La bataille d'Alep

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Historien et politologue, l'auteur a effectué six séjours d'observation en Syrie. En mai 2012, son arrestation par les services de renseignement syriens lui a valu la une des médias : torturé à Homs et détenu prisonnier à Damas, il a fait le récit de l'enfer des geôles du régime. Rejoignant Alep en octobre, il a ramené une série de chroniques témoignant des crimes de guerre et du combat de tout un peuple pour gagner sa liberté.
Publié le : mardi 1 janvier 2013
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EAN13 : 9782296513198
Nombre de pages : 224
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Pierre Piccinin da Prata
La bataille d’Alep Chroniques de la révolution syrienne
La bataille d’Alep
Pierre Piccinin da Prata La bataille d’Alep
Chroniques de la révolution syrienne
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00900-1 EAN : 9782336009001
«Les Arabes disent : les montagnes ne vont pas les unes vers les autres ; mais les hommes ont été créés pour se rencontrer.» À la mémoire de mon ami Abdul Rhaman, Citoyen d’Alep.
Préface Dès le début des événements qui ont récemment ébranlé plusieurs pays du Monde arabe, il m’est apparu de manière évidente que les analyses produites à leur propos -et, parfois, jusqu’aux « faits » rapportés- ne correspondaient pas à la réalité d’un terrain autrement plus complexe qu’on pouvait l’envisager à l’aune de la très poétique expression qui allait immédiatement s’imposer et synthétiser ces révoltes sous une étiquette générique : le « Printemps arabe ».
Historien et politologue, impliqué depuis des années dans l’étude de plusieurs des États du Monde arabe, je m’étais initialement emballé, comme d’aucuns, pour ces soulèvements, porteurs d’espoir et a priori synonymes de liberté.
Mes contacts dans les pays où se produisaient les troubles m’ont cependant rapidement fait comprendre que la vision euro-centrique de ces événements, fonction de postulats erronés, rendait caduque leur interprétation, telle qu’elle était généralement proposée : une émergence globale de la société civile, dans un Monde arabe présenté comme un monolithe socioculturel et économique, très souvent comparée au « Printemps des peuples » qui avait révolutionné l’Europe en 1848.
C’était connaître bien mal, en effet, la pluralité des nations arabes et les différences considérables qui les distinguent les unes des autres. C’était aussi ignorer le passé de chacune d’elles, qui recelait maints épisodes similaires aux révoltes du printemps 2011, dont la seule originalité, en fin de parcours, fut qu’elles avaient ressurgi au même moment, en tout cas dans six, voire sept ou neuf, des vingt-deux pays aujourd’hui constitutifs de la Ligue arabe. Seuls furent en effet touchés par des troubles la Tunisie, l’Égypte, la Libye, le Bahreïn, le Yémen et la Syrie, le Maroc aussi, dans une mesure fort moindre, et, d’une manière plus limitée encore, la Jordanie et l’Algérie.
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