Mémoire Tradition Partage

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Si aujourd’hui l’île de La Réunion peut être citée par beaucoup de visiteurs comme un exemple du « vivre ensemble », cela n’a pas toujours été le cas. Avant qu’elle ne devienne un département français, les immigrés d’origine chinoise étaient en marge de la société. Les moyens de communication quasi inexistants les isolaient encore plus les uns des autres.
Vivant dans des conditions difficiles, ils se sont unis par le biais d’une souscription financière afin d’acquérir un bien commun pour pouvoir se réunir, s’instruire et s’intégrer. Ils ont su garder les valeurs fondamentales de la solidarité, de la famille, du respect et du travail, que notre société semble avoir oublié. Aujourd’hui, leurs descendants les honorent en défendant ce patrimoine. Ils continuent à faire vivre et surtout à partager cette culture millénaire.
C’est la voie que doivent continuer à suivre les générations à venir. Ne jamais oublier, et continuer à faire rayonner notre culture. Ce document rempli de témoignages et de photos vous permettra de mieux comprendre comment a commencé l’intégration de la communauté chinoise dans le sud de La Réunion.


Publié le : vendredi 18 mars 2016
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EAN13 : 9782332998378
Nombre de pages : 388
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ISBN numérique : 978-2-332-99835-4

 

© Edilivre, 2016

Préface

En guise de préambule…

« Mémoire », « Tradition », « Partage » : trois mots chargés de signification, qui s’expliquent, s’interprètent, – bref, qui vont très bien ensemble. Ils témoignent de l’auteur de cet ouvrage sur les chinois d’outre-mer, en particulier de la Réunion et plus précisément de la région Sud de l’île, une véritable érudition. De fait, il renferme de précieuses connaissances sur la diaspora originaire du vaste Empire du Milieu et établie dès le début de l’histoire de cette vieille colonie française de l’océan indien.

*
*       *

Engagés ou émigrants libres, celles et ceux qui ont composé la communauté chinoise de la Réunion, au terme d’un long et périlleux voyage, ont apporté et partagé sans compter leur acquis et possessions, à savoir, leur savoir-faire, illustré par leurs récits, des souvenirs, anecdotes, photographies, etc… qui bien sûr portent témoignage mais aussi justifient leurs parcours singuliers.

Ces nouveaux résidants qui nous ont précédés sur cette terre française sont au fil du temps devenus des citoyens français à part entière, que ce soit par naturalisation ou par le biais de mariages mixtes. Chinois réunionnais ou Réunionnais chinois, Français d’abord, ils ont apporté leur pierre à la construction de leur pays d’adoption en y établissant leurs bases, puis à la consolidation de cette seconde patrie en y déployant leurs assises dans l’organisation de sa vie de tous les jours.

D’ailleurs, ils sont fréquemment cités en exemple tant pour leur contribution au pays qu’à l’aide qu’ils ont spontanément tendue à sa population. Parmi eux, on reconnait sans conteste comme bienfaiteur M. Thia Song Fat (alias TSF), dont l’humanisme fait honneur à toute la communauté chinoise de l’île. Commerçant grossiste, il a aussi fait montre d’un esprit fertile d’entrepreneur en faisant construire entre autres, une minoterie, une glacière et une savonnerie, en faisant venir deux bateaux pour faire fonctionner le port de Saint Pierre. Ce généreux mécène, doté d’un tempérament de philanthrope, récompensé par la première obtention de la naturalisation française par un chinois (en 1938), a eu un fils aîné Yvon TSF, premier député des Chinois d’outre-mer de la république de Chine zone Afrique ; et c’est à son dernier fils, Jean Yves, inspecteur de la CGSS à la retraite, bon connaisseur du milieu commercial chinois, que revient le mérite de la présente publication.

Figurent également au piédestal : Mme « Alikon », qui a élevé seule sa nombreuse famille en vendant du charbon de bois et dont l’un de ses fils, l’ancien député M. André Thien Ah Koon, n’est autre que l’actuel maire du Tampon ; Mme Marie How Chong, pionnière de l’exploitation par distillation du vétiver, dont l’un des fils, Alex, fut le plus jeune président de la Chambre de Commerce et d’industrie de toute la France ; M. Tsang King Sang, fabricant de tabac, dont le fils Frédéric, ouvrit la première grande surface (« Nouvelles Galeries » du Sud de l’île ; Mme Marie Jeanne Han Huen Chong, la première femme d’origine chinoise décorée de la médaille d’or de la Fédération française de basket, puis de la légion d’honneur…

L’objectif principal de cet ouvrage, qui aura nécessité un travail de titan, est tout simplement de transmettre le plus d’informations possibles aux générations à venir. En quelque sorte, il s’agit d’une banque de données pour une meilleure connaissance des rouages de la diaspora, que nos descendants devront alimenter et irriguer.

En résumé, ce premier fruit révèle l’histoire des émigrants asiatiques, les liens qui les unissent, mariages, anniversaires, vie associative, analyse leurs facteurs de développement et d’insertion dans le pays hôte ; les photographies qui l’illustrent, souvent inédites, rappellent le rôle inestimable qu’ont tenu ces « banquiers du pauvre ».

Consulter ce recueil à la fois manuel et album – permet de se rendre compte que c’est dans l’histoire de l’immigration et de l’intégration de nos dignes aînés que nous puisons notre fierté de Français d’origine chinoise. En hommage à ces valeureux pionniers, qui avaient pour idéal la fraternité et pour mot d’ordre le travail qui élève l’homme, il convient donc de faire figurer ce cahier d’histoire dans toutes les bibliothèques familiales. Et de s’y référer en toutes circonstances, pour en tirer le meilleur profit et faire prospérer l’héritage qu’ils nous ont légué…

Michel CHUNG POO LUN
Mémorialiste

Avant-propos

J’ai réalisé ce document après des années passées dans une association culturelle et sportive qui réunit une grande partie de la communauté chinoise du Sud de l’île de la Réunion, le Panthères club.

D’abord joueur de basket amateur, puis secrétaire de cette association pendant de nombreuses années, j’ai pu m’apercevoir combien la plupart de ses membres et de ses sympathisants, d’origine et de génération différentes, ignorait son histoire et les circonstances particulières de sa création.

Pour ma part, depuis ma jeunesse, j’en avais une vague idée, sans en connaître réellement les tenants et les aboutissants. A l’époque, j’avais ouï dire par mon entourage, que le local où siège cette association était un héritage laissé par les petits commerçants du Sud des années 1940. L’acte d’acquisition de ce terrain avait, semble-t-il, été rédigé de sorte que personne ne puisse individuellement se prétendre en être le propriétaire.

Contre toute attente, en août 2000, une autre association, qui se prétendait en être le propriétaire, se proposait de mettre en vente ce terrain. La méconnaissance des circonstances de son acquisition a bien failli faire disparaître ce lieu symbolique imprégné de l’histoire de toute notre communauté1.

Début 2013, des travaux d’aménagement de la ville de Saint Pierre ont en partie été arrêtés à hauteur de notre association, faute pour le maître d’ouvrage d’être propriétaire d’une parcelle de 21 mètre carrés2.

Le propriétaire foncier de ladite parcelle n’étant pas officiellement connu, c’est dans ces conditions que la SIDR a lancé une enquête officielle afin de procéder à une expropriation pour utilité publique3. Cette opération avait pour but d’informer la population et en particulier les propriétaires supposés, dont notre association4.

Cette situation juridique très particulière m’a conduit à rechercher des témoignages et des éléments concrets datant de l’époque de son acquisition, afin de rassembler le maximum d’éléments de son histoire, et...

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