Le "né coiffé"

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Je présente l'histoire de Jérôme, un enfant il est vrai au comportement atypique dont les commérages colportèrent qu'il était "né coiffé" (anormal), sans l'once d'une preuve tangible. Tout cela dans une île d'exception, comme il en existe partout ailleurs... Jérôme fut conçu, naquit et vécut son enfance sans jamais se plier aux choix imposés, fussent-ils sympathiques et enivrants. Tenter de comprendre pour marcher avec intelligence sur sa terre fut la course de fond de sa vie.
Publié le : jeudi 1 avril 2010
Lecture(s) : 240
EAN13 : 9782296934320
Nombre de pages : 182
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+©L’Harmattan,2010
5-7,ruede l’Ecolepolytechnique;75005Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.f
harmattan1@wanadoo.f
ISBN:978-2-296-11832-4
EAN:9782296118324
rrAmon oncle, lepoèteg uadeloupéenCamilleRousseau,pours
sagesseetlaqualitédesesœuvres.
aLasociétéf açonneseshommesseshérosetsesmonstresen
leurlaissant leurlibrearbitre.
Dansn os croyancesancestrales,lesnaissancesanormale
s’inscrivaient dans lesphénomèness urnaturels .
C’est enl ’occurrencelecasdes«néscoiffés»,e nfantsq u
viennent aumonde avec unvoile(leplacenta)l eurcouvrant l
tête.Unedesm ultiplesi nterprétations de l’époqueenfaisait de
êtresm ystérieux ayant:d esdons occultesetuncontactdirec
avec lesm orts .
Transmisesp arl ’oralité, cesi nterprétations empiriqueson
pratiquement disparu,nelaissant quequelquestracesdans notr
patrimoinec ulturel .
Concernant Jérôme, leh érosde ce roman,cequalificati
infondé provenait descomméragesdec eux quin’avaient pa
d’autresexplications àc ertainst raitst roublantsdeson
caractère .
Depuis,il confirmen’avoir jamais vu ni entenduquoi quece
soit venant d’outre-tombe oude l’insondable.Quant àson
avenir,il lec onfiaprudemment àsoni nstinctetessayade l
construired ans lamesuredesescapacitésaulieudesubir le
influencesdiverses.
Mais«Qu’importeleflacon pourvu qu’onaitl ’ivresse» ,
selonleproverbe.Jérômen’eutde cessedetirerp rofit de cett
affabulation grotesquede «nécoiffé»,jusqu’àce quele
comméragesenquestions ’estompent avec letemps.
steieasssseft56.7(89"
«Entanlontan»(avant),Karukéra(ancienneGuadeloupe
étalait sarobe paradisiaqueenborduredelamercaraïbe.
Lesélémentsn aturels rythmaient sonévolution enbalayant
sescôtes,e xplosant sonvolcan,secouantsaterre.Pourunbon
équilibre,ilsensoleillaients on ciel,adoucissaient sonclimat,
faisaientcoulerl ’eaulimpide de sesr ivièresetn ourrissaient se
habitantsde saluxuriance.Ceux-cinemanquant de riens
servaient,c ueillaient,plantaient,f uyaientoumouraient su
place, enr espectant cetteterredetousl esdangers,detousl e
bonheurs de vivre.
Quanda rrivèrent lesp rémicesde lamodernité
Unjourde1493,Christophe Colombets est rois navire
cherchant lesIndest rouvèrentl ’arcantillais.C’est ainsiq ue,
sans enavoirformulélevœu,Karukéraprenait unallers impl
pourunavenirguadeloupéen.
Certainement pouréviterq uec etteîlepapillonned evienn
lenombril dumonde, dans unp remiertemps,l’ordonnateu
divinl uienvoyaunesériede colonisations sanglantese
l’esclavage enbonus.Lesoin qu’ilm it àlatâche martelason
histoirea vec deslarmes,dusangetde lasueur.
Commecelanesuffisait pas,il yremitp lust ardunecouche
de tourments:a ssistanat,spécificités,c oups de langues,«gadé
d’zafès»(marabouts),politiciens,syndicats,etj ’enpasse,
vinrent pimentern otrequotidien .
Apartirdesannées50,unp uissant ouragandec onflit
d’indépendance déferlasurlemonde, enépargnant lesAntille
françaises,d ’unemanièregénéraleetlaGuadeloupe, enparti-
culier.
?re)tseesrsss
:Ceciexpliquant peut-êtrec ela, ce mêmeordonnateurdécida
unj ourquelef ilsd’Yvetteetde Stanislas,Jérôme, naîtrait
Basse-Terreh orsdesgrandsbouleversements planétaires.
Malgrél’influencedel’héréditéetde lasociété,c ’est avec se
propresarmesq u’ilsef rayaunchemindans lajunglede lavie.
Son grand-pèrematernel,«Edwa»(Edouard),g arde fores-
tier,avaitbattutoutesl escampagnesetforêts de larégionde
Basse-Terre.Déjàc aséavec unebougresse, il eutYvette, mèr
de Jérôme, encontrebande (horsfoyer) avec unede cesbelle
négressesdont il faisait fondrelescœurs.
Despromesses,e ncored esp romesses,toujours desp ro
messesetp ff !!! Monsieurdisparaissait commeun«nèg
mawon »(nègreenfuite)encasde grossesse.
Cethommehautencouleurs futunedouceintriguedans
l’enfance de Jérôme.Enplusd’êtreb lagueur,il marchait en
canardàcausedesesgrossesgraines(testicules) .
Alaquestiongênanted esenfantss urcesénormesboule
entresesj ambes,l’explication donnée était lepoidsd’untron
trop lourdsoulevésans précaution.
Uneautree xplication,persistait dans lesesprits malveillant
fondée surunmauvais sort queluiaurait jetéunetigress
revancharde de lasection de TarareàVieux-habitants,pou
l’avoirenjambée commelelitd’unerivièreencrue, enlu
laissant aupassageunpetitchabin (métis) aux yeux griscomm
lessiens...
Ilyatoujours cheznousuneexplicationfolkloriqueàtou
ce quiinterpelleoudérange lanormalité.
Son ardeurdéclinant aufil desans,Edwamourutà85a ns
dans lesannées7 0.«J’aibienvécu,jepeux mourir tranquille»
dit-il,quelquesheuresavantde quittercetteterrequil uidonn
tant de joliesn égressesfessuesàpasseràlac asseroleetun
nombreconséquent d’héritiers sans biensàsepartager.
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ceeàtsses-israYvette, naquit dans unedesr uessinuantl eshauteurs de l
villede Basse-Terre.Samèremouruttrèsj euneetEdwa ,
incapabled ’assumers on éducation,laconfiaàsasœurCicine.
C’est dans lec liquetism onotonede sesm achinesàcoudr
queCicine, «fanm dèwôab éké»(maîtressed esbékés),c ousi
sonéducationauxv aleurs de lafemmed ebout.
Sortieb lanche dujeuded ésgénétiqueoùlebricolaged e
racesvousfait voirde touteslescouleurs,e llefutuncasd’écol
dans letumultedumétissage .
Son racismepuretdurs ortait d’unostracismeanti-noirt rè
répanduchezlesm étis.Tousl esm oyensde sed émarque
étaient bonsp our«cess auvésdelanoirceur»;enréaction
leurambiguïtéraciale,leurvisions implisted eschosesn ’avait
quelerejets ystématiquedunoir .
Elleenr écoltaunerancœurquim inasaviedel’intérieur.
Bienqu’ellef ûtm étisse, Yvette, futuremèrede Jérôme,
n’avaitcurede cesconsidérations.Lorsqu’ellerencontr
Stanislas,noir purjus,ellenerêvait qu’àl’hommeavec leque
ellec onvoleraitenjustesn oces.
Intransigeante, parcontre, surlamorale, ellef ustigeait le
maris volagesdesescopines. Sensibleàleurs ouffrance,e ll
soutenait leurcoupleb attant d’unea ilea ffaiblie, tandis quede
l’autrea ile, monsieurfaisait frétillerune«carapetsans têt’ »
(voleused’hommes) .
«Quandmême! disait-elledumari de sameilleurea mi
prised ans latourmente, il aurait pufairesess aletésdiscrè
tement,çaé viterait àsafemmedesouffrirautant ».
Arrivéeauboutdurouleaude lad éprime, cettea mietermin
satristevieengrenouilledeb énitier,a prèsavoirunis on sort
notreseigneurJésus;s ans aucundout «leseulp olygam
disponiblepourt ouslescœurs esseulés,sans qu’il yaità
redir ».
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seeaeereast-sàeealàUneparenthèsequivautledétour
Parmil esfemmesn ’ayant glanéa ucunmari,on dénombrai
quatrec atégories
—Lesp ieuses,finissant dans led éfiléd esvieillesfille
hantant lesl ieux saints.L’âge aidant,d evenuesacariâtres,e lle
expiaientjenesais quelpéché vénieloumortelq uil eurbarrait
lesentierdubonheur.
—Lesm oins pieuses,a cceptant de vivreen«case»(concu
binage)s ’évertuaient à« marénonm-laenp iéacouch-la»
(retenirl’hommed ans lamaison)enattendant mieux.
—Lesi mpénitentes,perduespourDieuetlamoralechré
tiennemais neperdant jamais espoirde sortir de leurstatutd
maîtresse.Souvent entretenues,e llesusaient de tousle
stratagèmesp ourpasserlabagueaudoigtàunamant.
Leurviea moureusec orsée commençait généralement àl
tombée de lanuit quandtousl eschats sont gris etl ess alive
moinsacidess urleurréputation.
Ensuppléantesdesépousesempêtréesdans leurrobe de
mariée, ellesdonnaientlec hange àlaviemonocorde de
couplesexemplaires.
Lesmauvaisesl anguesfaisaientcourirleb ruit quece
servantesde l’ombreétaient mieux lotiesq uelesépouses.
Tiens!Tiens
Detellesassertions,mensongèress’il enest,rendaient
amèrescesvaleureusesépouses,privéesdes«bon bitin »(vrais
plaisirs) .
—Aubasdutableau,les«sanm anman»(plusdélurées)
usant touteslescordesde lasexualitéd ébridée, enappliquant
l’adagelocal:«lescoups d’épée dans l’eaunelaissent pasde
traces».Lepalmarèsimpressionnant de certainesd’entree lle
enfaisait des«pupuches»redoutéesetenviéess ecrètement pa
lesautresfemmes;de mêmequ’activement recherchéesparl
gent masculine.
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!-:sts:sssssarea-Lamoraleb ien-pensantemaudissait augrandjouretàg rand
bruitt outescescoquineriest ant recherchées. Mais «ent out’ ti
tou»(encachette)beaucoup,etp asdesm oindres,d ébridaient
leursfantasmesavec leurschoupetteschéries.
Bienévidemment,quel’on serassure, toutcelanesef ait
plus,leschosesétant rentréesdans l’ordrede lamodernité.
PourenreveniràYvette, elleétait déterminée àtracers
routee nversetcontretouteslesdifficultés.
Desonp arcours jusqu’aumariagea vec Stanislas,ellen
retint quelesonde clochedelacathédralede Basse-Terrequ
scellaleurunion.Prudente, toutaulongdeleurviedec ouple,
elleneprêtajamais l’oreillea ux rumeurs surlesescapadesd
sonm ari etl aissalescomméragess urfersurson indifférence .
Garderleb on capcommeuncapitaineaulongc ours n
désirant qu’unec hose, conduiresonn avireàbon port malgr
lesaléasdutemps. Telfuts on objectif, lab ougresse;etelles’y
tint.
Ils s’étaientt rouvéunpointcommundans leurenfance qu
contribuaàconsoliderl esbasesdeleuramour,puisquetou
deux avaient étéorphelins .
Lamèrede Stanislas,Dèdette, était unenégressea ux che
veux frisés. Bizarreriec apillaireremontant selonl esdiresàun
méli-mélo ethniquesurl est erresafricaines. Cettec apillaritél
distinguaitdesautresn égressesde Marie-Galanteetl eurs
«racinesàroch »(cheveux crépus).
Enm aîtressesoumise,e llesepliait aux plaisirsde sonamant
Marcel,pèrede Stanislas.
Jésus,Marie, Joseph!Qu’est-ce qu’ellea imasonhomm
«ouwreil,oupawreil»(présent-absent)!Jamais ellen’avai
cédéàunautrea vant luiets on cœurt ropfragiles’éteignit trop
tôtp oursouffrirdesfrasquesde Marcel.
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-eitiseéaeeaEllefutsapréférée,c ellequ’ilaurait épouséesi unemort
subitenel’avaitemportée dans leviragedelatrentaine.Ça,
c’estce qu’ilditetrépétac ertainement souslec oupde
l’émotion...
Adéfautd’avis médical,lesbonnesâmesattribuèrent s
mort àd est esticulesde verratt rouvéss oussaf enêtre, laveill
dudernierNoël. Bienqu’ils eussent étéillicoaspergésd’alcali
etl ’emplacement lavéàl’eaubénite, rienn ’yfit. Leslanguesde
vipèresrampant autourdesacase,luitrouvèrentj ustea prè
l’enterrement unp almarèsd’uneb onned izained ’amantso cca
sionnels .
Ayant trouvélapaixau-dessusde cetteb assesse, ell
pouvait êtrerassurée duparadis oùellesetrouvait,c ars on
uniquefilsStanislasgrandissait insouciant dans lac ampagneoù
trimait samèreRose.
Cettefemme«debout»avait pris leb ambin sousl esp ans de
sag aule(robe traditionnelle),d epuislamort de saf illec hérie.
Cetteperteluiavaitarraché lec œurets uppriméunepartied u
rireg rasdesgens de sac ondition. Ilnerestaàce visagemarqu
parlasouffrancequ’undoux rictussoulageant de tempsen
tempssagravité.
Jeunehomme, Stanislasfit desp etits boulotsetgrimp
ensuiteleséchelons dusavoirenautodidacte.
C’est àBasse-Terrequ’ils cellasonavenir,quandil vin
pourraison professionnelle, en1 946année de lad épartemen-
talisation.
Sad estinée croisac elled ’Yvetteàunbalde lapréfecture.
Touchést ouslesdeux parlemêmecoupde foudre, l’affairef u
conclueenm oins d’unea nnée.
Al’occasion de leurmariage, tanteCicinec onfectionnal
robe de mariée qu’Yvetteportaa vec élégance .
Leurviea moureusepartit surleschapeaux de rouedel
calèchedubonheur. Maisl ’amourleurjouaunt ourde cochon
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ttasa-éeaealorsqu’auboutdequatree nfants,ilscrurentenfin l’asseoirs u
unesituation familialeidyllique.
Ils comprirent àcemoment-làquel’amourest unechose,
mais quelamarmaillequ’ilp rocureest uns entieràsef raye
dans les«zayans »(ronces),a fin d’enfairedeshommes.
Avant lanaissance de Jérôme, lafratriec omportait déjàd eux
solidesemmerdeurs etunesœurcandide mais irascible
souhait. Tousjoyeusementunis dans l’arènedujeu
—L’aînéGuy dit (ti-Guy),e xubérant,inséparabledese
copainsettoujours enq uêted’unea mbiance festive.Onl ’aurait
dit népourça,n’accordant qu’unintérêtmineuraureste.
—Angel,lepuîné, plutôti ntroverti,ned isant etnef aisant
quelestrictnécessaireàuneviesans ambition majeure.
—Léna, le‘’siropm iel’’,adoucissait letafia(rhum)s ec qu
leuravaits ervil’amouravec lesdeux garçons. Son uniqu
chevelure, un«kion-kion»(unehouppette)aumilieuducrân
ets on irascibilitéf irent lesbeaux jours desp laisanterie
incessantesdesesfrères.
Lac onceptionde Jérômefutunm oment d’égarement de
sens,lors d’uneréunion de familleélargie.
Cesregroupementsannuelsaussi réguliers qu’uneinstitution
étaient prétextesàdesr ipaillesm émorables. Cequip ermettai
pendant quatrejours ausucculentr humagricolelocalde coule
àf lots ses50degrés .
Lejourdudélitde conception,c ’est aupetitm atinen
revenant d’unesoirée bienarrosée, qu’aucuneprécaution nef u
priseparStanislaslorsqu’ilcouvritsaf emmeded élice
sexuels.
Pendant quel’aube découvrait levoilea ssombrissant de l
nuit,quelaroséerafraîchissait laf loresomnolente, il luifit
l’amourcommeundératé.Etp atati etp atatapourlaromance un
peuchaude…
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tssarsreàe:srteLedécor étantp lantéa utourdelajouissance, lesfeux
brûlantsdel’amour,aprèslesavoircomplètement vidés,
laissèrent enguisedesalaireduplaisir unegrossessesurpriseà
Yvette.
Aprèss est rois premiers accouchements,e lleportasans
encombrelefœtusgourmand, gigotant dans sonventrec omm
pourmaintenirlaf orme.
Cheminant de lasurpriseàl’acceptation,auboutdeneu
mois,lecouplef utenfin heureuxd’avoircetenfant ets ’amu
sèrent longtempsaprèsdesconditions torridesde sac onception.
Parmesurede précaution,Stanislasdemanda àY vettede
fuir saf ouguec ommelapested èsq u’il deviendraitt rop
entreprenantaprèsunefêtebienarrosée .
Sans avoirr ienexigé, quantàsaplace dans lah iérarchi
familiale,Jérômed evint«krace ab oyola»(lepetit dernier),
qu’enprincipeon chouchoute .
Aufil desannéesletravailde sapedutempsj aunitlepapie
de lamère, rendant l’écrituredeleurs exualitéinféconde .
N’ayant plusaucunec raintedetomberenceinte, Yvetteb aiss
savigilance etStanislaspuprofiterentoutequiétude de lasall
de jeux .
Arrivésàcesm omentsendemi-teinted ’unâgea vancéoùl
puissance sexuellepassede220 à15watts,leshormone
abandonnèrentStanislasàlad ouceurs ans équivoquedel
tendresse.
Sans l’aide d’uneb onned écoction de «boi bandé »(boisq u
fait bander) pourgrappillerunp eudevigueur,il neluis erait
restéquesess ouvenirsàpotasseramèrement .
Bienqueraresetp astoujours maîtrisés,c essursauts
érectilesdopésr envoyaient àStanislasunemeilleureimaged
luienserasantlematin .
C’est l’occasion rêvéederendreunhommagea ppuyéàce
arbres,d ontl ’écorce aurait lepouvoirm ythiquede fairerevivr
lesp iècesde musée.Ils représentaientl ’énormee spoirq uele
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eesfasa-eraeise«pécheurs»encalesèche mettaientencetted écoction,pou
naviguerencorea prèsunetraversée de viedepatachon .
Combien,suivantdescuresàlalettre, nevirent riens
redresserm algréunevolontéf arouchedereprendreduservice
Ungrandcoupde chapeauauxpetitesp ilulesbleues(viagra
etàsess emblables. Enmêmetempsq u’ellessecouren
efficacement lesimpuissants,endégarnissant leurporte
monnaie, elless auvent cesbeaux arbresd’uneéradication en
règledenotreterritoire.
Lesretombéesp ositivesseront quenosp etits-enfant
pourront profiterdeleurp résence,d ans ce quiresterade notr
environnement forestierencapilotade.
Unequestionmetracassesurleb utq uepoursuivait Dieu ,
lorsqu’ilchoisitde confierlesort de JérômeàlaGuadeloupe
Lesvoiesduseigneurs eraient-ellesaussii mpénétrablesq u
cela
Onpeuttoutaupluss upposerq u’ilfit ce choixparce qu
notreîleé tait présuméeparadisiaque… allezsavoiravec l
créateur
Autrement il aurait punaîtreàNorfolkouauZimbabwe,e h
biennon
Lemaîtredel’univers,sanshésiter,pointadudoigtn otr
département etq uip lusest désignalapetitec ommunedeS
Claude pourlerecevoir.
Sanaissancef utunn on-évènement,unjeudio rdinaired
l’année 1951.Alors quel’influencedeLéon Blumetl e
communistesprosoviétiquessculptaientl ’histoirepolitiqu
française, plusm odestement Basse-Terreé lisait sonn ouveau
maire.
Pourdirequeriendans l’exubérance de lanatureoude
évènementsencoursnesignalal’arrivée dubébé.Mêmepasun
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tetes?sr?eee?ee-e)!!sde cesoragest ropicaux intempestifss évissant surlest erres,le
idéesetleshommesde cescontréest ropicales.
Lac oncordance de l’époque, unaccouchement disonsr éuss
etunesantésans tareapparente, firent qu’ilgagnad’emblée l
premierroundducombatde savie.
Ilneluir estait plusq u’àprendrelamesurede soncourage,
raidir sonp etitcorpsetcommencerl’égrainement de son
enfance.
Enleb aptisant,sesparentsvoulurent confierrapidement
Jésuslapart spirituellequiluirevenait.
Lamamanchoisitp ourparrain HenryRose, câpresérieux e
conscientde sonr ôledepèreens econd.Pourm arrainecef u
Mirella, àlaquelleless autesd’humeurdumétissage laissèrent
commeseulestracesn égroïdes,unn ezcharnuetunaccent
créoled ’unesuavitéàébranlerunvœude chasteté.
C’est àl’égliseducarmelréputée poursasource
miraculeusequ’eutlieul’onction baptismale.Présentdans s
nef,lenourrissonchatouillaàpeinesamajestésanctifiée .
Vêtude lamêmerobe de baptêmequesesfrèresets œur,il
ressemblait à« on pôpôte» (unepoupée)endimanchée.Un
bonnerasadedelaitm aternelbuea vant led épartp révint tout
miseàl’air impromptued est étésd’Yvette,d ans lamaison de
Dieu .
Lab énédiction avec lesaintcrème, leg rain de selq u’onl u
posasurl esl èvres,neperturbèrent passons ommeil.Parcontre,
aumoment oùleprêtred ans uns ymbolismed’immersion lu
versal’eaude lag rottesurlatête, il passaàdeux doigts de
tomberdans lebénitier.
Seserait-ilcrudans sonbain,ouretournant enq uatrièm
vitessedans leventredemaman,pourr éagir de lasorte
Àmoins quece fûtl’effetde l’eaumiraculeusesurson
innocence
Dépité, il reprit sondodo,laissant àtoutcepetitm onde l
soin de traiterlec érémonial.
18
aesiiet?eiet?àe

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