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Madagascar, terre de rencontre et d'amitié

De
279 pages
A travers ses mémoires, ses discours et des correspondances échangées (des années 1990 à 2004) l'auteur relate l'histoire politique et multiculturelle de Madagascar.
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MADAGASCAR
TERRE DE RENCONTRE ET D'AMITIE

Rue des Ecoles
Cette collection accueille des essais, d'un intérêt éditorial certain mais ne pouvant supporter de gros tirages et une diffusion large, celle-ci se faisant par le biais des réseaux de l'auteur.

La collection Rue desEcoles a pour principe l'édition de tous travaux personnels, venus de tous horizons: historique, philosophique, politique, etc.

Déjà parus

Francine CHRISTOPHE, Guy s'e va. Deux chroniques parallèles,2004. Raymond CHAIGNE, Burkina Faso. L'Imaginaire du Possible, 2004. Jean-Pierre BIOT, Une vie plus loin..., 2004. J. TAURAND, Le château de nulle part, 2004. Jean MPISI, Jean-Paul II en Afrique (1980-2000), 2004. Emmanuel ROSEAU, Voyage en Ethiopie, 2004. Tolomsè CAMARA, Guinée rumeurs et clameurs, 2004 Raymond TSCHUMI, Auxjeunes désorientés, 2004.
SOLVEIG, Linad, 1ère partie, 2004.

Roger TINDILIERE, Les génies de lafontaine, 2004. Sylvie COIRAUT-NEUBURGER, Penser l'inaccompli, 2004.

Raymond William RABEMANANJARA

MADAGASCAR
TERRE DE RENCONTRE ET D'AMITIE

:Mémoires au fil ies temps
t'Harmattan 5-7,rue de l'ÈcolePQlytechnique 75005 Paris FRANCE L'Harmattan Hongrie K<}ssuthL. u. 14-16 !O53 Budapest HONGRIE L'Harmattan Italia Via Degh A11isti, 15 J0124 Toritlo ITALIE

@ L'Harmattan, 2004 ISBN: 2-7475-7739-2 EAN : 9782747577397

« If

va de soi que nous écrivons tous

par besoin d'absolu; et c'est bien un absolu, en effet, qu'un ouvrage de l'esprit»
Jean Pau! SARTRE i) J948

Bureau de travail de Ray1110nd illiam Rabemananjara W

AVANT-PROPOS
e présent ouvrage s'inscrit dans l'esprit et le style du précédent. Même titre retenu pour marquer la continuité et l'unité, à travers le temps et la diversité des thèmes évoqués. D'abord - et, à dessein, un rappel du Monde malgache qui, aujourd'hui encore, reste peu connu du grand public Dirais-je que c'est Paul Ottino! qui en a souligné, avec pertinence le caractère si singulier. La remarque sur le peuplement de l'lIe-Continent est une donnée essentielle. Elle appuie l'observation brillamment formulée par Didier Mauro2 à propos du fameux leitmotiv des « 18 tribus », tarte à la crème de la politique coloniale. C'est le premier point. Comme chacun le sait, chaque Nation choisit sa Fête Nationale pour marquer un événement majeur de son Histoire. Pour les Etats-Unis d'Amérique, c'est le 4 Juillet. Pour la France, c'est le 14 Juillet. A Madagascar, c'est le 26 Juin. Tout naturellement, c'est l'heureuse occasion pour un Ray-amandrenf de rappeler au civisme et à la vigilance. Ainsi, retrouvera-t-on, ici, les kabary (discours) d'Amiens où ils ont été prononcés. 7

L

La Correspondance ne nécessite aucune observation particulière. L'intérêt national en est le sujet général. Il s'agit d'évoquer quelques problèmes, dans certaines circonstances. Quant à la Chronique de ['An Deux Mille, elle reprend le Billet mensuel de la Revue de l'Océan Indien. On y retrouve les libres propos sur les actualités et quelques événements significatifs susceptibles d'inviter à la réflexion. Le sujet inédit est assurément celui réservé à L 'Affaire4 de 2002. Comme l'Affaire de Mars 1947, elle restera un ineffaçable dans les annales madécasses. Nous participé à notre manière, le plus souvent confidentialité. D'où le devoir de réserve. Mais l'Histoire dira. Madagascar continue. C'est l'essentiel.
(}{çlymona

moment y avons dans la un jour,

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1.- Ottino, Paul - L'étrangère intime - Essai d'anthropologie de l'ancien Madagascar - Tomes 1 et JI - Editions des archives contemporaines - Paris. 2.- Mauro Didier - Communication au Colloque du Centenaire de l'Académie Malgache - Août 2002 - Antananarivo. 3.- Ray-amandreny - Formule de la tradition malgache pour désigner par respect les parents ou les doyens d'âge. 4.- Sur cette affaire, on lira avec intérêt l'ouvrage de Patrick Rajoelina: « Madagascar le duel », l 'Harmattan et Editions Ako. Paris 2003.

8

Ecrire est un acte d'amour. S'il ne l'est pas, il n'est qu'écriture.
Jean Cocteau

LIVRE

PREMIER

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Ilanivato

de l'Indépendance 1960

MADAGASCAR : UNE ILE- CONTINENTI
Ce concept est admis. Il est passé dans l'usage. Ce concept exprime l'existence d'une entité malgache avec ses caractères propres. La spécificité malgache est reconnue dans tous les domaines: sur le plan de la géographie, de la faune et de la flore. Elle réside dans le peuplement et les données de civilisation. Avant la dérive des continents, Madagascar appartenait à un immense espace, le Gondwana. Au cours des millénaires, la dislocation de cet espace a donné naissance à l'Océan Indien, avec au Nord la Péninsule indienne, au Sud-Est, l'Australie et au Sud-Ouest, Madagascar. Ces deux derniers territoires forment deux masses insulaires qui, par leur superficie et leurs caractères physiques, sont considérées comme de véritables continents. S'agissant de Madagascar, un éminent malgachisant Paul Ottino a proposé deux formules d'une rare pertinence:
Madagascar est le seul monde afro-asiatique.

13

Madagascar est la Méditerranée de l'Océan Indien. Séparé de l' Afiique par le Canal de Mozambique, large de plus de 400 kilomètres, le continent malgache est devenu une structure indépendante. Sa position privilégiée au carrefour des grands courants de navigation a naturellement favorisé les mouvements migratoires. C'est un élément fondamentale à retenir. L'ensemble des auteurs admet que la Grande Ile2 fut un creuset: des sociétés dont les origines se situent aux confins les plus divers de l'Océan Indien, s'y sont rencontrées, confrontées, brassées et fondues, selon des combinatoires variées et complexes. Un territoire qui étonne, en particulier, par le fait qu'il est un véritable sanctuaire de la Nature, un sanctuaire qui est un émerveillement pour les chercheurs et les voyageurs; un sanctuaire à préserver, à tout prix, parce qu'il est un patrimoine de la Communauté internationale: pays des Lémuriens, de l'aepyornis, l'oiseau géant du quaternaire, des fabuleux coelacanthes, des orchidées incomparables.

1.- Le Monde malgache pp 72-75. 2.-Autre dénomination géographique

de Madagascar

14

PEUPLEMENT DE MADAGASCAR1
e problème du peuplement de MADAGASCAR peutest être celui qui a le plus passionné l'Anthropologie, l'Ethnologie et la Linguistique comparées. Il a fait l'objet d'une importante et volumineuse littérature où toutes les thèses se sont données libre cours et où les hypothèses les plus diverses ont été émises et soutenues. S'il n'est pas permis en l'état actuel des recherches de parler de certitude dans la solution de ce problème, il est du moins permis à la lumière de documents et de faits d'un caractère sérieux de retenir certaines probabilités. Ce qui paraît acquis, c'est l'existence d'un fond primitif autochtone sur lequel sont venus s'ajouter, et avec lequel se sont mêlés à la fois ou successivement, des apports extérieurs les plus divers et originaires en majorité du bassin de l'Océan Indien qui fut, on le sait, le théâtre et le véhicule de grandes et importantes migrations humaines. Placée au point de conjonction des lignes maritimes, anciennes et modernes de l'Asie du Sud-Ouest, l'île de Madagascar se présente comme un remarquable carrefour où se sont donnés rendez-vous et des habitants originaires de l'Afrique orientale et des populations venues des diverses contrées de l'Asie méridionale, de l'Extrême Orient, de l'Insulinde et de l'Océanie. 15

L

Javanais en naufrage, Polynésiens ou Océaniens, Chinois ou Japonais, Moïs ou Thais, Arabes flibustiers ou navigateurs, Persans ou Ethiopiens, Juifs de Babylone ou d'Egypte, Hindous commerçants ou missionnaires, les uns et les autres, jadis associés ou rivaux, ont fini par s'intégrer au monde madécasse à tel point que si l'on y retrouve la trace de chacun d'eux, aucun n'a pu s'y constituer en communauté minoritaire spécifique et isolée.

1.- Histoire de la Nation malgache, page 9.

16

CHRONOLOGIE DES IMMIGRATIONS!
Epoque
Vers 2500 avo lC.

Nature et points de fixation dans l'De
Transit possible des Négrilles (chassésdes régions méridionales d'Asie) en route vers l'Afrique. Eléments originaires de la Nouvelle Guinée et des Nouvelles Hébrides: C6te Ouest, Sud-Ouest, Centre (périphérie Est). Eléments polynésides (Indonésiens) : Hauts-Plateaux centraux et pén'phén'e Nord-Ouest et Sud-Ouest.

Vers 2000 avo lC.

Entre 1000 et 600 avo JC

Entre 800 et 700 avolC Vers 200 avoJC. Entre le 1e et le Xe

Elémentsjuifs originairesd'Egypte : SainteMarie, Centre C6teEst (périphérieNord).
Eléments sumatranais : Hauts Plateaux Centraux et périphérie. Nouveaux éléments sumatranais hindouisés : centraux et périphérie. Eléments sporadiques Nord-Ouest, Sud-Est. arabes: C6te Ouest,

Entre le VIle et le XVe

Vers le XIe

Eléments persans: C6te Nord Ouest et périphérie Nord-Ouest des Hauts Plateaux centraux. Eléments bantous: C6te Ouest et périphérie Ouest des Hauts Plateaux centraux. Eléments occidentaux: Latins, anglo-saxons, grecs. Eléments orientaux et extrême-orientaux : (Chinois, Hindous, Arabes) : dans toute l'lie.

Vers le XV et le XVII

Du XV à nos jours

D'après les données A.R. Ratsimamanga complétées par R. W Rabemananjara 1.- Histoire de la Nation malgache - page Il.

17

LES GRANDES ETAPES DE L'EvOLUTION POLITIQUE DE MADAGASCAR DU MONDE CONTEMPORAIN

1 - Régime de la Monarchie

RADAMA

1er

RANAVALONA 1ère RADAMA II RASOHERINA RANAVALONA II RANAVALONA III

1810 - 1828 1828 - 1861 1861 - 1863 1863 - 1868 1868 - 1883 1883 - 1897

2 - Régime de la colonisation (1896 - 1960) Acte d'annexion 6 Août 1896 Régime de l'autonomie 1956 - 1960 Interne

3 - Régime de la République
Retour à l'Indépendance Nationale Première République Régime référendaire Gouvernement des Six Jours Directoire militaire lIe République Régime de transition Ille République IVe République 02/02/75 12/02/75 26 Juin 1960 1960 - Mai1972 1972 - 1975

- 12/02/75

- 14/06/75

15/06/75 - Octobre 1991 Octobre 1991 -1992
1993 - 2001

2002 à nos jours

19

TIT~/E

QYEVXIP.;MP.

COMMUNICATIONS

(Communicationfaile à la « TableRonde» organisée par l'Académie Malgache, à Antananarivo les 26, 27 et 28 Mars 1987)

LES CHEMINS DE LA MEMOIRE
Le «Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache» fut créé en 1946. Il reposait sur un ensemble de valeurs politiques et éthiques: la promotion de la démocratie, des libertés fondamentales et des droits de I 'Homme, le culte du dialogue, de la coopération et de I 'humanisme. Ces valeurs sont des valeurs universelles: elles s'inscrivent aussi dans la tradition malgache enrichie par l'idéal chrétien. C'est à partir de cette philosophie qu'il a tracé les lignes maîtresses d'un programme de rénovation touchant les préoccupations d'un Etat moderne dans un monde appelé à l'interdépendance.

Parmi ces préoccupations figurent les Relations extérieures. La présente communication a pour objet de souligner quelle fut, en la matière, la politique de la
Rénovation Malgache.

Nous avons été responsables de la définition et de la conduite de cette politique. Dans deux ouvrages de référence: l'Histoire de la Nation Malgache (1952) et Madagascar sous la Rénovation Malgache (1953), nous l'avons exposée. Et nous lui avons consacré des analyses dans de nombreux articles parus dans la Presse malgache et dans la Presse internationale. 23

Nous voulons remercier l'Académie Malgache de l'intérêt qu'elle porte à un sujet aussi passionnant où seule la passion de la vérité doit animer le débat. En effet, nous sommes à une époque où les évènements du Temps Présent sont trop souvent exposés à la tentation de la falsification. Celle-ci est l'oeuvre vaine de certains partisans qui essaient d'induire les esprits en erreur. Madagascar a la chance, aujourd 'hui, de disposer d'une

équipe d'éminents historiens - et à leur tête, mon vieil ami Edouard Ralaimihoatra - qui savent ne pas confondre les
desseins de la politique politicienne avec les exigences de la rigueur scientifique dans une matière aussi délicate que I 'Histoire.

LES PRINCIPES DES RELATIONS EXTERIEURES DE LA RENOVATION MALGACHE

Notre doctrine était détachée de toute idéologie et de tout dogmatisme. Elle reposait en substance sur l'examen critique des faits et l'analyse permanente de l'environnement international. Notre réalisme nous permettait donc et, en toutes circonstances, d'échapper aux risques du romantisme et de l'aventurisme. Il nous permettait surtout de déterminer nos actions, en fonction des rapports de force. Quels étaient ces principes? Nous pouvons les résumer en quelques points essentiels:
1 la non-violence 2 - la coopération et la solidarité 3 le dialogue.

-

24

Nous avons emprunté à l'Inde du Mahatma Gandhi le principe de la non-violence. Nous avons considéré qu'il était adapté à l'esprit malgache profondément nourri par les valeurs d'amour de l'héritage chrétien. Qui plus est, nous avons constaté que la pratique de la non-violence était, en fait, une arme redoutable qui allait conduire nécessairement la Péninsule indienne vers l'indépendance. Nous n'étions pas des fanatiques ivres de sang, de meurtres et d'assassinats. Nous n'étions pas non plus des démobilisés toujours prêts à courber l'échine. Nous étions des hommes debout et responsables. Telle fut la signification de notre non-violence. La coopération et la solidarité s'imposaient à nous. Dans un monde où dominaient l'appétit de puissance, l' hégémonisme et l'impérialisme, il nous fallait être solidaires avec les peuples qui partageaient nos espoirs et dont la condition était la même que la nôtre. Plus que la solidarité, il nous fallait coopérer activement avec toutes les organisations qui poursuivaient les mêmes objectifs que les nôtres, y compris les mouvements de progrès qui entendaient nous offrir leur appui. Le dialogue. Corollaire de la non-violence, le dialogue avec l'Etat colonisateur lui-même nous avait paru être un moyen pour avancer, pas à pas, de telle sorte que l'on aille de réformes en réformes vers le point final: le retour à l'indépendance. Ce principe du dialogue était, du reste, inscrit dans notre propre Histoire. Quand notre pays eut perdu la guerre en 1895, qu'avons-nous fait? Nous avons d'abord organisé la résistance et cela avait duré plus de dix années, où nos héros de toutes les régions se sont distingués pour refuser 25

l'occupation étrangère. Puis, conscients des rapports de force et compte tenu de l'environnement international favorable à l'expansionnisme colonial, nous avons choisi la lutte proprement politique en appuyant notre action sur l'égalité des droits, c'est-à-dire le refus du Code de l' Indigénat, du travail forcé, du délit d'opinion et de toutes les mesures discriminatoires imposées par le système colonial. Les noms de Ralaimongo, de Joseph Andrianavalona Ravoahangy, de Jules Ranaivo, du Pasteur Ravelojaona et de tant d'autres sont attachés à cette période de notre Histoire. Ils étaient des patriotes autonomistes et réformistes. Etait-ce là déchoir ou manquer au réalisme?

LE FONDEMENT DES RELATIONS EXTERIEURES DE LA RENOVATION NATIONALE

Quand le Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache a pris en charge les intérêts de la Communauté malgache, en 1946, nous avons choisi trois critères d'action, à savoir: 1 - la situation historique de Madagascar 2 - l'environnement géo-politique 3 - Le non-alignement.
LA SITUATION HISTORIQUE DE MADAGASCAR

En 1946, Madagascar était soumis au régime colonial. C'était le fait. Mais il y avait un autre fait: il était jusqu'en 1896, un Etat indépendant et souverain, membre de la société internationale. Or, en dépit des vicissitudes de l'Histoire, il n'a jamais renoncé à la reconquête de son indépendance et de sa souveraineté. 26

Le rappel vigoureux de cette évidence fut précisément l'œuvre du Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache, dont les jeunes dirigeants n'étaient plus des autonomistes réformistes, mais des indépendantistes. Autrement dit, il était clair que le leimotiv fondamental et inaliénable du MDRM était le retour à l'Indépendance. Nous voulions bien assister sur ce terme de retour, pour marquer le lien entre le présent et le passé. Car la dialectique coloniale faisait croire que l'Etat de Madagascar n'avait pas existé et qu'il s'agissait seulement d'un conglomérat de peuples et de tribus, sans aucune unité. Face à cette dialectique spécieuse de la pédagogie coloniale, nous avons donc acclimaté l'idée que Madagascar devait retrouver son indépendance, comme la Pologne, la patrie opprimée de Maria Sklodowska (Marie Curie) devait retrouver la sienne au lendemain de la guerre 1914/18.
L'ENVIRONNEMENT GEO-POLITIQUE

Le second critère est l'analyse de l'environnement géopolitique, non seulement dans l'Océan Indien du Sud. Ouest, mais aussi à l'échelle mondiale La deuxième Guerre mondiale (1939-1945) nous a appris que la liberté était indivisible. Au-delà de cette notion, il fallait tenir compte de la politique des Grandes Puissances, dans leur permanence, ou dans leur évolution. A l'issue de cette guerre, il y avait trois positions majeures:

2 - la position soviétique
3 -la position des empires coloniaux d'Occident.

1

- la position

américaine

27