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Mes moissons algéroises et autres récoltes naturelles

De
240 pages
Ces textes rassemblent des souvenirs de famille, où se mêle la politique, l'économie, les moeurs, les coutumes de l'Algérie des années 1962-1972. De 1958 à 1973, l'auteur se construit autour d'un père instituteur et combattant et apprend à observer la nature comme on lit une fable. Il nous entraîne à surprendre les confidences d'un brin d'herbe, d'une bestiole, d'une fleur, ou du vent et, soudain, c'est toute une culture qui s'impose et qui s'expose socialement. De l'ivresse des souvenirs recomposés par les verbes adultes, viennent au monde des leçons de choses qui porteront le lecteur à reconsidérer l'Algérie dans un courant d'air plus complexe, plus juste, plus naturellement humain.
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ChristianHONGROIS
Mes moissons algéroises et autres récoltes naturelles Souvenirs du pays post-indépendance (1962-1972)
Préface de Gilbert Meynier
Mes moissons algéroises et autres récoltes naturelles
Christian HONGROIS
Mes moissons algéroises et autres récoltes naturelles
Souvenirs du pays post-indépendance (1962-1972) Préface de Gilbert Meynier
Du même auteur 1988,Faire sa Jeunesse en Vendée, ethnographie, Éditions Hérault, Maulévrier. 1999,Si t'aimes pas l'Meuille, ethnographie, Éditions O.M.A.C, Aizenay. 1994,Du Maquis de Molphey au Maquis des Hâtes, histoire, Édition Mémorial, Saint-Just. 1997,À la Fourneuille des Jaus Bianchés, ethnobotanique, Éditions Mémorial, Saint-Just. 2001,Le Chemin de Famille, ethnologie, Éditions Mémorial, Saint-Just. 2003,Aïn-Parneix, histoire-généalogie, Éditions Mémorial, Saint-Just. 2009, Rio Padre, essai, Éditions du Velours, Paris. 2011,Les Maîtres Potiers de Nabeul, histoire-ethnographie, Éditions de la Reinette, Le Mans. © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-09852-4 EAN : 9782343098524
REMERCIEMENTS ET DÉDICACE : Je devrais remercier le hasard d'être né des aventures pittoresques de mes parents. Donc mille mercis à Roselyne PACHET et Marcel HONGROIS. Merci aussi à tous les acteurs des récits de cet ouvrage. Tous les copains, amis et collègues enseignants de mon père Mon frère Daniel et ma sœur Ghislaine. Tous mes camarades des écoles en Algérie. L'école H.L.M d'Aïn-Taya, l'école de l'Air de Cap-Matifou, le C.E.G de Fort-De-L'eau. Qui, par leur singularité, ont construit ma bibliothèque, large et juteuse comme une pastèque. C'est à eux tous que je dédie ces pages de souvenirs. Ils se retrouveront là, derrière un nom, un lieu ou une circonstance. Le germe retrouvé, il suffira de relancer la mécanique. C'est pas vrai ! J'te jure ! Tu t'rappelles ? Purée ! Tu t'rends compte ! Maalèch ! Aïch ! Je les connais les algérois, si je commence à nommer l'un et que j'oublie de citer l'autre, c'est la hechma et ça va me porter la chkoumoune. Tant-pis, je joue le « zoufri ». Je me dis que rien qu'en lisant « Aïn-Taya, Surcouf, Rouiba ou La Pérouse », ils diront « Oila c'est chez moi ». La récompense suprême, en se régalant d'un mot, d'une expression ou d'une anecdote. « J'te jure cuilà ».
Mais avec tout ça, je dois aussi remercier mon âge, celui du retour du cheval à ses écuries. Comme un bucéphale fatigué, je me requinque de mon fourrage de souvenirs.Enfin. Le plus important, il me faut remercier Véronique IMBERT pour m'avoir encouragé à écrire, dès la lecture du premier texte, il y a trois ans ou quatre ans déjà...sans compter sa contribution aux quelques corrections d'usage car le bourricot n'est jamais loin dans les mille et une écritures. Pour transporter les consonnes et les voyelles, les bâts de grammaire et d'orthographe de mon hmar de cerveau étaient parfois percés...Bon, heureusement il y a eu la patience de « Leila Véro » pour relire toute cette tchaqchouqua. Pour continuer. Je remercie ma collègue Cathy MASSÉ qui a remis de l'ordre pour présenter la mariée toute belle, les plis de sa robe de textes bien saisis et toute coquille évacuée à coup de pompe informatique. C'est du boulot, mais je la soupçonne d'avoir accepté car elle lit des livres comme je mange un maquroud, avec un plaisir qui ferait rougir un zalabiya. Bon faut dire qu'elle est ma cousine germaine territoriale… En plus, le Maroc de sa grand-mère, elle le porte dans ses yeux. Et pour finir. Je remercie l'historien Gilbert MEYNIER qui, pendant plus d'une année, m'a soutenu, aidé, encouragé et m'a amicalement offert sa préface.
PRÉFACE
 Christian Hongrois a eu la gentillesse de me proposer de préfacer son ouvrageMes naturelles. Mais, me suis-je demandé au départ, comment introduire des textes qui, en apparence, relèvent de la simple description narrative ? Textes que j’ai, dans un premier temps, perçus comme ces écritures de souvenirs qui s'imposent lorsque l'occasion nous donne le temps de nous retourner un peu.
En fait, nous sommes en présence d'un témoignage, sorte d'analyse souvent saisissante et dont la richesse aide, entre autres l'historien, à comprendre un territoire.
Ce territoire ? L'Algérie des années 1960-1970, en pleine naissance, au carrefour d'une histoire douloureuse et d'un destin inquiétant. Christian Hongrois a eu l'opportunité forcée de suivre avec ses yeux de gosses les chemins de son père, dans son école, et ceux plus douloureux de son combat contre l'OAS. Alors, tout naturellement, dans ces textes, apparaissent toutes les touches de couleurs qui composent l'arc en ciel de ce territoire. Le MPC, les barbouzes, l'OAS, le FLN, l'ALN, enfin, toutes les hiérarchies, les alliances, les régionalismes qui fondent le pouvoir d'un terroir politique et économique.
Ce livre n'est pas simplement intéressant pour nous gaver de fruits inondés de ce soleil algérien, mais il pose là, aux pieds des historiens et autres chercheurs, la démonstration que l'agriculture et le paysage peuvent avoir aussi un caractère géopolitique, mais pas seulement...
Entre les feuilles de toutes ces « naturelles », l'auteur nous rappelle l'espace vital d'un territoire qui ne peut exister que parce que des acteurs investissent de symbolisme et de politique leurs faits, gestes et paroles. On perçoit, très lisiblement, le terrain de manœuvre de la puissance locale donnant du sens au pays et à sa place dans le monde.
Ce livre témoigne de l'histoire franco-algérienne avec l'écriture d'une parole libre, bien loin de l'histoire officielle. Avec Christian Hongrois, nous sommes à distance, tant des histoires officielles que des lobbies de mémoire : ces/ses souvenirs d'enfance ont la couleur d'une histoire apaisée, comme si la vie des trois règnes -le végétal, l'animal et le minéral- nous rappelait sans cesse que l'essentiel se trouve dans les nuances d'une parole décolonisée. C'est ce regard décalé et spontané d'une enfance qui fait la force
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