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Laïmèche Ali

De
113 pages
L'auteur raconte l'odyssée d'un militant nationaliste algérien au coeur d'une révolution en gestation. Il fut parmi le noyau de combattants à l'origine des maquis en Algérie, et ce, près d'une décennie avant le déclenchement de la lutte armée ayant permis la libération du pays de l'occupation française. A travers ce personnage devenu une légende, cet ouvrage soulève avec quelle présence d'esprit, ce héros épouse la clandestinité, et comment il tire de la praxis une stratégie révolutionnaire.
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Mohand Amara et Kamal Ahmane

Laïmèche Ali
L’Irréductible Révolutionnaire

Préface de Younès Adli

L’Harmattan

« Il faut souvent montrer à l'ennemi que les

jeunes Algériens sont prêts à continuer la longue chaîne des martyrs nationalistes. »

Cet ouvrage est dédié à tous les héros et antihéros, connus ou anonymes, de la révolution algérienne, à tous les militants des droits de l’Homme et à tous les martyrs du combat pour la démocratie et la justice, notamment ceux tombés en Kabylie durant les événements du Printemps noir.

Nos remerciements vont :

À tous ceux qui ont contribué, par leurs témoignages, leur soutien direct ou indirect, à la réalisation de cet opuscule, notamment les personnes nous ayant procuré certaines photos qui y sont insérées, en l'occurrence MM. Ali Hadj Naceur [Photo no 2], Ahmed Boudiaf [Photos nos 4, 5, 6] et Saïd Akili [Photos nos 3, 7].

PRÉFACE
On a dit de la révolution d’un peuple qu’elle était le reflet de ses aspirations. Quand une révolution est portée par des hommes aux convictions chevillées, elle devient le miroir de sa conscience. Tels étaient Laïmèche Ali et ses compagnons du Mouvement national, telle était la révolution algérienne, née d’une longue chaîne de résistance dont ceux-ci constituaient les maillons médians. Des maillons par où cette chaîne pouvait pourtant se briser et peut-être ne point pouvoir se reconstituer. C’est dire combien les hommes de sa trempe ont fait gagner de temps et d’intelligence au combat libérateur. Tous les acteurs du Mouvement national, il est vrai, n’ont pas eu le souci de la synthèse et de la projection ; et beaucoup même ont participé qui n’avaient rien soupçonné de la trajectoire et du génie du mouvement. Il fallait en effet réfléchir au comment se débarrasser d’un conquérant sans céder de sa personnalité profonde qui s’en trouvait menacée par une identité doctrinale qui tentait de prendre racine depuis des siècles dans leurs montagnes. Ces montagnes ont vu naître de jeunes révolutionnaires endurcis, dont faisait partie Laïmèche Ali, qui, au lieu de subir les influences exercées par les idées orientales puis occidentales, avaient la préoccupation de leur identité propre et de la constance de leur résistance. Lesquels érudits, au lieu de poursuivre des études qui leur ouvraient des horizons plus cléments, parce que doués, avaient choisi, au contraire, de se sacrifier pour un pays qui, s’il ne se débarrassait pas du colonisateur, ne les rendrait pas plus heureux. Telle était leur conviction. Ainsi, voulaient-ils rythmer la révolution, après en avoir fait une