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Souvenirs d'un prince Kuba du Congo

De
159 pages
Le Prince Kwete Mwana, fils d'un authentique roi Kuba (province du Kasaï), fut un "évolué" peu conventionnel sous la colonisation. Dans le Congo indépendant, il devint commissaire de district puis ministre provincial de l'Education, tout en gardant un oeil sur les affaires kuba. En 1969, après le décès du vieux Roi, il rédigea lui-même ses souvenirs entre 1913 et 1970. Publiée 50 ans après l'Indépendance, cette autobiographie rénove les connaissances historiques sur les royaumes africains.
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Mémoires lieux de savoir

-

Archive congolaise

Collection dirigée par Bogumil JEWSIEWICKI

Georges KWETE MWANA

Souvenirs d'un prince Kuba du Congo (1913-1970)
Pré5;enté et annoté par Jan VANS/NA

L'HARMATTAN 5-7 rue de l'Ecole-Polytechnique F - 75005 - PARIS

L.historien Jan VANSINA a réalisé ses recherches principales au Congo ex belge dans la région Kuba, au Congo ex français dans la région Teke, ainsi qu'au Rwanda. Il a professé au Congo-Kinshasa (Université Lovanium) puis aux USA (University of Wisconsin, à Madison), ainsi qu'en Belgique. Auteur d'environ 225 publications, il a été récompensé à 2 reprises (1967 et 2005) du Prix Herskovits pour le meilleur livre d'études africaines. Sur le peuple Kuba, il a principalement publié:
Tervuren, 1964 The Children of Woot, University of Wisconsin Press, Madison (Wis.), 1978 - Being Colonized: The Kuba Experience in Rural Congo 1880-1960, University of Wisconsin Press, Madison (Wise.), 2010

- Le

royaume

kuba,

Musée

Royal

de l'Afi'ique

CentralelMRAC,

-

Couverture: Kwete Mwana en 1937 et en 1970 Crédit des photos et illustrations: J.Wannijn (1937), A. Turconi (1970); - C. T. Wharton (photo n06); - inconnu (photo n07); - Claudine Vansina (dessins n05 & n07, d'après les photos de l'Institut Frobenius)

- Couverture:

copyright L'Harmattan 2010 http://www.editions-harmattan.fr www.librairieharmattan.com harmattan 1@wanadoo.fr ISBN: 978 2 296 09653 0 EAN : 978 2296 09653 0

AVANT-PROPOS

Les récits de vie dictés ou écrits par des Congolais avant la génération actuelle sont fort rares et les éditions de texte qui leur sont consacrés le sont encore plus. Aussi, quand au fil d'un autre projet, je suis tombé par hasard sur la piste d'une œuvre de ce genre, me suis-je empressé de l'emprunter et de la remonter pour retrouver cet oiseau rare. Et peu après, voilà qu'un beau jour une copie du seul texte existant de cette œuvre m'arrive par la poste grâce à l'amabilité du R.P. W.Geysels c.j. Et ce n'est pas n'importe quel récit de vie, mais ce sont les souvenirs d'un personnage extraordinaire, d'un prince congolais authentique appartenant au royaume kuba, un royaume congolais célèbre par ses arts et le seul qui survécut non seulement tant bien que mal tout au long de l'époque coloniale mais qui s'y trouva à l'aise. De plus, et contrairement à la plupart de ces documents, c'est une œuvre qu'il a écrite luimême et elle est assez longue. Voici donc une occasion de faire d'une pierre deux coups. D'une part, on pourrait montrer par la pratique qu'il est non seulement possible mais fort désirable de fournir une édition de texte d'un écrit de ce genre, et contribuer ainsi à l'enrichissement des sources pour l'histoire du Congo-Kinshasa au XXème siècle et de son historiographie aussi bien à l'époque coloniale que par après. D'autre part, on pourrait produire un petit livre qui donnerait aux étudiants une entrée en matière de cette histoire tout à fait différente et complémentaire aux manuels existants, parce qu'elle saisit une expérience du vécu. Enfin, comme l'existence de ce petit ouvrage le montre, l'occasion a pu être saisie par les cheveux grâce à l'intervention du professeur Bogumil Jewsiewicki, et il ne reste plus qu'aux lecteurs à se plonger dans les souvenirs de Kwete Mwana.

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REMERCIEMENTS

L'éditeur tient à remercier en premier lieu le Révérend père Willibrord J. Geysels de l'orde des Joséphites. Non seulement il lui a procuré l'œuvre de Kwete Mwana publiée ici, mais il lui a également fourni toutes sortes de renseignements supplémentaires concernant l'auteur et au sujet de la situation de la région après 1959, ainsi qu'un ouvrage essentiel sur le diocèse de Mweka. Ensuite, il faut mentionner Laurent Kwete Mwana qui a donné son accord pour publier cette œuvre de son père. En outre, l'éditeur est aussi particulièrement reconnaissant au professeur Bogumil Jewsiewicki de l'Université Laval à Québec sans lequel cette publication n'aurait pas été, ainsi qu'à Bruno Vansina pour son apport décisif quant à la saisie informatique du texte. Enfin, l'éditeur ne saurait clôturer ses remerciements sans rappeler la mémoire des nombreux Kuba de jadis qui l'ont naguère patiemment initié à leur langue et à leur culture et l'ont aidé à comprendre leur société.

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NOTES SUR L'ORTHOGRAPHE EN LANGUES AFRICAINES

L'orthographe du texte de Kwete Mwana lui-même a été conservée partout comme il l'écrit. Les conventions régissant la transcription des mots en langues congolaises qu'il utilise correspondent à celles qui sont toujours en usage dans la République Démocratique du Congo. Son orthographe est aussi conservée pour les toponymes sur les cartes. Dans les notes et les commentaires, tous les mots en langue Bush663ng, sont rendus dans une transcription qui indique le ton haut par un accent aigu, indique les voyelIes longues en les doublant, et distingue les voyelles du troisième degré d'aperture de celle du second degré en les faisant suivre de la superscription 3. Ainsi la voyelle e se prononce comme celle de pré, mais e' se prononce comme celle de près. De même, la voyelle 0 se prononce comme celle de mot, mais 0' comme celle de nos. De plus, la consonne tsh de l'orthographe officielle devient c. Cependant, le nom même de Kwete Mwana (Kwee 't mwaan) est conservé partout comme il a choisi de l'écrire.

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ASRÉVIA nONS

APCM : American Presbyterian Mission. BCB : Biographie Coloniale Belge, Bruxelles, 8 volumes. B.C.K. : Chemin de fer Bas-Congo-Katanga. BIû 1960: J.Gérard-Libois et Benoît Verhaegen, Congo 1960, Bruxelles, 1961. Volume 3, III: Annexes et Biographies. BMK : Hymans Papers, comprenant les archives du roi Mb63p Mabiinc ma Kyéén, et conservés à la Memorial Library de l'Université du Wisconsin-Madison. CAR: Joseph Cornet, Art royal kuba, Milan, 1982. EC : Études congolaises. MHD : François Mbiyangandu, Histoire du diocèse de Mweka, Kimwenza, 2004. NJT: H.Nicolaï et J.Jacques, La transformation des paysages congolais par le chemin defer - L'exemple du B.C.K. Bruxelles, 1954. VRK : Jan Vansina, Le royaume kuba, Tervuren 1964.

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INTRODUCTION

Les souvenirs, les mémoires, les récits de vie occupent une place de choix dans la panoplie des sources de l'historien car ils fournissent le contrepoids nécessaire pour une bonne compréhension du passé aussi bien aux documents officiels de toute nature que de documents privés ponctuels ou d'anecdotes orales. Les récits de vie permettent de recouper toutes les autres sources, de retrouver la dimension du vécu quotidien de l'époque dans toute sa richesse concrète et d'écouter comment les participants à cette histoire ont perçu leur propre expérience.] De plus, lorsqu'il s'agit d'une époque coloniale, certaines parmi ces sources sont quasiment les seules voix émanant de colonisés dans le choeur des archives émanant des colonisateurs. Mais malheureusement les récits de vie de colonisés ne sont pas fréquents et, pour le passé colonial de la République Démocratique du Congo, ils sont vraiment rares. Les seuls souvenirs rédigés par un Congolais et publiés avant 1960 sont ceux de Mopila, qui émigra en 1939 et fit carrière comme star de cinéma en Espagne? Déjà, les premiers historiens professionnels enseignant dans les universités du Congo furent tellement conscients de cette lacune que, dès que la chose fut possible, vers la fin des années 1960, le professeur Bogumil Jewsiewicki et ses collègues à l'université Lovanium tentèrent d'y remédier en sollicitant, de diverses manières, la rédaction de récits de vie.3 Le professeur Joseph Cornet, frère des écoles chrétiennes, le premier directeur de l'Institut des Musées Nationaux au Zaïre, et historien de l'art kuba était parmi eux. A l'occasion des funérailles du roi Mb63p Mabiinc maKyéén en 1969, il rencontra Georges Kwete Mwana, un des régents du
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B Jewsiewicki et F,Montal eds. Récits de vie et mémoires: vers une

anthropologie historique du souvenir, Québec/Paris n.d. [ca 1990]. 2 Mopila, F. J. L'enfance, Kinshasa, 1972; et Mopila, F. J. 'Mémoires d'un Congolais', Congo-Afrique, 1970,46:317-328, traduits de l'orifinal espagnol par J. Castro Segovia. Voir surtout le recueil de B. Jewsiewicki et autres, Naître et mourir au Zaïre, Paris, Karthala, 1993. Il

royaume kuba.4 Ce que Cornet vit lors de ces obsèques, le décida à entreprendre une étude approfondie de l'art royal kuba avec l'aide de Kwete Mwana, et c'est sans doute dans ces circonstances qu'il aurait suggéré à ce dernier de consigner ses souvenirs par écrit.5 Le texte que nous publions en est le résultat. En tant qu'un des récits de vie qui ont été récoltés à l'occasion de cette initiative dans les universités congolaises, ce texte est important non seulement pour les raisons que le sont les souvenirs en général, mais par son ampleur et surtout par son sujet. Non seulement le texte publié ici est le plus long de cette série, mais il possède une valeur exceptionelle du fait qu'il nous livre les souvenirs d'un homme qui fut un prince tout ce qu'il y a de plus traditionnel tout en étant un Congolais parfaitement à l'aise dans la modernité de son temps, et ce aussi bien avant l'indépendance du pays que par après. De plus, ces souvenirs sont également particulièrement précieux parce que contrairement à la majorité des autres récits de vie, ils traitent d'une durée qui ne se limite pas à une seule époque historique, que ce soit la période coloniale à son apogée ou celle des années turbulentes après l'indépendance jusqu'à l'avènement du régime Mobutu. Elle comprend les deux et les enjambe. Comme le lecteur le verra, de ce fait ces souvenirs jettent un éclairage nouveau non seulement sur l'histoire coloniale et post-coloniale des Kuba ou sur celle de la province du Kasai, mais indirectement aussi un peu sur celle du Congo en général. Ce texte occupe aussi une place à part dans la panoplie des sources accessibles concernant l'histoire du royaume kuba à l'époque coloniale en général et par après. Pourtant, celles-ci sont assez abondantes et fort diverses surtout pour l'époque coloniale, et elles incluent déjà un certain nombre de souvenirs au moins du côté des colonisateurs. Les réminiscences

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Seuls les étrangers parlent du peuple Bakubaet du royaume kuba. Le

royaume comprenait en fait une série de peuples dont aucun ne porte ce nom. JI était soumis au peuple bush663ng et gouverné par une dynastie bush663ng. Aussi, dans ce texte de Kwete Mwana, kuba est toujours l'équivalent de bush663ng. 5 Joseph Cornet, Art royal Kuba, Milan 1982. On y trouve plusieurs photographies de Kwete Mwana en costume traditionnel, notamment sur l'annonce du pli de la couverture du livre. 12

accessibles incluent notamment des livres écrits et publiés respectivement par un commerçant, quatre missionnaires américains et un anthropologue, quelques textes-souvenirs assez brefs publiés par trois administrateurs de territoire et un autre anthropologue, ainsi que le dossier personnel inédit d'un commissaire de district. Enfin, un administrateur conseiller des rois kuba laissa des souvenirs pour ses enfants qui ne sont pas accessibles au public. Mais en dépit de tout ceci, il n'en reste pas moins que les souvenirs attribués à Kwete Mwana sont les seuls qui proviennent des Kuba. De ce fait, son oeuvre permet de recouper et d'enrichir le contexte d'une foule d'autres documents de tout genre qui traitent du royaume, et il n'y a que son œuvre qui puisse le faire. En contrepartie, la masse d'autres documents fournit à leur tour un contexte à celui-ci. Qui est ce Kwete Mwana dont traite le texte que nous avons sous les yeux? On sait, par d'autres sources, qu'il était le fils favori du roi kuba Kwee3t Mâbiinc mâKyéén qui régna de 1919 à 1939 : un fils mais pas un prince héritier potentiel car les Kuba sont matrilinéaires, ce qui signifie qu'aux frères de la même mère du roi succèdent leurs neveux maternels et non les fils. N'empêche que les fils de roi jouissent d'un statut princier privilégié surtout pendant le règne de leur père. Pendant sa jeunesse, Kwete Mwana s'appliqua particulièrement à apprendre le français et à se renseigner sur le mode de vie moderne, c.a.d. colonial, ce qui le rendit fort utile à son père. Son récit nous apprend que dès 1933-1934, il fut chargé d'administrer une province au nom de son père et de ce chef eut à traiter avec l'administration territoriale locale. De fil en aiguille, le jeune prince ambitieux jouait déjà un rôle de premier plan dans la politique du royaume quelques années plus tard et, ce faisant, il empiétait de plus en plus à sur le terrain politique de son oncle paternel Mb63p Mâbiinc mâKyéén, le successeur en titre. En effet, Kwete Mwana prit de plus en plus à la cour la direction de la faction qui s'opposait à Mb63p. Le portrait verbal d'un fils du roi, brossé en septembre 1937, semble bien s'appliquer à lui6 : « Le fils du roi vient à notre rencontre; c'est
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Wannijn Jeanne, Une blanche parmi les noirs, Léau 1938: 51-52. Par la suite, elle rencontre deux autres fils du roi mais ils ne comprennent pas le français, aucun des deux n'est donc Kwete Mwana. Voir la 13

un grand jeune homme au visage intelligent, à l'allure sportive: pantalon de toile, chemise de soie, chapeau de feutre. » Ce qui frappe le plus dans cette description, c'est la jeunesse (il aurait eu environ 24 ans) de ce chef de faction politique. Après l'avènement de son oncle en décembre 1939, Kwete Mwana n'étant pas de taille à tenir tête au nouveau roi, se voit forcé de quitter la capitale. Quelques semaines plus tard, il doit également abandonner Mweka, le chef-lieu administratif du Territoire des Bakuba. Notre texte nous apprend qu'il s'engage d'abord comme commis au chemin de fer B.C.K. et ensuite à l'administration territoriale à Lusambo, au chef-lieu de la province du Kasai, mais qu'il revient déjà au royaume quelques années plus tard et se mue en commerçant. Au début le roi l'ignore, mais par la suite il s'oppose à lui au sujet de la liberté du producteur de vendre sa production obligatoire d'huile de palme à la compagnie de son choix. Le résultat de la querelle est qu'au printemps 1948, le gouverneur de la province du Kasai relègue Kwete Mwana au Kwilu dans un lieu juste au- delà de la frontière de sa province. L'exilé s'y fait une vie de colon forestier jusqu'aux premiers mois de 1955 lorsqu'on lui permet de revenir à Luluabourg où il est engagé par l'administration. Mais il se présente aux élections du centre extra-coutumier de Luluabourg fin 1955-début 1956 et il est élu, ce qui contrecarre les plans du gouverneur Lemborelle. Celui-ci résoud ce contretemps en envoyant Kwete Mwana à l'autre bout du Kasai dans le territoire de Dibaya7. Kwete Mwana y travaillera comme agent territorial jusqu'aux derniers mois avant l'indépendance. Malgré le statut de fonctionnaire, qui interdisait aux agents de faire de la politique, il continue cette activité. Il fait la connaissance de Patrice Lumumba au début de 1960, et rallie son parti tout en ménageant la chèvre et le chou car, en même temps, il se rapproche également de Mb63p Mâbiinc pourtant célèbre pour son hostilité envers l'indépendance. N'empêche que, lors des élections provinciales en 1960, le roi lui préfère la candidature de François Mingambengl et Kwete Mwana ne tente même pas de briguer un mandat
~hotographie de Kwete Mwana p.52. L'éditeur de ce texte le rencontra plus ou moins clandestinement à Luluabourg début juillet 1956 quelque temps après son éloignement officiel. 14

politique. Mingambengl est dûment élu comme député et commencera ainsi une longue carrière politique. Dès 1960, il figure sur la liste des 600 hommes politiques congolais recensés en cette année, une liste où Kwete Mwana brille par son absence.8 Pourtant à ce moment, le prince est l'un des rares hommes mûrs au Kasai (il a environ 47 ans) ayant une expérience administrative et commerciale. Aussi en juillet 1960, se retrouve-t-il quasi immédiatement administrateur du territoire d'lIebo, voisin de celui de Mweka. En décembre, son épouse héberge à Ilebo le Premier ministre Lumumba en fuite, alors que Kwete Mwana se trouve à Luluabourg. Il revient aussitôt à Mweka mais n'arrive qu'après l'arrestation du Premier ministre. Quelques semaines plus tard, il tourne casaque et dénonce un agent lumumbiste local à Mweka. On ne sait pas qui le récompense mais il est nommé commissaire de district. Quelque temps après, à l'apogée des soubresauts politiques au Kasai, il se déclare Président d'un royaume kuba indépendant du Congo. Mais quelques jours après, une grosse patrouille militaire de Mweka met rapidement fin à cette aventure - et le Président d'un jour est forcé de se cacher.9 Peu après cependant, il devient ministre dans le gouvernement de la nouvelle province de l'Unité Kasaïenne, et le restera jusqu'en octobre 1963 quand l'assemblée provinciale installe un nouveau gouvernement dirigé par François Mingambengl. Déçu, le prince quitte la politique pour se refaire commerçant en Territoire de Mweka où il reprend temporairement les installations importantes d'un colon européen qui quitte le pays. Temporairement, car quelques années plus tard, en 1967 ou 1968, Mingambengl mué en notable du parti présidentiel après la prise de pouvoir de Mobutu, réussit à utiliser sa position pour mettre la main sur ces installations. Entre-temps Kwete Mwana intervient plusieurs fois à Mweka, après l'indépendance, en tant que défenseur du
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Jules Gérard-Libois et Benoît Verhaegen, Congo 1960, Bruxelles 1961, vol. 3:112 'Minga-Mbengele'. Pratiquement, tous les hommes politiques de la première République et des débuts du régime Mobutu au niveau national se retrouvent sur cette liste. 9 W. 1. Geysels assista au passage du Président Kwete Mwana à Bulongo, le jour de sa proclamation.
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