Mon Périple informatique - Livre I

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« Cet ouvrage raconte le parcours d'un homme qui, à 57 ans, se met devant un ordinateur portable. Cet homme, c'est moi. J’y relate le raisonnement qui me permit de choisir cette discipline, comment j'ai appréhendé cette aventure nouvelle, ma préparation avant l'achat, la prise en main du matériel, ainsi que mon émerveillement qui perdure encore et encore. Le reste, je le raconte en détails, vu du seul côté de l'utilisateur car je ne suis que cela. Je ne démonte pas, je ne répare pas, j'utilise, c'est tout.
Je me permets de dire ce que j'espère de l'usage de l'informatique sur le plan général et sur un plan plus personnel, et de déplorer le manque de réactivité de l'administration et des sociétés institutionnelles qui, à mon avis, traînent des pieds... »


Publié le : mercredi 10 septembre 2014
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EAN13 : 9782332779663
Nombre de pages : 134
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ISBN numérique : 978-2-332-77964-9

 

© Edilivre, 2014

1a
Avant « Avant-propos »

Mon ouvrage est dédié aux mandarins de la Chine, aux scribes de l’Egypte, aux moines copistes de l’Europe ainsi qu’aux aèdes de la Grèce et aux griots de l’Afrique.

J’associe à ces transmetteurs du Savoir les enseignants de mes années des Cours Complémentaires qui me l’ont inculqué. J’ai une tendresse particulière pour l’une qui parlait sans cesse de « la notion qui permet à l’homme d’avancer » et pour elle il s’agissait de « la curiosité intellectuelle ».

1b
Avant-propos

Lorsque à 57 ans, j’ai tout de suite noté mes pérégrinations en Informatique, je n’ai fait que cloisonner une de mes activités, qui bien que nouvelle allait devenir mon nouvel hobby, après le Culturisme et la Moto. J’ai choisi cette activité après plus de 6 mois hésitant entre la photo, la vidéo, l’ordinateur. Et pendant presque trois ans, je me suis documenté, sur la question grâce aux journaux, triant, optant, notant tout ce qui me paraissait intéressant, sans précipitation, calmement. J’ai conformément à mon habitude de tout écrire, noter les avantages et les inconvénients de chaque activité, revenant sur les détails de chaque activité quand quelque chose de nouveau apparaissait. Jusqu’à ce que je ne touche plus LA décision prise en dernier et cela pendant une dizaine de jours. Et un matin de 2004, à 57 ans, je suis descendu à Pointe-à-Pitre et 4 h plus tard, j’étais de retour avec mes appareils. Ce sont les péripéties de cette activité que je narre.

Je pressentais que rien ne serait conforme totalement à mes attentes, que mes capacités d’adaptation seraient sollicitées, j’avais lu Darwin et j’étais d’accord avec lui sur ce point – seule la capacité d’adaptation permet d’être à l’aise dans un environnement nouveau. Je pressentais que j’allais entrer dans un univers diffèrent, mais pas étrange vu que le nombre des pratiquants allait crescendo. J’avais dans la tête l’image quelque peu puérile, stéréotypée du possesseur d’un ordinateur – vous savez, le grand adolescent boutonneux qui reste vissé devant son ordinateur – qui ne m’effrayait pas car je me sentais prêt à me comporter ainsi.

J’estimais que j’avais donné suffisamment dans les activités itinérantes et qu’avec l’âge, une occupation moins trépidante me siérait parfaitement d’autant plus que cela collerait idéalement avec la lecture et la télévision qui pour moi est de la lecture sur un autre support avec les contenus que l’on peut choisir dans le vaste choix offert. Je sais que cette affirmation fait bondir plus d’un. Je me réserve le droit d’expliciter.

J’avais aussi une autre image qui m’obsédait : celle d’un vieux binoclard à bésicles, tout desséché, coiffé d’un chapeau en cône, entouré de grimoires et de parchemins enroulés, jaunis, dans une chambre peu éclairé et qui toute la journée prend des notes et farfouille dans d’énormes livres tout racornis. Et cette image était personnifiée par Pic de la Mirandole qui, alors que j’étais en Cinquième m’avait fasciné quand je l’avais rencontré dans un « Tout l’Univers », une revue que le professeur de Mathématique amenait aux CC.

Ce jour-là, en revenant à Moule, le montage intellectuel qui permet d’agir était en place pour que je m’intègre parfaitement dans cet nouveau environnement qui signifiait aussi que j’entrais dans le Troisième Tiers de ma vie. Je me sentais comme un conquérant du Nouveau-Monde et le mot est faible car je me voyais comme Henri le Navigateur avec ses Capitaines. Les miens étaient les différents appareils achetés et allaient tout découvrir pour moi.

2
Pourquoi un ordinateur ?

Culturiste pendant de longues années, continuant à l’être, je peux affirmer sans risque de me tromper, que j’ai passé une grande partie de mon temps libre à des séances d’entraînement et que j’ai pris et je prends toujours un plaisir certain à sentir mes muscles répondre aux sollicitations dont ils sont l’objet. Je peux affirmer que j’ai l’intention de m’exercer le plus longtemps possible.

Je suis devenu motard quand j’ai arrêté l’entraînement de compétition car j’allais sur mes 40 ans et il faut bien que jeunesse se passe ! J’ai passé le permis moto à presque la quarantaine et j’ai acheté un 6 cylindres, une énorme moto noire que j’ai baptisée « Black Lady ». Le Moule, par le nombre de ses motards, était un des hauts lieux de ce sport et je n’ai pas eu de mal à m’y intégrer et pendant de longues années, j’ai écumé les routes de mon département en leur compagnie chaque dimanche. J’ai eu un accident, deux doigts cassés et la moto transformée en épave. Le virus ne m’a pas quitté et je commence à économiser et alors que j’attends Décembre pour l’achat de ma nouvelle moto, Monsieur Hugo, le cyclone de triste renommée s’invite et la maison où j’habite est découverte.

La moto sera achetée 4 ans plus tard et personne n’a jamais su que la moto me manquait car Socrate et Marc-Aurèle m’interdisaient de me plaindre. Elle était encore plus énorme, avait la radio, possédait une marche arrière, des accoudoirs pour le passager. Ce n’était plus possible de suivre les cadors sur leur agile sportive et j’ai rejoins le club des Bikers où je me suis, là aussi parfaitement intégré. Je faisais tout avec ma moto : aller au travail, faire les courses sans oublier les sorties dominicales. Pendant mes années de moto, j’ai apprécié les possesseurs de ces machines rutilantes et j’aime à penser qu’ils étaient comme les aviateurs de la Première Guerre mondiale, des chevaliers du monde moderne même si quelques uns en sont morts, car c’est une passion qui exige, comme les Dieux des civilisations précolombiennes, des sacrifices humains. Je conserve des souvenirs agréables de cette période, mais n’étant pas pour l’étalage d’un romantisme public, je ne me considère pas comme un ancien combattant de la moto.

Ayant dépassé la cinquantaine, j’ai décidé d’arrêter les deux-roues car j’estimais que le moment était venu de m’orienter vers d’autres activités qui éventuellement se prolongeraient lors de la retraite. Il m’apparut qu’il était évident que la planche à voile ou le parapente ne seraient pas sur la liste des possibles.

Et je vais ici dire quelques vérités, les miennes. Les personnes qui m’ont aperçu, je dis bien aperçu et non fréquenté, pensaient que j’étais quelqu’un de physique et rien dans la tête au vu mon apparence corporelle et le sport que je pratiquais, au vu que la moto tenait une part importante dans ma vie. Je reconnais bien volontiers que toutes mes activités visibles les confortaient dans cette certitude. En revanche, les rares gens qui me fréquentaient savaient que j’étais un lecteur et un téléphage, un amateur de mots croisés. Pour ceux qui pensent que je fais étalage, je leur dirais que jamais personne, je dis bien personne, dans un cercle de gens me voyant pour la première fois ne m’a crue quand je disais ce que je faisais. J’ai du prouver par 5 fois ma capacité à résoudre des mots croisés. Cinq fois seulement car il faut vraiment être sûr de soi et penser que je mens pour me mettre une grille sous le nez et me dire en souriant de la faire. Je me rappelle le cri d’incrédulité, le refus d’admettre cela de la part d’une dame par ailleurs fort intelligente et fort instruite qui avec une conviction venant du cœur me dit qu’elle refusait de croire un directeur d’école qui le lui certifiait cet état de fait. Je certifie que jamais je ne suis monté sur mes grands chevaux dans ces cas car Albert est à mon côté et soulève son petit doigt de la main gauche. Il me rappelle que l’on est toujours l’imbécile de quelqu’un. Comment quel Albert ? Mais le seul Albert qui existe ! Albert Einstein voyons !

Le paragraphe ci-dessus est un aparté qui au départ se faisait au théâtre et que Proust, mon Marcel Proust a popularisé. Tom Clancy l’américain l’a amplifié dans ses romans où technologie et politique font bon ménage. Moi, modestement j’imite selon un procédé ayant court au CM2 : faire un paragraphe sur le modèle donné comme exemple.

Je reviens à mes moutons, en l’occurrence, mon dilemme où je devais d’opter pour une activité plus en rapport avec ce qui a toujours constitué l’essentiel de mes loisirs : les activités intellectuelles individuelles.

Je dois être de tendance asociale car jamais je n’ai cherché à améliorer mon niveau aux dominos ou à la belote et j’en suis resté au statut de « teneur » de cartes ou de dominos, ne m’étant jamais senti touché dans mon ego si j’étais sans arrêt battu.

Dans mon travail, j’avais été sensibilisé à l’informatique bien que dès le départ, j’ai été absolument contre l’approche telle qu’elle était effectuée. Selon moi, si les ordinateurs devenaient d’un usage courant, ce n’était pas à l’école primaire que le travail devait être fait et ensuite j’étais contre, mais absolument contre le fait de mettre 2, 3, et même 4 élèves devant un appareil car, loin des bureaux où se décide la technique à appliquer, dans la réalité pratique, l’élève le plus initié fait tout le travail et enfin, la technique consistant à donner le maximum d’informations aux collègues lors d’un stage au programme chargé alors que la grande majorité n’avait jamais vu un ordinateur avant d’entrer dans la salle réservée à l’informatique, était vouée à échouer.

Le fait que je ne me gênais pas pour le dire me faisait passer pour quelqu’un absolument contre cette technologie, je rigolais en entendant ces billevesées car je savais que dès que j’abandonnerais la moto, j’allais m’y mettre sérieusement. Seule la forme, la manière restaient à définir et je me devais absolument les définir.

Que ceux qui à l’époque me fréquentaient se rappellent, s’ils le veulent, que je disais qu’à partir de soixante ans, je ne les verrais qu’à travers un webcam. Vous remarquerez que j’ai dit s’ils le veulent, me doutant que leur réponse sera la phrase type des films américains dont l’action se déroule dans le milieu politique ou dans le monde des affaires, vous savez le fameux « Je ne m’en souviens pas » qui vous permet de voir venir la suite.

J’ai eu 50 ans en 1997 et ayant admiré le système des plans quinquennaux soviétiques durant deux ans, en Cinquième et Quatrième, car dès la fin de celle-ci, j’ai décidé qu’un système qui tire sur les gens pour les empêcher d’aller de l’autre côté d’un mur n’était pas un bon système et depuis je n’ai pas varié mais j’ai gardé ce procédé de prévision en y ajoutant un autre principe marxiste que j’ai découvert en lisant Lénine, je parle de celui d’avant la Révolution celui qui dit que pour triompher, elle (La Révolution) peut emprunter des chemins variés mais que le but ultime demeure.

Bien que je pratiquais toujours la moto de manière intensive, je commençais à réfléchir sur l’activité que je pratiquerais dans les années à venir. À vrai dire, je le savais déjà mais ce n’était pas finalisé et mon système de fonctionnement n’aime pas, mais alors pas du tout l’improvisation et surtout les changements de dernière minute décidés selon l’air du temps.

Je sais, cela dénote un manque de souplesse, de réactivité mais ceci est un point de vue A, car de l’autre côté, celui du B me dit que la dite souplesse est insultante (il a l’échine souple n’est un compliment) et la réactivité est de sentir d’où vient le vent. Et quand quelqu’un me dit qu’il ne fait pas du sport à part quelques exercices d’assouplissement, je lui fais remarquer qu’ainsi elle aura l’échine souple et que moi je fais des soulevés de terre pour renforcer mes muscles spinaux !

Comme il me semblait évident que le temps des activités physiques intensives allaient se terminer, la pratique du surf ou du parapente ou autre n’était plus envisageable, partisan du principe qu’on ne peut pas être et avoir été, n’étant pas un romantique de tréteau (vous savez ceux qui ne manquent jamais l’occasion de proclamer avec des trémolos dans la voix que tous les hommes sont frères quand ils ont un public) mais un romantique individuel et secret, seule une activité non musculaire devait avoir la préférence. J’ai passé en revue les options possibles, avec en tête des critères de sélection bien précises comme être praticable à n’importe quelle heure, jour ou lieu, ainsi que l’absence de matériel important à transporter. Cette activité devait solliciter mes neurones mais pas trop, pas du tout mes muscles, et un peu comme le bodybuilding couvrir un vaste champ d’activité.

La mode étant de se sentir choqué ou traumatisé pour n’importe quoi et comme on trouve des gardiens du temple pour donner foi à ces tartufferies, les lignes qui vont suivre risquent peut-être de me valoir procès en sorcellerie. Puis-je faire remarquer que le bodybuilding et la moto, deux activités que j’ai pratiquées intensément, m’ont valu parfois des remarques qui seraient assez traumatisantes si j’étais un adepte de la mode pleurnicharde actuelle. Je ne remercierai jamais assez ce cher Alphonse Daudet pour m’avoir durci la couenne par un de ses nombreux textes que j’ai dévorés lors de ma scolarité. Ce texte parle du retour des troupeaux de chèvres et décrit le chef d’un de ceux-ci, Archibald, un énorme bouc qui passe dédaigneux dans la rue principale du village. J’ai pris ce texte car les remarques subies se situent dans ce contexte.

Après un tri, je prends mes précautions, j’allais écrire le mot « sélection » et un jocrisse serait tenté de proclamer que j’ai pensé y ajouter « naturelle », j’ai planché sur la vidéo, la photographie, la musique, le téléphone portable, et l’ordinateur et pendant un semestre, deux trimestres, trois bimestres, six mois (je n’ai pas résisté à ce petit plaisir d’utiliser trois mots que l’on ne rencontre plus de nos jours), j’ai comme à mon habitude acheter des revues sur ces sujets. Les rares personnes qui ont osé me fréquenter savent que ce que je dis est véridique, car n’arrivant pas à fonctionner par des « on m’a dit » et qu’il me faut plusieurs sons pour avoir ma propre idée et que cette aberration intellectuelle nommée « l’intime conviction » est un signe d’obscurantisme incompréhensible pour moi au siècle où nous sommes. Les politiciens et autres leaders « maximos » ont « un rêve, une vision », deux termes définis dans les dictionnaires par le même mot : hallucination. Par ces lectures, deux évidences s’imposent à moi : je ne désire pas devenir professionnel et cela entraîne un refus de spécialisation car le côté non obligatoire est essentielle et cette activité ne doit se faire que si j’ai envie de la faire et non parce que je dois la faire. La vidéo seule, la photo, la musique, le téléphone portable passent à la trappe et l’ordinateur qui permet le « touche-à-tout » reste seul en lice si je peux dire.

Mes explications sont claires, basées sur la constatation, le raisonnement et la conclusion.

J’ai constaté que ma fibre artistique était des plus ténues en comparaison avec mes frères par exemple.

La musique, je parle de composer des mélodies, fut la première éliminée si je peux dire. Nulle envie d’apprendre le solfège, nulle envie d’apprendre à jouer d’un instrument, j’ai eu beau attendre un signe, venant d’où, je ne sais, et j’ai dû me rendre compte que la musique n’allait pas être l’activité choisie.

Le téléphone ne m’inspira pas non plus car en plus j’ai une allergie à l’utilisation intensive du téléphone et son fameux « T’es où ? ». Pour moi c’est un outil de travail, certes utile mais cela s’arrête là. Calmez-vous voyons ! Ne me vouez pas aux gémonies. Ce que je dis n’est qu’une opinion, rien de plus !

La photo, à l’époque, je rappelle que nous sommes en 2003/2004, un siècle n’est-ce pas, c’est une personne bardée d’appareils, assez lourds, encombrants. Je ne me sens pas enthousiasmé par cette perspective d’être assimilé à une bête de somme et mon manque de disposition artistique s’y ajoute ? Non, vraiment, la photo ne me tente pas. Adieu donc cet art où certains font des prodiges !

La vidéo, c’est aussi le cas : matériel encombrant, don artistique obligatoire mais j’avoue que j’ai un peu hésité car cela me tentait de faire des petits films. Finalement je l’ai abandonnée aussi.

À ce stade, je fais toujours de la moto, mais mon budget journaux n’étant pas extensible, je cesse d’acheter les revues motos et je me répète, ceux qui me fréquentaient peuvent en témoigner que j’en achetais, et beaucoup. Et j’arrête d’un coup, sans regret...

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