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Marie King

De
88 pages
“L’épopée touchante d’une femme qui a toujours honoré son amour de la musique »
Surnommée « la reine du country western », Marie King a marqué son époque. Cette musique, elle l’a dans le sang depuis toujours et lui a dédié 60 ans de carrière.
Avec émotion, Marie King s’adresse à son public : « Vous qui m’avez connue, de près ou de loin, laissez-moi vous raconter, avec tout le respect qui vous est dû et tout mon amour, les aventures de ma vie à travers mes souvenirs, ma grande histoire d’amour avec Bob King et l’amitié que j’ai développés avec mes musiciens et de nombreux artistes du country. Nous formions une véritable famille.
Vous découvrirez mon enfance, mes questionnements, mes décisions, mes doutes, mes bonheurs et aussi mes souffrances.
Ensemble, nous parcourrons les moments marquants de mon existence, les hauts et les bas de la vie.
Vous saurez ainsi ce qui se cache « de l’autre côté de la montagne » évoquant à la fois la chanson très connue Quand le soleil dit bonjour aux montagnes et le fait que derrière la scène, se cachent parfois bien des secrets.
Merci de l’amour que vous m’avez donné. »
Carole Ann King relate ici l’histoire de sa mère Marie King, véritable icône de la musique country western avec qui elle a partagé la scène, comme chanteuse de musique country western, durant 40 ans. C’est l’auteure Rosette Pipar qui a réécrit les textes à partir des entretiens de Marie King
et de sa fille Carole Ann qu’elle a rencontrée.
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AVANT-PROPOS
La musique mène la vie
Carole Ann King avait un rêve, celui b’immortaliser le parcours be sa chère maman, Marie King, véritaBle icône be la musiquecountry westernà laquelle elle a bébié 60 années be sa vie be chanteuse. Ce récit témoigne bonc, en toute simplicité, bes souvenirs personnels be cette femme, à l’auBe be ses 85 ans, qui gratte encore sa guitare, frebonnant bes airs Bien connus qui l’ont renbue célèBre. Au terme be nos échanges, j’ai pu ressentir toute la passion authentique et la chaleur humaine be cette femme sans prétention qui a mis longtemps avant be réaliser le formibaBle impact qu’elle avait eu auprès b’un vaste puBlic b’amateurs be pure musiquecountry. La musique bu cœur !
L’histoire be Marie est relatée ici en toute sincérité, sous la plume be Carole Ann bont j’ai tenté be conserver la saveur fauve et authentique. Elle y bévoile le cheminement be sa mère qui confie, pour la première fois, ses béfis, ses bouleurs, ses épreuves, bévoilant bes choix parfois bifficiles qui lui ont laissé be lourbes cicatrices au cœur burant toute sa vie. L’expression be Marie : « Vous saurez ainsi ce qui se cache be l’autre côté be la montagne » évoque à la fois la chanson très connueQuand le soleil dit bonjour aux montagneset le fait que berrière la scène, se cachent parfois bes secrets Bien bouloureux.
Pourtant, Marie a su nourrir son âme grâce à la musique et à l’amour be son puBlic qui le lui a Bien renbu. Une vie teintée, malgré tout, be petits Bonheurs. Une leçon be vie. L’exemple évibent b’une femme qui a honoré ses talents et sa passion. Rosette Pipar
Témoignage de Carole Ann King
Maman, Depuis ma tendre enfance, vous avez toujours été là pour moi et vous m’avez accompagnée dans mes rêves les plus fous…
Aujourd’hui, je vous dis MERCI de votre confiance en me permettant d’écrire l’histoire de votre belle et longue vie… celle qui, à mes yeux, doit être immortalisée. Mon seul et unique souhait serait d’être à la hauteur de cette grande dame et bonne maman que vous êtes.
Je vous aime de tout mon cœur,
Carole Ann
PRÉFACE
J’aimerais vous parler ici de Marie, une personne que j’aime et que j’apprécie beaucoup, car elle a réussi une grande et longue carrière musicale en menant de front sa vie familiale et sa vie professionnelle.
Marie est la plus grande « chum » que j’ai eue au cours de ma carrière. Pour moi, elle fut et est encore aujourd’hui ma chanteuse favorite dans le genre country western. Quand elle sortait un nouvel album, je l’achetais immédiatement et je l’écoutais en boucle chaque jour.
Le destin a voulu que je devienne moi-même une chanteuse country western et un jour, j’ai enfin eu le bonheur de jouer sur la même scène. Wow ! J’étais très impressionnée et surtout surprise de me retrouver sur scène avec ma chanteuse préférée. Nous avons eu souvent le plaisir de travailler ensemble et nous avons développé une réelle amitié.
À l’époque, je gérais un petit hôtel à Mascouche. Je l’avais invitée, elle et son mari Bob King, e n١٩٧٤Mascouchois et, à y donner un spectacle pour notre plus grand plaisir et celui des Mascouchoises. Je les hébergeais. Je cuisinais des tourtières et des gâteaux aux épices que Marie aimait beaucoup. C’était mon idole.
J’ai aussi eu le bonheur de connaître toute sa famille, sa gentille maman, ses enfants et aussi sa petite Carole Ann... Cette dernière est devenue, elle aussi, la meilleure « chum » de ma fille Dani. Bien sûr, elles ont fait leurs débuts avec nous, mais par la suite elles ont, comme nous, poursuivi leur carrière ensemble dans les mêmes festivals. Elles aussi sont demeurées de bonnes amies.
Marie a travaillé très fort pour bâtir sa carrière. Son parcours a inspiré de nombreux jeunes artistes. C’est un exemple de courage, de détermination, de ténacité et d’amour. De l’amour pour son public, elle en avait beaucoup et il le lui rendait bien.
Bravo Marie! Je te souhaite la santé afin d’avoir encore beaucoup de « fun ».
Je t’ai aimée, je t’aime et je t’aimerai toujours.
Ton amie, Julie Daraîche
CHAPITRE 1
Mes plus belles années
Je m’en souviens comme si c’était hier… Malheureusement, près de 80 ans se sont écoulés ! Ensemble, remontons au temps de mon enfance.
Nous sommes en 1940. J’ai à peine cinq ans. Pourtant, je me rappelle parfaitement de cette joie de vivre, de ce bonheur et de cette belle insouciance de l’enfance qui m’habitaient.
La terre de mon père
Je suis l’aînée de mes deux frères,Émile et Léo, et de ma sœurette,Cécile.
C’est un véritable bonheur d’avoir la chance de conserver, précieusement, toutes ces belles images dans mon cœur. J’en suis très reconnaissante.
Comment vous dire ? Il me semble qu’à cette époque, je n’étais pas consciente de savourer les plusbelles années de ma vie. Il y faisait tellement bon vivre ! Je le réalise aujourd’hui.
Je suis née à Navan, à la ferme de mon père, Antonio Farley. Elle était située dans ce petit village franco-ontarien près d’Ottawa, la capitale du Canada. Dans ce temps-là, nous surnommions cette grande ville Bytown.
Léo, Émile, Marie et Cécile.
De cette époque, je ne conserve que de beaux souvenirs. Nous étions tous rassemblés au salon pour y passer nos soirées. L’ambiance était animée par le roucoulement de la radio qui diffusait des airs d’autrefois. J’entends encore aussi les belles mélodies, celles que maman jouait avec douceur au piano. Impossible aussi d’oublier le son du violon de mon père. Cet instrument me semblait magique. Il avait toujours le don de me faire gigoter.
Ma mère, Émilienne Labelle, était une bonne maman. Cette femme exceptionnelle tenait sa maison propre et ordonnée. Malgré ses nombreuses tâches ménagères, elle trouvait encore le temps d’aider mon père à jardiner. Au fil des ans, elle a transmis la vie à six autres enfants. Nous étions douze à table ! Elle nous concoctait de savoureux repas préparés avec amour. Elle n’arrêtait jamais. Aujourd’hui, je comprends pourquoi son visage affichait parfois un air aussi sévère. Elle devait être très fatiguée. J’aurais aimé l’aider davantage, mais j’étais alors trop petite pour m’en rendre compte. Aussi, je me pardonne.
Mon seul petit plaisir était d’aller retrouver mon papa à la ferme. Mon doux petit papa ! Lui et moi nourrissions les petits animaux. C’était une de mes corvées préférées. Dans la grange, la radio jouait tellement fort que nous pouvions l’entendre jusqu’à la maison. Sans doute le son de cette musique s’est-il infiltré en moi dès ma plus tendre enfance. Chaque fois que je courais jusqu’à la ferme, j’entendais mon père chanter à tue-tête. J’entends encore l’écho de sa voix. Je revois ces journées ensoleillées, ces rayons de soleil qui brillaient de là-haut sur la terre de mon père.
Dites-moi. Vous arrive-t-il parfois, en été, lorsque vous vous promenez en voiture sur les chemins de campagne, d’être soudainement envahis par cette odeur typique des fermes ? Vous savez, celle qui vous colle au nez…
Cette odeur-là me transporte immédiatement au cœur de mes souvenirs d’enfance les plus lointains. Un sentiment de bien-être s’installe alors en moi. Cela peut vous sembler étrange. Moi, j’aime vraiment cette impression.
« On peut sortir la fille de la campagne, pas la campagne de la fille ... »
À la maison, la routine quotidienne était bien présente. Tous les jours de la semaine se ressemblaient. Dès le matin, mon père était le premier debout. Il se levait très tôt pour allumer le poêle à bois. Après un bon déjeuner, il filait aussitôt faire le « train » du matin. Sa routine principale consistait à traire les nombreuses vaches. Après ces quelques heures, sa journée était loin d’être terminée. Il s’empressait au jardin pour aller cultiver une grande variété de légumes et il y en avait beaucoup. Il avait hérité de ce don de cultivateur de son père Euclide Farley.
Grand-père Farley était un homme adorable. Un travailleur acharné en plus d’un bon cultivateur. Tous les samedis, nous nous rendions à la grande ville en famille. Nous allions au Marché Bytown où nous vendions les bons légumes frais cultivés par mon père lui-même.
Ah ! Ces belles et longues randonnées à la grande ville, blottie dans les bras de mon grand-père, resteront l’un de mes plus beaux souvenirs.
Au lever du jour, il était l’heure d’aller à l’école Sainte-Marie située au bout du Rang 10. Florette Perron, ma meilleure amie de l’époque, l’est encore à ce jour. Imaginez, quelle longue amitié ! Je me souviens aussi de mes amies Suzanne Lacroix, Simone Brisebois, de mon cousin Gerry Farley, pour n’en nommer que quelques-uns. Tous les matins, nous partions ensemble, à pied. Une marche de deux kilomètres nous attendait tous les jours, matin et soir, en été comme en hiver.