Sursis sans frontières

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« Je m'appelle Belgacem. J’ai 23 ans. Je suis Français et mes parents sont Tunisiens. J'ai la double culture, mais aujourd'hui, dans mon pays, mes frères remplissent les asiles et les prisons. Mes parents étaient bergers au bled. Ils ont immigré en France pour survivre, et dans l’espoir d’offrir à leurs enfants une vie meilleure. Mais moi, je suis un mouton égaré, condamné à faire de l’argent illégalement, asservi à ce même système qui veut m'enfermer. J’habite la rue des Martyrs de la Résistance. Et, comme Jean Moulin il y a soixante-dix ans, j’ai entrepris de résister... »
Sursis sans frontières, ou l’art de nous faire voyager à travers les classes sociales et les continents. Une histoire aussi humoristique que dramatique, aussi touchante que réaliste !


Publié le : vendredi 17 janvier 2014
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EAN13 : 9782332657046
Nombre de pages : 162
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ISBN numérique : 978-2-332-65702-2

 

© Edilivre, 2015

Lexique

Lexique

Étant donné la richesse et la diversité des différents langages utilisés en France et au Mexique, un lexique s’impose :

– Banave (lyonnais) :mentir, séduire

– Bédo/Beuh/Herbe :joint

– Bélek (arabe) :attention, faire attention

– Se bouffer les couilles :s’ennuyer fortement, galérer

– Bsarteck (arabe)/felicidades (mexicain) : félicitations

– Cabrón (mexicain) :mec, enfoiré

– Dihn (arabe) : religion, spiritualité, droit chemin

– Fréhl (arabe) :guerrier, homme d’honneur

– Gove : voiture

– Gwères / gaouris (arabe) :français, blancs, occidentaux

– Hab’s (arabe)/rate : prison

– Hafef (arabe) : coiffeur, coiffure

– Hagal/hagar (arabe) :action de martyriser, de faire du mal gratuitement

– Hâmar (arabe) : âne, con, idiot

– Harchem (arabe) : avoir honte

– Hayet (arabe) : vie, train de vie

– Hassanets (arabe) : bonnes actions, bons points pour le paradis

– Jajajajaja (mexicain) : rires

– Jamouah (arabe) : Vendredi

– Jemâh (arabe) : Mosquée

– Khel/Kahlouch (arabe) :noir

– Khuya (arabe)/Frelon :frère

– Mektub (arabe) :destin

– Mesero (mexicain) : serveur

– Pélo/Pélavo (lyonnais) :mec

– Sonac : clandestin, immigré

– Schlague : clochard, drogué

– Tunar : tunisien

– Zob’(arabe/lyonnais) :trépané, fou

Dédicace

 

 

À ma mère, pour qui je n’aurai jamais assez de mots…

Introduction à la démocratie

1994. Quelques mois après que Roberto Baggio eût raté son penalty et offert sa quatrième coupe du monde au Brésil, les mangas influençaient la jeunesse : Sangohan mettait la raclée de sa vie à Cell. Seyar ne jurait que par Athéna. Nicky Larson dégainait aussi vite que Lucky Luke. Mark Landers se tirait la bourre avec Olivier Atton. Dans les foyers, la Super Nintendo démodait la Megadrive. Fort Boyard, Intervilles, et Jeux sans frontières divertissaient les foyers le samedi soir. Nestlé vendait ses Bolinos comme des petits pains. Kodak commercialisait ses appareils jetables. Les guerres faisaient rages dans les Balkans et au Yémen pendant que le Rwanda vivait un terrible génocide. Au cinéma, Morgan Freeman jouait son meilleur second rôle dans Les Évadés.

Mardi 11 octobre 1994, 11 heures :
Quartier de La Démocratie
Plateau des Minguettes, Vénissieux

Rénovation urbaine. Les dix tours du quartier de La Démocratie étaient truffées de dynamite. Condamnées à se retrouver en cendres comme des kamikazes, pour donner un nouvel élan au quartier, leurs destructions étaient prévues à midi. Les anciens locataires, tous relogés dans des immeubles plus petits mais aux appartements plus grands, commençaient à arriver.

À quelques encablures de là, le cours de 6ème1 d’histoire-géographie avait commencé dans le bruit au collège Elsa Triolet. Mme Durand, bien qu’essayant d’asseoir son autorité, n’était guère respectée par la génération 1983. Le bruit courait déjà qu’elle était raciste après seulement quatre semaines de cours. Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui on délaissait les rois de France et Charles Martel pour élire le délégué de classe. La fonctionnaire d’état, chargée, bien malgré elle, de l’éducation civique de ces pré-adolescents, organisa le scrutin.

Huit candidats sur trente-deux élèves furent volontaires pour représenter leurs camarades tout au long de l’année. Lotfi, petit élément turbulent, était favori. Le vote se passa sans un bavardage et les sondages qu’on avait pu capter avant le cours s’avérèrent exacts. Au dépouillement, le prénom de Lotfi régnait dans la salle de classe. Au tableau, Saïd alignait les bâtons pour la vingt-deuxième fois sous son nom, énoncé par Amelle, qui sortait les bulletins de la casquette de Redouane, confisquée en début de cours. Une victoire écrasante du petit franco-tunisien, qui récolta, dès le premier tour, la majorité absolue avec près de 70 % des voix.

C’était sans compter sur Mme Durand, qui, dans un moment de lucidité, avait décelé une fraude. Comment un élève aussi turbulent et perturbateur pouvait-il être élu avec un score de dictateur ?

« Je pense qu’avec un résultat comme cela, des élèves ont subi des pressions.

Son élan patriotique prenait le dessus :

– J’annule les élections et j’organise un nouveau vote. »

Brouhaha, contestations, insultes. La prof essuyait le dégoût du peuple en même temps que les crachats dans son dos. Saïd tenta un acte de conciliation.

« Mais Madame, on a voté pour lui ! Pourquoi annuler les élections ? Ça ne servirait à rien ! En plus on n’a pas le temps, on pensait que vous alliez nous laisser sortir plus tôt pour qu’on puisse voir la démolition des tours !

– Je regrette, mais nous devons refaire les élections. Ça ne sert à rien de négocier !

– Pfff !! soupira Lotfi, dans son coin ; avant d’exploser : Je m’en bats les couilles. Sur La Mecque tout le monde vote blanc alors !

– Lotfi dehors ! s’écria la professeur, en tapant la main sur son bureau.

– Kerbah tah zeby. Nik o mok !

– On parle français dans mon cours !

– Bah alors nique ta mère sale pute !!! »

Lotfi claqua la porte derrière lui, en attendant le conseil de discipline. Livré à lui même, il courut plus d’un kilomètre pour rejoindre La Démocratie, où la destruction des tours était imminente.

Caméras de télévisions, figures locales, anciens habitants. Une bonne partie des Minguettes était présente. Mounir aussi, accompagné de Kader, Belgacem et Hakim, du haut de leurs cinq ans, sur des trottinettes en bois prêtées par la MJC. Mounir se retourna. Le visage fermé, Lotfi lui fit un signe d’approbation de la tête.

« Y’a mon frère ! » chuchota-t-il à ses camarades du bac à sables. Comme pour les prévenir qu’ils devaient se tenir à carreaux. Hakim cherchait son frère du regard mais ne le trouva point aux côtés de Lotfi. Saïd était toujours en cours.

Luis Fernandez commentait sa jeunesse au quartier depuis les studios d’Antenne 2. La chaîne avait organisé une édition spéciale pour l’événement. La presse en faisait tout un pataquès, mais malgré les apparences, il faisait bon vivre dans la ZUP. De nombreuses familles s’étaient réunies ici et beaucoup y avaient leurs repères.

Le maire communiste venait d’arriver sur les lieux. Devant les journalistes venus couvrir la « réhabilitation » du quartier, l’élu se vantait d’avoir fait de sa ville la commune avec le plus d’espaces verts de l’agglomération lyonnaise. Il racontait aussi comment il avait œuvré pour la desserve du métro à la gare de Vénissieux. Dans quelques instants, il allait donner le compte à rebours.

Au même moment, dans la foule où les prolétaires et les classes sociales les plus pauvres attendaient la destruction, des enfants se chamaillaient. L’un d’entre eux se faisait violemment malmener. Lotfi courut pour lui porter secours. Il menaçait ses agresseurs.

« Arrêtez ! Je vais tous vous niquer ! À quatre contre un ? Bande de tapettes ! Lui, vous le touchez pas ! Sa mère, elle fait la prière. »

Second scrutin au collège. La subversion promise par Lotfi se mit en place. Vingt-sept votes blancs. Adrien remporta les élections devant Charlotte et Younes. Il y avait de la place pour deux délégués, un garçon et une fille. Il résultait que les représentants d’une classe de trente-deux élèves, dont vingt-neuf avaient des parents étrangers, étaient surnommés « lesgwères ». Ils n’avaient l’approbation que de la professeur d’éducation civique, ravie d’avoir des autochtones aux futurs conseils de classes. Madame Durand était altruiste. Être raciste, c’était consacrer sa vie aux autres en les jugeant, pour justifier de sa propre existence souvent misérable.

Les spectateurs du quartier entonnaient à contrecœur le compte à rebours lancé par le maire :

« Cinq, quatre, trois, deux, un… »

En moins de huit secondes, sous l’impulsion d’explosifs, les dix tours disparurent sous un nuage de poussière. L’émotion des riverains était palpable. La Démocratie n’était plus.

Première partie

Apprentissage

L’orage

(Dix-huit ans plus tard)
Samedi 24 Novembre 2012, 5h45 :
Quartier des Pyramides,
Plateau des Minguettes, Vénissieux

Hakim se réveilla de bonne humeur. Vingt-trois ans, grand, mince et visage apaisé, il souriait à la vie. La défonce où le Dhin, il avait fait son choix depuis longtemps : il posait son front au sol cinq fois par jours depuis l’âge de ses quinze ans. Et Dieu le lui rendait bien : job confortable à l’aéroport qui finançait ses études, fiancée respectueuse et fidèle, parents fiers de lui et en bonne santé. Hamdoulilah !

Douche, ablutions, vêtements, café, baskets aux pieds et chaussures de sécurité dans un sac plastique, il était prêt pour aller bosser. Le bruit du vent et de la pluie, qui s’entendait malgré le double vitrage, ne le perturbait pas.

Il sortit de l’appartement qui l’avait vu grandir. Il appela l’ascenseur. Ses pensées le rappelèrent alors à l’ordre. Aujourd’hui, il devait aller payer le loyer de la famille au bailleur social. Il irait après sa journée de travail. L’ascenseur vétuste s’ouvrit. Odeur d’urines, odeurs odieuses et inexplicables. Le souffle coupé pour ne pas les respirer, la descente des étages était pénible et plus longue dans ces conditions. Dix étages plus bas, le rez-de-chaussée offrait les mêmes senteurs infâmes et répugnantes. Le nez pris, sa vision aussi était chaotique. Boîtes à lettres défoncées, tags « Nique la police » « Sarah la pute »« Walid la poukave » sur les murs à la peinture fatiguée, avec toujours son lot de détritus dus à la longue soirée de la veille. Canettes de bières, bouteilles de coca-cola, et miettes de pain décoraient le sol crade. Les marques de la haine et de l’autodestruction continuaient jusqu’à la porte du hall, à la vitre étoilée par les impacts de balles.

Nuit profonde, nuages gris, orage et pluie battante. Cité, paraboles aux fenêtres, parterre cratères. Sur le parking de sa tour, bon nombre de voitures de police et de camions de CRS. Opération spectaculaire en cours. Hakim traçait son chemin, déverrouilla à distance sa 307. Il monta à bord. Contact, essuie-glaces à fond, radio, Rmc. Rediffusion de l’émission de la veille. Brigitte Lahaie. Le jeune homme inséra un cd dans la fente, tout en contournant les voitures banalisées, où quelques flics, adossés à la carrosserie, le dévisageaient. La pluie tombait de plus belle sur leurs sales gueules. Dans la caisse, le son énervé de Kery James accentuait bien la tension ambiante :

« YA PLUS DE THUNE EN FRANCE, DEPUIS L’EURO ON NE FAIT QUE SURVIVRE, T’ÉTONNE PAS SI L’ATMOSPHÈRE EST EXPLOSIVE…

… TOUT LE MONDE TRICHE, PAS POUR GAGNER MAIS POUR EXISTER…

… NOS PETIT FRÈRES VENDENT DE LA DOPE, TAPENT DE LA COKE, SONT VIOLENTS, INSOLENTS, PERSUADÉS QU’ON NE PEUT DEVENIR RICHE QU’EN VOLANT…

Adrénaline du matin. Une autre patrouille était postée à l’entrée du parking. Signe de la main, Arrêt. Hakim baissa le volume :

… LES NOIRS ET LES ARABES remplissent les prisons… »

« Bonjour Monsieur. C’est un contrôle d’identité…

En habitué, le banlieusard coupa le contact, sortit carte grise, attestation d’assurance et permis de conduire. Un agent scrutait les documents. Un autre reluquait l’arrière de la caisse grâce à une petite lampe torche.

– Vous être connu ?

– Connu ?

– Des services de police ?

– Non, Monsieur.

– Mmh… Ouvrez le coffre s’il vous plaît !

Les condés avaient l’air stressé. Hakim s’exécuta. Roue de secours, produits nettoyants bien rangés, coffre propre. RAS.

– Merci Monsieur. Vous pouvez circuler. »

Hakim remonta dans son véhicule acheté sans crédit. Il sortit sur la rue des Martyrs de la Résistance. Clignotant droit, Boulevard Lénine. Feu rouge, nouvelle intersection. Route glissante à cause de la pluie. Un passant encapuchonné avec un sac de sport surgit à travers l’averse sans crier gare. Coup de pression. Frein, coup de klaxon, jambes tremblantes. L’inconnu se retourna et dévoila son visage, pour capter le regard de l’automobiliste.

« Belgacem ! » Un pote d’enfance devenu une grosse tête du quartier.

Capital confiance

« Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite. »

Henry Ford

(Quatre jours auparavant)
Mardi 20 Novembre 2012, 4h20
A7, Péage de Roussillon, Isère

Le compteur de la M3 noire affichait 260 km/h. Belgacem l’Albatros s’autorisait une petite pointe. Pour calmer sa tension due aux trois cent kil’ de shit qui remplissaient le coffre de la sportive allemande, il écrasait la pédale d’accélérateur, énervé et anxieux à la fois. Regard vif. Ses mains, agrippées au volant, ne tremblaient pas. Il avait envie de pisser depuis Barcelone et voulait se faire un joint, mais pas le temps de s’arrêter !

Lotfi l’Épervier ouvrait. Au volant de l’Audi RS6, lui aussi était chargé. Il scruta à gauche et à droite du péage, enclencha la première et envoya un SMS à son complice :

– RAS –

La BM, chargée à bloc, ponçaient l’A7. Belgacem ne pouvait plus se retenir. Il modéra son allure et urina dans une bouteille de Nestea.

« J’ai bien fait de prendre du Nestea sa race ! Les bouchons sont plus grands. J’aurais galéré si c’était de l’Orangina ! » se disait-il.

Il se roula ensuite un pétard, volant entre les jambes.

Il pila au dernier péage en vue, Vienne. Un énième coup d’œil sur le portable jetable. Rien à signaler d’après Lotfi.

« Qu’ils niquent tous leur grand-mères ! On inonde le marché, on récupère les bénéfices. Et à partir du mois prochain, on se lance dans la coke ! Nique la France ! » lui avait –il dit au départ de la Costa del Sol.

Autant de confiance de la part de son associé mettait Belgacem mal à l’aise. Bien que sa jeunesse lui forgeât un moral d’acier, il avait aussi ses moments de doutes. Tel un bon entrepreneur, il jaugeait le danger. Il savait qu’il risquait gros s’il se faisait choper. Depuis son enfance, à la frontière de la légalité, il avait largement débordé, sans pouvoir nager à contre courant. L’océan de vice dans lequel il était plongé le submergeait. Il ne sut dire « non » à Lotfi et commençait à le regretter. Au fond de lui, il flippait.

Sortie « Feyzin ». Son cœur battait tellement fort qu’il semblait vouloir exploser et sortir de son corps. Enfin, dernier rond-point. Lotfi attendait Belgacem sur le parking. Kader le Hassa et Mounir le Rossignol était là aussi, depuis la veille. Nez rougis par le froid, buée qui sortait de leurs bouches, leur conversation était à la hauteur de la qualité du produit qu’ils consommaient :

« Mounir, imagine que là, sur le parking, tu trouves une mallette par terre, la poignée attachée à des menottes et à l’autre extrémité, une main coupée. Tu fais quoi ? Tu la prends ?

– Bah bien sûr ! S’ils lui ont découpé la main au pélo, ça veut dire que dedans il y a soit des thunes, soit de la came !

– Et imagine, tu la remontes à la maison, tu galères à l’ouvrir avec un pied de biche. Et là surprise ! Pas d’argent ni de came mais justement une tête de biche ensanglantée…

Lotfi les interrompit, d’une voix sèche :

– Allez allez vite, on décharge ! »

Belgacem venait d’arriver. Lotfi organisait le travail à la chaîne comme Henry Ford le faisait dans ses usines, le siècle passé. Division du travail, le moins de va-et-vient possible, pour ne pas éveiller les soupçons des voisins insomniaques et curieux. Belgacem passait les sacs à Kader, qui les transmettait à Mounir, posté dans le hall de la tour de Hakim. Lotfi chargeait dans l’ascenseur.

« Belgacem, c’est bon pour ici. Le reste, tu le poses dans le gourbi de Villeurbanne.

– Ok Lotfi. »

La drogue douce stockée allait, dès le lendemain, se retrouver malaxée dans du tabac, enveloppée dans des feuilles à rouler et fumée par les clients de l’entreprise de potes. Elle allait servir de lien social entre les différentes communautés.

La première expérience de Belgacem à la tête du réseau s’était bien passée. Il était finalement satisfait d’avoir repoussé sa peur et en redemandait. Il avait déjà oublié comment il s’était retrouvé dans cet engrenage. Intention louable au départ. Job alimentaire. Il s’était juré de ne plus jamais se faire réveiller par la faim. Il voulait aussi aider la famille à payer les factures. Puis la fume, l’appât du gain. Et enfin le risque, l’adrénaline, et les bénéfices. L’argent était sale et l’hygiène de vie dégueulasse. Stress, manque de sommeil, angoisses. Dans ce métier comme dans celui de flic, il fallait savoir maîtriser ses émotions, sinon on se retrouvait vite en danger.

Ils étaient plus malins que l’État, et chaque jour que...

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