Les Souffles du coquillage

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Une femme a perdu son mari. Elle l'aimait infiniment. Sans lui, elle ne sait plus quoi faire de ses jours tourmentés et solitaires dans une Suisse où ses repères sont complètement brouillés. Mais elle se découvre des énergies que, petit à petit, elle rassemble. Elle commence alors une « seconde vie » dans l'humanitaire. Et dans le clair obscur de cette quête nouvelle qui la conduit en Afrique, elle rencontre un poète camerounais qui l'entraîne dans les sillages et la « magie de la parole ». C'est l'histoire de ce livre, témoignage d'une rencontre insolite et finalement essentielle, tissée par les passerelles d'Internet et qui parvient, au bout du compte, à redonner sens à une existence et à montrer autrement la relation entre l'Afrique et l'Occident.


Publié le : jeudi 13 août 2015
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EAN13 : 9782332968029
Nombre de pages : 120
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ISBN numérique : 978-2-332-96800-5

 

© Edilivre, 2015

 

 

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Dédicace

 

 

A mes enfants chéris, Steve et Céline, qui ont su m’entourer, m’encourager à poursuivre mon but, et surtout qui n’ont jamais cessé de croire en moi.

Suzanne Humbert

A tous ceux que l’inattendu a apporté ce qu’ils attendaient.

Jean-Claude Awono

Prologue

Ma vie a basculé le 18 décembre 2009, le jour où Jean-Daniel, mon mari adoré, a été foudroyé par un malaise cardiaque en pleine rue, alors que nous sortions d’un restaurant. Cette tragédie est arrivée deux jours avant son 52ème anniversaire et une semaine avant Noël… C’est cette date festive que le destin a choisie pour me montrer que je n’étais pas maître de mon bonheur.

En une fraction de seconde, ma vie, telle que je l’aimais, s’est arrêtée…

Comment supporter l’insupportable ? Comment accepter l’inacceptable ?

Jean-Daniel et moi avions passé ensemble 24 ans d’un bonheur absolu ; 24 ans pendant lesquels il ne s’est pas passé un jour sans qu’il ne me dise qu’il m’aimait ; il ne s’est pas passé une semaine sans qu’il ne m’apporte un bouquet de fleurs.

Notre vie était sereine, harmonieuse. Chaque matin, je m’émerveillais de me réveiller à ses côtés ; chaque fin d’après-midi, je rentrais, impatiente de le retrouver.

Souvent, je me demandais comment un aussi grand bonheur pouvait être possible. Parfois, ça me faisait peur.

Quand je parlais de mes craintes à Jean-Daniel, il me répondait en riant que je ne devais pas m’en faire ; que nous avions le bonheur que nous méritions.

Comment aurait-il pu imaginer que la vie allait s’acharner à me prouver le contraire à un moment où nous débordions d’énergie et de vitalité, où notre avenir n’était fait que de projets plus merveilleux les uns que les autres ?

Non, la vie ne fait pas de cadeaux !

Moi qui, en dehors de mes enfants, ne vivais que pour et par mon mari, il a fallu que je continue mon chemin… seule. Moi qui pensais que je ne pourrais jamais vivre sans Jean-Daniel, j’ai inexplicablement trouvé en moi des forces insoupçonnées.

Mes enfants, Steve et Céline, m’ont merveilleusement entourée, mais je me rends bien compte, maintenant que j’ai pris un peu de recul, que les choses ne devaient pas être simples pour eux. Ils avaient leur propre douleur à surmonter, douleur qui, même si elle était différente de la mienne, n’en était pas moins terrible. Et puis, le chagrin érige parfois des barrières qui rendent certaines personnes inaccessibles. C’est peut-être parce que je ne voulais pas leur faire porter ma souffrance que j’ai inconsciemment pris quelques distances.

Dans un premier temps, je me suis jetée à corps perdu dans le travail. Je me suis mise, volontairement, dans une sorte d’hyperactivité permanente. J’ai aussi rapidement repris toutes les activités que nous avions l’habitude de faire ensemble : le sport, la chorale, pour ne citer que celles-là. A la chorale, je me suis sentie très entourée. Il m’a tout à coup semblé que je commençais seulement de connaître toutes ces personnes que je côtoyais depuis plus de 3 ans. Il faut dire qu’au temps de ma vie de couple, je n’avais pas vraiment besoin des autres. J’arrivais à la chorale avec mon mari ; on repartait ensemble à la fin et, même si on appréciait le groupe, nous vivions quand même plutôt dans notre bulle.

Le fait de me retrouver seule m’a appris à m’ouvrir aux autres. J’ai réalisé qu’il y avait plein de femmes seules dans ce groupe et, comme elles voulaient toutes m’entourer d’une façon ou d’une autre, j’ai soudain eu un tas de nouvelles amies pour sortir les week-ends. Nous allions manger au restaurant, nous allions au cinéma. Je n’ai jamais refusé une invitation, même si, souvent, je devais me forcer.

J’étais parfaitement consciente que toutes ces sorties, toutes ces activités, je les faisais par défaut et non par plaisir. Mais au moins, cela m’évitait de tourner en rond chez moi, comme un lion en cage, pendant tous ces horribles week-ends qui me paraissaient interminables.

Et puis… J’ai rapidement pensé aux vacances d’été qui se profilaient. Qu’allais-je faire ? Je ne pouvais tout simplement pas imaginer rester seule dans ma grande maison vide pendant 6 semaines ! Pas envie non plus de partir avec des amis !

Des vacances balnéaires avec une copine, comme une célibataire ? Pas envisageable non plus !

Et tout à coup, j’ai eu une sorte d’illumination : il fallait que je fasse quelque chose qui sorte de l’ordinaire ; quelque chose que je n’avais jamais fait auparavant ; quelque chose qui ne me rappellerait en rien mon mari et le genre de vacances que nous avions l’habitude de passer. Il fallait que je me crée des nouveaux souvenirs.

J’ai alors pensé faire une action humanitaire dans un pays inconnu et lointain. Et c’est ainsi, qu’après bien des recherches, j’ai eu connaissance de l’association DUCA (Donner Une Chance à l’Avenir).

Cette association, fondée en 2004 par une dame suisse ayant épousé un camerounais, a son siège à Douala. Elle offre chaque année à une centaine de jeunes la possibilité de terminer leur formation scolaire (car trop d’enfants quittent l’école à 9, 10 ans pour faire de petits métiers de rues) ainsi qu’une Bourse d’apprentissage leur permettant par la suite d’avoir un emploi décent.

Accessoirement, DUCA met sur pied des ateliers pratiques pour occuper les enfants et les adolescents pendant la période des vacances scolaires. C’est donc l’un de ces ateliers qui m’a ouvert la porte de l’Afrique.

J’ai géré pendant 1 mois un atelier d’activités manuelles et créatrices pour des enfants âgés de 3 à 12 ans.

Pour moi qui ne connaissais pas l’Afrique, qui n’avais jamais voyagé seule, qui avais toujours vécu dans ma vie confortable et bien organisée, ce voyage a été un véritable défi.

Je me souviens encore de ce sentiment étrange qui m’habitait lorsque je me suis retrouvée seule à l’aéroport, que je regardais les gens autour de moi, un peu désemparée quand même face à l’inconnu, mais persuadée malgré tout que ce que je faisais était ce qu’il fallait faire.

Et je suis allée de l’avant !

Il m’est difficile d’expliquer comment j’ai vécu les premiers moments, les premiers jours dans ce monde inconnu où j’étais privée de tous mes repères. J’avais un peu l’impression d’être une autre personne et que, de l’extérieur, je me regardais vivre une autre vie.

Je logeais dans l’immeuble abritant l’association DUCA dans un joli studio que l’on avait mis à ma disposition. Mais de joli, au départ, il n’y avait guère que le studio ! Car, quand je regardais au-dehors, je ne voyais que la laideur, la crasse et la misère.

Durant les premiers jours, il m’arrivait de me demander comment j’allais supporter cette vie bizarre qui ne ressemblait en rien à la mienne.

Et puis, j’ai commencé mes activités avec les enfants ; j’ai eu des contacts avec le personnel DUCA ; avec des enseignantes qui participaient au module. Tout le monde était tellement gentil et chaleureux avec moi ! De plus, me sentant valorisée dans l’activité que je menais, je me sentais utile et appréciée !

Au fil des jours, des amitiés se sont développées autour de moi… On m’entourait de tant de chaleur humaine que, peu à peu, je me suis sentie prise par la magie de l’Afrique.

Ce séjour a été une véritable leçon de vie pour moi ! J’ai découvert que j’étais capable de faire des choses seule, capable d’apporter de ma personne à autrui. Une confiance en moi toute neuve était née. Une renaissance qui allait me permettre d’être ouverte à la merveilleuse rencontre qui m’attendait…

La terrasse située sur le toit de l’immeuble où je logeais était le cadre, une fois par mois, d’une association littéraire camerounaise : La Ronde des poètes. J’ai assisté, un dimanche après-midi, à un évènement de cette fameuse Ronde des poètes : on fêtait la sortie du premier recueil de poèmes d’un jeune auteur. La cérémonie avait été très conviviale : récitations, débats, verrée… Je me sentais parfaitement à l’aise dans ce milieu culturel.

En fin d’après-midi, les invités quittant peu à peu la terrasse, je suis redescendue à mon studio pour me mettre à l’aise. J’étais heureuse de cet après-midi imprévu ; je me sentais sereine.

Et c’est à ce moment-là qu’il y a eu un coup de sonnette à ma porte : une sonnerie qui allait apporter de la lumière dans ma vie, une sonnerie qui allait me prouver que j’étais encore bien vivante, une sonnerie qui allait me transformer à tout jamais… !

J’ai ouvert la porte et me suis retrouvée face à un inconnu, vaguement confus, parce qu’en cherchant le commutateur de lumière du corridor, il s’était trompé de bouton et avait actionné ma sonnette. J’ai rapidement reconnu l’homme qui avait présidé la cérémonie sur la terrasse, mais je n’avais pas imaginé une seule seconde que j’allais le revoir.

Un peu surpris, nous nous sommes regardés… Il y a eu cet instant fugace où nos regards se sont dit tant de choses… Cette étincelle qui rendait perceptible cette force étrange qui nous happait…

Pendant quelques secondes, j’ai eu l’impression que le temps s’était arrêté…

Et… Nous avons éclaté de rire… et fait connaissance…

Comment aurais-je pu savoir alors, que ce coup de sonnette hasardeux allait être pour moi l’ouverture sur l’univers merveilleux de la poésie, l’univers de Jean-Claude… Jean-Claude qui allait m’apprendre le pouvoir et la magie des mots. Et diriger vers moi les souffles du coquillage…

Les Souffles du coquillage

Bien arrivée… Le 9 août

@ Bonjour cher Jean-Claude,

J’ai fait un excellent voyage. Je suis arrivée à bon port avant 11h ce matin. J’ai l’esprit un peu embrouillé. J’ai essayé de te téléphoner à plusieurs reprises hier, mais je n’arrive vraiment pas à te joindre. Un opérateur me dit que l’accès au numéro n’est pas autorisé. Je t’ai laissé un message. Je ne sais pas si tu l’as reçu, car je l’ai fait avec mon portable « officiel ». A part ça, je vais bien. J’ai retrouvé ma maison, ma fille, mes chats… et le soleil des montagnes neuchâteloises… ! Je t’envoie 2 photos et espère te lire bientôt.

@ Chère Suzanne,

Je suis heureux de savoir que vous avez effectué un magnifique voyage. Je n’ai pas cessé de penser à notre aventure à Yaoundé, à ses nombreuses questions et à ses parcimonieuses réponses. Je me demande si tout cela n’a pas été un mirage. Pourtant, il me semble, à voir ces superbes photos que vous m’envoyez, que j’ai vécu le concret, que j’ai palpé une réalité unique. Je me souviens de vos derniers propos, de votre belle carte et de tout ce que je n’ai pu vous apporter. Je pense qu’il faut que je vous laisse digérer, au milieu de vos chats et de votre fille, tout ce que Yaoundé et le Cameroun ont dû vous apporter. Mais ce qui vient de commencer, vous verrez, aura quelque chose de marin, avec le ressac des vagues et le souffle des coquillages. Merci des photos qui parlent plus que toute parole. A bientôt.

En ce qui concerne vos appels infructueux, je vous avais dit que j’allais me rendre chez mon oncle, curé de campagne, à quelques dizaines de kilomètres de Yaoundé. La zone connaît des perturbations téléphoniques. Mais je suis touché de savoir que vous avez cherché à me joindre et vous remercie de cette gentillesse.

@ Bonsoir Jean-Claude !

Eh non, je ne suis pas encore couchée et je me demande bien pourquoi. J’ai tapé l’adresse de mon email un peu machinalement, et c’est avec plaisir que j’ai découvert votre message. Je me sens l’esprit complètement embrouillé. Dans l’avion, j’ai commencé le livre sur le Cameroun de J. Funtim1 et votre texte intitulé « Pour solder le gâchis » m’a beaucoup émue. J’ai tout à coup réalisé que je ne vous avais posé aucune question sur vous, votre passé ; sans doute trop obnubilée par « mon » histoire qui, par moments, m’obsède. Et vous avez tellement bien su répondre à mes attentes par vos paroles touchantes que j’ai honte de m’être montrée à ce point égocentrique ! Ne m’en voulez pas ! Je ferai mieux la prochaine fois…

Bonne nuit et à bientôt.

@ Chère Suzanne,

Vous aviez besoin d’être écoutée. Et moi, je suis l’oreille que la Providence a placée sur votre chemin. Et moi j’avais besoin de parler. N’ayez aucune idée négative de vous, vous avez été totale. Rien n’a manqué à ce que vous m’avez apporté. Moi ? Je ne suis pas grand chose. Vous aurez l’occasion de vous en apercevoir. Bonne nuit, mon cher Mirage.

10 août

@ Quel bonheur que de vous lire au réveil ! Vous êtes un merveilleux poète, Jean-Claude. Ce que vous m’écrivez me touche profondément. Vous avez su trouver les mots, les phrases tellement justes pour parler de nos deux jours à Yaoundé que j’en ai été toute retournée. Moi aussi, j’y pense souvent. Ça a été une sorte de parenthèse dans ma vie, une sorte de moment hors du temps… merveilleux. Il y avait longtemps que je ne m’étais plus sentie aussi « vivante ».

Merci de tout cœur ! J’espère que vous avez passé un bon moment chez votre oncle et que la fête que vous attendez se prépare bien. Moi, je dois me remettre sérieusement au travail dès aujourd’hui, car il me reste peu de temps pour préparer ma rentrée scolaire. De plus, j’ai une montagne de paperasse à gérer (qui s’est accumulée en un mois !), et là, sincèrement, ça n’a plus rien de poétique !!

Le retour à la réalité est rude… ! Je pense à vous. A bientôt !

@ Chère Suzanne,

Le retour au quotidien a toujours une sorte de beauté violente et de douceur muette. Je me souviens de mes retours des lieux lointains, le vide et la plénitude qui entrent en osmose en moi et me construisent autrement. Notre réalité d’enseignant est quelque fois belliqueuse : leçons à préparer, paperasse à froisser, copies à corriger, bavardages à faire taire, etc. Mais on est bien obligé de faire avec.

J’ai déposé ma demande de permis d’étude au Haut Commissariat du Canada ce matin. J’attends la réponse dans quelques semaines. Dimanche, j’ai passé quelques agréables heures chez mon oncle. C’est un curé de campagne, comme je vous l’ai dit. Il me rappelle toujours Journal d’un curé de campagne, le roman de Georges Bernanos. Il parcourt tous les villages de sa paroisse pour annoncer « La Bonne Nouvelle. » Plusieurs fois, je me suis mis à sa suite et j’ai alors pleinement vécu l’hinterland, l’Afrique profonde, pleine de charmes et de souffrances, de beautés et de crispations. Mon oncle prépare ses 25 ans de prêtrise. Mais l’anniversaire a été reporté.

Décrivez-moi un peu l’arrière de votre maison. C’est fou, n’est-ce pas ? Vous m’êtes merveille, madame ; vous me mettez en conscience d’autres façons de vivre. Et d’habiter ma ville, Yaoundé. Bonne soirée. A bientôt.

@ Bonsoir Jean-Claude,

Je me surprends à guetter vos mails avec impatience. Quelle belle ouverture sur le monde qu’Internet ! Certains diront que cela manque de romantisme, mais si c’est pour lire des textes tels que les vôtres, c’est un vrai bonheur ! Et surtout, cela aide à supporter le retour au quotidien, cela donne plus de poids et de signification aux souvenirs.

C’est vrai que je me sens nostalgique, mais à la fois tellement heureuse, tellement pleine d’énergie, de confiance par rapport à la merveilleuse expérience camerounaise que je viens de vivre. Je me sens transformée. Je ne suis plus la même personne que j’étais au mois de juin.

Les amis que je rencontre et à qui je parle du Cameroun, trouvent que je dégage une énergie positive, qu’il y a une étincelle dans mon regard qu’ils n’avaient plus vue depuis longtemps. Et je sais que c’est vrai ! Même si je ressens une certaine tristesse à penser aux personnes qui me sont devenues si chères et que j’ai dû laisser derrière moi, je sais aussi que ce sont ces personnes qui vont m’aider à retrouver un sens à ma vie ; parce qu’elles vont me manquer suffisamment pour me donner envie de revenir.

Cet après-midi, j’ai commencé de travailler un peu. Je suis en train d’installer ma classe dans un autre collège et cela entraîne, bien évidemment, tout un travail supplémentaire. Quand j’ai vu, à 14h, le nombre de cartons entassés qu’il fallait déballer et ranger, j’ai d’abord eu envie de partir en courant ! Je m’y suis attaquée courageusement, mais je suis loin d’avoir fini. Il faudra y retourner demain et après-demain, en tous les cas. Mais ça me fait plaisir de me trouver dans un nouveau cadre, dans une classe qui vient d’être repeinte ; d’avoir de nouveaux collègues, d’être dans un quartier différent.

J’espère que votre demande de permis d’études au Canada va vous apporter la réponse que vous attendez. Vous allez sans doute passer les prochaines semaines dans une attente fébrile.

L’arrière de ma maison ? Il y a un grand espace de verdure, et à 50m, c’est la forêt. Il y a un magnifique four à pain (c’était le hobby de mon mari) qui, malheureusement, ne fonctionne plus trop. J’ai regardé si j’avais une photo, mais je n’ai rien trouvé sur les fichiers de mon ordi. J’en ferai une demain et je vous l’enverrai. Bon, mais cette fois, il faut vraiment que j’aille me coucher. Je me sens épuisée. Je ne sais même pas si j’aurai la force de continuer le livre magnifique sur le Cameroun de J. Funtim. A bientôt. Et Merci pour ce bel échange.

Mirage, 11 août

@ Chère Suzanne,

Si vous avez retrouvé un peu de lumière et si, en face, le regard note la gerbe de vie qui jaillit de votre visage ; si vous avez retrouvé le sens du Beau, vous ne le devez qu’à vous même, à votre courage et votre étoile. J’ai mesuré, pendant notre brève connaissance, la profondeur de votre désir d’être et de prolonger les dons reçus. Nous autres, nous vous accompagnons sans doute, et de ce fait même, nous glanons quelques cristaux de lumière qui tombent de vous.

J’ai essayé de revisiter votre visage ce matin, à travers les grilles du souvenir. J’ai feuilleté votre visage et...

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