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Les grands violonistes du XXe siècle. Version enrichie

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368 pages

Les Grands violonistes du XXe siècle présente pour la première fois au public français cinquante interprètes qui ont marqué le siècle. La vie et la carrière de ces célèbres violonistes sont révélées à travers de vivants portraits qui mettent en lumière l'art, le jeu et la discographie de chacun, accompagnés d'une ou deux oeuvres significatives à écouter. Mouvement complet de concerto ou de sonate, courte pièce intégrale, les morceaux de musique choisis illustrent le génie de ces artistes, ils en dévoilent le talent et le style.

Cet ouvrage de référence, qui comprend plus de huit heures de musique à écouter et une riche iconographie d'époque, livre les biographies des légendaires violonistes que sont S. Accardo, A. Busch, A. Campoli, M. Elman, G. Enesco, C. Ferras, Z. Francescatti, J. Fuchs, I. Gitlis, S. Goldberg, A. Grumiaux, F. Gulli, I. Haendel, J. Hassid, J. Heifetz, B. Huberman, O. Kagan, L. Kogan, F. Kreisler, G. Kremer, J. Kubelik, G. Kulenkampff, J. Martzy, Y. Menuhin, N. Milstein, E. Morini, G. Neveu, D. Oïstrakh, I. Oïstrakh, I. Perlman, V. Prihoda, M. Rabin, R. Ricci, A. Rosand, A. Sammons, W. Schneiderhan, T. Seidel, O. Shumsky, J. Sitkovetsky, V. Spivakov, I. Stern, J. Suk, H. Szeryng, J. Szigeti, J. Thibaud, V. Tretyakov, U. Ughi, F. von Vecsey G. De Vito, E. Zimbalist.

Les Grands violonistes du XXe siècle. Version enrichie est lisible sur iPhone, iPad et PC via Adobe Digital Edition (non compatible avec Linux ou Android).

Dominique Pifarély « Lit et écoute "Grands violonistes" de JM Molkhou. Version numérique = documents sonores en même temps :-) @fbon, #vivelelivrenumérique », via Twitter, 19 jan. 2012


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Jean-Michel Molkhou nous livre ici cinquante portraits, vivants et documentés, des violonistes e légendaires du XX siècle nés avant 1947. Dans chacune de ces biographies sont retracées la vie et la carrière de l’artiste, en même temps que sont analysés la spécificité de son jeu et les principaux éléments de sa discographie. Pour le mélomane, qui découvrira également sur quels violons ont joué ces interprètes,Les e grands violonistes du XX siècle constitue un précieux outil lui permettant de pénétrer l’art et la personnalité de chacun. Cet ouvrage, qui rassemble une importante iconographie originale, est enrichi de 65 morceaux de musique, soit plus de huit heures d’écoute, donnant ainsi à entendre chaque violoniste dans une œuvre particulièrement représentative de son art.
Violoniste depuis l’enfance, Jean-Michel Molkhou partage sa vie entre son métier de chirurgien et sa passion pour les cordes. Critique musical pour Diapasondepuis vingt-cinq ans, il collabore également à la revue britanniqueThe Strad.Co-auteur d’une encyclopédie multimédiaLe Violon, des hommes, des œuvres,il a produit plusieurs séries d’émissions sur France Musique et collabore depuis de nombreuses années à la « Tribune des critiques de disques ».
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À la mémoire de ma mère... À mon père en témoignage de ma reconnaissance et de mon affection
Préfaces d’Étienne Vatelot et de Renaud Capuçon
J’ai bien connu nombre de violonistes dont les personnalités et les carrières sont dépeintes dans ce livre. Zino Francescatti, Arthur Grumiaux, Christian Ferras, Yehudi Menuhin, Ivry Gitlis, Ginette Neveu et bien d’autres ont souvent honoré de leur présence l’atelier de la rue Portalis, qui fut auparavant celui de mon père Marcel Vatelot. À la lecture de leurs portraits, à l’écoute de leurs sonorités et à leurs images je ressens l’émotion que ces musiciens m’ont procurée, par leur talent, par le souvenir impérissable de leurs interprétations et par la beauté de leurs instruments. Résonnent alors en moi les souvenirs des longues heures passées à la mise au point de leur violon, mais plus encore celui de l’angoisse des premiers coups d’archet et de l’attente de leur verdict. « Est-il ce que tu espérais ? » Ainsi, je me souviens de David Oïstrakh qui me demandait de lui faire un « violon transparent », ou encore d’Isaac Stern qui me déposait son Guarnerius del Gesù en me disant simplement : « Fais ce que tu veux. » C’est cette confiance, paramètre indispensable dans la relation entre un musicien et son luthier, qui permet à l’artisan de comprendre ce dont rêve l’artiste, pour l’accompagner dans le choix d’un instrument et adapter son réglage à la personnalité de son jeu. Seule une passion dévorante, l’amour du violon, pouvait inspirer à son auteur la rédaction d’un ouvrage d’une telle ampleur. Sa fréquentation assidue des salles de concert, son goût marqué pour la lutherie et sa vaste culture discographique font de Jean-Michel Molkhou le témoin idéal de ce monde auquel j’ai consacré ma vie.
Étienne Vatelot Paris, janvier 2011
Il y a quelques semaines, lors d’une visite du célèbre Institut Curtis de Philadelphie, une vive émotion m’a saisi en pénétrant dans la salle où enseignait le grand violoniste russe Efrem Zimbalist. En effet, Veda Reynolds, mon professeur de l’âge de huit ans à l’âge de vingt ans, fut l’élève puis l’assistante de Zimbalist, avant d’enseigner elle-même dans la prestigieuse école. Elle avait aussi étudié auprès de Georges Enesco, ainsi que de grands maîtres tels Carl Flesch et Ivan Galamian. Dès mon plus jeune âge, elle me parlait de la sonorité de Fritz Kreisler, qu’elle avait eu souvent l’occasion d’entendre. Elle me racontait des concerts de Nathan Milstein ou de Jascha Heifetz, d’Isaac Stern et de David Oïstrakh. C’est elle qui m’a appris, très tôt, à me passionner pour ces grands violonistes. La sonorité pure et claire d’Arthur Grumiaux dans Mozart, la grâce de Yehudi Menuhin dans lesSonates etPartitas de Bach, l’extraordinaire insolence de Jascha Heifetz dans leConcerto de Korngold ou la perfection immaculée de Nathan Milstein dans celui de Goldmark me fascinaient. Je découvris plus tard les disques d’Isaac Stern et ceux de Christian Ferras ; aujourd’hui encore, leur sonorité riche et puissante, leur style si personnel m’éblouit et m’inspire. Mais ce qu’avaient en commun tous ces grands violonistes, au-delà d’une technique magnifique, c’était une personnalité unique et une sonorité immédiatement identifiable. J’eus la chance d’en approcher quelques-uns : Yehudi Menuhin, Isaac Stern (avec qui j’allais travailler le temps d’un été à Verbier), mais aussi le lumineux Franco Gulli ou l’éclectique Gidon Kremer. Grâce à leurs enregistrements, nous pouvons quasiment tous les entendre au disque aujourd’hui... mais que donnerais-je pour écouter sur scène Joseph Szigeti, Szymon Goldberg, ou encore Ginette Neveu et Adolf Busch ! Ces grands noms du violon, ceux-là mêmes qui ont enflammé les scènes du siècle dernier, témoins d’une époque où le violon était roi, demeurent au fil du temps de véritables repères culturels pour les générations futures. Pour conter la vie de ces violonistes, il fallait à la fois un musicien, un passionné de violon et un connaisseur. Jean-Michel Molkhou réunit ces trois qualités : surtout connu depuis de nombreuses années pour ses précieuses contributions à la critique musicale, il est aussi un excellent violoniste amateur et possède une incomparable collection d’archives sonores et de documents sur le violon. C’est donc avec un immense plaisir que nous accueillons ce livre que tous les amoureux du violon attendaient avec impatience.
Renaud Capuçon Paris, décembre 2010
De gauche à droite : Yehudi Menuhin, Arthur Grumiaux et David Oïstrakh comparant leurs coups d’archet. Collection particulière Étienne Vatelot (ca1960). © 2002, R. Kayaert/Droits SOFAM.
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