Journal, tome sixième

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Sixième tome d'un témoignage passionnant de deux personnages au cœur de la vie littéraire du XIXème siècle, regroupant observations politiques, propos entendus dans les diners mondains et les salons, récit des succès ou des échecs des prochains livres ou pièces de théâtre.

Publié le : mardi 1 janvier 1935
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EAN13 : 9782246792932
Nombre de pages : 253
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ŒUVRES DE E. ET J. DE GONCOURT
Tous les ouvrages contiennent une postface écrite par un Membre de l’Académie Goncourt.
Déjà parus dans la même édition :
EDMOND ET JULES DE GONCOURT
GERMINIE LACERTEUX, roman, postface de Gustave Geffroy.
SOPHIE ARNOULD, d’après sa correspondance et ses Mémoires inédits, postface d’Emile Bergerat.
SŒUR PHILOMÈNE, roman, postface de Lucien Descaves.
RENÉE MAUPERIN, roman, postface d’Henry Céard.
MADAME GERVAISAIS, roman, postface de Gustave Geffroy.
LA FEMME AU DIX-HUITIÈME SIÈCLE, postface de J.-H. Rosny jeune (2 vol.).
PORTRAITS INTIMES DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE, postface de Jean Ajalbert (2 vol.).
MANETTE SALOMON, roman, postface de Lucien Descaves.
GAVARNI. L’homme et l’œuvre, postface de Gustave Geffroy,
HISTOIRE DE MARIE-ANTOINETTE, postface de J.-H. Rosny aîné.
CHARLES DEMAILLY, roman, postface de J.-H. Rosny jeune.
PRÉFACES ET MANIFESTES LITTÉRAIRES, postface de Jean Ajalbert.
MADAME DE POMPADOUR, postface de J.-H. Rosny aîné.
QUELQUES CRÉATURES DE CE TEMPS, postface de J. -H. Rosny aîné.
L’ART DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE, postface de Pol Neveux (3 vol.).
HISTOIRE DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE PENDANT LA RÉVOLUTION, postface de Lucien Descaves.
HISTOIRE DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE PENDANT LE DIRECTOIRE, postface de Lucien Descaves.
EN 18.., postface de Gaston Chérau.
THÉÂTRE. Henriette Maréchal. — La Patrie en danger, postface de Jean Ajalbert.
LA DU BARRY, augmentée de lettres et documents inédits, postface de J.-H. Rosny aîné.
LA DUCHESSE DE CHATEAUROUX ET SES SŒURS, augmentée de lettres et documents inédits, postface de J.-H. Rosny aîné.
JOURNAL, Tome I (1851-1861), postface de Lucien Descaves.
JOURNAL, Tome II (1862-1865).
JOURNAL, Tome III (1866-1870).
JOURNAL, Tome IV (1870-1871), postface de Lucien Descaves.
JOURNAL, Tome V (1872-1877).
JOURNAL, Tome VI (1878-1884).
EDMOND DE GONCOURT
LA FILLE ELISA, roman, postface de Jean Ajalbert.
CHÉRIE, roman, postface de J.-H. Rosny aîné.
LA GUIMARD, d’après les registres des Menus-Plaisirs, de la Bibliothèque de l’Opéra, etc., postface de J.-H. Rosny jeune.
HOKOUSAÏ. L’Art Japonais au XVIIIe siècle, postface de Léon Hennique.
LA FAUSTIN, roman, postface de Lucien Descaves.
LES FRÈRES ZEMGANNO, roman, postface de Léon Hennique.
OUTAMARO. Le peintre des maisons vertes. L’art japonais au XVIIIe siècle, postface de J.-H. Rosny jeune.
MADAME SAINT-HUBERTY, d’après sa correspondance et ses papiers de fa mille, postface d’Henry Céard.
MADEMOISELLE CLAIRON, d’après ses correspondances et les rapports de police du temps, postface de Lucien Descaves.
LA MAISON D’UN ARTISTE, postface de Pol Neveux (2 vol.).
JULES DE GONCOURT
LETTRES, introduction d’Henry Céard.
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
© Éditions Grasset et Fasquelle 1935
9782246792932 — 1re publication
PRÉFACE
Voici quarante ans, que je cherche à dire la vérité dans le roman, dans l’histoire et le reste. Cette passion malheureuse a ameuté contre ma personne, tant de haines, de colères, et donné lieu à des interprétations si calomnieuses de ma prose, qu’à l’heure qu’il est, où je suis vieux, maladif, désireux de la tranquillité d’esprit, — je passe la main pour la dire, cette vérité, — je passe la main aux jeunes,
ayant la richesse du sang et des jarrets qui ploient encore.
Maintenant, dans un Journal, comme celui que je publie, la vérité absolue sur les hommes et les femmes, rencontrés le long de mon existence, se compose d’une vérité agréable — dont on veut bien ; mais presque toujours tempérée par une vérité désagréable — dont on ne veut absolument pas. Eh bien, dans ce dernier volume, je vais tâcher, autant qu’il m’est possible, de servir seulement aux gens, saisis par mes instantanés, la vérité agréable, l’autre vérité qui fera la vérité absolue, viendra vingt ans après ma mort.
Edmond de Goncourt.
Auteuil, décembre 1891.
Ce volume du Journal des
Goncourt est le dernier qui paraîtra de mon vivant.
ANNÉE 1878
Mardi 1er janvier 1878. — Ce jour, ce premier jour de l’an d’une nouvelle année, se lève chez moi, comme dans une salle d’hôpital. Pélagie, les mains et les pieds enveloppés de ouate, se traîne avec des gestes gauches, se demandant si jamais l’adresse des mouvements lui reviendra, et moi, la poitrine déchirée par des quintes de toux qui me font vomir, je me demande si je pourrai, ce soir, au sortir de mon lit, m’asseoir à la table de famille des Lefebvre de Béhaine.
Un coup de tonnerre singulier en Bavière. Il brûle une maison, rend folle une servante, fait marcher pendant deux jours une femme paralysée depuis dix-sept ans, refait aveugle la sœur de cette femme, qui avait recouvré la vue à la suite d’une opération de la cataracte.
Dimanche 6 janvier. — Aujourd’hui, le ministre de l’Instruction publique m’a fait l’honneur de m’inviter à dîner. C’est la première fois que mon individu fait son entrée dans un ministère.
En ce temps-ci, les ministères me semblent avoir quelque chose des grands appartements d’hôtel garni, où l’on sent que les gens passent et ne demeurent pas.
Me voilà donc dans le salon du ministère, meublé d’épouvantables encoignures en bois de boule,
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