Lennon Peace and Love

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John Lennon, lunettes rondes sur le nez, devant son piano blanc, jouant Imagine, un hymne à la paix, l'amour et l'humanisme : la vie de l’ex-Beatles est symbolisée par cette scène. Et son assassinat le 8 décembre 1980 a définitivement fait de lui un mythe. Un martyre, crucifié sur l'autel de la paix et de l'amour. Pourtant, Lennon est un personnage bien plus complexe que ces quelques clichés. Un homme tourmenté par ses démons, dont la vie n'était pas toujours à la hauteur de ses idéaux. Cette biographie brosse le portrait vérité de ce personnage de légende avec ses lumières et ses ombres. Celles de l’artiste, pilier des Beatles, qui reste l’un des génies du XXe siècle. Et celles de l’homme, parfois égoïste, parfois violent. Un homme qui, jusque dans ses défauts, a essentiellement cherché à donner un sens à sa vie. La biographie vérité de John Lennon : les derniers secrets d’un homme devenu légende.
Publié le : mercredi 6 octobre 2010
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782824649481
Nombre de pages : 352
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Partie 1
Liverpool – Hambourg : naissance d'un artiste
Enfant de la guerre
« Sorti d’une bouteille de whisky le samedi soir. »
iré à quatre épingles, Lennon se promène noncha-T lamment à travers Sefton Park. Il porte l’un de ses deux nouveaux costumes et un chapeau melon trop grand pour lui, à la Chico Marx. Au bec, une Wild Woodbine, clope bon marché, xée à un porte-cigarette. Très dandy. Seule, assise au bord d’un bassin ornemental, une jeune lle, les cheveux auburn, de faux airs de Marlene Dietrich, âne. Charmé, Lennon s’approche pour engager la conver-sation ; il est accueilli par de grands éclats de rire moqueurs. C’est le chapeau. Lennon s’en rend compte, se décoiffe promptement et l’envoie ricocher sur le bassin. Liverpool, 1928 : c’est ainsi que commence la longue et agitée histoire d’amour entre Alfred Lennon et Julia Stanley. Les deux amants ont, autant l’un que l’autre, soif de glamour et envie de divertir. Julia, Juliet, Judie ou Ju, c’est selon, a une voix qui sort de l’ordinaire. Et, fait extraordi-naire pour une femme de l’époque, elle joue d’un instru-ment de musique. Son grand-père, employé de bureau à
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Liverpool, lui a appris à jouer du banjo. La jeune femme se défend également à l’accordéon piano et au ukulélé. Son talent musical, son joli visage et sa personnalité font d’elle un candidat évident pour mener une carrière profession-nelle. Mais elle ne se sent pas à la hauteur du pénible effort qu’exige la vie sur les planches. Et lorsqu’elle quitte l’école à 15 ans, c’est pour un ennuyeux travail de bureau dans une imprimerie. Boulot qu’elle quitte rapidement pour devenir ouvreuse dans le ciné le plus rupin de Liverpool, le Trocadéro, sur Camden Street. C’est ainsi que Julia vit sa vie glamour par procuration, sur les épais tapis rouges, sous les lumières tamisées. Vivre par procuration, Alf connaît. Son père, Jack Lennon, simple employé de bureau, quitte Liverpool pour New York en 1880. Il connaîtra outre-Atlantique un succès modeste au sein d’une troupe de ménestrels pendant une vingtaine d’années, avant de revenir à Liverpool, où il meurt 1 en 1921 . Depuis sa plus tendre enfance, Alf rêve de marcher sur les traces de son père et de faire carrière dans le show-business du temps, ébauche de l’industrie du divertissement, qui n’apporte ni gloire ni fortune, mais plaisir au quotidien. Le jeune homme, un brin frimeur, connaît par cœur les chan-sons du répertoire music-hall de l’époque de la Première Guerre mondiale. Il récite des ballades, raconte des blagues, fait des imitations, en particulier de Charlie Chaplin, son préféré. Son envie de succès manqua de peu de devenir réalité. Un soir, il se rend avec son frère Sydney à l’Em-pire Theatre pour assister à la performance du Will Murray’s Gang, une troupe de chanteurs-danseurs adolescents ; à la n du spectacle, le jeune Alf, 14 ans, se fraie un passage backstage. Il se livre alors à une audition improvisée devant Will Murray, le Monsieur Loyal du Gang. Sa prestation plaît et, sur-le-champ, on lui propose de suivre la troupe. Herbert et George, frères et responsables légaux du jeune Lennon, s’opposent à l’idée. Déterminé, Alf décide de rejoindre le
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Gang, en route pour Glasgow, lieu et place de leur prochaine prestation. Il s’enfuit du Bluecoat Hospital de Liverpool, une école de charité dans laquelle il est pensionnaire. Mais un professeur le rattrape et lui administre la correction rituelle devant ses camarades de classe. Un an plus tard, son éducation achevée et deux costumes neufs sous le bras, il quitte Bluecoat pour un travail de garçon de bureau. Ennuyé, il réalise au bout de quelques semaines qu’une carrière bien plus préférable se trouve juste sous son nez. Ce n’est pas équivalent au plaisir de monter sur scène, mais pas loin. À l’époque, Liverpool, considéré comme le New York européen, est le port le plus fréquenté de Grande-Bretagne, seulement concurrencé par Southampton. Chaque jour, d’immenses paquebots jettent leurs amarres dans l’estuaire de la Mersey. À leur rencontre, des trains à destination de Londres, chargés de malles-cabines, déver-sent un ot continu de voyageurs fortunés dans les piscines débordantes, les salons de coiffure, les cabinets de massage ou les thés dansants mis à leur disposition pour patienter avant d’embarquer. Alf décide alors de s’engager en tant que groom à bord duSS Montrose. La vie rêvée. D’un naturel joyeux et amical, il s’attire la sympathie des passagers et la bienveillance de ses supérieurs. Lennie, son surnom à bord, est rapidement promu serveur dans le restaurant du paquebot de croisière naviguant entre Liverpool et la Méditerranée. À un certain moment de 1928, peu avant d’embarquer pour sa première croisière, il se promène nonchalamment à travers Sefton Park. Il est rachitique, à cause de son alimen-tation pauvre en nutriments, typique de la classe ouvrière : pain, margarine, thé trop fort etlobscouse, un ragoût à base de viande salée et de pommes de terre qui vaudra aux Liver-puldiens leur surnom de Scousers. Couvert par son chapeau melon trop grand, il va pour-tant séduire mademoiselle Stanley, dont la beauté lui attire la faveur de nombreux admirateurs.
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Son père, George Stanley, appelé Pop par toute sa famille, a fait carrière dans la marine. D’abord en tant qu’ouvrier-voilier, à une époque où les bateaux utilisaient des voiles pour soulager les machines à vapeur. Il a ensuite passé de nombreuses années en mer au sein de la White Star Line, avant de rejoindre la Tug Salvage Company, chargée de secourir les navires naufragés entre l’estuaire de la Mersey et la côte du pays de Galles du Nord. Pop côtoie donc les capitaines des bateaux. Dans le milieu très rigidement hiérarchisé de la marine, il partage avec eux la primauté d’avoir le sang bleu. Quatre de ses lles se comportent en accord avec leur rang social et fréquentent de jeunes hommes destinés à être navigateurs ou ingénieurs dans l’aéronautique. Julia, la benjamine, lui fait l’affront de sortir avec Alf Lennon, un simple steward. Le paternel trouve un fervent soutien en la personne de Mary, sa lle aînée, aussi appelée Mimi. Jusque dans les dernières années de sa vie, Mimi manifeste son incompré-hension quant à la décision de sa sœur : — Pourquoi elle a choisi Alf, je n’en sais rien, cone-t-elle à Philip Norman, l’un des biographes de John Lennon. Je ne pouvais pas croire qu’elle nisse avec un marin. C’était un bon à rien... le genre d’homme à en avoir une dans chaque 2 port. Tout-fou, c’est comme ça que je l’appelais . Mais Alf dispose des qualités qui feront la renommée de son futur ls : il est vif d’esprit, intelligent et fait preuve d’une cinglante répartie. Lui aussi côtoie le sang bleu quoti-diennement ; il trouve l’attitude du patriarche ridicule et ne mâche pas ses mots pour le lui rappeler. De nombreuses fois, alors que Julia tente de l’introduire dans sa famille guin-dée, Alf s’accroche avec George, Mimi, ou avec les deux. Invariablement, Lennon s’en va. Quelques fois parce qu’il l’a décidé, d’autres fois parce qu’on le lui a demandé. Julia aurait peut-être ni par se lasser du jeune homme. Mais,
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dèle à ses convictions, plus son amant est snobé, plus elle s’accroche à lui. Le temps et ses longues absences en mer aidant, Alf devient raisonnablement ami avec les sœurs de Julia (Anne, Harriet et Elizabeth), et avec leur mère, Annie. Mimi et George Stanley resteront toujours hostiles à son égard. Au cours des années 1930, le père tente à plusieurs reprises d’éloigner Alf de son foyer et de sa lle, notamment en l’en-voyant sur un baleinier en mer pendant deux ans. Lennon a toujours nié l’assertion de Mimi : il n’en a pas « une dans chaque port », il aime Julia, lui est dèle et lui écrit dès qu’il en a l’occasion. Le couple décide de se marier en décembre 1938. Lui a 26 ans, elle, 24. Aucune des deux familles n’est au courant. Seuls les témoins – Sydney, l’un des frères de Alf, et une amie ouvreuse de Julia – sont présents au bureau de l’état civil lors de la cérémonie. Lorsque la désormais « madame Lennon » présente le certi-cat de mariage à sa famille, Pop explose. Puis suivent les conseils de sa femme : comme rien ne peut plus être envi-sagé pour faire obstacle à leur union, autant donner un coup de pouce aux jeunes époux. Pop Stanley décide donc de quitter l’appartement fami-lial de Berkeley Street pour que Alf et Julia puissent aména-ger avec lui et Annie. Leur choix s’arrête sur une maison en mitoyenneté, au 9, Newcastle Road, à quelques minutes de marche de Penny Lane et du Bluecoat Hospital. Tous quatre coexistent assez harmonieusement en 1939. À la n de l’an-née, Alf repart brièvement en mer à bord duSS Duchess of York, mais revient à temps pour Noël. C’est au 9, Newcastle Road que Alf et Julia conçoivent leur unique enfant. Sans le vouloir. En janvier 1940, Julia apprend qu’elle est enceinte. Cette grossesse inattendue les déconcerte. Quarante ans plus tard et quelques jours avant son assas-sinat, John confessait à David Sheff :
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— Quatre-vingt-dix pour cent des habitants de cette planète, surtout les Occidentaux, sont sortis d’une bouteille de whisky un samedi soir sans que quiconque ait eu l’in-tention de fabriquer un enfant. Quatre-vingt-dix pour cent d’entre nous sont des accidents – je ne connais personne qui ait voulu faire un enfant. On était tous des extras du samedi 3 soir . Au cours de la grossesse de Julia, l’Europe connaît ses heures les plus noires. En mai 1940, les divisions blindées de la Wehrmacht et les parachutistes allemands envahissent sans difculté la Belgique, puis la France. Isolée et inca-pable de défendre ses frontières, l’Angleterre pense être la prochaine sur la liste. Nuit après nuit, les chasseurs de la Royal Air Force assistent, impuissants, au pilonnage de Londres par les bombardiers de la Luftwaffe. Au courant du mois d’août, l’angoisse saisit de plus belle les habitants de Liverpool. Une attaque éclair de la RAF parvient à frapper Berlin, fait de guerre que Hermann Goering, commandant de la Luftwaffe, jugeait impossible. Furieux, Hitler promet de répliquer en rasant chacune des grandes villes britanniques. Liverpool, grand port stratégique, d’où partent notamment les convois alimentaires censés nourrir les troupes basées dans l’Atlantique, se prépare au pire. La nuit du 9 octobre, les bombes sifent sur la ville, les sirènes résonnent dans les rues. Cette nuit-là, Mimi ne se préoccupe ni des bombardiers ni des mines terrestres para-chutées. Elle court, pendant deux miles, de la maison paren-tale de Newcastle Road à la maternité d’Oxford Street. Julia a accouché ; c’est un garçon, en bonne santé. En l’honneur du grand-père ménestrel de Alf, le bébé s’appelle John. Mais au-delà de l’hommage à ses aïeux, Alf est séduit par ce prénom traditionnellement classe moyenne, connotant toutes les qualités appréciées par les Stanley : franc, calme, droit, digne de conance. Et considérant le patriotisme des Lennon autant que des Stanley, personne ne fait objection
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au choix du second prénom : ce sera Winston, comme le Premier ministre Churchill, orateur fougueux, qui semble être le dernier rempart contre l’envahisseur allemand. Toute sa vie durant, à tout le moins jusqu’à ce qu’il le transforme en « Ono » en 1969, ce prénom rappellera à John son statut d’enfant de la guerre ; il devint également une obsession, quoique mineure, relevée à plusieurs reprises par la littérature biographique. Les Beatles joueront lors de leur escapade hambourgeoise un morceau instrumental inti-tulé « Winston’s Walk ». Dans le lmBackbeat, sur scène à Hambourg, John se présente : — Je m’appelle John Winston Lennon, Winston comme 4 le boucher . Se débarrasser de ce nom traduira pour John une prise de position anti-impérialiste. Il pense que s’appeler Winston insinue que, d’une manière ou d’une autre, il adhère à l’es-5 prit aristocratique de l’Empire britannique .
Pendant la guerre, Alf est souvent éloigné du foyer fami-lial. Il travaille au sein de la marine marchande ; en perma-6 nence en proie aux torpilles des U-boot , il effectue donc une tâche ô combien dangereuse, mais essentielle pour l’effort de guerre britannique. Pourtant, ce sont ces absences répé-tées – à bord duSS Empress of Canada, puis duSS Moreton Bay, de septembre 1942 à février 1943 – qui lui valurent aux yeux de son ls sa réputation d’homme égoïste, inepte et sans amour. Mais, pour Alf, la mer lui permet de se tenir à l’écart de la vie quotidienne, de sa routine et de ses respon-sabilités, pour redevenir Lennie l’artiste. Lennon envisage un temps de trouver un boulot à terre, mais il reçoit une promotion en septembre 1942 : il est désormais steward au saloon, l’équivalent en mer de maître d’hôtel. Après le « May blitz » de1941 (la plus importante série de bombardements aériens sur le territoire britannique er ailleurs qu’à Londres, du 1 au 7 mai 1941) les bombarde-
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ments diminuent en intensité. Le centre de la ville, et donc le 9, Newcastle Road, reste considéré comme une zone dange-reuse. Pour offrir au petit John un environnement plus sûr et plus sain, Mimi suggère donc à Julia de quitter le centre de Liverpool pour s’installer en banlieue, à Woolton, où elle-même vit depuis peu avec son mari, George Smith. Pendant plusieurs mois, la mère et le ls vivent dans une petite maison, nommée Cottage, sur Allerton Road, à quelques minutes de marche de chez tante Mimi. Plus tard, lorsque John se remémore sa mère, les premières scènes dont il se souvient se déroulent dans cette maison : — Elle chantait un petit air, quand j’avais un ou deux ans. C’était l’air d’un lm de Disney [« I’m Whishing », extrait deBlanche-Neige et les Sept Nains] : « Tu veux savoir un secret ? Promets de ne pas le répéter. Tu te tiens près d’un 7 arbre à vœux . » Ce déménagement allait créer des tensions au sein d’un mariage déjà peu solide. Leur union n’est fondée ni sur la maturité ni sur la conance. Ainsi, Alf pense que la banlieue calme constitue une retraite paisible pour Julia. Au contraire, la jeune mère prend très vite l’habitude de coner son mouet à Mimi ou à une voisine, pour aller passer du temps dans les pubs du quartier, où elle boit, un peu, puis irte. Un soir, un groupe des nouveaux amis de Julia tambourine sur la porte du domicile. Alf ouvre. Surpris, ceux-ci ignoraient même qu’elle était mariée. S’ensuit une violente dispute. Julia verse du thé chaud sur le crâne de Alf, il réplique en lui donnant un coup de poing. En juillet 1943, il part pour New York travailler sur les Liberty Ships. Il sera absent de Liverpool pendant 16 mois ; un drôle de voyage pendant lequel il sera jeté deux fois en prison (sur Ellis Island et à Bône en Algérie) et rétrogradé au rang de steward. En conséquence, la compagnie de navigation n’envoie plus le salaire de Alf à Julia ; d’ailleurs, celle-ci ignore s’il est
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encore vivant. Lorsque Lennon revient à Woolton en octobre 1944, Julia lui annonce qu’elle est enceinte de quelqu’un d’autre. L’homme veut l’épouser, prendre en charge l’enfant et l’amener vivre avec lui dans sa ferme familiale. Le petit John ne semble pas faire partie de ses projets. Au regard du comportement de Julia, Alf décide qu’il n’a pas d’autre choix que de s’éclipser. Pop Stanley, qui sent poindre la disgrâce sur sa famille, veut faire adopter l’enfant adultérin. Le 19 juin 1945, Victoria Elizabeth naît. Elle est adoptée par les Pedersen, un couple norvégien, qui la renomme Ingrid Maria. Mère et lle ne se reverront plus jamais. Pendant cette période de bouleversements et durant la grossesse et le connement de Julia, John, maintenant âgé de quatre ans, est coné à Sydney, le frère de Alf, un homme dont la respectabilité est même reconnue par tante Mimi. L’enfant reste avec Sydney, sa femme Madge, et Joyce, leur lle de huit ans, pendant environ huit mois, dans le village de Maghull, entre Liverpool et Southport. La petite famille, qui lui offre une vie aimante et stable, pense être en situation de l’adopter ofciellement. Jusqu’à ce qu’un soir Alf débarque sans prévenir et emporte John avec lui, puis le cone nalement à Julia. Au retour d’une croisière début 1946, Alf trouve John « Twitchy » Dykins, serveur dans un café, ouvertement engagé avec Julia au 9, Newcastle Road. S’ensuit une vive altercation entre Alf, Julia, Dykins et Pop Stanley. Alerté par les cris, le petit John observe la scène depuis le haut de l’es-calier : sa mère hurle, son père met brutalement Dykins à la porte. Julia et John déménagent le lendemain. En avril 1946, une heure avant d’embarquer sur leQueen Mary, qui assure la liaison entre Southampton et New York, Alf reçoit un coup de l de Mimi : Julia et Dykins ont réaménagé au 9, Newcastle Road. Alf manque à John. Le petit garçon a fait à pied les deux miles qui séparent sa maison de celle de tante Mimi pour lui dire qu’il n’aime
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