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La beauté de l'absent

De
115 pages
L'auteur de cet ouvrage fait suivre un entretien, dans lequel l'écrivain Khatibi s'était livré avec beaucoup de grâce et de finesse, sur les grandes questions de sa vie et ses champs d'intérêt en sociologie, art et littérature. Interrompu par la disparition de l'écrivain, l'auteur lui rend hommage afin de manifester son amitié intelectuelle, sa conviction d'un lien silencieux faisant du lecteur le témoin sensible d'une oeuvre, et de la littérature le lieu des "affinités actives".
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A la mémoire de Abdelkébir Khatibi

« Viendra enfin le temps, plus tolérable, du chagrin. Le chagrin n’est pas l’oubli, mais il adoucit la douleur, il permet à nos pensées et à nos vies de ne plus rester fixées, accrochées à l’objet perdu. Ce temps est celui où la perte se convertit en absence. Un creux est en nous, à jamais, mais le creux n’est pas l’abîme ». J.-B. Pontalis « Ne pas parler outre mesure de son ami, plutôt s’adresser à lui et à l’horizontain en lui, porteur de promesse. C’est pourquoi la bonne amitié est pure présence, pure virtualité, graduée, orientée vers le temps de la réincarnation et de l’héritage ». « Quand le corps ou l’esprit d’un ami, qui nous est cher, fléchit vers la maladie ou la mort, s’évanouissant dans le temps à venir, je suis livré à ma solitude intraitable. Plus taciturne que jamais, mort en pensée à la place d’un vrai malade ou d’un mort, comme un fantôme en désir de réincarnation ». « Je sais aussi que je vais hériter de sa friabilité, qui me précède en me montrant le chemin. Telle est la régression dans laquelle on s’enferme devant le malheur. Contre la dureté de ce malheur qui me fit grandir et durcir, il faut, me répété-je, maintenir, dans le respect, ce qui est dissidence dans toute force sensible de la vie. En libérer l’onde de choc, chemin faisant ». A. Khatibi

Avant-propos