T. O. C.

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« Souffrant de troubles obsessionnels compulsifs sévères, je passe une très grande partie de ma vie à me battre contre moi-même.

Me battre contre un mal inconnu, contre une autre "moi" jusqu’à ce que je n’en puisse plus et que, enfin, une opportunité de me livrer, de sortir de mon mutisme s’offre à moi.
C’est le début de la délivrance. »


Publié le : jeudi 1 octobre 2015
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EAN13 : 9782332990556
Nombre de pages : 96
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ISBN numérique : 978-2-332-99053-2
© Edilivre, 2015
Souffrant de troubles obsessionnels compulsifs sévères, je passe une très grande partie de ma vie à me battre contre moi-même. Me battre contre un mal inconnu, contre une autre « moi », jusqu’à ce que je n’en puisse plus et que, enfin, une opportunité de me livrer, de sortir de mon mutisme s’offre à moi.
C’est le début de la délivrance.
Préface
Cette préface est une information succincte sur les troubles obsessionnels compulsifs et n’est pas tirée d’un manuel scientifique. Elle est un résumé de ce que j’ai pu apprendre auprès de psychologues et psychiatres que j’ai consultés, ainsi que de divers articles de différents sites internet ; ceci afin de faciliter la lecture de ce témoignage.
* * *
Le TOC est un trouble obsessionnel compulsif, un trouble mental caractérisé par l’apparition répétée de pensées intrusives, obsessions et angoisses. Il est associé à des angoisses insurmontables, des peurs irraisonnées. Le trouble obsessionnel amène à des comportements irrationnels mais irrépressibles et envahissants. Le TOC a un contrôle absolu et ne peut être réprimé. Il a une emprise complète sur la raison et la logique. Le TOC est considéré comme une 1 entitépsychopathologiquequi remplace l’ancienne dénomination denévroseobsessionnelle.
Il faut différencier lanévrosela de psychose. Lanévroseest une psychiatrique pathologie invalidante dont le patient a pleinement conscience, ce qui lui provoque beaucoup de souffrance. Par opposition, lapsychosele sujet de la réalité de par ses pensées sort délirantes, voire ses hallucinations. La paranoïa (sentiment de persécution pouvant amener au délire paranoïaque) ou la mégalomanie (folie des grandeurs) en sont des exemples typiques. La perception de la réalité est distordue dans les cas de maladies psychotiques. Les TOC, s’ils ne sont pas diagnostiqués et traités rapidement, peuvent s’aggraver et devenir de plus en plus invalidants. Ils condamnent le sujet à une vie très compliquée et déprimante. La dépression peut en découler et le passage au suicide est malheureusement assez fréquent. Les personnes atteintes de TOC les manifestent de manière très différenciée selon le degré d’angoisses et de peurs dont elles souffrent. L’échelle d’obsession-compulsion de Yale-Brown (Y-BOCS : Yale Brown Obsessive Compulsive Scale) permet de mesurer la sévérité et l’intensité des TOC. Les différents rituels doivent être notifiés et quantifiés par le patient tout au long d’une semaine avant un entretien avec un spécialiste qui pourra alors, complétant la discussion par des questions supplémentaires le cas échéant, évaluer la gravité du ou des TOC relatés. Il est nécessaire au préalable de bien faire la différence entre obsessions et compulsions.
– Les obsessions sont des pensées, des désirs ou des images pénibles qui surgissent dans l’esprit d’une manière involontaire et répétitive. Elles ne vous caractérisent pas et sont parfois dénuées de sens, ce qui est souvent source d’angoisse. Un exemple d’obsession serait la peur de faire du mal à quelqu’un involontairement.
– Les compulsions sont des comportements ou des actes que vous vous sentez obligés d’effectuer, sous peine de ressentir une anxiété qui ne cessera pas tant que l’acte ne sera pas accompli. Une compulsion peut se traduire par exemple par la vérification que la porte de votre appartement est bel et bien fermée. Cette vérification peut se répéter un certain nombre de fois selon les sujets.
Les TOC sont beaucoup plus fréquents qu’on ne le suppose. Ils touchent un nombre élevé de personnes mais à des degrés très divers.
Selon plusieurs sources internet, cettepathologieentre 2 et 3.5 % de la concernerait population. Faut-il encore faire la différence entre des manies journalières répétées inconsciemment et des actions pathologiques qui nuisent à votre quotidien et qui peuvent aller jusqu’à mettre un sujet en danger. Il devient nécessaire, pour ne pas dire vital, de soigner un ou des TOC lorsque ceux-ci conditionnent votre vie à raison de plus de 2 à 5 heures par jour.
Il existe une quantité infinie de TOC. Cependant, les plus connus sont la vérification, le lavage des mains, ou encore laphobiede la saleté et/ou l’obsession du ménage.
Après quelques comparaisons entre sites internet, la moyenne des pourcentages se situe comme suit :
– Vérification (80 %) – Lavage des mains (46 %) Phobiede la saleté, des microbes (55 %)
Ces pourcentages révèlent que nous pouvons souffrir de plusieurs troubles en même temps. Nous trouvons encore, dans la catégorie des TOC, le calcul mental répété, les pensées négatives, voire agressives ou encore la symétrie des objets, etc. Les symptômes apparaissent très souvent à l’adolescence, période critique durant laquelle les incertitudes et le mal-être peuvent s’installer, provoquant crises d’angoisse et sentiment d’insécurité. Ils peuvent se déclencher également suite à un traumatisme tel qu’un deuil, un abandon ou encore un chagrin d’amour. Il semble néanmoins que, chez le petit enfant, ces comportements existent déjà fréquemment mais s’atténuent et finissent par disparaître en grandissant, passant inaperçus pour la plupart des gens. D’après certaines études, il semble que la sélection naturelle ait conservé les êtres les plus anxieux car ce sont ceux qui anticipent au mieux les dangers et sont donc à même de s’en protéger. Ce qui peut être compris comme une souffrance, l’anxiété, serait en fait bénéfique pour l’être humain ; elle permet de ne pas prendre de risques inconsidérés et de se préserver des menaces qui pourraient être fatales à sa propre vie.
Des tests de quotient intellectuel (QI) ont été effectués sur deux groupes d’individus, des « toqués » et des personnes « saines ». Il s’est avéré que le premier groupe a obtenu des résultats bien supérieurs au second groupe. Il faut néanmoins relativiser ces résultats qui n’ont été réalisés que sur un petit nombre de personnes. Suite aux résultats obtenus, le TOC peut être associé à une intelligence supérieure à la moyenne, malgré les comportements absurdes et incohérents qu’il génère.
On ne connaît pas vraiment l’origine des TOC mais il semble que des défaillances au niveau ducortexou un manque desérotonineen seraient en partie responsables.
Il existe desthérapies cognitivo-comportementales, accompagnées d’une médication adéquate. Ces médicaments sont appelés inhibiteurs de larecapture de lasérotonine. Ils augmentent la quantité desérotonineles dans synapses, ce qui facilite le passage du message nerveux, lasérotonineune substance qui assure ce passage entre les étant neurones. C’est un neuromédiateur ou neurotransmetteur del’inhibitioncomportementale dont l’évitement du danger. Mais lasérotonineégalement liée à l’humeur dans les deux sens. Chez les individus est dépressifs, on a observé une diminution de l’activité d’amines, principalement lasérotonine. Ces thérapies ont fait leurs preuves et sont, dans la plupart des cas, suffisantes à la guérison, ou tout du moins à l’apaisement des patients atteints de TOC.
Cependant, une nouvelle technique, la neurostimulation, est apparue et peut pallier un échec de la thérapie conventionnelle. Cette méthode consiste à implanter des électrodes dans le cerveau. Le traitement par stimulation cérébrale profonde (SCP) atteint des zones précises en lien avec les troubles obsessionnels. Les résultats sembleraient très encourageants. Ces électrodes traitent les symptômes de la maladie mais ne la guérissent pas, ce qui implique un traitement à vie.
1. Voir la définition Wikipédia des mots en italique à la fin du texte.
Je voudrais que tu sois morte…
Chapitre I
Horrible phrase que j’ai prononcée à l’âge de 5 ans à l’intention de ma mère, premier souvenir de ma maladie naissante.
Cette terrible phrase, je devais la dire, je devais la sortir de mon corps afin de protéger ma maman ! Étrange, non ? Un malaise indescriptible s’était emparé de moi, malaise que je devais néanmoins surmonter afin que les mots jaillissent enfin. Il m’a fallu des jours et des jours, afin que je puisse me libérer de ce qui me broyait les entrailles. Cela peut paraître surprenant de la part d’une enfant si jeune. Cependant, je m’en souviens comme si c’était hier. La prise de conscience d’un douloureux esclavage. Cet esclavage qui va diriger ma vie pendant plus de quarante années. Ce souvenir est omniprésent et me hante depuis ma plus tendre enfance. J’aimais ma maman du plus profond de moi-même et je l’aime toujours autant, car j’ai la chance de l’avoir encore aujourd’hui.
À presque 50 ans, cette phrase résonne dans ma tête avec une intensité déstabilisante tant elle m’a traumatisée. Tout ce que je souhaitais, à l’époque, c’est que ma maman n’ait pas entendu ou tout du moins pas compris le sens de ces mots. Elle n’en a jamais fait référence et j’espère donc de tout cœur qu’elle n’en a pas eu conscience. Pour moi, ces mots étaient sortis, et c’est tout...
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