La Métamorphose d’une rencontre ou L’Amour à 60 ans existe encore

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Après trois divorces et plusieurs courtes vies à deux, l'année de ses soixante ans, le héros du livre rencontre une femme singulière. Les six premiers mois de cette relation sont racontés pour montrer que la sexualité et l'amour sont toujours possibles à cet âge et que les passions et les sentiments sont encore plus forts.


Publié le : jeudi 18 septembre 2014
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EAN13 : 9782332804761
Nombre de pages : 82
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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-80474-7

 

© Edilivre, 2014

Victor Hugo,
extraits des chants du Crépuscule

Puisque mai tout en fleur dans les prés nous réclame,

Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme

La campagne, les bois, les ombrages charmants,

Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,

Le sentier qui finit où le chemin commence,

Et l’air et le printemps et l’horizon immense,

L’horizon que ce monde attache humble et joyeux

Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !

Viens ! et que le regard des pudiques étoiles,

Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,

Que l’arbre pénétré de parfums et de chants,

Que le souffle embrasé de midi dans les champs,

Et l’ombre et le soleil, et l’onde et la verdure,

Et le rayonnement de toute la nature

Fassent épanouir, comme une double fleur,

La beauté sur ton front et l’amour dans ton cœur !

La découverte

Adhérent à un site de rencontre sur le Net, depuis peu, Rogers allait avoir bientôt soixante ans, alors pour lui, c’est le moyen pratique, excitant pour rechercher l’âme sœur.

Un jour, fin avril ou début du mois de mai, c’est à dire peu de temps après son inscription, un profil lui plait.

Pour un premier contact, il existe une petite procédure très simple où l’on se pose quatre questions et l’on se promet de se dévoiler un peu plus, de s’offrir un café etc., mais aussi de découvrir « la » photo cryptée donc non accessible à tous.

Roger décide de se lancer et le profil OUESTU50 lui répond en dévoilant sa photo, est-ce le hasard, une mauvaise manipulation, c’est ce qu’ELLE lui dira…

Même si leurs réponses communes ne sont égales qu’à une, Rogers la remercie et lui ouvre aussitôt l’accès à sa photo promise.

Alors c’est le début d’échanges sages et sérieux, qui commencent pour mieux se connaître. Comprendre les attentes de l’autre, avancer doucement vers une découverte plus intime, mais pas l’intimité à laquelle vous pouvez penser. Une intimité sur leur mode de vie, leur travail, leur famille.

Rogers constate qu’il est un peu plus bavard qu’ELLE.

Au fur et à mesure de leurs échanges, ils se révèlent un peu plus. ELLE, signe son premier message d’une initiale qui entraîne Rogers dans la recherche de son prénom. Dans le message suivant, ELLE, le lui dit. Très jolie prénom.

L’excitation monte, le désir de se rencontrer aussi et surtout, l’attente de son prochain message qui pour Rogers, parfois, tarde à arriver, il est si impatient de la lire.

Enfin, ELLE, lui dit que les échanges par le site sont un circuit long. Aussitôt il saute sur l’occasion et lui glisse son numéro de téléphone dans le message suivant, espérant que sa voix « colle » à ses messages.

Rogers attend impatiemment son appel et enfin il lui arrive, le timbre de sa voix, la gaité qui l’anime le traversent et l’inondent d’une joie intérieure. Rogers s’accapare déjà cette voix qui l’enivre au plus profond de lui même.

Pour Rogers chaque nouvel appel est une excitation et un plaisir sans cesse renouvelé. Son corps vibre à tous ces mots qu’ELLE exprime.

Ce mode de communication, leur permet de se découvrir autrement, Rogers ressent ses rires, l’intonation de sa voix, ses silences, des émotions qui sont encore plus palpables, ils se « lâchent » un peu plus.

Adieu messages impersonnels, adieu messages sans âmes, vive les mots qui envoûtent.

Une photo, une voix, que reste-t-il à découvrir, ELLE, dans toute sa splendeur, une femme comme il commence à l’imaginer.

Il veut la voir comme il la voit.

Enfin ils fixent leur première rencontre. Rogers cherche un restaurant près de chez ELLE, et finalement il opte pour le bord de mer.

Le premier rendez-vous, un vendredi

Ce premier rendez-vous se déroule un vendredi soir, dans un restaurant à poissons sur les quais d’un port.

Arrivé en avance, comme à son habitude, Rogers l’attend sur le trottoir, dos à la pharmacie qu’il lui a indiquée comme point de repère.

Soudain une voix l’appelle, c’est ELLE, dans sa voiture, et il n’y a plus de place pour qu’ELLE puisse se garer près de lui, près du port. ELLE, repart et il l’attend toujours avec une certaine appréhension quand même.

ELLE arrive à pas vifs, une petite bise sur la joue et ils se dirigent vers le restaurant. Côte à côte, c’est lui qui l’a voulu pour regarder les bateaux, mais quel idiot, les bateaux, c’est ELLE !

Mieux, que ce qu’ELLE dégage sur ses photos, Rogers découvre des yeux qui s’expriment, un sourire que le téléphone ne lui a pas permis d’entrevoir, une silhouette, des formes, enfin il la voit toute entière.

Toute la soirée, ils ont discuté, détendus, en apparence sûrement. Soirée, abrégée par la serveuse qui leur fait comprendre qu’il est tard, qu’ils vont fermer. En effet, il doit être 1H du matin mais le temps leur importe peu.

Rogers l’a raccompagnée à sa voiture avec la sienne, se disant au revoir (à bientôt) d’une petite bise bien sage.

Départ impromptu, précipité alors qu’ils auraient souhaité se parler, se découvrir encore plus. Trop court ce premier rendez-vous. ELLE, lui dira plus tard qu’ELLE aurait voulu toucher sa main, son bras pour mieux sentir sa peau.

La timidité de Rogers, sa timidité de cette première rencontre, l’appréhension dont ELLE, lui disait être imprégnée, ont fait qu’ils se sont quittés un peu en « queue de poisson ».

De retour chez lui, ELLE, a commencé aussitôt à envahir ses pensées et ne les a plus quittées.

Rogers revoyait tous ces instants passés avec ELLE. Il revoit ses yeux pétillants dans les lumières du port, son visage plein d’émotion et embelli par deux magnifiques fossettes qui font qu’ELLE est unique.

Il revoit sa silhouette qu’il a pu suivre dès son arrivée, enfin, il la voit telle qu’il l’a vue et ELLE, lui plait.

Rogers doit s’absenter pendant une dizaine de jours, ce sera dur de ne pas la revoir très vite se dit-il, même si maintenant, sa voix, son visage, son sourire, son allure sont déjà bien dans sa tête, attendre si longtemps lui parait difficile.

L’absence, trop longue

Ce mardi, Rogers part à 600 Km d’ELLE pour retrouver son petit fils qu’il n’a pas vu depuis 6 mois. Il part avec son chien, un très gros chien, qui occupe tout le coffre de sa voiture.

La route est longue et monotone sur cette autoroute, il est seul.

Arrivé à l’entrée du village, il s’arrête pour l’appeler, lui dire qu’il est à bon port, mais surtout pour entendre sa voix. Mais il s’aperçoit, il le savait mais l’avait oublié, que son opérateur de mobile ne passe pas. Catastrophe, il est coupé d’ELLE.

Même si avec son ordinateur portable, Rogers sait qu’il pourra rester en contact, sa voix va lui manquer, ELLE, lui manque déjà.

Alors en promenant son chien, il monte sur une petite colline pour voir s’il capte. Il aperçoit au loin des antennes et il capte.

Aussitôt il l’appelle, tombe sur son répondeur, triste de ne pouvoir lui parler.

Tous les soirs, lorsqu’il rentrait dans la chambre qu’on lui avait préparée, celle de son petit fils, Rogers se connectait pour lui écrire des banalités qui n’en sont pas car tout ce qu’il lui dit est entouré de sensations indescriptibles et merveilleuses.

Leur vouvoiement étant certainement un frein à aller plus loin.

Mais leur messages quels qu’ils soient étaient un enchantement pour Rogers.

Rogers ressentait dans ses messages, ce qu’ELLE ne voulait pas dire, il lisait entre ses lignes, imaginait ………

Il lui dit qu’ils étaient comme des adolescents qui se cachent de leurs parents pour se parler, s’écrire.

A vrai dire, c’était excitant, cela rendait leurs échanges plus complices.

Rogers lui fit un message en vous-toi mais ELLE, lui dit préférer le vous.

Rogers la respecte trop, alors il a continué le vous sans problème, ce vous qui montrait toute la délicatesse de l’un envers l’autre.

Rogers devait se déplacer deux jours pour régler un problème familial. Cette démarche a été annulée et l’a ravi car il allait rentrer plus tôt.

Même si le papy-setting que Rogers faisait tous les jours était agréable, c’est ELLE, qu’il voulait baby-sitter.

La route du retour lui fut longue, mais courte, car ELLE, était dans ses pensées de tous les instants.

Dès son arrivée, il l’appelle et ils conviennent de se retrouver dès le lendemain.

Le deuxième rendez-vous,
un mercredi

Rendez-vous à 21H, devant un restaurant sur la plage presqu’au même endroit où s’est déroulée leur première rencontre.

Beaucoup plus détendu que la première fois, ils entrent dans un restaurant au décor sympa avec une musique d’ambiance jazz qui leur convient.

Le repas est agréable et leur discussion intéressante, passionnante. Ils sont face à face !

Pendant tout le repas, Rogers ne cesse de la regarder, ELLE, est...

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