à Poitiers, l'écuyerroi, Thibault
et le chevalier d'Armagnac, ses naïfs admirateurs Dunois, Gau-;
court, d'Alençon, ses trois compagnons de guerre Pasqurel, son;
intendant,aumônier, Jean d'Aulon, son Louis de Contes, son
dame Touroulde, son hôtesse de Bourges,page, le chevalier de
Macy, témoins de sa captivité à Beauvais, les théologiens Cour-
et Beaupère, l'archidiacre Marguerie, l'évêquecelles de jNoyon,
l'évêque de Bémétriade, le prieur de Longueville, ces six
auxiliaires de Cauchon; les trois greffiersanciens et l'huissier du
procès; les moines Isambavd et Ladvenu, témoins de la mort
Jeanne, pour laquelle ils s'étaient prononcésde avant de la
déplorer; des bourgeois d'Orléans et de Rouen, et bien d'autres.
N'est-il pas étonnant que jusqu'à ce jour on n'eut pas songé à
donner une traduction intégrale de tant et de si curieux témoi-
gnages?
Le grand défaut des deux procès tels que les a édités Quiche-
rat dans les trois volumes de son précieux recueil, c'est qu'ils
sont rédigés en latin et que leur forme indigeste les rend inar-
bordables à quiconque n'est un patientpas éuidit. Or il est d'im-
portance capitale de rendre accessible à tous cette histoire de
Jeanne d'Arc faite par elle-même et ses témoins et dont la vérité
ingénue semble au-dessus de toutes les fictions de la poésie. On y
apprendra à la fois, l'amour haine de l'intolé-de la patrie et la
(Voirrance. le nota qui est en tête du présent volume, à l'envers
du faux-titre.)PREFACEvin
fait la s'il luiSongez à ce qu'eût Grèce eût
donné de produire une telle merveille.été
poètes, musiciens, au-Peintres, sculpteurs,
raient consacré leurs meilleures œuvres à la
la libératrice, et, nouvelle Pal-glorification de
las, Jeanne eût été associée aux Immortels de-
la sacrifices.vant qui s'élevait fumée des
Eh bien! l'héroïne à qui Athènes eût dressé
des autels, Rouen lui a dressé un bûcher; et
cette France où trente millions de catholiques
les ans sainte Emilienne,sont censés fêter tous
sainte Pélagie, sainte Scholastique, attend en-
core, depuis siècles demi, sa fête dequatre et
la Madone du patriotisme.
Anglais rebelleMais quoi! terrible aux et
aux théologiens, Jeanne avait personnifié en
: le culte dusoi deux nouveautés suspectes sol
national et la liberté de conscience.
Double titre pour être suppliciée au quin-
pour être glorifiée auzième siècle. Double titre
dix-neuvième.
Alors on était divisés en Armagnacs et en
Bourguignons pactisant avec l'étranger. Au-

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