Oser parler du harcèlement scolaire

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« Oser, oui, un acte bien symbolique et révélateur de la peur et du courage des victimes qui se déclarent comme telles. Le harcèlement scolaire en France est un sujet tellement tabou qu'aujourd'hui, nous avons, à notre actif, trente ans d'impuissance et de retard face à ce fléau.

Qu'attendons-nous donc pour oser agir, oser parler, oser défendre les droits des enfants ? Encore des morts, encore des pertes, encore des parents désœuvrés ? Aujourd'hui, le combat commence seulement à se mettre en place... Qu'en restera-t-il dans dix ans ?

Entre les généralités du harcèlement en milieu scolaire, la lutte contre, mon combat et les artistes qui s'engagent ; je t'invite, lecteur, dans l'univers complexe du harcèlement scolaire.

Si tu l'oses, lis ce livre ! »


Publié le : jeudi 19 mai 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782334108898
Nombre de pages : 108
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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-10887-4

 

© Edilivre, 2016

Dédicace

 

 

« N’oublie jamais que tes paroles ont le pouvoir de détruire ou de construire, de décourager ou d’encourager, de guérir ou d’ouvrir de profondes blessures. Choisis tes paroles avec précaution »

Avant-propos

Je me présente : Lia FLY de pseudonyme, française, actuellement en mission de service civique en milieu lycéen et en formation d’Educateur de Jeunes Enfants. J’ai été victime de harcèlement scolaire pendant environ 11 ans.

Afin d’aider à mon niveau les victimes de harcèlement scolaire, je tenais à faire part de ma version des faits face ce dernier. Toutefois, j’ai essayé au maximum de réduire ce sujet avec des termes simples et compréhensibles de tous. Ce sujet tabou, nous pouvons le dire, a besoin d’être redéfini et réexpliqué à la jeunesse qui en est victime aujourd’hui. C’est pourquoi, au vu des connaissances rapportées sur le sujet, de mon expérience et des conseils à vous proposer qui peuvent aider tant les enfants, parents que proches, professeurs, j’ai pris l’initiative d’oser écrire cet ouvrage.

Je vous informe d’ores et déjà que je parlerai de « harceleur » pour ne pas avoir à réitérer harceleur et/ou harceleuse, et victime.

De plus, je ne divulguerai aucun nom et que je ne vous ferai pas de témoignage complet sur mon histoire. Non seulement, car il s’agit de ma vie personnelle et qu’il y a une limite à ne pas franchir, mais aussi car je ne souhaite absolument pas « être connue » pour qui j’ai été mais pour ce que j’en ai retenu, compris et appris. Certes, mon histoire m’a changée, m’a fait grandir, m’a fait évoluer mais si rien de tout cela ne m’étais arrivée, je ne serais pas celle que je suis. Aujourd’hui, grâce à mon histoire, j’arrive à soutenir, accompagner et aider du mieux que je le peux les jeunes qui subissent ce genre de traitement et de torture. Je ne veux plus que cela se reproduise, même si je sais pertinemment que cela est inévitable. Et je ne peux, malheureusement, pas être sur tous les fronts.

J’ai également décidé d’oser écrire cet ouvrage pour rendre hommage aux jeunes qui sont partis trop tôt, qui n’ont pas pu trouver en eux le courage de continuer, de trouver le soutien nécessaire, d’oser parler tout simplement. Je ne leur en veux pas. De plus, quand cela m’était arrivée, il n’y avait pas de livres, pas de conseils, ni de soutien à m’apporter. Aujourd’hui, par le biais de ce livre, je propose mes conseils et mes mises en garde pour vous, victimes, car moi aussi, j’aurais aimé en avoir plus jeune.

Aujourd’hui, comme chaque jour, j’envoie mes prières à vous, parents, enfants, familles, qui êtes désœuvrés, dans l’incompréhension la plus totale de ce qui vous arrive. Avec ma famille, nous y sommes passés. En effet, pour ma part, j’ai eu à combattre l’incompréhension, la tristesse, la torpeur, l’horreur, la peur, l’échec, le renfermement, l’isolement, la solitude, puis la dépression, la communication, les rechutes, encore la communication, les flashbacks, le burn out, la renaissance, la réussite, la confiance en moi, l’estime de moi, le combat contre le regard des autres, et aujourd’hui la chance de m’en sortir et probablement d’autres sensations dont je ne me souviens plus. Du côté de mes parents qui me soutiennent : l’incompréhension, la tristesse, la colère, les pleurs, le soulagement, encore la colère, l’envie de meurtre, la déception, le renouveau, l’apaisement et aujourd’hui la reconnaissance car justice a été rendue en partie et encore une fois bien d’autres émotions dont je n’ai pas connaissance.

Au cours de votre lecture, je vous citerai des documents et ouvrages qui m’ont inspirée et qui m’ont permis de prendre davantage de recul sur ce que j’ai vécu. Certains diront plagiat or non, je mets entre guillemets et en italique ce que j’ai repris, le reste n’est que ma réflexion personnelle. Ainsi, j’ai essayé d’apporter une touche supplémentaire à ce que j’ai lu, compris et deviné. J’ai tenté de dégrossir ce gros et grand mot qu’est le « harcèlement scolaire ».

Il peut être un brin tordu d’écrire cet ouvrage quasiment cinq mois après celui de Nora FRAISSE, Stop au harcèlement. Bien que cette dernière offre des conseils enrichissants et valorisants face à ce fléau ; certains dysfonctionnent ou ne sont pas énumérés.

Pour conclure, je vous remercie d’avance pour l’intérêt avec lequel vous aurez lu mon ouvrage et vous envoie beaucoup de bonheur et de réussite pour l’avenir. Surtout, ayez la santé, comme on dit chez nous, dans le Bourbonnais !

Bonne lecture et à dans dix ans pour la suite de ce livre…

Introduction

Depuis maintenant environ 5 ans, nous entendons parler du phénomène du harcèlement en milieu scolaire : le sujet tabou français par excellence. Pourquoi n’en parlons-nous qu’aujourd’hui ? Pourquoi après tous ces morts ? Où est passée la crédibilité de la sécurité à l’école ? L’école pour tous ? L’égalité des chances ?

Rien de tout cela ne serait arrivé s’il y avait eu une préparation, une formation à cette barbarie au sein des études supérieures. Si le gouvernement avait pris cette information avec plus d’importance. Si l’école n’avait pas perdu son autorité. Si elle continuait ce que les lieux de petite enfance avaient commencé d’inculquer. Si l’école n’était pas qu’uniquement un lieu de savoir, mais un lieu de vivre ensemble, d’éducation. Mais avec des « si » nous mettrions Paris en bouteille, or telle est la réalité d’aujourd’hui.

Message au gouvernement

L’état actuel de l’école face au harcèlement scolaire est dégradant et montre à quel point le corps enseignant est défectueux. Il est grand temps d’oser agir, d’oser s’engager, d’oser riposter dans la paix, d’oser crier « NON AU HARCELEMENT », d’oser hurler notre peine, s’il n’est pas déjà trop tard. Vos campagnes de prévention ne touchent ni les jeunes, ni les adultes dans les médias. Ces derniers ne parlent que d’alcool chez les jeunes, de la drogue, ces substances qui tuent le corps. Quand parlerons-nous réellement et véritablement de ces actes qui tuent l’esprit ? C’est bien beau de parler d’alcool, de drogue, mais qu’en est-il du harcèlement scolaire dans les médias ? La génération de demain meure avant même d’avoir commencée à contribuer au développement de notre monde et vous, gouvernement, restez les bras croisés sans apporter d’intérêt à cette monstruosité. Cependant, j’admets qu’avoir pris l’initiative d’un plan gouvernemental est une bonne chose en soi mais qu’en restera-t-il dans 10 ans ? La jeune génération meure, se perd et disparaît, cela ne vous touche donc pas à ce point, sommes-nous réduits, victimes, qu’à ne survivre, qu’à affronter chaque jour notre mort lente et douloureuse ? Pauvres de nous !

Une personne a témoigné de son histoire sur Trumblr et a notamment écrit, je cite : « L’école m’a donnée l’impression désormais d’une société déguisée où nous sommes censés être chanceux d’apprendre des valeurs mais où finalement on oublie d’apprendre à les appliquer et à les transmettre. Je reproche cependant et clairement un gros manque de prise en considération des professeurs et du CPE de mon établissement mais il me semble que c’est loin d’être un cas isolé. », « On m’a, à plusieurs reprises, dit qu’il fallait bien un bouc émissaire, que c’était normal. » PARDON ? Ai-je bien compris ? Il est normal que nous nous moquions d’autrui, il est normal qu’il souffre, il est normal qu’il fasse une dépression, il est normal qu’il s’isole, il est normal qu’il ait des idées suicidaires, il est normal qu’il en vienne à la mort ? Mais bandes d’ignorants, croyez bien qu’il n’est ABSOLUMENT PAS NORMAL qu’un jeune ou moins jeune, qu’un de vos collègues ait le besoin inavouable de suspendre sa vie, de se tuer. Le droit à la sécurité et à la vie, vous connaissez ? Droits de l’homme ? Bravo, elle est belle la mentalité actuelle !

Un autre témoignage évoque : « Quel plaisir de se savoir dans la place du dominant… ». Cette personne s’en est sortie mais je ne souhaite à personne d’avoir la place de dominant, victime ou témoin. Les harceleurs n’ont pas compris que pour être aimé et utile, il faut être respectueux envers soi-même pour commencer.

Voici l’exemple des Etats Unis d’Amérique. Pendant près de 25 ans, des études ont été menées pour présenter le harcèlement scolaire et ses conséquences, sans grand succès. Cependant, au cours de ces deux dernières années, le gouvernement a soutenu et pris en compte toutes les recommandations du GLSEN (Gay, Lesbian and Straight Education Network). Cette organisation est devenue le plus grand réseau éducatif américain à lutter contre le harcèlement homophobe à l’école. Grâce à ce système, « Aujourd’hui, 84 %des jeunes âgésde moins de 29 ans soutiennent l’égalité pour les personnesLGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels), parce qu’ils ont grandi dans un environnement scolaire où il était dit que tout le monde doit être à égalité ». Cependant, beaucoup de travail reste à effectuer.

C’est pourquoi, lorsqu’en France, la Loi Taubira est sortie le 17 mai 2013 pour la législation du mariage des couples du même sexe, le gouvernement n’a pas dû penser que le combat contre l’intolérance serait terminé, du moins pas dans l’immédiat. En effet, ce n’est que le début d’un long combat contre l’intolérance. Il s’agit d’un « nouveau round dont l’école serait le ring » via le site

https://esukudu.wordpress.com

I

Le harcèlement
en milieu scolaire

 

 

« Fils bien-aimé, que personne n’ait lieu
de te mépriser parce que tu es jeune »

Lecture de la Première lettre
de Saint Paul Apôtre à Timothée, La Bible (4,12-16)

A

Qu’est-ce que le harcèlement
en milieu scolaire ?

Selon le site www.eduscol.education.fr, « Le harcèlement en milieu scolaire, moins visible que les violences paroxystiques, comme les bagarres, les atteintes aux personnes ou bien les intrusions, dégrade, de manièreinsidieuse et durable, le climat scolaire au sein des écoles et des établissements ». De plus, l’Unicef se permet...

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