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La jeune fille des Mascareignes

De
249 pages
Certaines personnes vivent des vies si palpitantes et si bien remplies qu'elles deviennent très vite passionnantes. Aline, co-auteur de cet ouvrage, appartient à cette catégorie. Son parcours est en effet totalement atypique, puisque c'est à cinq reprises qu'elle a échappé à la mort pour des raisons diverses. Un cheminement des plus exceptionnels, où alternent des périodes de descente aux enfers et de franche euphorie. Comment Aline les a-t-elle traversées ? En conservant un moral inébranlable, un optimisme constant et une âme d'artiste alimentée par sa passion pour la musique et le chant.
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Celle que la mort ne voulait pas connaître
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr ISBN : 978-2-343-11898-7 EAN : 9782343118987
À mon père et ma mère à qui je dois la vie, en hommage à leur lutte quotidienne dans l’existence. À Gaby, Perrin, Alain, mes frères et sœur, avec qui j’ai eu l’insigne privilège et la fierté de pouvoir grandir dans un cocon serein. À Pascal Carausse, mon nègre de prédilection. Sans oublier Vincent Geiger, mon p’tit coco d’amour. Aline. À Denis et Alexis Carausse, en leur souhaitant que la mort ne daigne pas les connaître non plus. Pascal.
Avant-propos
Quelle sorte d’enchaînement d’événements mystérieux a bien pu conduire une petite fille – aujourd’hui quinquagénaire – née à Madagascar en 1963 dans la ville de Vohemar, à échapper à cinq reprises à une mort quasi certaine, tout en conservant un tempérament résolument optimiste, et en faisant un détour par les planches de l’Olympia de Paris. Tel est pourtant le thème de cet ouvrage, qui demeure profondément humain, et retrace le parcours d’Aline. Celle-ci connut une vie relativement heureuse dans son île natale, avant de vivre un nombre considérable d’expériences de tous ordres en métropole, jusqu’à parvenir à se stabiliser définitivement. Une vie qui en contient en réalité plusieurs ! C’est donc le parcours de cette femme de cœur, comme vous pourrez le constater au fil de ces lignes, que nous vous proposons de découvrir, si mouvementé mais aussi si atypique. Toutefois, à aucun moment notre démarche n’a consisté à entrer dans le dénigrement gratuit ou la critique stérile. Nous avons seulement cherché à rester les plus objectifs qu’il est possible, si tant est que l’objectivité puisse exister dans l’écriture. Bonne lecture à tous.
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I On ne peut pas dire que j’ai eu beaucoup de chance à ma naissance, le 31 décembre 1963. À peine je m’éveillais à la vie, à peine je commençais à risquer celle-ci. Tout d’abord, le lait de ma mère ne me convenait pas. Il a donc bien fallu trouver des substituts. Le problème a duré toutefois. En effet, avant qu’ils ne parviennent à correctement diagnostiquer celui-ci, je souffrais de diarrhées chroniques. Et tout un chacun sait à quelle vitesse un nourrisson peut se déshydrater ! Il fallait donc absolument agir et trouver quelque chose. La situation était suffisamment grave pour que mes parents commencent à être saisis par une panique tout à fait légitime. N’avaient-ils pas en effet déjà perdu deux nouveau-nés avant que je ne vienne au monde ? Mon allaitement fut donc confié à l’une de mes tantes en qui la famille plaçait une totale confiance. C’est donc à elle que je dois ma survie, puisque son lait me convenait parfaitement. C’est là, je pense, un bel exemple de solidarité familiale. Les choses n’allaient toutefois pas en rester là. Le destin allait encore intervenir sous la forme d’un problème d’ordre géographique. J’étais effectivement née à Vohemar. Il s’agit d’une ville du nord-est de Madagascar, nommée en malgache Iharana. La région est, elle, appelée SAVA : Sambava/Antalaha/Vohemar/Andapa, et est réputée pour ses cultures de vanille de renommée mondiale. La particularité de Vohemar est tout d’abord historique. Il s’agit en effet de l’une des premières e implantations humaines de toute l’île. C’est vers le VIII siècle que les commerçants perses et arabes y implantèrent un comptoir et fondèrent une e civilisation : les Rasykaji. Celle-ci a disparu au XV siècle, sans que l’on sache exactement pour quelle raison, l’histoire de Madagascar possédant encore de nombreux aspects pour le moins obscurs. On sait toutefois que cette ville constituait un lieu sacré pour les Malgaches, car à l’origine de la civilisation Sakalava qui a colonisé par la suite tout le Nord de l’île. Les pirates et corsaires, dont Surcouf entre autres, ont fréquenté la baie qui est l’un des rares ports de la côte Est de l’île. Moins pluvieux que le reste du littoral en question, le climat est particulièrement sain. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle au temps des colonies, la ville servait de lieu de remise en forme et de convalescence. C’est donc dans cette localité, réputée pour sa mer d’émeraude et limpide que ma famille résidait, alors que ma tante habitait, elle, à Diego-Suarez. Ce n’était certes pas au pays du grand khan ni à une distance infranchissable. Mais lorsqu’elle fut contrainte de rentrer chez elle, je me suis tout de même retrouvée sans nourrice. Toutefois, mon problème d’allaitement n’était pas réglé pour autant. Ma tante était toutefois très consciencieuse. C’est ainsi qu’avant de partir, elle laissa à mes parents une solution de repli. C’était la simplicité même. Il s’agissait seulement du
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