Mes rayons de soleil

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Comme on sait, Louis Nucera est fou de vélo. Il a imaginé de refaire le Tour de France de 1949, que gagna Fausto Coppi, coureur de légende et de tragédie, et qui inspira Curzio Malaparte et Dino Buzzati. Ce tour-là : 4813 kilomètres. Comment Louis Nucera a-t-il conçu son livre ? Le matin, par les plaines et les cols, dans les forêts ou sous le mistral, il roulait ; l'après-midi, il marchait dans les villes : Reims, Saint-Malo, Bordeaux, Nîmes, Briançon, Nancy. Car on est cycliste de France comme Léon-Paul Fargue était piéton de Paris : fureteur, attentif, conquis plutôt que conquérant. Ainsi le livre devient-il un recueil d'histoires vivantes. Là c'est l'instituteur du Cannet rendu muet car le mal l'a frappé ; ici le Normand qui sait parler aux oiseaux ; plus loin le clochard toulousain, monarque de la prose, qui mêle rugby et troubadours d'antan ; ailleurs les estaminets de Bruxelles où fleurissent des expressions semblables à celle-ci : "Tout homme a droit à vingt-quatre heures de liberté par jour..."
Publié le : mercredi 15 avril 1987
Lecture(s) : 25
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246351498
Nombre de pages : 288
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Comme on sait, Louis Nucera est fou de vélo. Il a imaginé de refaire le Tour de France de 1949, que gagna Fausto Coppi, coureur de légende et de tragédie, et qui inspira Curzio Malaparte et Dino Buzzati. Ce tour-là : 4813 kilomètres. Comment Louis Nucera a-t-il conçu son livre ? Le matin, par les plaines et les cols, dans les forêts ou sous le mistral, il roulait ; l'après-midi, il marchait dans les villes : Reims, Saint-Malo, Bordeaux, Nîmes, Briançon, Nancy. Car on est cycliste de France comme Léon-Paul Fargue était piéton de Paris : fureteur, attentif, conquis plutôt que conquérant. Ainsi le livre devient-il un recueil d'histoires vivantes. Là c'est l'instituteur du Cannet rendu muet car le mal l'a frappé ; ici le Normand qui sait parler aux oiseaux ; plus loin le clochard toulousain, monarque de la prose, qui mêle rugby et troubadours d'antan ; ailleurs les estaminets de Bruxelles où fleurissent des expressions semblables à celle-ci : "Tout homme a droit à vingt-quatre heures de liberté par jour..."
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