L'Occident d'une vie

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L'Occident d'une vie est l'autobiographie d'un homme qui, entre sa Tunisie natale et la France, d'une rive à l'autre de la Méditerranée, est l'héritier d'une culture et en même temps l'enfant adoptif d'une autre, « oriental occidenté » comme il aime le dire. Le regard qu'Abdelaziz Kacem porte sur sa vie enferme ainsi toute une histoire faite d'échanges et de rencontres.
Publié le : lundi 15 février 2016
Lecture(s) : 16
EAN13 : 9782140002229
Nombre de pages : 178
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poète à naître ; quand la flèche de Cupidon détourne un desIn de sa trajectoire ; quand du « Choc des civilisaIons », émerge un avocat du diable ; quand l’Oriental « occidenté » se perd en
 C’est peu de dire qu’un pareil livre est réconfortant. Par-delà une histoire qui nous a proposé le meilleur d’elle-même, les échanges, les richesses partagées et plus encore: renouvelées, revivifiées par les rencontres, mais aussi l’image inverse, la présence du mal qui empoisonne toutes choses, et d’abord les plus belles, par-delà ceTe vision, oui, Abdelaziz Kacem nous fait
de tout sens : l’espoir. La revendicaIon d’un héritage assumé pour le meilleur, et le meilleur seul, on la verra, d’un côté, celui
pensée, et de l’autre côté, comme une main tendue, dans ces mots d’Abdelaziz Kacem: «Pour m’asseoir à la table du dialogue, j’en ai appelé à l’Histoire. Damas, Bagdad et Cordoue m’ont accordé leurs procuraIons ».
L’Occident d’une vie
Rives et dérives
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Abdelaziz Kacem
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Rives et dérives
Préface d’André Miquel
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Dumême auteur En arabe : Hasâd al-shams(La Moisson du soleil) (poésie), Ben Abdallah, Tunis, 1975. Nawbat hubb fî ‘asr al-karâhiyya(Accès d’amour au temps de la haine) (poésie) M.A.L. Tunis, 1991. (Prix Ibn Zaydun de l’Institut hispano-arabe de la culture, Madrid). Nizar Qabbânî, Châ‘ir al-tahaddî wa-l-tajâwuz (N. Q., poète du défi et de la transgression) (essai), Buchrâ al-Khayr, Tunis, 2010. En français : Tendances de la poésie tunisienne contemporaine (essai), Arabica, 1970. Le Frontal(poésie), M.T.E., Tunis, 1983. Marco Polo ou le nouveau livre des merveilles (roman télématique collectif), Circa/Solin, Paris, 1985. L’Hiver des brûlures(poésie), Cérès, Tunis, 1994. Science et conscience des mots(essai), Cérès, Tunis, 1994. Culture arabe / Culture française : la parenté reniée (essai), L’Harmattan, Paris, 2002. Le voile est-il islamique ? ou Le corps des femmes, enjeu de pouvoir(essai), Chèvre-Feuille Étoilée, Montpellier, 2004. (Avec Daniel De Smet)Lumières du Levant, Abû l-‘Alâ’ al-Ma‘arrî et son temps(essai), Centre culturel arabe de Bruxelles, 2006. Enfances tunisiennes(collectif), Elyzad, Tunis, 2010. Al-Andalus : vestiges d’une utopie(essai), Riveneuve, Paris, 2013. Zajals(poésie), Riveneuve, Paris, 2014. © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08565-4 EAN : 9782343085654
À Nora, Lina et Rita
PRÉFACE
Où nous sommes-nous rencontrés, Abdelaziz Kacem et moi, pour la première fois, avant même de nous connaître ? Sans doute au-dessus des eaux de notre mer commune, à mi-chemin entre Tunisie et Languedoc. Nous avions déjà tout un monde à partager : la vie au village, l’école, l’occupant et la résistance, un parent prisonnier en Allemagne, les échos et parfois la réalité de la guerre, et cette chanson de Lili Marleen, où les soldats allemands disaient la fidélité de leur souvenir à un amour vivant par delà les catastrophes. Et après ? Il y eut le désir, pour Abdelaziz Kacem et moi, d’aller voir, depuis le pays natal, de l’autre côté de la mer. Son itinéraire à lui inspire un livre passionnant, dont je m’en voudrais de déflorer ici la lecture. Au moins puis-je y annoncer la présence d’un homme remarquable, historien, philosophe, poète, authentique écrivain, y compris en ma propre langue, connaisseur parfait de l’héritage arabe et, en ses langues mêmes, d’une Europe que nous savons, lui et moi, partie intégrante d’un patrimoine commun à partager et à sauver. Le regard qu’Abdelaziz Kacem porte sur sa vie enferme ainsi toute une histoire, jusqu’à la plus présente, la plus douloureuse parfois, trop chargée de malentendus, d’illusions, d’ignorance et de faux procès réciproques, saisis non seulement dans la réalité des conflits, ouverts ou larvés, mais aussi dans les idéologies, comme en témoignent les débats sur l’orientalisme. C’est peu de dire qu’un pareil livre est réconfortant. Par delà une histoire qui nous a proposé le meilleur d’elle-même, les échanges, les richesses partagées et plus encore : renouvelées, revivifiées par les rencontres, mais
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