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L’Éveil du Volcan

De
122 pages

Une femme, un homme.


L’Amour. La Peur.


L’un comme l’autre, deux polarités d’un même Tout.


Dans cette histoire romancée, monologue à deux voix, l’auteure témoigne d’une tranche de vie, déroulée au fil des pages d’un cahier il y a plus de vingt ans. La Passion en est l’héroïne. Passion-Feu qui brûle les tripes et révèle un amour hors contrôle, remettant tout en question. Passion-Volcan dont la lave, des profondeurs de l'être, ramène à la surface les croyances enfouies et les jeux de rôles relationnels.


L’Éveil du Volcan, une histoire d'âmes soeurs dévoilant la connexion entre les mondes intérieurs, le rêve éveillé et la réalité manifestée de la vie.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-01608-2

 

© Edilivre, 2017

Préface

A la lumière du langage symbolique, le volcan évoque la Passion, ce feu qui nous brûle les tripes et engendre une forme d’amour hors conventions, remettant tout en question. Le Feu purifie, il nous traque jusque dans nos moindres recoins intérieurs. Il sait être enthousiasme et joie, tout comme il se déguise parfois en nuages sombres et en désespoir, au gré de son parcours dans nos profondeurs.

Le feu du Volcan laisse des traces. Il provoque le jaillissement de la lave chaude, rougeoyante, chatoyante des couleurs de l’émotion démesurée de la Passion. La lave, ainsi réveillée des tréfonds de l’être, transporte le flux de nos ombres, de nos hontes, de nos excès et de nos joies, de nos méconnaissances de cette vie grouillante en nous.

La lave creuse des sillons et modèle la Terre qu’elle caresse et conquière… Après son passage, le paysage ne sera plus jamais le même. Qu’elle se dresse fièrement, pétillante, brute et guerrière ou qu’elle effleure, sage et adoucie, les échancrures fraîchement créées, la lave y laisse toujours ses empreintes. Avec le temps, on peut y observer des sortes de sculptures, autant d’odes à son règne. Quelquefois, en y posant le regard apaisé d’aujourd’hui, on sourit au souvenir des jours du Feu, quand il était bouillonnant, indomptable, maître du lieu. On sait alors que c’était comme une nouvelle naissance ; un voyage d’un monde à un autre, à la fois dépouillement et enrichissement. Tel est le Feu du Volcan en éveil.

Le texte en italique est la Voix Intérieure. Cette voix que nous avons tant de peine à entendre, et surtout à écouter, alors qu’elle est porte-parole de l’écho des profondeurs. Ici, elle devient l’interlocuteur, l’Ange, l’avocat du diable parfois.

J’ose prétendre que l’histoire est vraie. Chacun, chacune peut s’y reconnaître, la vivre ou l’imaginer, ce qui finalement revient au même, l’imagination étant la source de toute création. Elle est surtout témoignage de ce qui se vit en soi, d’une partie de ce que j’ai vécu un jour dans une relation très particulière, quelque part entre avant et maintenant. Elle relate ces liens entre le monde intérieur, le rêve éveillé, et la réalité manifestée de la vie.

Je vous souhaite l’Amour, je vous souhaite la Passion. La Passion saine qui vous dilate et vous propulse dans ces contrées inexplorées en vous. Celle qui défriche, dénude, pour mieux vous unifier. Celle qui éveille le Volcan.

Écoutez la Voix de votre Cœur.

Elle sait.

DanIsis

6 août

Je relis le début de ce cahier, toutes ces pages résumant la naissance de mon fils. Ma vie de cette dernière année.

Les larmes me montent aux yeux. Que d’événements depuis cette naissance !

Je me sens profondément bouleversée par cet enfant qui grandit près de moi.

Petit Arthur est sorti de l’hôpital le 21 juin de l’an passé, après une naissance prématurée et deux mois loin de sa maison. Il s’est très vite habitué à sa vie avec ses parents. C’est un petit garçon adorable, à qui il faut donner beaucoup de tendresse. Je n’en manque pas alors tout va pour le mieux.

Tout allait pour le mieux…

Jusqu’à ce que je gâche à nouveau tout, oui. Que je bouscule cette existence apparemment sereine et bien réglée.

Depuis quelques semaines, les remords m’envahissent. Je ne peux m’empêcher d’imaginer notre vie ensemble tous les trois : Arthur, Greg et moi. Je vis sur une balance en continuel mouvement : parfois je me dis que je ne dois rien regretter, que je suis bien comme ça, après tout vivre seule, je l’ai voulu.

Ton tempérament est sauvage, spontané. Accepte-le.

Pourtant, d’autres fois, de plus en plus souvent, je repense à tout ce que Greg m’a dit lors de ces affreux mois de séparation et de divorce. Je m’en veux de ne pas avoir eu plus de patience, plus de courage. Une fois de plus, je n’en ai fait qu’à ma tête !

A ta tête, ou à ton… cœur ?

Et si je m’étais trompée ? Et si moi je me sens apparemment bien, Arthur l’est-il vraiment lui ? Mon petit garçon, depuis ta conception tu n’as vraiment pas de chance !

Crois-tu pouvoir lui en donner maintenant ?

Comment réussir à éclaircir cette bousculade de sentiments confus s’entremêlant dans mon esprit ? Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ?

Je ne sais plus. Il me semble que je n’aie qu’un souhait émergeant de tout ce charivari : que mon fils soit heureux.

Pourquoi suis-je partie ? Pourquoi avons-nous divorcé Greg et moi ? Pourquoi ? Pour l’amour d’un homme que je ne suis même plus sûre d’aimer vraiment. Si je réfléchis objectivement, il ne m’apporte pas grand-chose d’enthousiasmant, à part un certain confort matériel et plusieurs orgasmes à chaque fois qu’il me fait l’amour.

Mais… est-ce vraiment ça l’essentiel ?

Alors que depuis quelques semaines, j’observe Greg et je m’aperçois que, sans contact physique, il m’apporte bien plus. Il m’aide à comprendre Arthur, nous nous complétons face à lui.

Le soir, quand il s’en va, je me sens satisfaite. J’ai l’impression d’avoir fait quelque chose de bien, je me sens épanouie et remplie de ce petit garçon vivant entre nous.

Mon Dieu. Pourquoi ai-je déclenché tout ce remue-ménage autour de mon enfant, pourtant l’être le plus important de ma vie ? Je crains de devoir donner raison à Greg : populairement parlant, et pour reprendre ses mots, j’avais « le feu au cul. » Maintenant qu’il est maîtrisé, je ne sais plus comment m’extraire de ce magma relationnel étrange.

Cela fait quelque temps que je mijote.

Je regrette, je suis triste de voir partir Arthur avec son papa le week-end et de rester seule. Comme j’aimerais partir avec lui, avec eux. Puis, j’arrive à mettre ma mélancolie de côté jusqu’au retour de mon bébé. Je l’oublie presque.

Jusqu’à cette fin de semaine à la montagne.

Je ne supporte pas ces quelques jours passés ensemble, « en famille », avec cet homme, cet autre qui ne me paraît pas à sa place.

Insidieux sentiment de décalage. Il manque quelque chose. Ou plutôt quelqu’un ?

Je réalise soudain que je ne supporterai jamais de vivre avec Marc. De le voir s’occuper d’Arthur me donne la chair de poule.

J’ai envie de lui arracher mon fils des mains.

J’en ai assez de cette ambiance.

Je le déteste. Tout est faux.

Nous rentrons enfin de cet horrible week-end. J’attends Greg avec impatience.

Nous faisons l’amour et je lui dit : « je t’aime ». Parce que c’est vrai. En fait, la seule chose vraie de tous ces derniers jours.

A ce moment-là, aujourd’hui, cela n’a même jamais été aussi vrai.

Parce qu’il est le père de ce petit garçon que nous aimons du même amour.

Parce que je m’ennuie quand il n’est pas là pour me taquiner.

Parce que, par à coups, je regrette de ne plus partager sa vie.

Revivrons-nous ensemble un jour ?

Est-ce vraiment cela que mon cœur appelle ?

Comment faire comprendre tout ça à Marc ?

Greg accepterait-il de recommencer ?

A l’évidence, je ne possède aucune des réponses à toutes ces questions.

Détends-toi et pose… repose.

Pause.

23 août

Aujourd’hui, j’accompagne Marc à sa sortie d’entreprise.

Un souper, une soirée d’été sur un bateau. Beaucoup de monde, beaucoup d’hommes… mais surtout Lui. C’est la première fois que nous nous rencontrons mais, immédiatement, je ressens un lien, une sorte de sensibilité commune. Je Le sens familier, intime.

Atmosphère particulière et très vite déstabilisante.

Sans cesse mon regard attire le Sien. Sans aucune difficulté, je m’aperçois vite qu’Il est aussi interpellé que moi.

Hypnose. Chaleur intempestive, vite imputée officiellement à la température de ce jour d’août.

En quelques minutes, un nuage d’érotisme se forme et plane au-dessus de nous. Je me demande comment font les autres pour ne rien remarquer, moi je ne vois que lui.

Je L’enveloppe, je Le provoque jusqu’à palper Son envie à distance, jusqu’à capturer de mes yeux l’envie dans Ses yeux. Acculé, Il ne peut plus la cacher, même en mettant le nez dans Son verre et en riant bruyamment.

Pas d’amour. Je ne veux pas d’amour ! J’en rejette instinctivement le moindre prémisse.

Je ne suis même pas certaine de vouloir aller au bout de cette envie.

Normaliser.

J’aime par-dessus tout ces moments-là, cette chaleur ressentie, ondulant dans tout le corps. Nous communions l’un avec l’autre sans se toucher, sans même s’approcher.

Vibrations.

Secousses intérieures.

C’est unique, exaltant. Je te sens vivante, bien plus vivante que ces dernières semaines !

Captivée.

Cette envie de se frôler, d’appuyer les mains sur n’importe quelle partie du corps de l’Autre est tellement puissante, tellement dense qu’elle se matérialise, devient visible.

Une vague ondoie et suit chacun de nos gestes.

Certainement nous n’irons jamais plus loin sur ce chemin. Nous resterons chacun dans les fantasmes de l’Autre. C’est très bien ainsi.

Mais je n’oublierai pas. J’aime Son désir de moi, j’aime Sa discrétion. En réalité inconnus l’Un à l’Autre, nous partageons pour quelques heures une connexion intense, des étincelles de passion.

Un autre homme, un autre joli souvenir…

24 août

Ma décision est prise, définitivement.

Je ne retournerai pas vivre avec Greg.

Et je n’en reviens pas ! Je réussis même à lui faire admettre ma résolution, à lui faire comprendre mes sentiments, à lui faire accepter la double situation engendrée par ma relation parallèle avec Marc.

Je jongle avec la vie des autres et je me sens un peu coupable de profiter d’eux et de leur affection…

Pourtant tu te sens si bien entre l’un et l’autre… Ils sont complémentaires.

Greg, le papa, l’ami, parfois le confident. Je l’aime pour son côté enfantin, pour ses idées, pour sa gentillesse bourrue.

Marc, le protecteur, l’amant sachant sublimer ma sensualité avec tant de délicatesse. Il me rend belle, femme, j’aime faire l’amour avec lui. Il me fait rire aussi, flatte avec brio mon côté séductrice, sans outrance, avec naturel. Avec lui je n’ai plus de tabou. Je l’aime, même si nos échanges sont régulièrement entrecoupés de querelles. Hors ébats des corps, nos tempéraments sont si contrastés…

Pourquoi ai-je tant besoin des hommes ?

Te sens-tu incomplète sans eux ?

Je crois que j’ai besoin de leurs regards sur moi, sur mon corps. J’ai aussi besoin de leurs doutes, de leurs attentions, de leur force comme de leur maladresse. Quelquefois mon tempérament me fait peur… je me freine, je me referme et ils ne me comprennent plus.

Je ne me consacre plus alors qu’à Arthur, qu’à mon garçon qui est bien infortuné d’avoir une maman telle que moi, incapable de se fixer, constamment à la recherche de nouvelles sensations.

Les habitudes me ternissent la vie, elles me rongent. Je ne peux m’empêcher de...