Où est passé mon Damâvand ?

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Comment vivre l'exil ? Comment tout recommencer ? Que devient-on lorsqu'on est étranger partout, lorsqu'on n'a nulle part un "chez-soi" ? Il faut se l'imaginer peu à peu, se le forger avec des couleurs, des sons, des lumières... Après ses études musicales, l'auteure a mené une carrière de concertiste et de pédagogue. Elle entrelace son récit, que l'on peut considérer comme autobiographique, avec une évocation des troubles politiques qui agitent l'Iran depuis des décennies.
Publié le : dimanche 1 novembre 2015
Lecture(s) : 28
EAN13 : 9782336394138
Nombre de pages : 292
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ou une for̂t sans arbres, mieux, une Leur sans couleur… ? Il et
par les « matres des lieux » pour assouvir leurs d́sirs... ReLets
malades et maĺîques.
23 € ISBN : 978-2-343-07567-9
PariBarkeshli
OÙ EST PASSÉ MON DAMÂVAND ?
Une pianiste iranienne face à l’exil
12/10/2015 15:08:44
 ? OÙ EST PASSÉ MON DAMÂVAND
Une pianiste iranienne face à l’exil
COLLECTION L’IRAN EN TRANSITION Dirigée par Ata Ayati
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 ? OÙ EST PASSÉ MON DAMÂVAND
Une pianiste iranienne face à l’exil
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’École Polytechnique ; 75 005 Paris http://www.librairieharmattan.com difusion.harmattan@wanadoo.Fr harmattan@wanadoo.Fr ISBN : 978-2-343-07567-9 EAN : 9782343075679
À ma mère et À mon père
« Quelle neige glaciale ! ô lamentation que cet hiver, le mien ! L’amour s’étoile et le feu se meurt en mon sérail et en mon sein. Quelle neige tenace dont le soleil de Nowrouz n’a pu fondre le corps, S’abat de nouveau sur mon âme. » ..............................
« C’est moi, cet autreDamâvand*!quelle neige tenace S’est tissée en moi de la tête aux pieds. »
Sîmîn Behbahanî.Oeuvres poétiques complètes, Édîtîons Negâh, Téhéran, 2006, extraîts de « Quelle neîge glacîale ! » p. 973. Trad., P.B.
* Le Damâvand est le sommet de la chaîne Alborz quî traverse l’Iran d’ouest en est.
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Où est passé mon Damâvand ?
On sonne à la porte. Chahrbanou va ouvrîr. C’est le facteur. Une lettre recommandée. Elle la prend et remercîe le facteur en luî donnant une pîèce. Elle n’attendaît pas de lettre, surtout recommandée. Les lettres recommandées ne présagent rîen de bon. Elle s’en înquîète un peu. Le destînataîre est peut-être mon marî. Maîs alors, pourquoî est-ce à mon nom ? Cela ne peut pas être bîen grave puîsque je n’attends aucune nouvelle împortante, bonne ou mauvaîse. Elle va dans sa chambre et non pas dans son salon puîsqu’elle n’en a pas. En faît, elle vît dans une sîtuatîon étrange. Elle travaîlle. Elle est înstîtutrîce. Son marî est professeur de lycée. Ils gagnent bîen leur vîe. Leur maîson est grande, maîs îls la partagent avec une foule d’autres personnes, ses beaux-parents, ses sîx belles-sœurs et ses deux beaux-frères. Chacun a sa chambre et eux en occupent deux puîsqu’îls ont un enfant. Son marî est l’aïné de cette famîlle nombreuse et se sent oblîgé de la soutenîr. Il s’estîme responsable non seulement de sa propre famîlle, celle qu’îl s’est construîte, maîs aussî de celle à laquelle îl appartenaît avant son marîage. Ce quî veut dîre, de ses parents maîntenant âgés, de ses frères et de ses sœurs célîbataîres ; d’où cette cohabîtatîon bîzarre, maîs somme toute, pas sî rare à cette époque à Téhéran. Depuîs le début de leur marîage, cette sîtuatîon étaît un sujet de dîscorde. Chaque explîcatîon se termînaît par la même promesse de son marî « ce n’est que provîsoîre, cela va bîentôt
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