Ma sœur, mon ange

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« Il était une fois,
Là-haut, tombée du ciel,
Un ange dans le bois
Qui rêvait de Jacques Brel... »


Publié le : jeudi 9 octobre 2014
Lecture(s) : 2
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782332769640
Nombre de pages : 128
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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-76962-6

 

© Edilivre, 2015

 

Préface

Dédicace

 

Je dédie ce livre à ma tante Irène adorée, sœur de ma mère, qui a vécu à proximité de nous durant toute notre enfance et adolescence.

Mariée 41 ans, (se trouve veuve depuis 13 ans) ; mère de quatre enfants, elle était omniprésente au quotidien, habitant à quelques mètres de notre maison.

Chaleureusement rassurante, affectueuse, a su rendre notre ordinaire plus agréable, ma mère étant plus rigide.

Elle était fort sensible au mal de vivre de Martine, surnommée « Nanou ».

Elles communiquaient tous les jours, mais les choses ont changé lorsque ma tante, devenue veuve, a déménagé pour s’installer à Reims, près de ses enfants.

Aujourd’hui elle nous manque beaucoup, malgré ses retours répétés au pays.

Ma tante a été effondrée de la brutale disparition de ma sœur, comme nous tous d’ailleurs.

Elle me répète souvent au téléphone que la vie n’est plus comme avant. je sais pertinemment qu’elle ne peut faire le deuil du départ si imprévu de ma sœur.

J’ai retrouvé, par hasard, dans la cave de mes parents, un sac qui appartenait à Martine.

Outre le maquillage, j’y ai découvert des lettres écrites de la main de ma tante, et destinées à ma défunte sœur.

Quel bonheur de pouvoir conserver de tels écrits, emprunts d’amour et de tendresse !

Ma tante était en larmes…

Je l’embrasse, et que Dieu lui prête vie encore longtemps.

Sa nièce Chantal.

Deux citations :

I –Ô amour, ô amour pur et profond, sois ici, sois maintenant, sois tout ; les mondes se dissolvent dans ta splendeur immaculée et infinie.

Tu fais briller de frêles feuilles vivantes d’un éclat plus grand que les froides étoiles.

Fais de moi ton serviteur, ton souffle, ton âme.

SOGYAL RINPOCHE
Auteur du « livre tibétain de la vie et de la mort ».

II –Sachez que toutes choses sont ainsi :

Un mirage, un château de nuages, un rêve, une apparition.

Sans réalité essentielle, pourtant, leurs qualités peuvent être perçues.

Sachez que toutes choses sont ainsi :

Comme la lune dans un ciel clair, reflétée dans un lac transparent.

Pourtant, jamais la lune n’est venue jusqu’au lac.

Sachez que toutes choses sont ainsi :

Comme un écho issu de la musique, de sons, de pleurs.

Pourtant, dans cet écho, nulle mélodie.

Sachez que toutes choses sont ainsi :

Comme un magicien nous donne l’illusion de chevaux, de bœufs, de charrettes et d’autres objets.

Rien n’est tel qu’il apparaît.

BOUDDHA

Première partie

 

Ne pleurez pas !

Martine n’est pas si éloignée de nous.

Elle vient juste de passer de l’autre côté du chemin…

(Citation du prêtre durant l’office funèbre)

 

Nanou est la dernière d’une fratrie de quatre enfants dont je suis l’aînée.

Prise de convulsions à sa naissance, en 1954, elle frôle la mort à une époque où les soins post-natals ne sont pas aussi performants que de nos jours.

Mes parents sont tous les deux issus de familles étrangères, quoique natives d’Europe.

Mon père naît en Roumanie à Resita, qui est un chef lieu et une ville industrielle, arrachée à l’empire austro–hongrois, durant la guerre 1914 – 1918.

Sa mère porte le nom d’Hungermann, ses parents sont tchèques mais ma grand-mère naît à Résita, (prononcer Réchita).

On ne parle que l’allemand à la maison.

Mon grand-père naît de parents allemands et il s’appelle Karl Bender.

A l’âge de dix huit ans il est envoyé à la guerre de 1914 – 1918, et son service militaire va durer cinq longues années.

A son retour et à la fin de la guerre, il se marie avec Helen Hungermann ; de cette union naîtra un fils qui demeurera enfant unique.

On l’appelle Alfred, mais il est rapidement rebaptisé Freedy.

Mon grand-père, Karl, n’a qu’un frère, celui-ci décide d’émigrer aux Etats Unis, pays qui ouvre subitement ses frontières.

Karl va imiter son frère et prépare ses bagages.

Le voyage va s’effectuer en train jusqu’à Bordeaux, ensuite c’est la traversée de l’Atlantique en bateau, périple qui va durer deux mois.

Mon père et ses parents posent leurs valises au Brésil, terre d’asile, dans l’attente de l’obtention de visas pour les Etats Unis.

Karl, tourneur sur métaux de profession, trouve rapidement du travail dans une société qui répare et restaure les tramways. Ceux ci sont appelés plus couramment « Bondy ».

La vie se passe agréablement à SAÔ – PAULO plus précisément, et ils choisissent d’habiter le centre ville. A l’heure actuelle, cette ville compte vingt millions d’habitants.

Leur maison s’avère être située à proximité du célèbre parc « Ipirangua ».

Mon père, qui est âgé de quatre vingt sept ans, se plaît à évoquer cette partie de son enfance.

Cette période fut heureuse dans ce pays inondé de soleil toute l’année, contrairement à l’Europe. Après l’école, il s’adonnait au football, sport sublimé par les brésiliens petits ou grands.

Les enfants, pauvres en général, confectionnaient eux-mêmes leur ballon grâce à la récupération de vieux journaux.

« Santiago, Ramuntcho, Pédro » sont des prénoms qui reviennent à la mémoire de mon père, non sans une certaine émotion.

Il enchaîne sur la description de sa salle de classe, du jardinet de la maison, entourée de belle plantes exotiques, il se rappelle de certains rendez-vous chez le médecin quand sa mère n’allait pas bien. etc…

Les années passent et les visas tardent à arriver.

Mais voici que la nouvelle court, à savoir que brutalement l’Amérique ferme ses frontières !

Effectivement, la bureaucratie américaine va se montrer imperturbable face aux émigrés de toute part.

Découragés, mes grands-parents décident rapidement de rentrer au pays.

Cela tombe bien, mon grand-père commençait à s’ennuyer sérieusement de la chasse qu’il pratiquait en Roumanie.

Ce pays, ceinturé d’une impressionnante chaîne montagneuse, « Les Carpates », regorge d’ours, de sangliers, de biches, de cerfs et de bien d’autres animaux tel que le loup.

Quant à moi, j’ai eu l’occasion de sillonner la Roumanie en voiture au cours d’un voyage qui date d’Avril 1968.

Le Général de Gaulle venait de quitter Bucarest quand nous arrivions de France.

Je n’ai malheureusement pu visiter le château du célèbre Dracula, sachant que la Roumanie est une terre de légendes où l’on pratique encore la sorcellerie en tous genres.

C’est aussi un pays excessivement pauvre, enclavé dans un décor magnifique.

Les Hongrois, peuple voisin, évitent de côtoyer les Roumains qu’ils trouvent tristes.

Pour y avoir vécu, je n’ai pas cet opinion, bien au contraire ! ce peuple est accueillant et ouvert aux touristes, surtout aux Français.

Les cafés comportent de vastes salles et salons où l’on peut voir...

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