Mon chemin de Compostelle

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Pour y voir plus clair, le chemin de saint Jacques de Compostelle m'a semblé incontournable, pour moi qui ne sais peser et penser qu'en termes d'action. Buter sur ses faiblesses. Repartir. Avancer quand même. Solitude vécue et fraternité expérimentée. Apprendre à se désencombrer pour être disponible à soi, aux autres, à Dieu. Chaque jour passé sur le Camino m'a rappelé des bribes, parfois un pan entier de vie. Pans de vie et bulles de réflexions ponctuent chaque chapitre. Ce Chemin n'est ni une illusion, ni une parenthèse. Il a la saveur du don. Il ouvre la conscience à une réalité promise et qui nous dépasse.
Publié le : jeudi 1 avril 2010
Lecture(s) : 368
EAN13 : 9782296251793
Nombre de pages : 223
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Sommaire Un chemin de réflexion ....................................... 9 Solitude .................................................................. 13 La lèpre .................................................................. 27 Signe de piste ........................................................ 45 À nous deux, Paris ! ............................................. 63 Quelle connerie, la guerre ! ................................. 81 Le retour ................................................................ 103 Un mariage tambour battant .............................. 119 Créer une famille .................................................. 133 Une carrière de bâtisseur .................................... 155 Un scoutisme entreprenant ................................ 169 Changement de cap ............................................. 187 Vivre de la joie intérieure ................................... 201 Un miracle ............................................................217
Un chemin de réflexion
Dans notre voyage à travers la vie, nous rencontrerons les gens qui sont destinés à nous rencontrer, d'où qu'ils viennent, et quelque chemin qu'ils prennent... Et ce que nous sommes destinés à leur faire, et ce qu'ils sont destinés à nous faire, s'accomplira fatalement.Charles Dickens, Little Dorrit.
À cette étape de ma vie, l’appel du chemin, ducaminocomme on l’appelle là-bas, m’a paru incontournable.Pour moi et ceux qui m’entouraient. Ceux et celles dont j’avais à me fairepardonner. Ceux et celles qui m’avaient beaucoup apporté.Je voudrais vous livrer le récit de ce pèlerinage, en entremêlant des pans de vie qui me sont revenus. En marchant, les neurones ont tout loisir de fonctionner et ne s’en privent pas. J’y ajouteraicomme sur le chemin, les thèmes de aussi, méditation ou de réflexion qui ont surgi. Pour moi qui ai tant de mal à prier, ces thèmes venaient spontanément. Oui ! Prier en marchant. Tout d’abord, voici quelques recommandations, si vous êtes en partance ou si l’idée vous trotte dans la tête...Le Camino est un chemin de dépouillement.On ne prend que deux tenues. À l’arrivée, après la douche, on se change et on lave et on fait sécher celle qu’on a portée le jour. On ne porte qu’un litre à un litre et demi d’eau, il y a
suffisamment de points sur lecamino(le système « à tétine » qui permet de boire sans poser le sac est une bonne invention). On emmène des chaussures de trekking pour reposer les pieds à l’arrivée –visiter le lieu. Sont indispensables le duvet et le et sursac pour protéger de la pluie le sac et ce qu’il y a dedans. On dit que le sac, sans eau et sans nourriture, ne doit pas dépasser le dixième de son poids.
Le Camino est une démarche vieille comme le monde mais toute neuve pour chacun.À pied,c’est fou ce qu’on découvre et qu’on ne voit plus autrement. Cette fontaine qu’on a attendu parfois longuement, cette chapelle, cette église dont il faudra demander la clé, pour la visiter, mais aussi cette cour de ferme traversée par le chemin au milieu des poules et des chiens. Ce sentier ombragé sous la canicule, cette montée abrupte ou cette descente glissante (merci ma canne !). La présence diffuse de ceux et celles qui nous ont précédés est souvent très sensible et même sensuelle.
Entre pèlerins, on se tutoie. Cette pratique est capitale parce qu’elle fait tomber le masque social. Les rencontres ébranlent et les fragilités physiques se révèlent. On se montre comme on est et personne n’en a honte.
C’est un moyen de prédilection, pour faire le bilan symbolique de son existence et pour mieux vivre une fois rentré chez soi. Car, on n’en vérifie les bienfaits qu’une fois reprise la vie quotidienne.
Prendre le Camino, c’est accepter l’imprévu.La démarche du pèlerinage implique une totale ouverture à l’inconnu. En Espagne, on ne peut pas réserver le gîte et c’est heureux, même s’il y a des touristes tricheurs qui volent les places sous votre nez. Il faut être prêt à modifier ses plans, à repartir plus tôt ou plus tard. À faire une halte d’une journée ou ajouter six kilomètres de plus pour un autre refuge où il reste peut-être encore des places.
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