La tragédie géorgienne, 2003-2008

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23 novembre 2003 : dans l’enthousiasme général, la « révolution des Roses », pacifique et démocratique, porte le jeune Mikhaïl Saakachvili à la tête de la Géorgie. Moins de cinq ans plus tard, les chars russes envahissent le pays. Que s’est-il passé entre ces deux dates, et en quoi ce qui se joue aujourd’hui sur le théâtre apparemment lointain de ce petit pays est-il essentiel à l’équilibre géostratégique du monde ? L’auteur raconte cette aventure « de l’intérieur », comme actrice de premier plan : la griserie réformatrice des débuts, ses négociations pour le retrait des bases militaires russes de Géorgie... Elle avoue son aveuglement volontaire, lorsque des doutes commencent à l’assaillir sur la dérive autocratique du régime. Mais la reprise en main progressive des oligarques, la rémanence des vieux réflexes autoritaires, la fabrication du mensonge, la multiplication des morts suspectes au plus haut niveau d’un Etat de plus en plus policier, la contraignent à ouvrir les yeux. Limogée en octobre 2005, c’est en opposante qu’elle assiste à la « chronique d’une guerre annoncée » : la menace du grand voisin lui semble être désormais le seul ciment par lequel l’autocrate de Tbilissi préserve son pouvoir. Dans la nouvelle grande partie qui se joue entre l’Amérique, la Russie et l’Europe, l’enjeu géorgien va jouer un rôle central.
Publié le : mercredi 29 avril 2009
Lecture(s) : 67
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246753995
Nombre de pages : 336
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23 novembre 2003 : dans l’enthousiasme général, la « révolution des Roses », pacifique et démocratique, porte le jeune Mikhaïl Saakachvili à la tête de la Géorgie. Moins de cinq ans plus tard, les chars russes envahissent le pays. Que s’est-il passé entre ces deux dates, et en quoi ce qui se joue aujourd’hui sur le théâtre apparemment lointain de ce petit pays est-il essentiel à l’équilibre géostratégique du monde ? L’auteur raconte cette aventure « de l’intérieur », comme actrice de premier plan : la griserie réformatrice des débuts, ses négociations pour le retrait des bases militaires russes de Géorgie... Elle avoue son aveuglement volontaire, lorsque des doutes commencent à l’assaillir sur la dérive autocratique du régime. Mais la reprise en main progressive des oligarques, la rémanence des vieux réflexes autoritaires, la fabrication du mensonge, la multiplication des morts suspectes au plus haut niveau d’un Etat de plus en plus policier, la contraignent à ouvrir les yeux. Limogée en octobre 2005, c’est en opposante qu’elle assiste à la « chronique d’une guerre annoncée » : la menace du grand voisin lui semble être désormais le seul ciment par lequel l’autocrate de Tbilissi préserve son pouvoir. Dans la nouvelle grande partie qui se joue entre l’Amérique, la Russie et l’Europe, l’enjeu géorgien va jouer un rôle central.
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