Le Fenouillèdes - Pyrénées-Orientales

De
?Le Fenouillèdes a une histoire bien particulière à tel point qu’il est pratiquement oublié des dictionnaires français.

Sous l'occupation romaine, le territoire du Fenouillèdes fait partie, dès -120, de la province Narbonnaise. De cette présence romaine restent des vestiges, dont le plus connu est l'aqueduc d'Ansignan.

Par le traité de Corbeil du 14 mai 1258 (ratifié à Barcelone le 16 juillet 1258) entre les représentants de Jacques Ier d’Aragon (Arnau, évêque de Barcelone, Guillem de Roca, prieur de Corneilla, et Guillem de Rocafort, son lieutenant à Montpellier) et ceux de Louis IX, le roi catalan aragonais renonce définitivement aux territoires du Fenollèdes et de Perapertuses avec la cession des châteaux de Puylaurens, Fenollet, Castellfisel, Perapertuses et Quéribus.

Ces territoires furent définitivement incorporés à la couronne de France et unis à la sénéchaussée de Carcassonne. Quelques châteaux furent renforcés par le roi de France et créèrent ainsi une ligne fortifiée le long de la frontière franco-catalane.

En 1790, le Fenouillèdes sera incorporé dans le département des Pyrénées-Orientales, à l’exception des villages de la vallée de la Boulzane : Puylaurens, la Pradelle, Axat, Salvesines, Gincla et Montfort qui le furent au département de l’Aude.

Publié le : mardi 1 juillet 2014
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EAN13 : 9791031000350
Nombre de pages : 380
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Ansignan
Situation La commune d’Ansignan, en occitan Ancinhà, a une superficie de 784 hec-tares (7,84 km2). Elle est située sur la rive droite de l’Agly en aval de Saint-Paul-de- Fenouillet. Le confluent de la Desix, affluent rive gauche de l’Agly, se trouve un peu en aval du village. Elle se situe au centre du Fenouillèdes, bordée par les communes de Saint-Martin, Saint Arnac, Caramany, Trilla, et Felluns. L’ altitude du village est de 235 mètres.
Histoire Une villa romaine est probablement à l’origine du village. On y a découvert une monnaie de bronze de Néron frappée à Narbonne et un denier d’argent datant de 46 av. J.-C. e On trouve les appellations deAnciyasen 1395 et deAnsinhansiè-au XVII cle. Le nom devient ensuite Ansinyà, puis Ansignan. Le lieu fut le siège d’une seigneurie tenue par une branche de la famille de Mauléon jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Le village ancien se trouvait vraisemblablement dans la partie basse de la seigneurie, à la confluence de l’Agly et de la Desix.
Population Le village comptait 38 feux en 1693, 31 en 1720. Il accueille 187 habitants en 1789, 276 en 1804, 306 en 1836, 293 en 1866, 300 en 1901, 248 en 1911, 268 en 1931, 243 en 1946, 225 en 1975. La population va ensuite décroître : 194 habitants en 1982, 212 en 1990, 198 en 2007 et 184 au 1er janvier 2010.
Centres d’intérêt
Église paroissiale e Cette église est dédiée à saint Nazaire et à saint Celse et date du XVII siècle. e e Château des Albassiècle desiècle et son église romane du XIII du XI-XII plan rectangulaire.
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Aqueduc viaduc e Cet aqueduc est d’origine romaine mais a été modifié au XIII siècle. Il avait probablement trois fonctions : irriguer les terrains de la rive droite, ali-menter en eau des moulins ou autres installations et permettre le passage sur l’Agly. Il a 170 mètres de longueur et unit les deux rives de l’Agly. Il est composé de 29 arches formant trois parties : une sur la rive gauche constituée de treize voûtes en briques soutenant un aqueduc en pierres brutes, une partie centrale, composée de deux grandes arches soutenant un canal couvert de deux mètres de large, réalisée lors des XIII et XIVe siècles. une troisième rive droite composée de quatre arches soutenant un canal cou-vert par une voûte semi-circulaire de deux mètres de large. La partie la plus haute de l’ouvrage se trouve à 15 mètres au-dessus du lit de l’Agly. La prise d‘eau se trouve à environ un kilomètre à l’amont. L'analyse des matériaux a permis de déterminer les dates de construction de l’ouvrage : le bas Empire pour la partie gauche et l’époque carolingienne pour les grands arcs de la rive droite (720 à 850) et a confirmé que les arcs centraux, sous les-quels passe l’Agly, ont été réalisés pendant la période médiévale. Cet ouvrage, qui était carrossable aux charrettes, a été classé monument his-torique en 1972.
L’église préromane Saint-Nazaire Cette église, dédiée également à saint-Nazaire et saint Celse, était située aux abords du village un peu en amont de la confluence de la Desix avec l’Agly. Elle était rectangulaire. Il n’en reste qu’un mur qui a été utilisé lors de la construction d’un cortal au-jourd’hui ruiné. Elle était située près d’un ancien pont médiéval également ruiné. Il n’a été conservé qu’un mur, orienté au sud, qui présente quatre arcs, une porte s’ou-vrant dans le second arc et des fenêtres dans les autres. Ces arcs, à la maçonnerie peu ordonnée, correspondent à une construction du e X siècle. Il est probable que l’édifice était de forme rectangulaire et ne possédait qu’une seule nef.
Carrières de feldspath On note la présence d’anciennes carrières de feldspath.
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