Ma bouchée d'oxygène

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Difficile de parler de soi lorsqu’il s’agit de parler de troubles alimentaires. Beaucoup d'ados sont touchés, mais peu d'adultes osent encore en parler. L'entourage et les victimes se heurtent très souvent à l'impuissance, à l'incompréhension et au jugement. Dans ce livre, vous serez acteur des trente ans d'anorexie de Sandrine Teyssier dont onze ans d'orthorexie encore méconnue. Vous deviendrez ce qu’elle est mentalement et physiquement, avec ses souffrances, ses rituels et surtout son côté sombre. Témoignage poignant et fragile.


Publié le : mardi 1 avril 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782332690937
Nombre de pages : 226
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ISBN numérique : 978-2-332-69091-3

 

© Edilivre, 2014

Présentation du livre

Difficile de parler de soi, de rentrer dans le monde tabou que sont les troubles du comportement alimentaires qu’on surnomme les TCA.

Beaucoup d’adolescents ont été ou sont touchés par ces troubles psychologiques les plus courant bien sûr sont l’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie.

Je n’y ai pas échappé l’anorexie privative a contrôlé ma vie durant vingt ans et je n’en suis pas vraiment sortie, un autre trouble moins connu mais reconnu depuis quelques années a pris le dessus, le contrôle sains d’un simple repas est devenu ma prison depuis presque onze ans maintenant, ce livre est juste mon témoignage, des épisodes de ma vie où je démontre la puissance de ces troubles, et surtout ce combat chaque jour contre sois, car la seule personne que vous avez a combattre dans ces troubles, c’est vous.

J’espère que ce livre permettra à d’autre dans mon cas de briser le silence et surtout que vous n’êtes pas seul, et qui sait vous donnera la force de vous en sortir, un combat difficile, il y aura des jours avec, des jours sans, mais surtout demandez de l’aide, il y a des personnes qui vous écouterons, il n’y a aucune honte de demander de l’aide, il y a des SOS qui seront entendus, et vivre est la plus belle des victoire. Il est temps…

J’ose

– Perfection !! Tolérance !! Deux mots que j’ai bannie de mon dictionnaire, deux mots qui se complètent bien malgré tout.

– Je haie ce simple mot, perfection, devoir toujours et encore être parfaite, celle qu’on nous demande, celle qu’on nous impose parfois dés son plus jeune age, c’est cette recherche de la perfection qui m’a perdue, par un regard, une attitude, une parole, juste être parfaite pour être reconnue, toujours mieux toujours plus sans arrêt tous les jours.

– Mais quand la pression est trop forte, quand on essaie d’être celle que les autres voudraient que vous soyez, vous ne devez que l’ombre de vous même, ces ombres qui sont devenues mes fantômes, ma seule compagnie.

– Et quelle vaste plaisanterie cette tolérance qu’on se donne, un mot si puissant qu’on veut bien donné pour s’acheter une bonne conscience si facilement employer dans les religions, les différences culturelles et raciales, cette tolérance fabriquée et si vite employée, ne jamais sous estimé la puissance des mots, et celui là si vite bafoué, trompé et surtout employer a la va vite, la différence fait peur on le sait tous, l’ignorance créait l’isolement mais surtout chacun joue avec ces mots tant qu’elle ne nous empêche pas de dormir, un mot qui donne ce beau rôle, un mot a la mode.

– On a tous nos démons, on a tous un passé, certains plus facile que d’autres, beaucoup m’ont dit qu’il ne fallait pas vivre dans le passé, sauf qu’il nous construit, on ne peut le renier, tout est une question de sensibilité a vivre les évènements, les épisodes de notre vie, enfants, adolescents et adultes.

– On gère tous un passé parfois chaotique, ses souffrances et ses fantômes comme on peut, certains s’en sorte plus facilement que d’autre, pour ma part, j’ai toujours vécue avec cette ombre qui m’a coûté trente ans de ma vie, alors je lève enfin ce voile qui m’étouffe depuis trop longtemps, je n’ai plus envie de me battre contre moi même, j’ai envie de me battre contre elles, contre ces maladies qui m’ont étouffé, et accepter peut être une aide, il est temps. C’est si facile de tomber dans ces addictions mentales, et si difficile de s’en sortir sans aide, je m’en aperçois tous les jours.

– Je vais sûrement choquer, décevoir, ou surprendre, ce n’est pas mon but, on ne sait jamais qui est vraiment la personne en face de vous, votre voisine, un membre de votre entourage, alors juste sans jugements, ce livre n’est juste qu’un exutoire, une prise de conscience, ma confession, je n’attend pas un pardon, je l’espère, juste il faut déjà que je me pardonne a moi même, et surtout m’accepter comme je suis pour pouvoir avancer alors je commence par livrer mon histoire.

– Il est plus facile d’en parler maintenant car les choses ont changé, ont évolué, on sait tous maintenant ce que sont les TCA, troubles du comportements alimentaires, et surtout maintenant il est possible de se faire aider, choses qui n’existaient pas quand je suis tombée dans ce cercle, on peut tous y avoir un jour ou l’autre mis un pieds dans ce genre de troubles soit comme acteur soit comme spectateur.

– Trente ans a vivre avec la faim, plus ou moins tenace, mais toujours la faim, c’est long c’est fatiguant, je suis fatiguée, tellement…

– Pour la première fois je vais m’occuper de moi et non des autres, de ce que penseront les autre, il n’est pas un règlement de compte puisque la seule responsable c’est moi… responsable d’avoir baser ma vie sur des jugements idiots, responsable d’avoir été influençable, responsable d’avoir attendu une reconnaissance des gens, de ne vivre qu’a travers leur regard.

– Dans ce livre je décris mon combat, ma façon de gérer la maladie, il y aura mes interprétations d’enfants, mes souvenirs de gamines, ma façon de dire les choses, ma souffrance, il y aura des souvenirs qui feront sourire, des attitudes, des paroles qui pour beaucoup penseront « ce n’est rien », sauf qu’il y a une façon de dire les choses, avec haine, ou énervement, la nuance est là, des attitudes froides, des regards glacés, le corps parle surtout, beaucoup n’y prête pas attention, mais justement quand on cours toute sa vie après ses attentions, qui vous font exister pour quelqu’un, ce qui était pour moi vitale, et quand on est dés l’enfance attentif a tout ça, on ne peut qu’en souffrir.

– Souvent le regard sur nos souvenirs diffère de ceux des personnes qui ne sont que spectateurs. Pour beaucoup il paraît dérisoire que parfois certains mots, certaines réactions envers vous peuvent avoir des répercutions aussi démesurés, qu’elles puissent en faite vous bouffer, sans jeux de mots sourire, la seule excuse que je me donne c’est que je n’étais qu’une enfant, le seul reproche que je me fais c’est de ne pas avoir réagit en tant qu’adulte.

– Je me suis lancée un défit, crier, hurler ma souffrances, enfin dire les choses on vraiment pour moi mais pour peut être sauver une vie, j’ai toujours eu ce besoins d’exister, alors quelle revanche sur la maladie que d’aider quelqu’un atteinte de troubles du comportement alimentaire, peut être ouvrir un dialogue entre les victimes et leur entourage, peut être aussi faire comprendre a ces proches qu’on a besoins d’écoute et de soutiens, et que s’ils sont perdues, s’ils se sentent impuissant autant se battre tous ensemble, sans prétention j’espère juste apporter quelques réponses pour certains d’entre vous… d’entre nous.

– Je m’appelle Sandrine, j’ai quarante cinq ans, ex anorexique enfin c’est ce que je pensais encore il y a quelques temps, pendant vingt ans, je dis ex mais si ex que cela et depuis onze ans orthorexique… dites vous surtout que l’anorexie on en meurt, on souffre a en crever, car oui on creve de faim, quand vos os vous font mal que vous avez même toujours la sensation d’un vent glacé a l’intérieur, toujours froid, quand la faim vous tenaille, vous ne pensez qu’a une chose c’est manger, vous rassasiez, être toujours speed ? Ça fatigue, car oui les anorexiques dépensent une énergie folle, toujours sur les nerfs, ça fatigue ça use, tout le métabolisme trinque, le cœur, les hormones, les intestins, vous êtes éteintes, déprimée, agressive pour ceux qui vomissent, les dents s’usent, la trachée est brûlé, pour ma part j’ai toujours refusé de vomir volontairement pour moi je voulais une anorexie propre enfin si on eut dire ça été m’affamer et un cocktail de laxatifs et je sais que pour tout ça je ne retomberais jamais dans l’anorexie, j’en ai marre d’avoir mal !! On ne guérit jamais vraiment de ce genres de troubles mais on apprend à aller mieux.

– Avec ironie l’orthorexie m’a sauvé la vie, car on en meurt pas mais c’est tout autant de souffrance et une même prison, moins de souffrance pour mon corps mais tout autant de souffrance psychologique, finis d’avoir mal physiquement, c’est déjà ça… Sourire l’anorexie est cette lutte physique beaucoup plus douloureuse que l’orthorexie, vivre avec neuf de tension par les privations c’est épuisant, alors que l’orthorexie c’est plus psychologique, on mange plus, on se prive moins on est plus résistante physiquement avec douze de tension, la seule vrai différence, enfin pour mon cas a été cette se ressent plus qu’elle ne se voit mais chaque troubles laissent ces traces.

– La barrière entre l’anorexie et l’orthorexie est très mince, et souvent associées, souvent les anorexiques sont aussi des boulimiques, je n’ai eu qu’une seule crise, je n’ai cédé qu’une seule petite fois, j’ai tellement résister, tellement… et il m’était impossible de céder une seconde fois alors que dans l’orthorexie j’ai un semblant d’équilibre ou plutôt j’avais, j’ai surtout cette sensation que dans l’orthorexie, j’essayais, j’essaie, j’en parle au présent bien sur puisqu’elles sont toujours là, j’essaie donc d’apporter en un repas tous les manques que j’ai pu voir dans l’anorexie, cette peur des carences que j’ai pu avoir, cette peur de devoir aussi rentrer a l’hôpital par faiblesse, dans l’orthorexie tout est devenue une organisation quasi militaire, ce besoins de visualiser chaque aliments, cette obsession des fibres, des graisses, des vitamines, en faite prévoir les carences, qu’on en oublie d’aimer manger, tout en essayant de maîtriser le nombre de calories.

– Souvent certains détails feront penser plus a des tocs, mais quand ces tocs deviennent une véritable obsession, et qui gouverneront votre vie, durant autant d’années et qu’il faudra surtout un suivit psy et réapprendre a se nourrir comme un premier né, et quand ces rituels gouvernent totalement votre vie on parle là d’une véritable maladie, surtout si le corps en plus de l’esprit en garde des traumatisme. Je suis malade, il faut que je me soigne.

– Pour beaucoup, il est inconcevable, pas normal d’être dans cet engrenage que sont les TCA, les troubles du comportement alimentaire… c’est pour les adolescents voyons !!!!! Quand on est mère de famille et pour certains de bonnes situations, tout ça n’est pas normal !!!! J’ironise beaucoup car après 30 ans de combats contre moi, et surtout contre une assiette, cela peut porter a rire, et surtout pour une gourmande, c’est même plutôt ironique.

– Les tabous ne viennent pas des personnes concernées, des malades mais viennent des regards fuyants comme si on était des pestiférés, ces regards de peur sur vous, des réactions des autres envers vous, de leur changement d’attitude envers vous, pourtant vous êtes la même qu’ils ont connus, dites vous que ce n’est pas vous qui mettez des tabous vous y êtes obligé pour ne pas déranger ce petit monde bien huilé…

– Je n’ai jamais pensé par contre a la différence de la plupart des anorexiques que j’avais le contrôle, le contrôle de quoi ? De la balance ? Rire non je voulais juste maigrir pour disparaître mais sans vouloir ma mort, et satisfaire des personnes qui me demander inconsciemment tellement, c’est très complexe, je suis très complexe rire, beaucoup l’a contrôler pour se stabiliser a un moment donné avant que la maladie prenne vraiment le dessus, même si elles n’en sont pas conscientes, pour ma part j’ai toujours su que ce que je faisais été mal, que j’avais un problème, j’avais tellement lu des choses a ce sujet que dés le début j’était consciente que j’étais malade et que c’était de l’anorexie, a la différence de l’orthorexie que je n’ai découvert après, je n’avais jamais entendu ce mot. On ne contrôle jamais une maladie, c’est elle qui vous contrôle.

– Je voulais juste exister pour une seule personne, ma mère pour lui dire que je l’aimais, et qu’à cette époque je voulais juste entendre :

« je t’aime ma fille, je suis fière de toi ».

– Je n’ai pas cette plume que beaucoup ont, je n’ai pas eu cette chance de savoir écrire… Je n’écris qu’avec mon cœur, ce n’est juste qu’un livre humain, un témoignage comme un autre, un pant de vie… Mes mots seront sans faux semblant juste réalistes parfois choquants mais jamais vulgaires, parfois je mettrais des rire des sourires en fin de paragraphe, de simple mots qui évitent le « dit je en souriant » pourquoi faire compliquer vous serez dans ma tête, vous connaîtrez mon état d’esprit.

– Je passerais certains épisodes de ma vies ou je n’en parlerais que rapidement car ils ne concernent pas ces deux maladies, on a tous une vie a raconté, mais ces chapitres ne seront pas intéressants, je placerais rapidement le contexte pour expliquer pourquoi comment on peut tomber dans ces addictions.

– Je ferais souvent l’amalgame entre l’anorexie et l’orthorexie, elles se complètent assez bien malgré leur différence donc dans ce livre j’essaierais de vous démontrer certaines similitudes et leur différences, mais ce n’est que mon vécu, donc mes sensations et ma façon de les vivre mentalement mais aussi physiquement, et surtout qu’il faut savoir qu’il y a plusieurs formes d’anorexie, la mienne était les privations sans vomir, il existe d’autres formes, chaque cas est unique et il n’y a pas de remèdes miracles.

– Dans ces deux pathologies le plus dur c’est qu’elles vous changent, vous devenaient une autre, toute votre nature profonde est sous ce contrôle, je suis plutôt quelqu’un d’enjouer, qui aime rire, il n’y a que là où je suis rester la même, même si parfois il fallait que je me force, a l’opposé de tous ces tocs, toutes ces obsessions ces rituels, j’étais quelqu’un de spontanée, d’impulsive, qui n’a jamais été une maniaque du rangement et de la propreté, je suis même plutôt bordelique, alors a tout contrôler, tout planifier n’a jamais été celle que je suis, je ne sais toujours pas ranger une armoire ou devoir garder une organisation dans me papiers, dans ma vie sentimentale, je dis souvent que je suis brouillon dans mes pensées, ça ? C’est moi alors m’acharner dans cette planifications de heures des rituels, dans ma nourriture, a tout calculer, ce n’est pas ce que je suis, j’aime l’imprévu, c’est pour cela que je connais la puissance de ces troubles, elles ont pris assez d’ampleur sur ma vie, sur ma personnalité et mon âme, il est vitale pour moi de retrouver qui je suis vraiment et me libérer de ces chaînes invisibles, je sais qui je suis et je ne veux plus être celles qu’elles ont conditionner, il est temps de les laisser dehors.

– Ce livre n’est pas autobiographique, ce n’est juste qu’un un témoignage qui j’espère aideront des personnes concernées a mieux comprendre ce genre de troubles.

Mon univers

– Je vais donc commencer par le début, ma lutte contre l’anorexie, et vingt ans d’anorexie c’est long…

– Je suis issue d’une famille modeste, un père gendarme, et une mère qui a fait beaucoup de petits boulots, mes parents se sont rencontrés dans la région parisienne où mon père été muté a Corbeille-Essonnes, jeunes tous les deux, ma mère avait seize ans mon père vingt quatre, dans les années 60 c’était courant les mariages jeunes.

– Mon père originaire d’Ardèche, je parle de lui au passé car il est décédé il y a dix ans, ma mère une banlieusarde de la région parisienne, ils se sont mariés peu de temps après leur rencontre et une échappatoire pour ma mère je pense d’une jeunesse difficile, je n’ai d’ailleurs pas connue mon vrai grand père, un homme violent et comme la plupart des violents, un alcoolique. Heureusement des années après ma grand mère maternelle a rencontré un homme formidable.

– Quelques mois après leur mariage, donc ma mère se retrouve enceinte, et en avril ma naissance. je ne me souvient bien sur pas de ces trois ans a Corbeille-Essonnes, les souvenirs sont confus, mais je me souviens de ce deuxième grand père que j’aime toujours autant, il était si fière de sa « poupoutte Sandrine », de mes grands parents maternelle, je n’ai que de bons souvenirs, beaucoup d’amour, et ce grand père était exceptionnel, hors du communs, j’en parle au passé car malheureusement on ne se voit pratiquement plus du a l’éloignement.

– J’avais donc trois ans quand nous avons quitté la région parisienne, une mutation pour se retrouver dans la drome, pendant ces quelques années que nous y sommes resté, j’ai eu une enfance normal, un père très a cheval sur l’éducation, droit, mais intransigeant et même si son job l’acaparaissait beaucoup, il savait me donner cet amour, c’était très discret dans notre famille on ne sait pas se dire « je t’aime » et encore moins être démonstratif, mais il était là, un père avec qui j’avais une forte complicité, mon père aurait voulu un fils, il m’a eu, et ma sœur a suivit, deux pisseuses comme il aimait nous appeler, il en était fière.

– Avec ma mère, c’était plus compliqué totalement différent, rare étaient les sourires envers moi, une parole, un geste tendre. Alors que le faite d’avoir une maman jeune aurait pu nous rapprocher, et malheureusement il n’en était rien, c’était même le contraire, j’ai compris pourquoi par la suite, et les années passent doucement, sans vraiment trop d’épisodes marquant, c’est pour cela que je n’attarderais pas sur ses premières années.

– A l’époque je me souvient juste plus de ce grand que de ma grand mère, tout simplement du même caractère autoritaire que ma mère, les chiens font pas des chats comme le dit si bien le proverbe, de ce grand père surtout je me souviens se sa tendresse, sa douceur, régulièrement je montais les voir, il était imitateur d’animaux, et les étés on était sur les routes pour des galas souvent dans des centres aérés, j’adorais ces moments là, je me souviens et lui aussi qu’a chaque retour, j’étais si fatiguée mais si heureuse qu je chantais tous le long du trajet, pour vous dire l’amour qu’il y avait entre nous, il passait des heures a me poupouiller les cheveux comme j’aime a le dire, il savait que j’adorais ça, ces moments là resteront a jamais graver dans ma mémoire, les meilleurs de mon enfance et je dois dire que j’adore autant qu’on me caresse les cheveux rire, j’ai regrettais d’avoir quitter ma région de naissance, mon grand père me manque encore.

– Mes souvenirs sont confus, imprécis plus des flashs de ma petite enfance, mais une sensation de n’avoir jamais eu une place pour ma mère, je n’étais que spectatrice, jamais actrice dans son cœur c’est pour cela que je n’ai pas beaucoup a en écrire, enfance banale, juste a présenté les acteurs de ce livre…

– Tout a commencer quand a l’age de 5 ans et demis ou du moins c’est a ce moment là que mes souvenirs sont surtout plus précis, mon père était rarement a la maison, en gendarmerie, on peut être appeler a n’importe quel moment pour une urgences, mais a chaque repos, ils s’occupait de ses filles, ma mère pour arrondir les fins de mois s’occupait d’enfants, une nourrice comme cela elle pouvait m’élever, on ne roulait pas sur l’or mais on vivait bien, on n’a jamais manqué de rien et même on a eu cette chance ma sœur et moi de pouvoir pratiquer beaucoup d’activités c’est pour cela que mes parents m’ont inscrites en gymnastique, et pour être honnête ? j’ai toujours détester le sport sous toute ces formes !! j’aime la tranquillité, un caractère plutôt tranquille et buté rire.

– Quelle contrainte, et le mercredi après-midi, les passé a suer !! Mais comme une bonne fifille que j’étais je ne disais rien, pour moi il fallait écouter, les parents avaient sûrement raison, on respectait surtout leur décision, et a 5 ans qu’est ce qu’on sait ce qui est bon pour nous, et surtout une génération où l’on décidait pour vous.

– J’avais déjà un corps fin, grande, la tendance du coté paternel, alors que du coté de ma mère c’était plutôt une tendance a l’embonpoint, et encore a cet age rien n’est définis, donc on va dire conditionner a faire du sport, a mon grand malheur je me débrouillais pas trop mal, on va même dire très bien, première compétition, première médaille, première coupe, donc les parents avaient sûrement raison, on suivait le troupeau dit on familièrement, une petite vie sans histoires comme pour la plupart, et puis les choses ont commencé à se dégrader aussi bien pour moi que dans leur ménage, c’est étonnant comme parfois les choses s’accélèrent, les disputent étaient fréquentes, et puis sans savoir parfois pourquoi ma mère était de plus ne plus agressive pour n’importe quel motif.

Je n’y prêtais presque pas attention à ce moment là entre l’école, les devoirs, mes entraînement de gymnastique, quand on est gamine on s’occupe pas des affaires d’adultes, surtout si c’est pour que ça vous retombe dessus, rires, et la gym était devenue son cheval de bataille me concernant, je n’ai jamais compris pourquoi d’ailleurs, elle qui n’aimait pas le sport, les réflexions ont commencé à être de plus ne plus piquantes, alors quand on est une enfant, on a toujours l’impression d’avoir commis une bêtise.

Première déception, une simple remarque, tout vient souvent de simples remarques :

– « Si tu te relâches tu ne monteras plus sur le podium », alors que j’attendais un simple « c’est bien ma fille », voilà le genre d’encouragement que j’avais.

Et puis, ma mère s’est retrouvée enceinte de ma sœur, peut être plus de maturité je n’en sais rien mais Véronique, ma sœur était désirée elle !!! Malgré mon jeune âge, je sentais déjà que la référence était déjà présente, avant que ma sœur soit née ma mère me mettais déjà en compétition, seul moyen dans mon esprit redoubler d’efforts pour être reconnue comme sa fille, toujours en lutte pour avoir son amour, ça allait être coton, quand j’y repense je m’aperçois que j’ai toujours eu cette observation logique des évènements même si petite, étonnant comme le subconscient se souvient de certains détails bien précis.

– Etonnement avec ma sœur, gamine, il y avait de la jalousie bien sur mais sans excès, on va dire normale, et même j’aimais mon rôle de grande sœur, même si on se cherchait constamment, loin ? On se manquait, deux chipies rire !! Mais cette préférence devenait de plus en plus marquante, car l’année suivante j’ai redoublé mon cours préparatoire, le refus juste de travailler en classe, butée, là ? J’intéressais un peu encore… En faite c’est quand je me butais sur quelque chose que là ? J’existais.

– Au fil du temps, que se soit pour le sport, l’école, tout se que je faisais, rien n’était jamais assez bien, surtout a l’age de 8 ans, comment voulez vous satisfaire quelqu’un qui ne l’est jamais ? Plus on donne, plus on vous en demandera.

– Les notes n’étaient jamais assez bonnes, malgré les félicitation du directeur de l’école, je me souviens revenir fière, en courant en pensant faire plaisir a ma mère, mon père même s’il était avare dans les compliments savaient se faire comprendre, un clin d’œil, un sourire, des yeux brillants de fierté, c’était même pas des mots que j’attendais juste voir le visage de ma mère heureux, souriant.

– Au fil du temps j’ai commencé a ne vivre que pour lui faire plaisir, j’attendais toujours un signe, une parole où là j’aurais vu qu’elle était fière.

– Je me rappelle d’une fois je devais avoir une dizaine d’année, j’ai compris que ne serais jamais « sa fille ».

– Ma mère a toujours était autoritaire, exigeante, et avec mon père aussi, mais lui avait cette patience pour supporter ça et surtout l’aimait comme un fou, alors il ne s’occuper pas vraiment de tout ce qui concernait la maison, c’était ma mère qui portait le pantalon, et puis surtout dés qu’il entreprenait quelque chose c’était aussi jamais assez bien, ça s’engueuler déjà souvent, en rentrant du travail il voulait surtout avoir la paix.

Ma révélation

– Ce jour là, où j’ai prise ma première grosse claque, mes parents venaient de s’engueuler, mon père est partie au travail et de vengeance ma mère s’en est prise a moi, et cette phrase, parfois il vaut mieux un coup que d’entendre certaines paroles :

– « De toute façon tu as gâcher ma vie » !

– J’ai compris là à ce moment là que je n’était pas désirer, et que je payerais toute ma vie les conséquences.

– Comment en vouloir a ma mère ? Maman a dix sept ans, plus de sorties avec les amis, dépaysée, mariée tôt, obligée de quitter sa région, sa famille, pour suivre un homme qu’elle connaissait a peine et surtout se retrouver mère de famille a dix sept ans…

– Mais aussi comment on peut tenir responsable une enfant de neuf ans, j’étais donc une erreur, c’est surtout là que j’ai sentie que le problème c’était moi, toujours a être accuser a tord des bêtises de gamines que ma sœur faisait, une vraie chipie rire, j’avoue j’étais surtout a l’époque un peu jalouse de son caractère, un peu le robin des bois de l’école, toujours a défendre le plus petits que soit, bon c’était facile aussi pour elle car on accepter plus ces petits dérapages que les miens, fallait surtout pas que je me loupe moi dans ce cas, j’aurais vraiment préférée être ma sœur que tenir ma place d’aînée.

– Alors dans ma tête de gamine de neuf ans, il me faudra du temps pour me faire aimer. La compétition était lancé…

– J’ai toujours été une enfant timide réservée, je n’aimais pas être remarqué, une enfant solitaire, sans trop d’amis, je n’aimais pas les cercles de copains copines, toujours mal a l’aise en public, mes loisirs ? Rire la musique, la lecture, les sports individuels, en faite si j’avais pu être invisible, ça m’aurait arrangé, je voulais qu’un seul public, ma mère.

– J’avais remarqué une seule chose qui lui plaisait en faite, ma silhouette et ça je dois remercier la morphologie de la famille paternelle rire.

– La solution alors ? Elle était là… ne pas grandir ne pas grossir rester celle qui j’étais, avec un corps élancé, svelte et enfantin, et quand vous faites de la gymnastique croyez moi les justaucorps ne cache aucuns défauts rire.

– Malheureusement, la nature commencé a se manifesté, je grandissais et j’ai commencé a avoir de la poitrine, j’étais assez précoce, et du faite de voir mes seins gonfler, déjà a l’école, la plus grande, les plus gros seins, déjà un corps d’une ado de 14 ans j’ai commencer a connaître la torture de la balance, comme si mes seins allé faire gonfler les chiffres de...

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