Shakespeare. Combien de prétendants ?

De
« Du vivant de Shakespeare, et longtemps après son décès, de nombreux témoignages évoquent l’acteur, l’entrepreneur de théâtre, l’écrivain, parfois avec envie, le plus souvent avec amitié et admiration. Aucun n’émet le moindre doute quant à la paternité de ses œuvres. C’est seulement deux siècles et demi plus tard que commence l’ère du soupçon. Par un étrange renversement de perspective, « gentle Shakespeare » est devenu aujourd’hui « le médiocre homme de Stratford », vil spéculateur, illettré, usurpateur d’une œuvre qu’il aurait été bien incapable d’écrire.
En cette année 2016 où l’on commémore le quatre-centième anniversaire de la mort de Shakespeare, le 23 avril 1616, de nouvelles voix dissidentes se font entendre pour proclamer à la suite de Delia Bacon, Edward Looney ou Abel Lefranc, que le dramaturge connu sous ce nom et célébré dans le monde entier serait en réalité John Florio, fils d’un immigré, auteur de manuels de langue italienne, d’un dictionnaire anglo-italien, mais aussi et surtout traducteur des Essais de Montaigne. Les deux propagateurs de cette thèse, Lamberto Tassinari, journaliste et professeur émérite de philosophie à l’université de Montréal et Daniel Bougnoux, universitaire médiologue et spécialiste d’Aragon, prennent l’occasion de cet anniversaire pour faire la promotion de leurs livres et de leur thèse commune.
Le présent ouvrage apporte la réponse de spécialistes français, anglais et américains face à un point de vue qui leur semble gravement méconnaître les réalités historiques caractérisant l’écriture et la condition théâtrales à l’époque élisabéthaine. Leurs regards croisés sur ces deux ouvrages, sans nier que subsistent d’importantes lacunes dans la biographie de Shakespeare, même si on en sait plus long sur lui que sur la plupart de ses confrères, grâce à un grand nombre de documents incontestables, entendent à leur tour verser au dossier quelques données dûment vérifiées.
Alors Shakespeare, un « mensonge » qui n’aurait que trop duré, ou, au contraire, valeur sûre de l’Angleterre éternelle ? »
« Au lecteur d’en juger !
Dominique Goy-Blanquet est professeur d’université. Son dernier livre est intitulé Côté cour, côté justice : Shakespeare et l’invention du droit (Classiques Garnier, 2016).
François Laroque est professeur d’université. Il vient de publier un Dictionnaire amoureux de Shakespeare (Plon, 2016) »
Contributions de : Roger Chartier, James Shapiro, François Laroque, Daniel Bougnoux, Christophe Camard, Jonathan Frances, Lois Potter, Jacques Darras, Gisèle Venet, Dominique Goy-Blanquet, Henri Suhamy, Paul Edmonson et Stanley Wells, Richard Wilson.
Publié le : mercredi 13 avril 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782362800795
Nombre de pages : 248
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Du vivant de Shakespeare, et longtemps après son décès, de nombreux témoignages évoquent l’acteur, l’entrepreneur de théâtre, l’écrivain, parfois avec envie, le plus souvent avec amitié et admiration. Aucun n’émet le moindre doute quant à la paternité de ses œuvres. C’est seulement deux siècles et demi plus tard que commence l’ère du soupçon. Par un étrange renversement de perspective, « gentle Shakespeare » est devenu aujourd’hui « le médiocre homme de Stratford », vil spéculateur, illettré, usurpateur d’une œuvre qu’il aurait été bien incapable d’écrire. En cette année 2016 où l’on commémore le quatre-centième anniversaire de la mort de Shakespeare, le 23 avril 1616, de nouvelles voix dissidentes se font entendre pour proclamer à la suite de Delia Bacon, Edward Looney ou Abel Lefranc, que le dramaturge connu sous ce nom et célébré dans le monde entier serait en réalité John Florio, fils d’un immigré, auteur de manuels de langue italienne, d’un dictionnaire anglo-italien, mais aussi et surtout traducteur desEssais de Montaigne. Les deux propagateurs de cette thèse, Lamberto Tassinari, journaliste et professeur émérite de philosophie à l’université de Montréal et Daniel Bougnoux, universitaire médiologue et spécialiste d’Aragon, prennent l’occasion de cet anniversaire pour faire la promotion de leurs livres et de leur thèse commune. Le présent ouvrage apporte la réponse de spécialistes français, anglais et américains face à un point de vue qui leur semble gravement méconnaître les réalités historiques caractérisant l’écriture et la condition théâtrales à l’époque élisabéthaine. Leurs regards croisés
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sur ces deux ouvrages, sans nier que subsistent d’importantes lacunes dans la biographie de Shakespeare, même si on en sait plus long sur lui que sur la plupart de ses confrères, grâce à un grand nombre de documents incontestables, entendent à leur tour verser au dossier quelques données dûment vérifiées. Alors Shakespeare, un « mensonge » qui n’aurait que trop duré, ou, au contraire, valeur sûre de l’Angleterre éternelle ? Au lecteur d’en juger ! AUTEURS : Daniel Bougnoux, Christophe Camard, Roger Chartier, Jacques Darras, Jonathan Frances, Dominique Goy-Blanquet, François Laroque, Lois Potter, James Shapiro, Henri Suhamy, Gisèle Venet, Stanley Wells et Paul Edmonson, Richard Wilson. Dominique Goy-Blanquetprofesseur d’université. Son dernier est livre est intituléCôté cour, côté justice : Shakespeare et l’invention du droit(Classiques Garnier, 2016). François Laroque est professeur d’université. Il vient de publier un Dictionnaire amoureux de Shakespeare(Plon, 2016)
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Shakespeare Combien de prétendants ?
sous la direction deDOMINIQUE GOY-BLANQUET et FRANÇOIS LAROQUE
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Octets • THIERRY MARCHAISSE
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Le livre et la scène ROGERCHARTIER
SOMMAIRE
Will en question : qui a écrit Shakespeare ? JAMES SHAPIRO
« De Delia Bacon à John Florio. Beaucoup de bruit pour rien ? » FRANÇOISLAROQUE
Un beau mensonge nommé Shakespeare ? DANIELBOUGNOUX
Florio, Bruno, Saviolo, Giulio Romano. Faut-il inscrire l’« o » des noms italiens dans l’« O » de bois de Shakespeare ? CHRISTOPHECAMARD
« By Me William Shakespeare » : La question du testament JONATHANFRANCES
8
La vengeance de Christophe Colomb ? Sept arguments contre l’hypothèse Florio LOISPOTTER
Shakespeare, rien qu’à l’oreille JACQUESDARRAS
La poétique shakespearienne : inimitable s’il en est GISÈLEVENET
Le singe dactylographe DOMINIQUEGOY-BLANQUET
John Florio alias Shakespeare ? De Polichinelle à Pinocchio HENRISUHAMY
Manifeste pour Shakespeare PAULEDMONDSON STANLEYWELLS
Le Fluor Florio. Qui a tué William Shakespeare ? » RICHARDWILSON
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BIBLIOGRAPHIE
LES AUTEURS
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Le livre et la scène ——————— R C OGER HARTIER
«IL N’Y AVAIT PERSONNE EN LUI » mais « personne ne fut autant d’hommes que cet homme ». C’est ainsi que Borges désigne dans sa fableEverything and Nothing la tension dans laquelle se situe la vie de Shakespeare : être tous les êtres, sur les scènes des théâtres ou les pages de poèmes, et n’être rien. Ce rien est d’abord celui des archives. Pourtant, elles ne manquent pas, avec les mentions de Shakespeare et des siens dans les registres paroissiaux de Stratford-upon-Avon, les actes notariés qui attestent ses acquisitions immobilières ou ses activités de prêteur, les procès faits aux mauvais débiteurs, le testament établi en janvier 1616 et révisé le 25 mars, un mois avant son décès le 23 avril. Les archives existent, donc, mais elles déçoivent : aucune lettre, aucun journal, aucun livre de raison, aucun brouillon, aucun manuscrit. Le fait n’a rien d’étonnant dans un temps où les manuscrits autographes étaient détruits après avoir été copiés au propre pour les censeurs et les imprimeurs et où ne subsistent très généralement ni les esquisses témoignant du travail d’écriture, ni les scénarios des pièces, ni même les copies utilisées par les imprimeurs.
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