La mémoire revenue le 31 août 2001

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Ce grand matin de janvier 1928, me trouvant un peu à l'étroit, je décidais de ma première sortie dans l'espace « Terre ». L'inconvénient premier était que l'on ne m'attendait pas si tôt et pourtant, il n'était jamais que 5 heures du matin ! Seulement, il y en avait un deuxième qui semblait gêner nettement plus mon géniteur? il attendait une fille ! Et à première vue, il y avait erreur sur la livraison puisqu'il y avait du matériel en trop ! C'était son point de vue? pas le mien ! j'ai persisté dans cette idée pendant pas mal de temps et j'en suis toujours convaincu aujourd'hui.
Finalement, tout s'est bien passé. J'ai poussé un cri de joie car ils avaient tous l'air sympathiques et mon « atterrissage » fut très réussi. Toujours ça de fait ! Mais, Dieu merci, j'en ai réussi quelques autres par la suite.
D'après ce que j'ai pu entendre, je serais arrivé sous le signe du Verseau, ce qui ne me disait pas grand chose, mais ça m'a fait plaisir d'apprendre ensuite que c'était l'ère du Verseau et que la chance devrait me sourire. Évidemment, l'influence des planètes pourrait y apporter quelques modifications. Pour ma part, l'astrologie ne m'a jamais passionné, mais par contre, l'astronomie m'a été très utile pour naviguer dans les airs aussi bien que sur les mers. Ce sera pour plus tard.

Publié le : jeudi 1 janvier 2009
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EAN13 : 9789999996046
Nombre de pages : non-communiqué
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L’In doch in e Nous étion s don c dan s les eaux in doch in oises et n ous apprîm es que n ous allion s rem on ter la rivière de Saigon à bord de pén ich es de débarquem en t sur les-quelles n ous serion s tr an sbordés. Mais il fallut at ten dr e n otre tour et, com m e par h asard, n ous fûm es pr évus les derniers. En fin, après avoir adm iré le tran sbordem en t de tous les autr es, n ous jouâm es à n otre tour les équi-libristes avec n os sacs m arin s bien lourds sur l’ép aule, ce qui n ’en em pêch a pas quelques-un s de quitter leu r propriétaire pour un bon bain ! La rem on tée de la rivièr e n ous obligea à slalom er entre les épaves de bateaux japonais et nous com prîm es pourquoi le com m an dan t de n otr e bateau n ’avait pas voulu s’y aven turer. Em barqués le 7 jan vier à treize h eures dix, n ous foulâm es en fin le sol d’In doch in e au port de Saigon à dix-sept heur es cin quan te. Des cam ion s de n otre groupe n ous em bar quèren t pour n ous con duire dan s un cam pem en t provisoire qui se trouvait êtr e un th éâtr e ch in ois dan s un vieux quartier . Vous dir e que n ous y avon s bien dorm i cet te n uit-là, n on ! L’én ervem en t, le br uit, les odeurs n ou-velles et, pour n ous m ettr e dan s le bain , des rafales
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d’ar m es autom atiques de tem ps en tem ps r yth m èr en t la n uit. Deux jours pour s’y faire et touch er les der n iers équipem en ts. Les arm es, par exem ple : un fusil Re-m in gton an cien m odèle avec cin q cartouch es em ballées dan s du papier et un e n ote dem an dan t un « com pte ren du par balle tirée » (sic). Cela prom ettait ! Et pour n ous rem ettre dan s le bain , m an iem en t d’ar m es et m an œ uvres à pied euren t lieu, car le len dem ain , le gén éral Leclerc devait n ous in specter. Le groupe au gr an d com plet, r an gé en carré sur un terrain de sport de Saigon , atten dit avec im patien ce l’ar rivée du « patron » qu’il n ’avait jam ais vu, sa uf e n ous, les h uit exilés du 22 FTA et le com m an dan t qui n ous avait précédés. J ’avais préven u les autr es qu’ils seraien t vite fixés sur le style du gén éral et que son speech serait san s doute court, n et et précis. Ce fut le cas et cela r essem bla à peu pr ès à ceci : — Merci d’être ven u n ous ren forcer car n ous en avion s bien besoin . Dés dem ain et peut-êtr e m êm e ce soir, vous allez relever les troupes an glaises qui tienn ent des postes dan s la périph érie de Saigon , et ce, dan s la proportion de un pour cin q. J e sais qu’au poin t de vu équipem en t et arm em en t vous êtes m al lotis, m ais je m ’en occupe et vous pouvez com pter sur m oi pour am éliorer au plus vite cette situation . J e sais que je peux com pter sur vous pour faire du bon travail et êtr e dign es de la Fran ce ! Et il s’en alla après avoir fait le tour du carr é en scrutan t de son regard bleu acier ch acun d’en tre n ous, c’est du m oin s ce que n ous r essen tion s.
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