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On l'appellerait Mourance

De
133 pages
Un couple. Un bonheur. Et puis la maladie. Vérité au malade, trop lourde, insupportable. La vie arrêtée, éclaboussée d'euthanasie. Leur étreinte est violente car elle a peur du future et de sa mortalité. Peut-on retenir encore un peu de temps ? un peu d'amour ? Ils se cramponnent l'un à l'autre. Deux êtres à la dérive, emportés par un courant sans pitié.
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On l'appellerait Mourance

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE L'Harmattan Hongrie Kosuth L. u. 14-16 1053 Budapest HONGRIE L'Harmattan Italia Via Degli ArtistÎ, 15 10124 Torino ITALIE

@L'Hannatlan,2004 ISBN: 2-7475-7556-X EAN : 9782747575560

Marie LEMAIRE

On l'appellerait Mourance

L'HARMATTAN

Du même auteur
"Vous n'êtes pas un p'tit prof..." L'Harmattan

Une poignée de poussière dit: "J'étais des cheveux", une autre poignée dit: "J'étais des os", une poignée dit: "J'étais vieux", une autre poignée dit: "J'étais jeune", une poignée de poussière te dira: "Arrête-toi là, j'étais quelqu'un, qui fut lui-même fils de quelqu'un". Tu es ébahi, et soudain l'Amour arrive qui te dit: "Approche-toi, c'est moi le vivant éternel" . (Rûmi. Odes mystiques.)

-7-

Et la Souffrance? Si on l'enfermait? Oui, et on la jetterait. Et on l'appellerait Mourance. Un mot inventé Qui n'aurait pas existé.

- 9-

Préface.
C'est une sorte de romance. Une histoire qui n'a pas eu de chance. Qui n'en a pas eu longtemps. Une arabesque légendaire comme celle de Roméo et Juliette, elle a commencé dans leur jeunesse, quand ils étaient beaux, quand on aimait les regarder parce qu'ils étaient heureux. Et un jour la composition ne chante plus, elle n'est plus mélodieuse. Ses notes cessent de monter, de s'égrener. Le refrain se dépêche, se fourvoie et s'essouffle. Les paroles filent, s'évanouissent, reviennent, et finalement un soir mènent au vide. Mourance, parce qu'il y a mourir, il y a souffrance. La musique s'éteint, elle devient angoissée et morbide, et plus tard un souvenir triste. Il y a des êtres qui apparaissent, et puis ils disparaissent parce qu'ils se sont trompés ou parce qu'ils n'ont pas été compris. Ils ont été moins forts que la guerre, moins forts que la maladie. On les a torturés, détruits. Où vont-ils alors? que font-ils? Ils existent encore par ceux qu'ils ont aimés, ils sont un souffle passé. Ils ont eu peur d'être oubliés. Et pourtant. Quand les arbres volent au vent, quand les branchages traversent l'espace, la terre veut se faire plus grande que l'univers et ce sont eux qui dans un élan vous transportent généreusement. Vers un autre rêve, une autre existence.

- Il -

La maladie.