Sur l'arbre de mes racines

De
Publié par

Ma mère, Anne-Marie Courty, évoquait souvent ses propres souvenirs et à travers eux l'histoire de ses parents.

Pour elle, tout cela avait une grande importance. Après son décès, j'ai ressenti l'irrésistible envie de sauvegarder ce que j'avais retenu et d'en connaître un peu plus sur mes aïeux.

Mon grand-père maternel, Georges Courty, prit l'heureuse initiative de tracer son arbre généalogique et laissa des écrits ? ô combien précieux ! ? sur sa vie de libraire-éditeur à Saint-Germain-des-Prés, sur l'exode de juin 1940 et sur la vie à Épernon pendant la guerre. Mon oncle, Jacques Courty, prit le relais et me communiqua ses documents. J'ai retrouvé la trace d'un aïeul, Edmond Robert, posant devant la Tour Eiffel aux côtés de Gustave. Un des cousins de mon père, François Lesparre, passionné de généalogie, me conduisit sur les lieux où vécurent nos ancêtres communs en Chalosse, cela fut une invite à d'autres pèlerinages.

Il me restait à rassembler actes d'état-civil, correspondances, récits, photos jaunies, à ébaucher les branches maîtresses de mon arbre généalogique. Je disposais d'un véritable butin. Mon devoir était alors de trier et ordonner pour préserver ces témoignages de la vie de nos aïeux venus de Jussey, Verdun, Troyes, du Havre et aussi de Pomarez, Clermont et Paris, dont les descendants, mes parents, se rencontrèrent entre Épernon et Raizeux, à la frontière des Yvelines et de l'Eure et Loir.

Merci à tous ceux qui m'ont permis d'accomplir cette mission pour laquelle je me sentais prédestinée : faire revivre mes ancêtres.

Publié le : mardi 1 janvier 2008
Lecture(s) : 42
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782746604254
Nombre de pages : non-communiqué
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
PRÉFACE
Après le décès de ma mère, jai eu une irrésistible envie de garder vivante la mémoire familiale, de faire revivre mes ancêtres, et surtout de donner à ma famille les témoignages de la vie de mes aïeux qui avaient beaucoup dimportance pour elle. Je navais jamais connu lexpérience de lécriture, javais très peur de me lancer, je maventurais en « terra incognita », mais une fois la première page écrite, ce fut comme une libération, un grand plaisir et aussi la sensation de continuer à vivre avec elle. Jai recueilli des quantités de documents privés et précieux : des récits poignants, des correspondances, des actes détat-civil, des anecdotes qui mont été racontées, des livrets de famille jaunis par le temps, des arbres de toutes branches, afin de remettre ces aïeux dans la science de lordre des temps et des dates. Tout mon récit est basé sur des faits réels : grâce à mon grand-père maternel qui avait réalisé un arbre sur sa généalogie depuis 1661, à mon oncle Jacques qui prit le relais en poursuivant des investigations sur ses racines, à ma mère, conservatrice, qui évo-quait souvent pour moi ses souvenirs, jai pu réaliser ce livre. Du côté de mon père, François Lesparre, un de ses cousins, passionné de généalogie a réalisé un arbre sur ses ascendants paternels remontant à 1683 (naissance de son Sosa 320  neuvième génération), à Pomarez, mais un manuscrit atteste la présence dun Lesparre à Clermont-Minbaste en 1366. Ma tâche consiste à raconter la vérité, la fierté dun grand-père qui a réussi dans lédition à Paris en débutant à lâge de 15 ans. Jévoquerai aussi un arrière-grand-père, journaliste et ami de Gustave Eiffel, un arrière-arrière-arrière-grand-père, Onésime-Pierre Durecu,
9
e lun des plus célèbres sauveteurs maritimes français duXIX siècle, une rue au Havre porte son nom. Une petite partie de mes ancêtres a traversé une vie relativement agréable ; pour certains dentre eux, rentiers, grâce à des dédom-magements de guerre, par contre, une grande partie a été ébranlée et traumatisée à cause de la guerre. Ma mère, Anne-Marie Courty, avec qui je passais de longs moments, me racontait ses mémoires denfance, dadolescence, de femme, dépouse, et de mère. Ses parents, grands-parents, et arrière-grands-parents vécurent à Paris sous la Révolution, en passant et repassant par les deux rives, tantôt rive droite tantôt rive gauche. De beaux métiers ont été exercés par mes aïeux depuis le e XVIIsiècle, laboureurs, cultivateurs, drapier, bonnetier, sauveteur en mer, maître sellier, conducteur de tramway, professeur de dessin, commerçant, éditeur, infirmière, couturière, libraire, pour le côté maternel ; charpentier, menuisier, journaliste, mécanicien, restaurateur, antiquaires, négociant en bois, pour la lignée paternelle. Côté père et mère, des ancêtres venus de Franche-Comté, de Champagne-Ardenne, de Normandie, des Landes, et puis installés à Paris la plus belle capitale du monde, dit-on ; je suis fière dêtre née en France.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.