Les Temps biologiques

De
Publié par

C’est la révolution du « Vivant » ! Une révolution qui, sans se confondre ni s’opposer, s’enchevêtre dans les religions et l’humanisme : ces deux temps forts de la pensée pré-biologique.

De nouveaux fondamentaux : l’interactivité se substitue à la causalité linéaire ; le référentiel (référent) supplée le dogme, le postulat ou le principe premier ; le média (image, couleur et son) s’universalise aux dépens de l’oral et surtout de l’écrit.

Un nouveau mode de pensée : le biocentrisme.

De nouveaux concepts et nouvelles pratiques : la culture du vivant, l’interactivité des sexes, l’innovant profil de l’enfant, le refus de toute discrimination, le nouveau rapport à l’animal, la semaine de sept jours banalisés, la démocratie participative, l’agrobiologie, les biocarburants, les énergies renouvelables, les médecines douces, l’architecture bioclimatique. Illusions d’utopie ? Émergences radicales ? Phénomènes de mode ? Démarches pérennes ?

Seule la conscience collective, au travers du processus évolutif de variation/sélection, décidera.


Publié le : samedi 1 janvier 2005
Lecture(s) : 39
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9999998873
Nombre de pages : non-communiqué
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
INTRODUCTIONNous assistons, à la fois incrédules et fascinés, à lémer-gence destemps biologiques. Les idées nhabitent pas le cerveau des hommes à la manière des fantômes qui hantent les châteaux anglais. Elles circulent dans le langage au travers des conversations les plus banales. Les mots ensemencent les idées. Ils surgissent, nombreux, dun mode de pensée en pleine expansion : lebiocentrisme. Biologie, le premier, créé en 1800 par Jean-Baptiste Lamarck (1744-1829), naturaliste français, pour qualifier létude des phénomènes de la vie et du vivant. Viennent ensuite : biologiste (1836), biosphère (1842), biotope (1947), bionique (1958), biosynthèse (1960), biote (1960), bioélément (1961), biodégradable (1966), bio-acoustique (1967), bioclimat (1970), bioéthique (1982) Plus de 70 membres de la famille « Bio » sont actuellement répertoriés parLe petit Larousse illustré: de-, édition 2004 puis antibiotique jusquà biovigilance en passant par bio-dégradable, biomasse Sans compter ceux qui circulent comme « bioacoustique » « agrobiologie » et qui ne bénéficient pas encore dupetit Larousse illustré.
7
Dinnovants concepts se développent comme autant de nouveaux « fondamentaux » de la pensée : linteractivité, le référentiel (le référent) et le média (image, couleur et son.) Une affirmation se propage : lêtre humain est un membre de la communauté du vivant et il est de sa responsabilité de la respecter et de la faire respecter. Labandon de toute discrimination est exigé, particu-lièrement celle à légard de la femme et de lenfant. Une éthique du vivant renouvelle complètement les rap-ports de lêtre humain tant avec ses semblables (inter-dépendance, compréhension, compassion) quavec tous les autres êtres vivants, spécialement avec lanimal (abolition de la chasse, de la tauromachie, de la vivisection) De nouvelles forces politiques apparaissent.« Cellulaires et sans frontières », elles se regroupent ponctuellement en « réseaux » ou « en collectifs » et revendiquent la démocratie participative. Des pratiques sinstallent en « constantes » : la culture du vivant, linteractivité des sexes, linnovant profil de lenfant, le nouveau rapport à lanimal, lagrobiologie, la semaine des sept jours banalisés (transport, alimentation, sécurité, santé), les biocarburants les énergies renouvelables (vent, soleil, biomasse, géothermie, marées), lhoméopathie, larchitecture bioclimatique Chaque élément pris isolément na pas de signification en lui-même. Par contre, leffet de synergie de toutes ces émer-gences crée une approche nouvelle de la pensée pour le moins dérangeante dont les caractéristiques essentielles sont lacoévolutionet lacomplexité.
8
Cest un changement comparable, dit-on, à la révolution copernicienne qui avait chassé la Terre du centre de lUnivers. 1 « On comprend très vite, à la lecture de ces principes , quon ait pu comparer lémergence du biocentrisme qui les 2 anime à la révolution copernicienne.» Comparable aussi à la révolution darwinienne qui avait déboulonné lHomme de son piédestal au sommet de la Création. « Chassé de la Nature extérieure par Copernic et Darwin, lanthropocentrisme sest réfugié à lintérieur de nous-mêmes. Ce repli semblait inexpugnable. Pouvait-on imaginer que nous nétions pas le centre, ni la finalité de notre propre 3 individu ? Cest pourtant le cas . » Cest la révolution du « vivant ». Une révolution « biologique » qui senchevêtre dans les vestiges des civilisations cycliques, dans le théocentrisme, dans lanthropocentrisme et lhumanisme qui ont profondément marqué de leur empreinte les pensées cyclique et linéaire des « temps pré-biologiques ».
1  Principes de « lécologie profonde » énoncés dans le chapitre 10 : « Le biocentrisme ». 2 Lécologisme aux États-Unis, François Duban, Éditions LHarmattan, 2000, p. 60. 3 Ni Dieu ni gèneSonigo, Collection, Jean-Jacques Kupiec et Pierre « Points Sciences », Éditions du Seuil, novembre 2000, pp. 213-214
9
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.