Le prix du destin

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" Le charme de ce livre réside dans une tentative historiographique. L'auteur creuse dans sa mémoire pour articuler cette idée d'un passé contenant déjà en lui les éléments des ruines de demain. On peut lire aussi son ouvrage comme la saga d'une formidable ascension d'un petit villageois de Kimpata-Iku." Didier Mumengi
Publié le : dimanche 1 février 2009
Lecture(s) : 280
EAN13 : 9782296213852
Nombre de pages : 126
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Le prix du destin

Constant N'Dom Nda Ombel

Le prix du destin

L'Harmattan-ROC

<9 L'Harmattan, 2009 5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan I @wanadoo.it

ISBN: 978-2-296-07046-2 EAN : 9782296070462

Préface Préface Introduction 1.- Qu/est-ce qui ne va plus? 11Mission catholique Pindi ou le purgatoire 111Bukavu: ni enfer, ni paradis IV-Lumumba et Mulele V.- Léopold Sedar Senghor et Aime Césaire VI.-Opposant politique et exilé VII-Consultations populaires... VIII-Le discours du 24 avril 1990... IX.Mgr. Monsengwo, Président du Parlement deJransition X.-GOUVERNEMENTS E TRANSITION D XI.-Les Concertations politiques du Palaisdu Peuple... XII.-Ministre, pourquoi faire? XIII.-Une école différente pour les enfants XIV.-MILITANT MPR DU XV.-Ansandong, le corps et l'âme des ambuun XVI.- L'A.F.D.L prend le pouvoir XVII.Vous avez dit « Révolution pardon? » XVIII. LesCongolaisnégocient la paix XIX.Le MLC,un nouveau départ XX.L/institution de la prise en charge... XXI.Insuffisance des infrastructures scolaires XXII.Une transition de tous les dangers Épilogue 7 23 27 31 37 41 49 51 63 69 71 73 75 78 82 84 88 92 97

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A Yvette...
Tu as été pour moi non seulement une épouse Mais aussi une mère, une compagne et une amie Tu as sublimé la femme et l'amour

Préfa ce
de Didier Mumengi1

le cinquantenaire de l'indépendance du 30 juin 1960 avance à grands pas, la République Démocratique du Congo alanguit. le « scandale géologique» n'en peut plus! Meurtrie, aux abois, lassée de promesses politiques sans lendemain et du malheur au quotidien, rongée par les désillusions, écrasée par des combats qui n'en finissent pas, la société congolaise, perd jusqu'à l'allant de retrouver, de consigner et d'enseigner l'Histoire, notamment comme mémoire des vénérables combats livrés pour la République, chose qui aurait pu permettre aux Congolais de repérer où sont leurs droits acquis, où sont leurs devoirs éprouvés, où sont leurs intérêts circonscrits, où sont leurs responsabilités vis-à-vis d'eux-mêmes et de la société qui fait d'eux citoyens et citoyennes, et finalement, où est leur passé... Un passé qui s'enraye au fil des jours comme pulsion sans échos, dépossédant le présent du processus de renseignement des intelligences et de rappel des hauts faits dignes de mémoire, en vue de la socialisation des comportements et de la conscientisation des mœurs. Partout ailleurs, les Etats perçoivent la nécessité d'une mise en scène didactique du passé, d'abord par la sacralisation du livre, mais aussi à travers diverses formes d'actions culturelles: l'éducation, les musées, l'art, les stèles, les statues, les monuments, etc. Tous ces outils qui
l

Didier

Mumengi

est

écrivain.

Dernier

livre

publié

en 2009

chez

L'Harmattan:

La naissance du Congo.
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constituent des formes d'actualisation du passé, à partir desquelles des groupes d'individus tissent ce «lieu commun» de valeurs et de pratiques qu'on appelle la communauté nationale. Mais du fait que partout et tous les jours, on enterre un fils, un frère, un père, un cousin, un ami, l'esprit mortuaire plonge les consciences congolaises dans un rembrunissement des plus désocialisants. De fil en aiguille, les descendants de Lumumba, de Kimbangu, de Paul Panda Farnana et de Mulele se voient immergés dans l'angoisse d'un devenir aux imprévisibles péripéties. Que faire? Nous vivons une société que nous n'avons pas pensée, que l'on ne connaît finalement que très peu... Quoi de plus normal que l'on se retrouve, par voie de conséquence, incapables de la maîtriser et de la faire à notre avantage, pour satisfaire nos désirs, pour assouvir nos besoins. Voilà pourquoi on ne rêve plus que d'une chose: sortir coûte que coûte et à tout prix de la trop longue nuit de misères, mais sans risquer ce que nous avons, sans le sacrifice de ce que nous sommes, sans renoncer à ce qui plombe notre destin, sans divorcer de ces actes et gestes qui endeuillent notre patrie, sans suer sang et eau pour l'intérêt collectif, et sans la foi en nos aptitudes propres à inventer un nouveau Congo et construire par nos propres bras et cerveaux des lendemains meilleurs. Ainsi, depuis le jeudi de l'indépendance nationale, audevant de chaque jour qui passe, à la banalisation du mal, celle de cette constance de souffrances qui nargue le regard congolais, s'ajoute la banalisation des horreurs de la guerre, qui jette de l'opprobre sur l'humanité congolaise... Décidément, le Congo a du mal à tirer les leçons de son histoire... Au carrefour de cette dérive obscurantiste et de la désespérance qui la jouxte, exercice rare, N'dom Nda Ombel

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