Nomades des fleuves et de la route

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Maurice, capitaine de remorqueur, et Thérèse, d'origine tsigane, se rencontrent en Bourgogne dans les années trente, à l'aube de leurs vingt ans. Le "nomade des fleuves" et la "nomade de la route" bravent tous les interdits, fuyant les préjugés et la xénophobie. Ils auront six enfants, dont cinq garçons, tous mariniers, parmi lesquels figure Pierre Amiot. La famille éclate pendant la Seconde Guerre mondiale. Thérèse se cache avec ses enfants métis. La guerre achevée, les garçons apprennent auprès de leur père les valeurs du difficile métier de marinier : solidarité, entraide, altruisme. Le témoignage de Pierre rend hommage à ceux qu'on appelait alors les "seigneurs du fleuve".
Publié le : mardi 1 mai 2007
Lecture(s) : 238
EAN13 : 9782296173675
Nombre de pages : 179
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Pierre AMIOT

Nomades des fleuves et de la route
Récit

L' Harl11attan

Graveurs de mémoire
Dernières parutions Fateh EMAM, Au-delà des mers salées..., 2007. François ESSIG, En marche vers le 21èmesiècle, 2007. Doris BENSIMON-DONA TH, Quotidien du vingtième siècle. Histoire d'une vie mouvementée, 2007. Antoni JAXA-BYKOWSKI, Le sourire de Maman. Un enfant à Auschwitz et Mauthausen, 2007. Xavier ARSENE-HENRY, «Arrêtons-nous quelques instants », 3èmeétape du long voyage d'un architecte, 2007. Jean-Jacques BERNARDINI, En route pour Varsovie, 2007. Francine AUGUST-FRANCK, Les feux follets de bourg d '[ré, 2006. Boubacar COULIBAL Y, De Tombouctou au Lac Léman, 2006. Francis DUCREST, L'aviateur, 2006. Maurice et Stéphane WOLF, Es Brennt, un combattant dans la tourmente, 2006. Jacques NOUGIER, Carnet d'Afriques, 2006. Mathilde POIRSON (coord.), Sur le chemin du cœur, pour un pas de plus, 2006. Nicolle ROUX, Midinette militante chez Nina Ricci, 2006. André COHEN AKNIN, La lèvre du vent, 2006. Pauline BERGER, Les Vieilles, Album, 2006. Raymond Louis MORGE, Trois générations de salariés chez Michelin, 2006. Monique LE CAL VEZ, La petite fille sur le palier, 2006. Salih MARA, L'impasse de la République, récits d'enfrance (1956-1962), 2006. My Youssef ALAOUI, L 'homme qui plantait des chênes, 2006. Albert et Monique BOUCHE, Albert Bouche (1909-1999), un frontalier en liberté, 2006. Paul DURAND, Je suis né deuxfois, 2006. Fortunée DWEK, Nonno, Un Juif d'Egypte, 2006. Catherine VIGOR, Tarvildo Targani, mouleur à la main dans le Doubs,2006. Carole MONTIER, Une femme du peuple au ~me siècle, 2006. Valère DECEUNINCK, Dupoisson en Centrafrique, 2006.

Remerciements à ma sœur Mauricette ainsi qu'à mes frères Jacques et Georges, qui m'ont permis de relater avec plus de précision certains faits de notre existence commune.

A Zurka, mon oncle maternel
A Marie, ma grand-mère paternelle

SOMMAIRE

AVANT-PROPOS.

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CHAPITRE 1
CHAP ITRE 2

13
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CHAPITRE 3 CHAPITRE4 CHAPITRE 5 CHAPITRE6 CHAPITRE 7 CHAPITRE 8 CHAPITRE 9
CHAP I TRE 1 0 ÉP ILOG UE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..

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ENTRE LE CIEL ET L'EAU

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AVANT-PROPOS
Ce livre retrace la vie de mon père, « nomade des fleuves », et sa rencontre avec ma mère, «nomade de la route ». Il n'aurait eu d'autres ambitions que de donner au lecteur une meilleure connaissance de la vie des mariniers au XXème siècle, si leur union ne s'était révélée audacieuse et insolite en ces temps de troubles marqués par la montée du fascisme en Europe. La «Peste brune », comme chacun le sait, devait aboutir à l'extermination de deux peuples, les Juifs et les Tsiganes. Mariés en 1931, le couple traversa malgré lui les années noires de la Seconde Guerre mondiale, largement relatées dans ce récit. Si mon père put continuer son métier de capitaine de remorqueur durant ces années, tentant de mener la vie dure à l'Occupant, comme nous le verrons plus loin, il n'en fut pas de même pour ma mère. Ses origines tsiganes l'obligèrent à se cacher pour fuir le nazisme. Ainsi, durant la guerre cette famille de mariniers éclata. Le couple dut se séparer et les enfants trouvèrent refuge à la campagne, où, pensait-on, ils seraient davantage en sécurité. Nés d'un père européen et d'une mère tsigane, ils étaient métis. Or ces derniers faisaient l'objet d'une traque particulière de la part des nazis. Ce récit est un hommage rendu à mon père, plus jeune capitaine de remorqueur de France lorsqu'il accéda à ce grade (il n'avait pas encore dix-huit ans), et à ma mère, qui, en nous imposant son silence, nous a permis d'avoir la vie sauve.

CHAPITRE 1
Les pages de ce livre sont largement inspirées de la vie de mon père, de mes frères et de la mienne puisque nous pratiquions tous le même métier. Capitaine de remorqueur, mon père le fut pendant près de vingt-cinq ans avant d'aller sur ce que les terriens appellent une péniche, et que nous appelons, nous les mariniers, un automoteur. J'ai suivi son exemple ainsi que mes frères, et nous avons sillonné les fleuves et les rivières pendant des décennies. Avec mon père, nous étions six hommes de la même famille sur la rivière et le fleuve. Réunis, nous totalisons ainsi près de deux cents ans de navigation. Nous avons parcouru plus de cinq millions de kilomètres sur l'eau. Nos ancêtres avaient déjà fait la même chose avant nous depuis des millénaires. Leur histoire se perd dans les brumes de la Préhistoire. Ils commencèrent probablement à circuler sur l'eau tout d'abord avec des paniers d'osier tapissés d'argile, puis sur des pirogues qui ont été retrouvées dans les lits des fleuves et des rivières. Les objets datant de cette époque ne sont pas légion, j'en ai récupérés sur les dragues qui raclent le fond des rivières et des fleuves puisque je travaillais pour une entreprise de dragage. Pierres trouées qui servaient à plomber les filets de pêche, harpons pour piquer les poissons, pagaies pour diriger les embarcations, pilons pour broyer les graines, polissoirs de pierre pour lisser les peaux. J'ai aussi trouvé des défenses et des molaires de mammouths ainsi que des bois de cerfs géants. Des éponges et des bois fossilisés qui remontent à une époque

antédiluvienne, ainsi que des lampes à huile et un glaive romain datant d'environ deux mille ans. Quelques petites pépites d'or pur, comme on en trouve dans toutes les rivières, complètent ma modeste collection. La découverte d'or n'a rien d'exceptionnel, mais les orpailleurs en Europe n'ont jamais fait fortune, il y en a trop peu et l'extraction n'est pas rentable. Cette rivière que nous appelons maintenant la «Saône », s'appelait, il y a des millénaires, «L'Arar» puis ensuite la « Sauconna », la rivière sacrée. Les gens qui vivaient sur ses bords avaient dû, dans un premier temps, s'adonner à la pêche. Ce n'est que beaucoup plus tard qu'ils pratiquèrent la navigation commerciale proprement dite. Ils se servaient de pirogues monoxyles en chêne, c'est-à-dire avec un seul pagayeur. Je pense qu'ils durent, plus tard, fabriquer des esquifs plus légers en bois de peuplier avec plusieurs rameurs. Les archéologues sont toujours à la recherche du moindre bout de bordé de pirogue à défaut d'en retrouver une entière, ce qui est peu courant. Il faut dire qu'elles sont très rares, par contre des objets retrouvés peuvent éclairer les archéologues sur la vie que menaient ces hommes de la Préhistoire. Ils se servirent du vent plus tard en fixant un mât sur l'avant des bateaux qu'ils avaient probablement munis d'une quille. En tendant une toile sur ce mât, ils firent avancer leurs bateaux et se rendirent alors compte que le vent devenait un allié précieux. Il est certain que sur d'autres fleuves et dans d'autres pays, il y avait longtemps que la voile servait de mode de propulsion, mais dans cette vallée perdue située dans une province que nous appelons maintenant la Bourgogne, les hommes ne savaient pas ce qui se passait ailleurs. Ils n'avaient qu'une vision très réduite du monde qui les entourait.

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Ils inventèrent aussi ce que nous appelons un aviron de queue qui leur rendit de bien grands services. Avant que les techniques de navigation ne s'améliorent et que des embarcations dotées de bonnes quilles et de vraies voiles n'apparaissent, il se passa de nombreux siècles. On appela ces bateaux des « nefs» et ceux qui les pilotaient, les « nautes ». La race des «Seigneurs du fleuve» chère à Bernard Clavel était née. Ils se servaient déjà de la traction animale qui perdura jusqu'aux années cinquante. J'ai rencontré à cette époque sur les canaux des mariniers si pauvres qu'ils étaient obligés de tirer leur bateau à la main, les épaules des femmes et des enfants déformées par ce travail de bagnards. Pour en revenir aux hommes de la Préhistoire, ils durent aussi construire des radeaux avec des arbres qu'ils allaient couper dans les forêts impénétrables du haut Doubs qui s'appelait à cette époque le « Dubs », ce qui veut dire « noir» en langue celte. Jusque vers 1930, ces radeaux descendirent la Saône et le Rhône à l'aide d'une voile et d'immenses rames. Les mariniers vendaient les radeaux aux riverains et retournaient couper d'autres arbres dans les montagnes. Sur le Rhône, ils mettaient sur ces troncs d'arbres des blocs de pierre qu'ils arrachaient à la montagne, en Suisse. Ces pierres ont servi dans la construction des maisons de la ville de Lyon ainsi que dans celles des bourgades en amont et en aval du fleuve. Mon père descendit des radeaux à Lyon, des rames fixées sur les côtés de l'engin. Avec un équipage, il avait été chercher ces arbres dans le haut Doubs. Toute ma famille paternelle avait les yeux bleus ou gris, ce qui peut signifier qu'ils venaient du Nord. L'éclatement des tribus celtiques, deux mille ans avant Jésus Christ, eut lieu au I<.azakhs tan, elles s'éparpillèrent dans ce que nous appelons aujourd'hui l'Europe. Une tribu se fixa en Bourgogne mille ans

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plus tard et y resta, je présume que ce sont ses descendants qui sillonnent encore la rivière et ma famille paternelle en fait peutêtre partie. Je vais aussi parler d'un mode de remorquage particulier à la Saône et qui ne se pratique plus depuis longtemps. J'ai voulu dans ces pages faire revivre cette époque pas si lointaine où les hommes avaient encore un certain état d'esprit, des valeurs qui nous font aujourd'hui défaut. C'était le temps des équipages, de l'esprit de fraternité et de solidarité. Les marins, les mariniers et les mineurs pratiquent un métier dur et dangereux, être solidaire est un impératif incontournable. Sans ces valeurs, le métier dont je parle n'est pas concevable, de plus les équipages vivent dans un espace confiné où la violence peut exploser à tout moment si on n'est pas maître de ses nerfs. Chaque chose doit être à sa place, chaque homme a un poste particulier. Sans une certaine discipline, la vie deviendrait vite intenable. C'est un monde à part avec ses règles, ses traditions, c'est d'ailleurs un peu pour cela que ce métier a failli disparaître. Trop conservateurs, les mariniers se sont cantonnés dans leurs acquis, sans vouloir changer quoi que ce soit dans la pratique de leur métier. Les modes de transport ayant évolué, ils sont restés à la traîne, lorsqu'ils en ont pris conscience, il était presque trop tard. A l'instar des Tsiganes, «nomades de la route », dont ma mère faisait partie, les mariniers sont des «nomades des fleuves », ils ne se mélangent que très peu souvent avec les sédentaires. Pendant longtemps ils n'eurent pas de bons contacts avec ces derniers, beaucoup d'entre eux ne sachant ni lire ni écrire, ils s'isolaient sur leur bateau. Ils naissaient, se mariaient, travaillaient leur vie durant, et mouraient à bord. Ne pouvant aller à l'école, ils n'avaient qu'une passion, le fleuve ou la rivière. Considérés comme des «sans domicile

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fixe », ils n'eurent le droit de voter qu'en 1945. Souvent leur allure et leur stature faisaient un peu peur aux gens des villes et des villages, ils étaient certes bagarreurs, mais avaient le cœur sur la main. C'est leur histoire que je raconte dans ces pages, beaucoup de gens cités sont encore vivants à ce jour. Ils se reconnaîtront peut-être. L'amour du métier avec ses bonnes et ses mauvaises fortunes apparaît à chaque page. Les bateaux à vapeur et à moteur existaient depuis longtemps, mais la traction animale et humaine ne disparut que progressivement, pour le plus grand bien des hommes et des animaux. Il est bien évident que cela entraîna beaucoup de bouleversements dans la vie des hommes de l'eau, ce qui ne leur plut guère. Ils étaient plutôt conservateurs. Ils le sont toujours d'ailleurs. Il est ainsi curieux de constater que plus les métiers sont pénibles et dangereux, plus les hommes sont accrochés à leur habitudes. Comme s'ils trouvaient une satisfaction et une raison de vivre dans ces métiers de forçat. Les mineurs et les marins en sont un exemple frappant, pourtant Dieu seul sait si leur travail est dangereux et pénible. On a l'impression qu'ils ne se sentent vivre qu'au travers de ces métiers trop souvent exténuants mais toujours passionnants. Ils comprennent, souvent avec juste raison, que tant que personne ne pourra les remplacer, ils seront des êtres à part, avec leurs lois et leurs traditions, qu'ils seront respectés. C'est pour cela que le progrès leur fait peur, ils savent qu'ils ne jouiront plus jamais de la même notoriété. Ils deviendront des « monsieur tout le monde », ce qu'ils acceptent très mal. C'est d'ailleurs cela dont souffre le monde moderne, tous les hommes ont besoin de reconnaissance, or nous sommes devenus des pions interchangeables. Des numéros sur un écran d'ordinateur qui n'ont plus aucune singularité. La technologie a 17

certainement été un bienfait pour les hommes, bien des misères physiques ont disparu, mais au détriment de leur raison de vivre, de leur raison d'exister. Ces hommes qui pratiquaient des métiers dangereux étaient des princes au sein leur profession, ils sont devenus des numéros dans le monde moderne. Tous en ont conscience et n'ont vu de ce fait arriver la modernisation qu'avec une crainte justifiée. La modernité a engendré pour les mariniers une perte d'identité, mais pas seulement pour eux. Dans les temps plus anciens, lorsqu'un homme fabriquait un objet, il l'avait dans les mains du début jusqu'à la fin. Il se sentait utile, puisqu'il réalisait dans sa globalité un bel objet. C'était valorisant pour lui. Puis vint la standardisation et le travail à la chaîne. Les hommes se mirent à fabriquer du matin au soir les mêmes pièces, à tour de rôle, se les passant de main en main, sans savoir au juste comment le tout serait assemblé. Les mariniers n'ont pas fait exception à la règle, les équipages ont disparu, deux ou trois hommes sont capables d'amener dix fois plus de marchandises qu'un équipage de remorqueur composé de dix hommes. Le rouleau compresseur du progrès technique a tout écrasé sur son passage, laissant les hommes dans un grand désarroi. Ainsi une certaine nostalgie s'est installée. Même si les membres de cette corporation sont conscients qu'une telle pénibilité du travail ne peut perdurer de nos jours, ils regrettent le temps où ils étaient encore considérés comme des hommes et non pas comme des machines à produire. Avant de relater la vie de mes parents qui ont appartenu à la corporation des mariniers, je voudrais revenir sur nos lointains ancêtres, à nous les mariniers, qui durent eux aussi aimer la rivière autant que nous l'avons aimée. Il n'est pas impossible
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que l'histoire de mon père et de sa famille ait commencé sur la rivière, il y a quelques milliers d'années. J'ai recueilli des nombreux objets au fond de la Saône. En les observant et en les étudiant attentivement, à l'aide d'ouvrages spécialisés, en observant également ceux exposés dans les musées, j'ai tenté de comprendre le mode de vie de ces hommes sur les bords de «l'Arar ». J'ai beaucoup appris sur leur façon de fabriquer des pirogues, la manière dont ils s'en servaient ainsi que sur les aménagements qu'ils y apportèrent. Il existe dans les musées des preuves tangibles de ce que j'avance, d'ailleurs comme je l'ai dit plus haut, je possède également des objets qui datent de cette époque et qui nous éclairent un peu plus sur leur manière de vivre et de naviguer sur les rivières ou les fleuves. Ces hommes étaient astucieux et intelligents, mais il leur fallut du temps pour construire de véritables bateaux, améliorer les esquifs et s'organiser afin de rendre la navigation plus facile. Ils surent au fil des siècles se rendre indispensables pour le transport des hommes et des marchandises. Mes ancêtres étaient peut-être déjà présents sur la rivière à cette époque-là, qui sait. Les hommes avaient compris que la route de l'eau devait être beaucoup plus rapide que celle empruntée par voie de terre. Ils se rendirent très vite compte qu'ils pourraient faire des échanges et ramener d'autres marchandises beaucoup plus facilement. Ils étaient sûrs de rencontrer l'aventure en aval ou et1 amont de la rivière, loin de leur village. Ils ne savaient pas ce qu'ils trouveraient au juste, mais ils avaient l'esprit d'aventure, tout comme leurs ancêtres venus du Nord. Ils savaient se montrer téméraires. Après l'éclatement des tribus celtes, deux mille ans avant notre ère, des milliers d'entre eux s'étaient fixés sur les bords de cette rivière mille ans plus tard. D'autres hommes étaient déjà là depuis longtemps et avaient appelé cette rivière la rivière sacrée, avant de prendre le nom qu'elle porte maintenant, la Saône. Ils 19

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