Quatre étoiles et des stars

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Le chemin d’un enfant né dans l’art des antiquités et qui se retrouve confronté à « l’art de la table ». Une vie sous une bonne étoile, dans le ciel des hôtels où il y en a quatre, avec en ligne d’horizon les étoiles du Guide Michelin dont il n’obtiendra aucune. Récit d’un parcours aux multiples rencontres souvent cocasses et insolites, trajet d’une vie professionnelle intimement liée à la vie personnelle. Esprit « d’aubergiste » à la fois entouré de stars et insulaire isolé, peinture de situations où l’essentiel est d’accueillir au milieu d’une vie toujours imprévue, roman où donner et recevoir s’entremêlent souvent.

Quatre étoiles et des stars, c’est l’alliance d’une vie et d’un métier avec pour toile de fond un grand hôtel et la magie d’une île bretonne, une « belle île en mer ». Une histoire simple.


Publié le : jeudi 1 janvier 2009
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9789999996570
Nombre de pages : non-communiqué
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Introduction Alors, rendez-vous compte ! Une île éloignée de 15 kilomètres de la côte de Quiberon, seulement desservie par un hypothétique bateau aux horaires incertains, mais au tangage prononcé, permanent. Service interrompu souvent en hiver par les vents et les tempêtes. Et soudain lidée, dans ce lieu encore si peu connu, de faire venir des gens attirés par le calme, la solitude du grand large et ces côtes sauvages balayées par les flots incessants. Lidée de construire un bel et grand hôtel qui obtiendrait quatre étoiles. Faire lassociation de la rudesse dun lieu et du confort douillet dune grande maison toute blanche. Il fallait vraiment être inconscient et même un peu fou pour rêver dun tel projet. Mais quel défi à relever, surtout lorsque lon manque totalement dexpérience ! Nous ne partions pas cependant sans aide et sans support. Mes beaux-parents installés eux-mêmes dans un petit manoir isolé sur la côte ouest de lîle exerçaient depuis quelques années déjà la profession dhôtelier.
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Et puis surtout, la jeunesse, et lénergie qui laccom-pagne, compensent tout ! Les rencontres et léchange damitié qui aidèrent à la construction et à la réalisation de ce projet et puis laudace de vouloir faire malgré les mises en garde, les contretemps, les complications, les désillusions aussi ont fait que tout cela a pris des allures de roman et même de saga. Il faut écrire ses mémoires avant de la perdre ! Jean-Claude Brialy reprend cette phrase dans son livre. Alors voilà, cest fait, avec mes souvenirs « dépoque ». Les souvenirs cest toujours le reflet dune époque et les époques, comme les modes, changent. Ce qui était possible soudain ne lest plus et ce qui était vrai devient dépassé. Je me rends compte quon ne peut témoigner en fait que dun instant dune vie. Alors, dans lhôtellerie, « on est servi » si je peux employer cette expression, pour le coup en harmonie avec ce métier. Rien ne ressemble à la journée précédente, on ignore presque tout du lendemain. Lorsquune chambre se libère, on la refait « à blanc » et les mots veulent bien dire ce qui se passe alors : cest un peu comme si on allait tout repeindre avec de la peinture blanche, oublier un séjour passé, tout effacer. Le nouvel arrivant ny voit que du blanc ; il peut ainsi découvrir un endroit neuf, un univers nouveau, où il écrira lui-même son séjour, son histoire personnelle. Ensuite, il y a bien sûr lattachement à chaque nouvelle rencontre qui peut être plus proche quavec lensemble des autres clients et là, on donne beaucoup de soi-même, mais on reçoit aussi énormément. Des confidences, des états dâme, des secrets dintimité.
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