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La Réussite d'une fillette abandonnée

De
40 pages

« D’après les archives départementales, ma mère biologique, nommée Lucie Gaubert, m’a donné le jour le 5 octobre 1933 à 13 h 30, à l’hôpital de La Grave, à Toulouse.
J’ai été baptisée à la chapelle de La Grave.
Après dix jours de réflexion, elle m’a purement et simplement abandonnée à l’assistance publique de Toulouse le 16 octobre 1933. »


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-71915-7

 

© Edilivre, 2015

 

 

Biographie de Maria Denise BRUNET

Nom de chanteuse : Leslie BRUN

Nom de comédienne : Denise BRUNET

Dédicace

 

A ma mère adoptive

Qui me manque tant

et

A mes enfants

Que j’adore

 

D’après les archives départementales, ma mère biologique, nommée Lucie GAUBERT, m’a donné le jour le 5 octobre 1933 à 13h30, à la clinique d’accouchement de l’Hôpital de La Grave, à Toulouse.

J’ai été baptisée à la chapelle de La Grave.

Après dix jours de réflexion, elle m’a purement et simplement abandonnée à l’assistance publique de Toulouse le 16 octobre 1933.

Je suppose qu’elle est repartie à Verfeil ! D’où elle était native.

Je suis donc restée deux ans à l’assistance publique.

 


Les tristes jours de Denise GAUBERT

C’est le 16 mars 1935, qu’apparaît ma future et adorable maman !

Madame BRUNET, née IvRy, qui m’a recueillie, et avait l’intention de m’adopter et faire de moi sa légataire universelle.

Malheureusement, elle était mariée à un triste bonhomme, livreur de bières, qui tout en travaillant, buvait et dépensait tout son argent ! Dont tous les mois, maman ne voyait pas un centime.

Il rentrait tous les soirs ivre mort !

Il faut vous dire que celui-ci avait pour habitude, dès qu’il rentrait à la maison, de me prendre avec lui, et de m’amener au Café Dince, qui était juste à l’angle de l’avenue Etienne Billières.

Là, il me mettait sur une table, et me faisait danser et chanter, devant les clients ébahis de me voir si petite me prêter à ce jeu.

Il prenait sa casquette et faisait la quête... Ce qui lui donnait l’occasion de boire un peu plus.

Ou bien, il allait me promener sur les bords de la Garonne, à la Prairie des Filtres, où se trouvait très souvent un cirque.

J’étais pour lui son attraction, ou plutôt son dérivatif.

Quand maman l’a appris, ont commencé de terribles disputes et de bien tristes soirées, entre ma mère et lui.

Cette douloureuse situation a marqué à jamais ma vie.

Il avait des crises d’alcoolémie pratiquement tous les soirs.

Un soir qu’il criait et cassait tout dans la maison, maman a pris la poêle de haricots, et l’a lui a jetée à la tête.

Elle avait une telle peur de lui, qu’elle en était arrivée à cacher les couteaux de cuisine.

Le soir, je dormais quelques fois avec elle, de crainte qu’il ne me maltraite.

D’autres soirs, quand il rentrait ivre, il me sortait du lit douillé de maman, et me jetait dans le mien, sans ménagement.

Je n’étais pourtant qu’une petite fille, mais je m’en souviens encore, comme si c’était hier.

J’ai vraiment connu l’enfer !

Un soir, alors que nous rentrions du...